
Dans le cadre de la loi Badinter, à la consolidation l'assureur est tenu de faire une offre suffisante. Si tel n'est pas le cas, il peut être sanctionné.
❓ Offre manifestement insuffisante — les 3 questions les plus posées
1) Quand une offre est-elle manifestement insuffisante ? Quels signaux d’alerte ?
• elle omet des postes (ex. aide humaine, frais futurs, incidence professionnelle, renouvellement d’appareillages),
• elle se base sur une expertise lacunaire (douleurs, limitations, cicatrices ou DFP/AIPP sous-estimés),
• elle ne détaille pas la méthode Dintilhac (réparation poste par poste),
• elle déduit à tort des prestations de tiers payeurs (CPAM, mutuelle) ou oublie vos restes à charge,
• elle arrive avant consolidation (hors acompte) et prétend être « définitive ».
2) Comment contester l’offre et obtenir mieux, rapidement ?
Exigez une contre-expertise (amiable contradictoire) ou, à défaut, sollicitez une expertise judiciaire et une provision complémentaire en référé devant le tribunal judiciaire.
3) Quels leviers pour revaloriser l’indemnisation ?
• Preuves : journal des douleurs, photos des cicatrices, comptes rendus, imagerie, attestations (sport/loisirs), fiches de paie ou bilans.
• Tiers payeurs : vérifiez l’imputation (ce qui doit être remboursé aux organismes) pour éviter des déductions illégitimes.
• Procédure : négociation encadrée, puis référé-provision et/ou action au fond si l’offre reste insuffisante.
Essentiel : une offre « manifestement insuffisante » se refuse et se corrige par un chiffrage Dintilhac complet, une contre-expertise et, au besoin, un référé (provision/expertise judiciaire).
Offre manifestement insuffisante : comment réagir et la faire réévaluer
Après un accident, il arrive que l’assureur propose une offre d’indemnisation trop basse au regard de vos préjudices. On parle d’offre manifestement insuffisante lorsqu’elle ne couvre pas, ou mal, les postes de la réparation intégrale. Voici une méthode claire pour l’identifier, la contester et obtenir une réévaluation.
1) Définition
Une offre est dite manifestement insuffisante si, au vu du rapport d’expertise, des pièces médicales et des justificatifs économiques, elle ne compense pas correctement vos dommages (ou oublie des postes entiers).
2) Signaux d’alerte concrets
- Montants très bas pour les souffrances endurées (SE) ou le déficit fonctionnel permanent (DFP).
- Oubli de postes : aide humaine, incidence professionnelle, agrément, frais futurs, aménagements.
- Absence ou sous-chiffrage des pertes de revenus (actuelles et futures).
- Non-prise en compte d’un soin futur nécessaire (kiné d’entretien, appareillage, réinterventions).
- Calculs d’ITT incohérents ou date de consolidation contestable.
3) Avant de signer : risques
La signature d’un protocole transactionnel rend l’accord en principe définitif. Ne signez jamais avant consolidation ou sans avoir vérifié tous les postes.
4) Réflexes immédiats
- Demander une décomposition poste par poste de l’offre (méthode, barèmes, justificatifs pris en compte).
- Rassembler/mettre à jour vos pièces médicales et économiques (ordonnances, arrêts, bulletins de paie, factures, devis d’aménagement).
- Consulter un médecin-conseil de victimes et/ou un avocat pour un avis contradictoire.
5) Analyse poste par poste (méthode)
Appuyez-vous sur la nomenclature usuelle (dite « Dintilhac ») et vérifiez :
- Avant consolidation : frais de santé, DFT, SE, pertes de gains actuels, frais divers.
- Après consolidation : DFP, aide humaine, incidence professionnelle, agrément, esthétique, sexuel, aménagements, soins futurs, pertes de gains futurs.
- Proches : préjudices par ricochet.
6) Chiffrage argumenté
- Confrontez les cotations médicales (DFP en %, SE/7, besoin d’aide en h/j) aux pièces et à votre quotidien.
- Documentez les pertes de revenus (attestations employeur, fiches de paie, bilan pour indépendants).
- Justifiez les frais futurs par des devis (kiné, appareillage, aménagement logement/véhicule).
7) Contester efficacement
Adressez une mise en discussion chiffrée à l’assureur (ou via votre avocat), avec pièces annexées.
« Je conteste votre offre du [date] car elle est manifestement insuffisante. Les postes aide humaine (1 h/j sur 3 mois), incidence professionnelle (baisse de rendement) et soins futurs (kiné d’entretien) ne sont pas indemnisés. Vous trouverez ci-joint les justificatifs et mon chiffrage détaillé. Merci de présenter une offre révisée sous 15 jours. »
8) Contre-expertise médicale
- Faites-vous assister d’un médecin-conseil de victimes pour une contre-expertise amiable ou contradictoire.
- Si besoin, sollicitez une expertise judiciaire pour fixer la consolidation et les séquelles.
9) Recours et provisions
- En cas d’échec amiable : saisine du tribunal (référé pour provisions, action au fond pour la réparation intégrale).
- Pensez aux délais de prescription applicables à votre type d’accident : agissez sans tarder.
10) Exemple concret
Offre initiale : 7 500 € (DFP 2 %, SE 2/7, sans aide humaine ni soins futurs). Après contestation chiffrée + avis d’un médecin-conseil : ajout de 1 h/j d’aide humaine sur 2 mois, soins futurs (kiné), incidence pro légère. Offre révisée : 12 800 €.
Conclusion
Une offre manifestement insuffisante se corrige par une analyse rigoureuse, un chiffrage documenté et, au besoin, une contre-expertise. Ne signez rien sans avoir vérifié chaque poste ; faites-vous assister pour sécuriser votre réparation intégrale.
💡 Offre trop basse ? Faites relire votre dossier par un médecin-conseil de victimes et un avocat en dommage corporel avant toute signature.
Principe de l'offre insuffisante dans le cadre de la loi Badinter
Top résumé du principe de l'offre insuffisante
- Refus de l'Offre par la Victime : Lorsqu'une victime juge l'offre d'indemnisation proposée par l'assureur comme insuffisante au regard de ses préjudices, elle a le droit de refuser cette offre. La loi Badinter encourage à une indemnisation juste et adéquate, permettant ainsi à la victime de contester l'offre.
- Négociations avec l'Assureur : Après le refus de l'offre initiale, la victime peut entamer des négociations avec l'assureur pour réévaluer le montant de l'indemnisation. Ces négociations peuvent être menées directement par la victime ou avec l'aide d'un avocat dans le droit du dommage corporel.
- Assistance par un Expert : La victime a la possibilité de se faire assister par un expert médical ou un avocat de son choix pour mieux évaluer ses préjudices et l'offre d'indemnisation. Cette assistance est cruciale pour garantir que l'offre reflète équitablement l'étendue des dommages subis.
- Saisie de la Justice : Si les négociations n'aboutissent pas à une offre satisfaisante, la victime peut saisir la justice pour obtenir une réévaluation de l'indemnisation. Le tribunal compétent examinera alors l'affaire pour déterminer le montant juste de l'indemnisation en se basant sur les preuves et expertises fournies.
- Indemnisation Juste et Équitable : Le but final de ces démarches est d'assurer que la victime reçoive une indemnisation juste et équitable, couvrant de manière intégrale tous les préjudices corporels et matériels subis à la suite de l'accident. La loi Badinter vise à protéger les droits des victimes d'accidents de la route en facilitant leur accès à une indemnisation appropriée.
La loi Badinter fixe un certain nombre d'obligations d'indemnisation à l'assureur. S'il n'y avait pas cette loi, les victimes seraient indemnisées selon le droit commun et elles devraient de courir après l'assureur pour essayer de se faire indemniser…
Selon la loi Badinter, l'assureur est tenu de faire une offre suffisante lorsque la victime est consolidée.
La loi Badinter, promulguée le 5 juillet 1985 en France, représente une avancée majeure dans la protection des victimes d'accidents de la circulation. Son objectif principal est de faciliter l'indemnisation des victimes en simplifiant et en accélérant les procédures d'indemnisation par les assurances. Cette loi s'applique à tous les accidents de la route impliquant un véhicule terrestre à moteur, dans lesquels des piétons, passagers, ou conducteurs sont blessés ou tués.
Principes Fondamentaux de la Loi Badinter
La loi instaure des principes fondamentaux qui changent radicalement l'approche d'indemnisation des victimes d'accidents de la route, notamment :
- Indemnisation rapide : La loi oblige les assureurs à proposer une offre d'indemnisation à la victime dans un délai maximal de trois mois après l'accident ou après qu'ils ont été informés de la consolidation de la victime. La consolidation est le moment où l'état de la victime n'est plus susceptible de connaître d'amélioration significative avec des soins médicaux, même si des séquelles subsistent.
- Protection étendue : La loi accorde une protection aux victimes quels que soient leur statut (piéton, passager, conducteur) et la nature de leurs dommages (corporels, matériels).
- Présomption de non-faute : Pour les victimes les plus vulnérables (piétons, passagers), la loi établit une présomption de non-faute, facilitant ainsi leur indemnisation. Les exceptions sont limitées et bien définies.
Le Principe de l'Offre Insuffisante
Dans le cadre de la loi Badinter, le principe de l'offre insuffisante s'applique lorsqu'une compagnie d'assurance fait une proposition d'indemnisation que la victime juge inadéquate par rapport aux préjudices subis. La loi prévoit que l'offre d'indemnisation doit être "suffisante", c'est-à-dire qu'elle doit couvrir de manière juste et intégrale tous les dommages corporels (frais médicaux, perte de revenus, préjudice moral, etc.) et matériels liés à l'accident.
Conséquences d'une Offre Considérée Comme Insuffisante
Si la victime considère que l'offre faite par l'assureur est insuffisante, elle peut la refuser et entamer des négociations pour une réévaluation de l'indemnisation. La loi Badinter permet à la victime de se faire assister par un avocat ou un expert médical de son choix pour évaluer l'offre et défendre ses intérêts.
Dans le cas où les négociations n'aboutissent pas à une offre jugée satisfaisante par la victime, cette dernière peut saisir la justice pour obtenir une indemnisation qui reflète mieux l'étendue des préjudices subis. Le juge aura alors la tâche de réévaluer le montant de l'indemnisation en se basant sur les éléments de preuve et les expertises présentées.
Importance de la Loi Badinter
La loi Badinter a considérablement amélioré la situation des victimes d'accidents de la circulation en France. En imposant aux assureurs l'obligation de faire une offre d'indemnisation dans un délai fixé et en facilitant l'accès à l'indemnisation, elle contribue à réduire le nombre de litiges et à accélérer le processus d'indemnisation. Cela évite aux victimes la nécessité de s'engager dans des démarches judiciaires longues et coûteuses pour obtenir réparation des dommages subis.
Selon le référentiel Mornet :
- Une offre manifestement insuffisante équivaut à une absence d’offre. Elle ne met donc pas fin au cours des intérêts au double du taux légal et ne constitue pas l’assiette de la pénalité. Le juge doit apprécier le caractère insuffisant de l’offre en fonction des éléments dont l’assureur disposait lorsqu’il a présenté cette offre (Cass. 2e Civ., 17 mars 2011, pourvoi n° 10-16103).
- L’assureur qui ne présente qu’une offre manifestement insuffisante (sans offre valable ultérieure), encourt la sanction prévue en l’absence de toute offre (doublement des intérêts sur l’indemnité allouée jusqu’à la date du jugement devenu définitif) mais également, en vertu de l’article L.211-14 du code des assurances, une condamnation à verser d’une part, une somme pouvant atteindre 15% de l’indemnité allouée au FGAO, et d’autre part, des dommages-intérêts à la victime, si celle-ci en fait la demande et justifie d’un préjudice (Cass. 2e Civ., 9 décembre 2010, pourvoi n° 09-72393).
Si vous avez reçu une offre que vous pensez insuffisante et que vous vous posez des questions, n'hésitez pas à demander son avis à notre cabinet d'avocat.
Notre cabinet d'avocat intervient pour la défense des victimes d'un accident de la route et d'Offre manifestement insuffisante qui en découle. Si vous vous posez des questions sur le thème Offre manifestement insuffisante, n'hésitez pas à contacter notre cabinet d'avocat.

Exemples de questions de victimes sur l'offre d'indemnisation
Indemnisation corporelle insuffisante
A la suite d’un accident de la circulation, mon assurance m’a fait une proposition, selon moi, insuffisante. Je lui fais la réponse suivante, que je vous prie de commenter. D’avance merci pour vos conseils. En référence à l’accident cité en objet : xxxxx
A – J’accuse de votre courrier du relatif à votre offre d’indemnisation corporelle.
B– Suite à cette offre, qui est manifestement insuffisante, je me permets de faire les remarques suivantes :
1- J’ai remarqué que le rapport du Dr ne tient pas compte d’un élément important que je lui ai indiqué, à savoir, « une hernie inguinale gauche » qui me cause des douleurs intenses. Et que je dois opérer sous peu.
Cette hernie est survenue environ une semaine après l’accident. Elle est, à mon sens, la conséquence directe du violent choc subi lors de l’accident,
2- Selon mon conseil juridique ainsi que certaines associations dans les accidents de la circulation, votre proposition est largement en de ça (environ 30 à 50 pct) des offres constatées dans la jurisprudence pour les accidents similaires.
Aussi, pour nous éviter, à tous les deux, une perte de temps et des frais supplémentaires d’expertise, de contre-expertise et d’honoraires d’avocats, je vous invite à reconsidérer votre offre et me faire une proposition plus équilibrée et plus équitable.
Offre d´indemnisation
Suite à une chute de vélo avec fracture du plateau tibial, j'ai dû être opérée. Les préjudices ensuivis ont été évalués d'après le rapport de l'expertise médicale et peut-être sous-évalués. Certains (préjudice d´agrément, assistance de proches) n'ont pas été pris en compte. J´aimerais connaître votre avis, à savoir si je dois contester ou accepter l'offre de l'assurance. Merci d'avance pour les conseils que vous voudrez bien m'apporter et je me tiens à votre disposition pour vous faire parvenir les documents tels que le rapport d'expertise et la proposition de l'assurance afin de savoir si je peux l'accepter ou la contester.
Offre d’indemnisation assurance
J’aurais aimé avoir votre avis sur une offre d’indemnisation de mon assurance. J’ai été victime d’un accident de la route non responsable, et celui-ci a été considéré en accident de trajet car je rentrais du travail. J’ai eu des blessures : contractures cervicales, port d’un collier cervical pendant un mois, céphalées pendant 3 semaines et anxiété peur de reprendre la voiture. J’ai été en arrêt de travail pendant 1 mois. Mon médecin a validé une guérison à l’état antérieur. Aujourd’hui mon assurance me propose 500e de dommages corporels sachant que je n’ai pas été convoqué par un médecin conseil ou autre ils se sont basés sur pièces. Étant donné que c’est la première fois que cela m’arrive je n’arrive pas à considérer cette offre à savoir si c’est suffisant sachant que pendant 3 semaines j’ai bien souffert quand même donc j’aurais souhaité savoir ce que vous en pensez.
Avis offre d’indemnisation parait insuffisante
Je me permets de vous contacter afin d’être aiguillée suite a l’offre d’indemnisation faite par mon assurance après un AVP passagère ceinturée non responsable. L’expert de mon assurance a rédigé son rapport avec consolidation :
– gènes temporaires partielles sont imputables :
classe II 31jours douleurs, collier cervical
classe I 143jours douleurs intermittentes, réaction psychologique
– souffrances endurées immobilisations cervical et réaction psychologique imputable 1,5/7
– déficit fonctionnel permanent 4% imputable
– dommage esthétique/ aide humaine / frais futures/ autres préjudices/répercutions activité d’agrément : pas de contre indication à la reprise = néant
La proposition d’indemnisation faite par mon assurance
GTP classe II = 202,47€
GTP classe I = 371,80€
souffrance endurée 1,5/7 = 1500€
déficit fonctionnel permanent 4% = 5000€
Mes frais restées à charges (environ 450€) ne m’ont pas été ajoutés, ainsi que les frais de club sportif durant la période d’immobilisation des cervicales, non pris en charges. Cette proposition me parait insuffisante, pouvez-vous m’aiguiller la dessus.
Avis sur PV assurance offre suffisante ?
Suite à un accident de la route fin janvier, l’assureur me propose une offre de 800 euros pour un pretium doloris de 1/7 + 68 euros pour un DFT de 11 jours correspondant à mon arrêt de travail + 420 euros pour un DFT de 168 jours. Cette somme me semble insuffisante, j’ai souffert de douleurs au dos ayant nécessité de multiples séances de kiné, un traitement anti-douleurs de 6 mois et l’arrêt de mon sport pendant cette période. Cependant je ne souhaite pas me lancer dans des procédures longues et coûteuses, je sollicite donc votre avis pour savoir si je dois tout de même accepter cette offre.
Proposition indemnisation insuffisante
J’ai été accidentée à moto, j’ai eu fracture de clavicule extrêmement douloureuse, fracture en 3 + nerf atteint (d’où la douleur)
-Au finale: souffrances endurées 4/7
déficit fonctionnel permanent 6%
préjudice esthétique permanent 3.5/7 (j’envisage la chirurgie esthétique et retrait du nerf douloureux)
gênes temporaires diverses
J’aurais aimé avoir un contre avis pour savoir si tout simplement la cotation est la bonne. Elle me parait sous estimée bien sûr, mais je connais la difficulté de mettre des chiffres sur la sensation d’autrui.
Question 1 Offre Insuffisante d'Indemnisation: Quels Recours ?
Après un long processus de communication et d'échange de courriers avec ma compagnie d'assurance suite à un accident, j'ai enfin reçu leur proposition finale d'indemnisation. Malgré mes arguments détaillés sur l'étendue de mon préjudice, ils refusent d'augmenter leur offre, qui me semble largement insuffisante au regard des dommages subis. Auriez-vous des conseils à me donner pour faire face à cette situation ?
Réponse de l'avocat :
Face à une offre d'indemnisation que vous jugez insuffisante, plusieurs options s'offrent à vous. La loi Badinter, régissant l'indemnisation des victimes d'accidents de la route, prévoit des mécanismes pour garantir une indemnisation juste et appropriée.
- Évaluation de l'Offre: Tout d'abord, il est important d'évaluer précisément si l'offre faite correspond réellement à l'ensemble des préjudices subis. Cette évaluation doit prendre en compte non seulement les dommages immédiats mais aussi les éventuelles conséquences à long terme de l'accident sur votre vie quotidienne et professionnelle.
- Négociation avec l'Assurance: Si l'offre est effectivement en dessous de ce que vous estimez juste, une nouvelle phase de négociation peut être entamée. Il est recommandé de se faire assister par un avocat dans le droit des victimes d'accidents de la route pour renforcer votre position.
- Recours à l'Expertise Médicale: Si le désaccord porte sur l'évaluation médicale de vos préjudices, demander une expertise médicale indépendante peut être une étape cruciale pour justifier une réévaluation de l'offre.
- La Notion d'Offre Suffisante: La loi impose à l'assureur de faire une offre qui couvre intégralement les préjudices subis. Si l'offre ne respecte pas ce principe, elle peut être contestée devant les tribunaux. Votre avocat pourra vous aider à préparer une telle action en justice.
- Action en Justice: Si aucune entente n'est trouvée, il est possible de porter l'affaire devant les tribunaux pour obtenir une indemnisation plus juste. Cette démarche nécessite une préparation minutieuse de votre dossier, incluant toutes les preuves de vos préjudices et l'expertise médicale indépendante.
Notre cabinet est à votre disposition pour vous accompagner dans ces démarches. Nous pouvons vous aider à évaluer l'offre reçue, à négocier avec la compagnie d'assurance et, si nécessaire, à défendre vos droits en justice pour obtenir une indemnisation conforme à vos préjudices. Le premier rendez-vous est gratuit et nous permettra de déterminer la meilleure stratégie à adopter pour votre cas. N'hésitez pas à nous contacter pour bénéficier de notre expertise.
Question 2 Évaluation d'Offre d'Indemnisation insuffisante après un Accident de Vélo
Après un accident de vélo où j'ai été renversée par une voiture, résultant en de multiples blessures et un impact psychologique notable, la compagnie d'assurance m'a initialement proposé une indemnisation de 1000€, revue ultérieurement à 4100€. Cette révision significative m'interroge sur l'adéquation de cette offre avec mes préjudices. Puis-je contester cette offre pour obtenir une indemnisation plus juste ?
Réponse de l'avocat :
Je comprends parfaitement vos préoccupations concernant l'offre d'indemnisation proposée par votre compagnie d'assurance. Il est essentiel de rappeler que, conformément à la loi Badinter, chaque victime d'accident de la route a le droit à une indemnisation intégrale des préjudices subis. Voici comment nous pouvons procéder :
- Analyse détaillée de l'offre : Il est crucial d'examiner minutieusement l'offre en regard des préjudices réellement subis. Cela inclut non seulement les dommages physiques mais également les répercussions psychologiques et les perturbations de votre quotidien.
- Expertise médicale indépendante : Afin d'assurer une évaluation objective de vos préjudices, la réalisation d'une expertise médicale indépendante est fortement conseillée. Cela permettra d'obtenir une estimation précise des indemnités qui vous sont dues.
- Négociation de l'offre : Armés des résultats de l'expertise médicale, nous pouvons entamer une négociation avec l'assurance pour réévaluer l'offre d'indemnisation. Notre objectif sera de s'assurer que l'offre soit à la hauteur de vos préjudices.
- Recours à la loi Badinter : Cette loi garantit vos droits en tant que victime d'accident de la route. Elle permet de contester une offre jugée insuffisante et d'obtenir une indemnisation équitable pour tous les préjudices subis.
- Accompagnement juridique : Notre cabinet est expert dans la défense des droits des victimes d'accidents de la route. Nous nous engageons à vous accompagner dans chaque étape du processus d'indemnisation, depuis l'analyse de l'offre jusqu'à l'obtention d'une indemnisation conforme à vos préjudices.
N'hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d'une première consultation gratuite, au cours de laquelle nous pourrons discuter plus en détail de votre cas et évaluer ensemble les meilleures démarches à suivre pour défendre efficacement vos droits.
Question 3 Offre insuffisante et loi Badinter
J’ai reçu une offre d’indemnisation de la part de mon assurance que je trouve insuffisante. Je souhaite savoir si en contestant cette offre par lettre recommandée, mon assurance peut se désengager ou refuser de faire une nouvelle offre. De plus, j’aimerais savoir si, en attendant la date limite du 14 avril pour contester, je peux tenter une négociation à l’amiable et, si cela échoue, opter pour une procédure judiciaire.
Réponse de l'avocat :
Je comprends votre préoccupation concernant l’offre d’indemnisation que vous avez reçue et je suis là pour vous aider à naviguer dans vos options.
- Contestation de l'offre : Contester l’offre de l’assurance par lettre recommandée est une démarche correcte et nécessaire si vous jugez cette offre insuffisante. Il est important de noter que l'assurance ne peut pas simplement se désengager suite à votre contestation. En vertu de la loi, notamment la loi Badinter en cas d'accidents de la circulation, l’assureur doit renégocier de bonne foi. Si aucune entente n’est trouvée, l’assureur doit justifier toute nouvelle offre ou le refus d’améliorer l'offre initiale.
- Négociation à l'amiable et action judiciaire : Vous avez tout à fait le droit de tenter une négociation à l'amiable même après avoir envoyé une contestation. Cette démarche peut être menée parallèlement aux préparatifs d’une expertise judiciaire si vous choisissez finalement de poursuivre sur cette voie. Il est judicieux de garder toutes les communications bien documentées pendant ce processus.
- Expertise judiciaire : Si la négociation à l'amiable ne donne pas les résultats escomptés et que vous souhaitez procéder par voie judiciaire, vous pouvez demander une expertise judiciaire pour évaluer de manière indépendante le montant de l'indemnisation due. Cette étape peut potentiellement conduire à une meilleure offre de votre assurance.
- Intervention de l'avocat : En tant qu'avocat, je peux vous accompagner dans ces démarches, de la contestation de l'offre initiale à la négociation avec votre assurance, ainsi que dans la préparation et le suivi d'une éventuelle procédure judiciaire. Mon rôle sera d’assurer que vos droits soient pleinement respectés et que vous receviez une indemnisation juste et équitable.
