Prothèse

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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Prothèse (médicale/dentaire/orthopédique) — qui indemnise, quelles preuves, quels recours ?

Orthopédie (PTH/PTG/épaule)Dentaire (implants) MammaireValves/Stents Dispositif médical (DM)Matériovigilance RCPCCI → ONIAM
1) Qui peut indemniser selon les cas ? (responsables possibles)
Faute médicale (indication/technique/information/surveillance) ➜ assureur RCP du praticien/établissement (privé : judiciaire ; public : administratif).
Produit défectueux (défaut de sécurité : rupture anormale, malfonction, usure prématurée, fuite, tox., vice de conception) ➜ producteur/fabricant et chaîne de distribution (responsabilité produits).
Accident médical non fautif (complication anormale et grave) ➜ ONIAM après avis CCI.
Cumul possible : RCP (faute) et producteur (défaut) si causes distinctes ; répartition par l’expertise.
Exemples : prothèse de hanche luxante par malposition (RCP) ; implant cassé sans faute technique (produit) ; endophtalmie malgré protocoles (ONIAM si anormal & grave).
2) Quelles preuves réunir ? (check-list DM/implants)
Dossier médical intégral (L1111-7 CSP) : consentements, CR opératoire (références, tailles, incidents), feuilles d’anesthésie, check-lists, surveillance post-op, prescriptions/kiné.
Traçabilité : étiquettes/numéros de lot (implants, ciments, instruments, IOL, valves), certificats, cartes d’implant ; notices & IFU ; logs de robot/navigation si utilisés.
Imagerie/exams selon l’implant : radiographies en charge (axes/versions), scanner (position/usure), échographie/IRM, OCT (ophtalmo), CBCT (dentaire).
Explant/biopsies : faire conserver le matériel retiré et demander une analyse (macro/micro) + cultures si suspicion infectieuse ; déclencher la matériovigilance.
Chronologie & retentissement : dates, symptômes (douleur, instabilité, baisse AV, fistule…), réinterventions, arrêts, revenus, frais (déplacements, aides).
Veille : rechercher rappels ou alertes sur le lot/référence (agence sanitaire) et joindre les preuves.
Orthopédie : mesures clés (HKA, antéversion/abduction cupule, offset, longueur, rotations tibiales) ; Dentaire : rapports canal mandibulaire/sinus, torque/forage.
3) Quelles démarches ? (pratique, modèles)
• Saisir la CCI pour une expertise contradictoire (orientation : RCP / ONIAM).
• Adresser une mise en cause RCP à l’établissement/praticien (LRAR) avec demande de provision chiffrée.
• En cas de produit défectueux : mise en cause du fabricant (LRAR), joindre traçabilité + rapport d’explant ; possible action judiciaire spécifique.
• Si urgence/contestations : référé-expertise et/ou référé-provision (judiciaire/administratif).

Modèle — Mise en cause RCP (extrait) Objet : Mise en cause – Prothèse [type] posée le [date] – Demande de provision
Manquements allégués : [malposition/erreur d’indication/défaut d’information/retard prise en charge infection].
Pièces : dossier intégral, imageries DICOM, traçabilité des implants, chronologie, justificatifs économiques. Provision demandée : [€].
Modèle — Mise en cause fabricant (produit défectueux) Objet : Responsabilité produit – Prothèse [réf/lot] – Défaillance constatée
Faits : [rupture/usure prématurée/malfonction]. Pièces : traçabilité (lots), rapport d’explant/analyse, imageries. Demande : prise en charge intégrale des préjudices & provision de [€].
Modèle — Saisine CCI (extrait) Je sollicite une expertise concernant les suites anormales d’une prothèse [type] du [date] (conséquences : douleur/instabilité/infection/baisse AV…). Orientation vers RCP ou ONIAM selon avis, avec provision.
4) Comment chiffrer ? (nomenclature Dintilhac — clés par implant)
Méthode : indemnisation poste par poste après expertise :
  • Extra-patrimonial : souffrances (0/7), DFT, DFP/AIPP (douleurs/raideur/déficit ou baisse visuelle), esthétique (cicatrice/déformation), agrément (loisirs), moral (anxiété/ESPT).
  • Patrimonial : dépenses de santé actuelles/futures (révision/explant/repose, antibiothérapie, rééducation, appareillages/optique), frais divers (déplacements, orthèses, lunettes), aide humaine, PGPA/PGPF, incidence professionnelle (reclassement/pénibilité), renouvellements d’appareillages.
Perte de chance : si la faute ou le défaut n’explique qu’en partie le dommage, l’indemnité est proportionnelle au taux expertal (ex. 40 %).
Questions types à l’expert 1) Indication & technique conformes ? 2) Implant conforme (défaut de sécurité ?) et traçabilité complète ? 3) Causalité des séquelles ou perte de chance (%) ? 4) Soins futurs (révision, ATB, aide humaine) et renouvellements ? 5) Taux DFP/AIPP, DFT & date de consolidation.

Essentiel : prothèse en cause = récupérer traçabilité complète (lots), CR opératoire, imageries, explant/analyse, chronologie. FauteRCP ; défaut produitfabricant ; aléa graveONIAM via CCI. Demander une provision et chiffrer Dintilhac.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Prothèse & indemnisation : qui paie, combien, et comment tout faire prendre en charge ?

À la suite d’un accident (route, travail, sport) ou d’un acte médical fautif, vous pouvez avoir besoin d’une prothèse (hanche, genou, épaule, prothèse externe de membre, prothèse dentaire, etc.). L’indemnisation doit couvrir non seulement l’implant/la prothèse initiale, mais aussi les remplacements futurs, la maintenance, les aides techniques et l’incidence professionnelle.

1) Quelles prothèses sont concernées ?

  • Prothèses articulaires : hanche (PTH), genou (PTG), épaule, cheville, coude, doigts.
  • Prothèses externes de membre supérieur/inférieur (+ systèmes myoélectriques, emboîtures, pieds dynamiques).
  • Prothèses dentaires/implants (couronnes, bridges, implants, barres, overdentures).
  • Prothèses auditives et oculaires (selon dossiers d’atteinte).

2) Qui indemnise ?

  • Accident de la route : assureur du responsable (ou régime protecteur piéton/passager), avec réparation poste par poste.
  • Accident du travail/tiers responsable : organisme social + recours contre le responsable.
  • Faute/accident médical (ou infection nosocomiale, aléa grave) : assureur RC médicale / dispositif de solidarité nationale selon le cas.
  • Contrats personnels : GAV, prévoyance, protection juridique (compléments, assistance).

3) Principes d’indemnisation « poste par poste »

  • Avant consolidation : souffrances endurées (SE/7), DFT, frais non remboursés (déplacements, soins), pertes de gains, frais divers.
  • Après consolidation : DFP %, aide humaine, agrément, esthétique, incidence professionnelle, soins futurs.
  • Spécifique « prothèses » : coûts de remplacement programmés (durée de vie), maintenance, consommables, évolution technologique, ré-interventions, adaptations (chaussures, emboîtures, composants).

4) Durée de vie & remplacements : un point clé

  • Articulaires : remplacements possibles (usure, descellement, infection) → prévoir révisions + rééduc + arrêts de travail.
  • Externes de membre : emboîture à renouveler régulièrement (variations de morphologie), composants (pied dynamique, main myoélectrique) à remplacer selon l’usure/techno.
  • Dentaire : maintenance (contrôles, vissages, piliers) et reprises (usure/évolution osseuse).

5) Ce que doit couvrir le poste « soins futurs »

  • Ré-interventions (révision prothétique, reprises, ablations de matériel) + hospitalisations.
  • Matériel et consommables : pièces, batteries/chargeurs (myoélectrique), chaussettes/liners, manchons, visseries, colles, barres, connectiques.
  • Rééducation (kiné/ergo), réglages, adaptations périodiques.
  • Déplacements médicaux, douleur (antalgiques/infiltrations/centre douleur).
  • Aménagements domicile/véhicule si retentissement fonctionnel (rampe, barre, embrayage auto, domotique).

6) Preuves & pièces à réunir (check-list)

  • Certificat médical initial (CMI) + comptes rendus (chirurgie/pose, références exactes des implants/composants).
  • Imagerie native (DICOM) / mesures / photos (cicatrices, appareillage, zones d’appui).
  • Devis et factures prothèse/appareillage (détail par composant), contrats d’entretien.
  • Protocoles de réglage/maintenance, attestations du prothésiste, rapports de rééducation.
  • Justificatifs économiques : arrêts de travail, IJ, pertes de gains, coûts de transport, temps d’aide tierce.

7) Méthode à l’expertise

  • Besoins actuels (fonction, douleurs, tolérance des appuis) et besoins futurs (remplacements, upgrades).
  • Pour les prothèses externes : fréquence de renouvellement emboîtures/liners, usure réelle, double appareillage utile (travail/sport).
  • Pour les implants articulaires : risque de révision, retentissement sur marche, escaliers, station debout, port de charge.
  • Évaluation professionnelle (pénibilité, reconversion, perte de chance de carrière).
  • Prise en compte des douleurs neuropathiques et du retentissement psychologique si présents.

8) Erreurs fréquentes à éviter

  • Accepter une offre globale sans ventilation (perte d’aide humaine, soins futurs, remplacements programmés).
  • Oublier de chiffrer les consommables (liners, manchons, batteries) et réglages annuels.
  • Aller en expertise sans devis détaillés du prothésiste / sans références des implants.
  • Ne pas intégrer l’incidence professionnelle (mi-temps, reclassement, perte de primes).

9) Modèles brefs de courriers

« Objet : Communication des références de prothèse / dossier complet
Merci de transmettre le compte rendu opératoire détaillé avec références, tailles et numéros de lot des implants/composants, imagerie DICOM, ordonnances, rééducation, et tout devis/facture liés à la prothèse. »

« Objet : Demande d’expertise – Chiffrage des besoins prothétiques futurs
Faits : [accident/acte médical] – [date].
Missions : évaluer besoins actuels, remplacements programmés (fréquence/coût), maintenance, consommables, rééducation, aménagements, incidence pro, et indemnisation poste par poste. »

10) Cas pratiques (exemples)

Prothèse externe tibiale après accident : devis initial + renouvellement emboîture tous 24–36 mois, liners annuels, pied dynamique à 5–7 ans, double appareillage travail/sport. Expertise : besoins reconnus → indemnisation soins futurs (calendrier de remplacements) + incidence professionnelle (métier debout) + aide humaine de mise en place initiale.

Prothèse totale de genou post-traumatique : douleurs + gêne escaliers, risque de révision à moyen terme. Expertise : DFP 8 %, soins futurs (révision probable, rééduc), agrément (randonnée limitée), incidence pro (poste aménagé). Offre revalorisée après ajout des déplacements médicaux et de la douleur chronique.

Conclusion

En matière de prothèse, l’indemnisation ne doit pas s’arrêter au « coût d’aujourd’hui ». Elle doit intégrer toute la vie de la prothèse : remplacements, maintenance, consommables, rééducation, adaptations et impact sur le travail et les loisirs. Préparez des devis détaillés, faites acter la fréquence de renouvellement et exigez une offre ventilée poste par poste.

💡 Astuce : demandez au prothésiste/chirurgien un plan de renouvellement (calendrier + coûts unitaires) et joignez-le à l’expertise : c’est l’outil n°1 pour sécuriser les soins futurs.

Indemnisation suite à opération prothèse

Rappel  Indemnisation en cas d'opération de prothèse : Infection nosocomiale, Faute médicale, Aléa thérapeutique

1. Infection nosocomiale
Critères de recevabilité : Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé durant une hospitalisation, non présente ni en incubation à l'admission du patient. Pour être recevable, il doit être prouvé que l'infection est survenue à cause de l'hospitalisation. Les rapports médicaux et les résultats d'analyses microbiologiques sont essentiels. Rôle de la CRCI : La Commission de Conciliation et d'Indemnisation (CRCI) peut être saisie pour évaluer les préjudices liés à une infection nosocomiale. Si le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) est supérieur à 25%, ou si l'infection a entraîné un arrêt de travail supérieur à 6 mois consécutifs ou non sur une période de 12 mois, l'indemnisation est plus facilement accordée. La CRCI peut proposer une solution amiable et l'indemnisation est généralement prise en charge par l'établissement de santé ou son assureur.

2. Faute médicale
Critères de recevabilité : La faute médicale implique une erreur ou une négligence de la part du professionnel de santé (chirurgien, anesthésiste, etc.). Il peut s'agir d'une mauvaise technique opératoire, d'une erreur de diagnostic ou d'un manquement aux protocoles de soins. Pour être recevable, il est nécessaire de démontrer que la faute médicale a directement causé le dommage. Des expertises médicales indépendantes sont souvent requises pour établir cette causalité. Rôle de la CRCI : La CRCI peut être saisie pour évaluer la faute médicale. Elle peut recommander une expertise médicale pour clarifier les responsabilités. Si la CRCI conclut à une faute, elle peut proposer une indemnisation amiable. En cas de désaccord, le patient peut toujours porter l'affaire devant les tribunaux.

3. Aléa thérapeutique

Critères de recevabilité : L'aléa thérapeutique désigne un dommage corporel causé par un acte médical en l'absence de toute faute. C'est une complication imprévisible et inévitable malgré des soins conformes aux données acquises de la science. Pour être recevable, il faut prouver que le dommage est directement lié à l'acte médical et qu'il dépasse un certain seuil de gravité, généralement une incapacité permanente partielle (IPP) d'au moins 24%. Rôle de la CRCI : La CRCI intervient pour évaluer l'aléa thérapeutique. Elle peut recommander une expertise médicale pour déterminer si les critères d'indemnisation sont remplis. Si les conditions sont remplies, l'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) peut prendre en charge l'indemnisation. La CRCI facilite ainsi l'obtention d'une compensation sans recourir à une procédure judiciaire.

Conclusion L'indemnisation en cas d'opération de prothèse peut varier en fonction des circonstances (infection nosocomiale, faute médicale, aléa thérapeutique). La CRCI joue un rôle crucial en évaluant les préjudices et en facilitant une solution amiable. Pour chaque type de dommage, il est important de rassembler des preuves médicales solides et, si nécessaire, de consulter un avocat pour maximiser les chances de recevoir une indemnisation équitable.

Question 1 Complications Suite à la Pose d'une Prothèse de Genou

Il y a 14 mois, j'ai subi une intervention chirurgicale pour la pose d'une prothèse complète du genou gauche à la polyclinique. Depuis, je souffre continuellement : mon genou est gonflé, déformé, et je ressens de vives douleurs. Malgré plusieurs examens (scintigraphies osseuse pour recherche d'infection), rien n'a été détecté. Tous les spécialistes consultés s'accordent à dire que le problème vient de la prothèse et est imputable à une erreur chirurgicale. Actuellement, je suis encore en arrêt de travail, ce qui engendre une perte de salaire significative. Je sollicite votre aide pour résoudre cette situation.

Réponse de l'Avocat :

Je comprends parfaitement votre situation et les désagréments subis suite à la pose de votre prothèse de genou. Il semble, d'après votre description, qu'une faute médicale pourrait être à l'origine de vos souffrances. Je vous recommande de saisir la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux (CCI) pour une évaluation de votre dossier. La CCI est une instance qui permet une résolution amiable des litiges liés aux accidents médicaux, sans avoir à engager une procédure judiciaire longue et coûteuse. Pour cela, il est crucial de rassembler tous les documents médicaux attestant de votre état avant et après l'opération, ainsi que les différents rapports d'examens réalisés. Il serait également judicieux de vous faire assister par un médecin expert indépendan dans l'évaluation du dommage corporel, qui pourra établir un lien de causalité direct entre l'intervention et les complications que vous rencontrez. Mon cabinet peut vous accompagner dans cette démarche auprès de la CCI et veiller à ce que vos droits soient respectés pour obtenir l'indemnisation qui vous est due. N'hésitez pas à me contacter pour convenir d'un rendez-vous et discuter plus amplement de votre situation.

Question 2 Prothèse de hanche

Je me trouve dans une situation extrêmement difficile et douloureuse en raison de complications sérieuses liées à ma prothèse de hanche gauche, qui a nécessité de multiples interventions chirurgicales. Malgré ces opérations, je souffre de luxations récurrentes, de formations importantes de collections de liquide nécessitant des ponctions et de douleurs très invalidantes. Depuis ma première intervention chirurgicale, mon parcours médical a été jalonné de complications, dont la plus récente a été un important hématome qui m'a conduit aux urgences. Mon transfert vers la clinique où je suis habituellement suivi a été refusé par le chirurgien. Face à cette succession d'événements, je me sens désemparée et en quête de conseils pour défendre mes droits et envisager des démarches de recours. Pouvez-vous m'orienter sur les possibilités qui s'offrent à moi ?

Réponse de l'avocat :

Je vous adresse toute ma sympathie dans cette période difficile que vous traversez, confronté(e) à des complications post-opératoires graves liées à votre prothèse de hanche. Les situations que vous décrivez, impliquant des interventions multiples, des luxations, des collections et des douleurs invalidantes, nécessitent une attention particulière tant sur le plan médical que juridique. Face à de telles complications, une des voies de recours envisageables est la saisie de la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CCI), aussi connue sous le nom de CRCI. Cette commission a pour mission d'examiner les dossiers médicaux dans le but d'offrir une indemnisation rapide et juste aux victimes d'accidents médicaux, sans avoir à engager un long processus judiciaire. Pour que votre dossier soit recevable par la CRCI, il doit démontrer que les dommages subis sont d'une certaine gravité. Les critères incluent notamment l'incapacité temporaire ou permanente de travail à un certain pourcentage, la nécessité d'une hospitalisation prolongée, ou encore une atteinte significative à la qualité de vie. Votre cas semble correspondre à ces critères au vu des nombreuses interventions et de l'impact considérable sur votre quotidien. Je vous recommande vivement de constituer un dossier complet comprenant l'ensemble de vos dossiers médicaux, les comptes rendus d'opération, les résultats des ponctions, ainsi que tout document pouvant attester des douleurs et des incapacités que vous avez subies. Un avocat dans le droit de la santé pourra vous accompagner dans cette démarche, de la constitution de votre dossier jusqu'à la présentation de votre cas devant la CRCI. Il est également conseillé de consulter un autre spécialiste pour obtenir un second avis médical, qui pourrait être un élément déterminant dans votre dossier d'indemnisation. Je reste à votre disposition pour vous aider à naviguer dans ces procédures et pour vous représenter face à la CRCI si vous le souhaitez.

Question 3 prothèse et indemnisation

Suite à une intervention médicale pour une prothèse inversée de l'épaule droite il y a six mois, il m'est impossible de lever le bras au-dessus de la taille. J'ai revu le chirurgien trois fois et, selon lui, tout va bien ; il me dit de continuer la kinésithérapie. Dernièrement, mon médecin de famille m'a envoyé voir un autre chirurgien qui m'a fait passer un électromyogramme. Il s'avère que le nerf axial a été coupé et que le muscle de l'épaule a disparu. Le chirurgien était désolé pour moi, car mon bras restera toujours invalide. Je vous demande conseil sur les recours possibles.

Réponse de l'avocat proposant la CRCI et son intervention :

Je suis désolé d'apprendre ce que vous traversez. Votre situation mérite une attention particulière et je suis ici pour vous aider à explorer vos options de recours. Compte tenu de la gravité de votre situation et des complications post-opératoires que vous avez subies, il est possible de déposer une demande d'indemnisation auprès de la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CRCI). Voici les étapes que je vous recommande de suivre :

  1. Rassembler les documents médicaux :
    • Collectez tous les rapports médicaux, y compris les comptes rendus opératoires, les résultats de l'électromyogramme, et les notes des consultations avec les différents chirurgiens et médecins.
  2. Consulter un médecin expert indépendant :
    • Nous pouvons vous aider à organiser une consultation avec un médecin expert indépendant si besoin pour évaluer votre état de santé et établir un lien entre la chirurgie et les complications que vous avez subies.
  3. Déposer un dossier auprès de la CRCI :
    • Préparez un dossier complet avec l'aide de votre médecin expert et soumettez-le à la CRCI. Cette commission est chargée d'évaluer les demandes d'indemnisation pour les accidents médicaux et peut proposer une solution amiable.
  4. Accompagnement juridique :
    • Mon cabinet peut vous accompagner tout au long de cette procédure, en vous aidant à préparer le dossier, à rédiger les courriers nécessaires et à représenter vos intérêts devant la CRCI.
  5. Analyse du dossier et suivi :
    • Nous veillerons à ce que votre dossier soit traité de manière appropriée et que toutes les preuves nécessaires soient présentées pour soutenir votre demande d'indemnisation.