Accident piéton

 

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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❓ Accident piéton — les 3 questions les plus posées

Loi BadinterFGAO (fuite / non-assuré) Passage piétonProvision Dintilhac
1) En tant que piéton, suis-je indemnisé(e) et par qui ?
Dès qu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué (voiture, moto, scooter, bus…), la loi Badinter (1985) protège très fortement le piéton : vos dommages corporels sont en principe pris en charge par l’assureur du responsable. La réduction n’est admise qu’en cas de faute inexcusable, cause exclusive de l’accident (cas rares). Auteur inconnu/non assuré : saisine du FGAO. Sans véhicule motorisé (ex. choc avec un vélo), on applique le droit commun (responsabilité civile à établir).
Réflexe : identifiez l’assureur adverse, déclarez aussi à votre assureur (défense-recours) et activez vos garanties privées (GAV, prévoyance).
2) Quelles preuves rassembler et comment obtenir une provision rapidement ?
Sur place : police/gendarmerie, immatriculation & assurance, photos/vidéos (marquages, feux, visibilité, impact), témoins. Faites établir un Certificat Médical Initial (CMI) au plus vite. Dans les jours suivants : déclarez aux assureurs, transmettez CMI, comptes rendus, ordonnances/kiné, décomptes CPAM/mutuelle, arrêts + attestation employeur (ou bilans/CA), factures (soins, trajets, garde). Demandez une provision amiable chiffrée ; en cas de blocage : référé-provision.
Astuce : s’il y a passage piéton ou feu piéton, sollicitez la conservation des images (CCTV, commerces, mairie) avant effacement.
3) Comment est calculée l’indemnisation d’un piéton blessé ?
Selon la réparation intégrale poste par poste (réf. Dintilhac) et le rapport d’expertise : • Extra-patrimonial : souffrances endurées (0/7), DFP/AIPP, esthétique, agrément, moral.
Patrimonial : dépenses de santé (reste à charge & futures), frais divers (déplacements, garde, démarches), aide humaine (familiale/pro), pertes de revenus, incidence professionnelle, appareillages/aménagements + renouvellements (capitalisés).
Bonnes pratiques : expertise assistée (médecin-conseil victimes), offre détaillée par poste, intégration des besoins futurs et des renouvellements avant toute transaction.

Essentiel : le piéton est très protégé. Constituez un dossier de preuves, demandez une provision et négociez un chiffrage Dintilhac complet.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Accident piéton — responsabilités, démarches & indemnisation (loi Badinter)

Victime d’un accident en tant que piéton ? Dès qu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué, la loi Badinter (1985) s’applique et protège fortement les victimes non conductrices. Objectif : une réparation intégrale après expertise médicale contradictoire et chiffrage poste par poste selon la nomenclature Dintilhac.

1) Qui est indemnisé ?

  • Piétons blessés (adultes, enfants, seniors) : droit à indemnisation sauf faute inexcusable et cause exclusive de l’accident (appréciation stricte).
  • Mineurs > 70 ans / titulaires d’une AIPP ≥ 80 % : protection renforcée (faute inexcusable inopposable en principe).
  • Ayants droit en cas de décès : préjudices d’affection, économiques, frais d’obsèques, préjudices du défunt transmis à la succession.

2) Responsabilités & cas fréquents

  1. Véhicule percute un piéton (passage protégé, trottoir, stationnement) → indemnisation par l’assureur du véhicule (Badinter).
  2. Hit & run / non assuré → saisine du FGAO (Fonds de garantie).
  3. Défaut d’aménagement/voirie (trottoir dégradé, signalisation) → action possible contre le gestionnaire (responsabilité administrative/civile).
  4. EDPM / vélo sans VTAM impliqué → régime de droit commun (faute prouvée).

3) Indemnisation (nomenclature Dintilhac)

  • Extrapatrimoniaux : SE/7, DFT, DFP %, esthétique (T/P), agrément, sexuel, moral.
  • Patrimoniaux temporaires : PGPA, frais non remboursés, aide humaine provisoire, déplacements, garde d’enfants.
  • Patrimoniaux permanents : PGPF, aide humaine durable (rentes indexées), soins futurs, appareillages/renouvellements, aménagement logement/véhicule, incidence professionnelle.

4) Méthode & stratégie

  1. Preuves : constat/police, témoins, photos/vidéos (dashcams, caméras urbaines), plan de l’accident, vêtements/objets endommagés.
  2. Médical : certificat médical initial (CMI), soins, rééducation, suivi psychologique ; conserver tout justificatif.
  3. Assurances : déclaration à l’assureur (souvent 5 jours), numéro de sinistre, demande de provisions rapides.
  4. Expertise contradictoire avec médecin conseil de victimes (amiable ou judiciaire via référé-expertise).
  5. Négociation : offre motivée, capitalisation (table+taux), indexation des rentes ; à défaut → référé-provision / action au fond.

5) Exemples concrets

🟢 Passage piéton : automobiliste ne cède pas → indemnisation intégrale (SE/DFT/DFP, PGPA, aide humaine).
🛣️ Trottoir : véhicule monte et heurte un piéton → provisions immédiates, tiers responsable clairement identifié.
🕳️ Défaut de voirie : chute dans nid-de-poule non signalé → action contre la collectivité (défaut d’entretien normal).
🏃 Traversée hors passage : partage de responsabilité possible mais droit à indemnisation maintenu (sauf faute inexcusable stricte).

6) Délais utiles

  • Assureur : déclarer l’accident dans le délai prévu au contrat (souvent 5 jours ouvrés).
  • Badinter : l’assureur doit faire une offre motivée dans des délais légaux (notamment après expertise).
  • Action en dommage corporel : en principe 10 ans à compter de la consolidation.
  • Pénal : possibilité de plainte selon l’infraction (alcool, vitesse, délit de fuite…).

7) Pièces à rassembler

  • PV/constat, coordonnées témoins, photos/vidéos, certificats d’hospitalisation/CMI, ordonnances, imagerie, rééducation.
  • Revenus (12–36 mois), IJSS/prévoyance, justificatifs de frais (transport, aide, garde).
  • Contrats GAV/protection juridique/mutuelle, échanges avec assureurs.

À retenir : en accident piéton, la loi Badinter assure une protection maximale. Clés d’une indemnisation juste : preuves conservées, provisions rapides, expertise maîtrisée et chiffrage Dintilhac transparent (rentes indexées, capitalisation claire).

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Liste de questions sur l’Accident du piéton

Accident passage piéton

Accident piéton et indemnisation

Piéton renversé par un scooter

Exemples de questions qui concernent le piéton

Passage piéton

J’ai été renversée par une voiture alors que je traversais sur un passage piéton. Suite à cet accident, j’ai subi de multiples fractures du bassin et de la cheville, ainsi qu’un traumatisme crânien nécessitant une hospitalisation et 45 jours d’immobilisation, incluant la pose de deux vis dans la cheville. J’ai déclaré l’accident à ma mutuelle et mon assureur m’a demandé de remplir un questionnaire détaillé que j’ai envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception. Malgré plusieurs relances, l'assurance de la partie adverse reste sans réponse concrète, se contentant de demander de la patience pendant que je souffre de stress post-traumatique avec des symptômes sévères. Aucune indemnisation n’a été proposée ni aucune provision versée. Que puis-je faire pour faire avancer mon dossier et obtenir la réparation due ?

Réponse de l'avocat :

Je suis profondément désolé de lire ce que vous avez enduré suite à cet accident. Votre situation mérite une attention urgente pour vous assurer que vos droits soient respectés et que vous receviez l'indemnisation qui vous est due.

  1. Application de la loi Badinter : Cette loi protège les droits des victimes d’accidents de la circulation et stipule que la victime doit être indemnisée rapidement. Compte tenu de vos graves blessures et de l’impact psychologique, votre cas nécessite une action immédiate.
  2. Procédure d’indemnisation : Il semble y avoir eu des lacunes dans la gestion de votre dossier par les assurances. Je vous recommande fortement l’assistance d’un avocat dans le droit des accidents de la route pour examiner votre dossier, relancer efficacement la compagnie d’assurance adverse et accélérer le processus d’indemnisation.
  3. Évaluation médicale et psychologique : Il est crucial de documenter toutes vos blessures physiques et troubles psychologiques par des rapports médicaux détaillés. Ces documents sont essentiels pour soutenir votre demande d’indemnisation.
  4. Intervention juridique : En tant qu’avocat, je peux intervenir pour coordonner une évaluation indépendante de vos préjudices, négocier avec les assurances, et si nécessaire, engager une procédure judiciaire pour faire respecter vos droits sous la protection de la loi Badinter.
  5. Consultation gratuite : Je vous propose une première consultation gratuite pour discuter en détail de votre situation, examiner les correspondances et documents relatifs à votre cas, et planifier les actions à entreprendre.

Veuillez me contacter dès que possible pour fixer un rendez-vous et commencer à travailler sur votre indemnisation. Il est important d’agir rapidement pour s’assurer que vous recevez l’aide et la compensation que vous méritez.

Incident sur un Passage Piéton

J'ai été percuté par une voiture alors que je traversais un passage piéton. J'ai subi de multiples fractures et un traumatisme crânien, ce qui a nécessité une hospitalisation prolongée. L'offre d'indemnisation que j'ai reçue de l'assurance ne me semble pas adéquate. Pouvez-vous m'aider à évaluer si l'offre est juste et me guider dans la suite des démarches?

Réponse de l'avocat:

Il est crucial d'obtenir une indemnisation adéquate qui reflète l'ensemble de vos préjudices. En vertu de la loi Badinter sur les accidents de la circulation, vous avez droit à une réparation intégrale de vos dommages. Je vous propose de revoir ensemble l'évaluation de votre préjudice et de négocier avec l'assurance. Si nécessaire, nous pourrions solliciter une expertise médicale indépendante pour mieux évaluer vos séquelles et ajuster l'indemnisation en conséquence. Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.

Accident piéton renversé

Je tiens à vous partager un événement qui a marqué ma vie il y a cinq ans. À cette époque, j'ai été victime d'un accident de la circulation, où j'ai subi une fracture du tibia. Cette blessure a nécessité une intervention chirurgicale au cours de laquelle des broches ont été insérées pour stabiliser la fracture. Cet accident a entraîné une période de récupération prolongée et a eu des répercussions sur ma vie quotidienne pendant un certain temps. Bien que cela se soit produit il y a plusieurs années, les séquelles physiques et émotionnelles persistent encore aujourd'hui. Je tenais à vous informer de cette situation pour que vous compreniez mieux les circonstances qui pourraient influencer ma présence ou mes performances au travail. N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou besoin de plus d'informations.

Réponse de l'avocat sur la loi Badinter :

Je vous remercie de m'avoir partagé les détails de votre accident, et je comprends parfaitement les difficultés que vous avez dû traverser à la suite de cet événement traumatisant. Dans votre cas, étant donné que vous étiez piéton lors de l'accident, la loi Badinter s'applique. Cette loi offre une protection spéciale aux victimes d'accidents de la circulation, en particulier aux piétons, cyclistes et passagers de véhicules. Elle prévoit notamment que la victime bénéficie d'une présomption de non-faute, sauf en cas de force majeure, de faute de la victime ou du fait imprévisible et insurmontable d'un tiers. Concrètement, cela signifie que vous avez droit à une indemnisation de la part de l'assureur du véhicule impliqué dans l'accident, sans avoir à prouver la responsabilité du conducteur. Vous pouvez donc engager une procédure d'indemnisation pour obtenir réparation de vos préjudices, qu'ils soient physiques, psychologiques ou matériels. Je vous conseille vivement de consulter un avocat en droit de la circulation routière pour vous aider dans vos démarches. Un avocat expérimenté pourra vous guider tout au long du processus d'indemnisation, vous représenter auprès de l'assureur et vous aider à obtenir une juste compensation pour vos dommages. SI vous le souhaitez, je peux être cet avocat.