Une collision avec un animal sauvage (sanglier, chevreuil, cerf…) peut provoquer des dégâts matériels importants et surtout des atteintes corporelles parfois durables.
Contrairement à un accident de la circulation classique, aucun responsable assuré n’est automatiquement identifié, ce qui rend l’indemnisation plus complexe et souvent insuffisante sans accompagnement juridique.
Le cabinet de Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, assiste les victimes afin d’obtenir une indemnisation intégrale de leurs préjudices, tant matériels que corporels.
Sommaire (cliquer pour dérouler)

Que faire à la suite d'une collision avec un animal sauvage ?
Qu’est-ce qu’une collision avec un animal sauvage ?
Il s’agit d’un accident de la route causé par :
- la traversée soudaine d’un animal sauvage,
- la présence d’une carcasse sur la chaussée,
- ou une manœuvre d’évitement ayant entraîné une perte de contrôle du véhicule.
L’animal sauvage n’a pas de propriétaire juridiquement responsable, sauf situations particulières (battue de chasse, parc clos, réserve).
Situations les plus fréquentes
- Heurt d’un sanglier ou d’un chevreuil, souvent de nuit
- Collision avec une carcasse sur autoroute ou nationale
- Accident à proximité immédiate d’une action de chasse
- Sortie de route en tentant d’éviter l’animal
- Blessures cervicales, dorsales, traumatismes psychiques
Que faire immédiatement après l’accident ?
- Sécuriser les lieux (gilet, warnings, triangle si possible)
- Appeler les secours en cas de blessure
- Prévenir la police ou la gendarmerie
- Photographier immédiatement :
- le véhicule
- l’animal ou la carcasse
- les traces (sang, poils, impacts)
- Recueillir les coordonnées de témoins
👉 Ces éléments sont déterminants pour la reconnaissance du droit à indemnisation.
Quelle indemnisation après un accident avec un animal sauvage ?
Dommages matériels
L’indemnisation dépend du contrat d’assurance automobile :
- Assurance tous risques / dommages collision : prise en charge des réparations (franchise possible)
- Assurance au tiers : en principe aucune indemnisation du véhicule
- Animal domestique identifié : recours contre l’assurance du propriétaire
Dommages corporels
Les blessures du conducteur et des passagers peuvent être indemnisées par :
- la garantie du conducteur
- une garantie accidents de la vie (GAV)
- la mutuelle et les contrats de prévoyance
- le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), dans des cas strictement encadrés
Dans l'hypothèse où vous avez une garantie du conducteur, l'indemnisation se fera en fonction du contenu du contrat. Il faut donc se le procurer et le lire attentivement. Dans l'hypothèses où vos dommages corporels ne sont pas indemnisés intégralement au titre de cette garantie du conducteur ou si vous n'avez tout simplement pas de garantie du conducteur, le Fonds de Garantie peut, dans certains cas strictement encadrés, intervenir en complément ou à défaut d’indemnisation suffisante.
⚠️ Le FGAO n’intervient pas automatiquement pour les accidents causés par un animal sauvage. Son intervention suppose l’absence d’indemnisation suffisante par les assurances personnelles et un dossier rigoureusement constitué.
Peuvent notamment être indemnisés :
- souffrances endurées
- déficit fonctionnel temporaire et permanent
- pertes de revenus et incidence professionnelle
- frais médicaux actuels et futurs
- aide humaine
- préjudice esthétique, d’agrément, sexuel
Une expertise médicale contradictoire est souvent indispensable pour obtenir une évaluation juste et complète des préjudices.
L’accompagnement du cabinet Oscar Morin
Le cabinet intervient à chaque étape afin de :
- analyser les garanties réellement mobilisables
- sécuriser la preuve du lien entre l’accident et l’animal
- contester les refus ou offres insuffisantes des assureurs
- organiser et assister l’expertise médicale
- défendre une indemnisation intégrale du dommage corporel
👉 Les premières propositions des assureurs sont très fréquemment sous-évaluées.
Délais à respecter
- Déclaration du sinistre à l’assurance : 5 jours ouvrés
- Action contre le FGAO : 3 ans maximum
- Contestation d’une offre : délais variables selon la situation
Un retard peut entraîner une perte définitive de droits.
Conclusion
Après une collision avec un animal sauvage, l’indemnisation dépend :
- des preuves recueillies
- des garanties d’assurance souscrites
- de la stratégie juridique mise en place
L’assistance d’un avocat en dommage corporel permet de sécuriser la procédure et d’obtenir une indemnisation conforme à la réalité des préjudices subis.
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Le cabinet Oscar Morin propose un premier rendez-vous gratuit afin d’analyser votre situation et vos droits à indemnisation.
Jurisprudence – Indemnisation suite à une collision avec un animal sauvage
Cour de cassation, 2e chambre civile, 9 juin 2016, n° 15-19.781
Faits :
Un automobiliste est victime d’un accident de la circulation à la suite
d’une collision avec un sanglier surgissant sur une route départementale.
Il sollicite l’indemnisation de ses préjudices matériels et corporels,
invoquant un défaut d’entretien normal de la voie publique.
Problème juridique :
La responsabilité de la collectivité gestionnaire de la voie publique
peut-elle être engagée en cas de collision entre un véhicule et un animal sauvage ?
Solution :
La Cour de cassation rejette le pourvoi et rappelle que la présence
d’un animal sauvage sur la chaussée ne caractérise pas, en elle-même,
un défaut d’entretien normal de la voie publique, sauf preuve d’une faute
de l’administration (absence de signalisation, danger connu et non traité).
Commentaire d’arrêt – Maître Oscar Morin
Cet arrêt illustre la volonté de la Cour de cassation de circonscrire la responsabilité des personnes publiques face aux risques naturels. La faune sauvage, par essence imprévisible, ne saurait être assimilée à un défaut de l’ouvrage public.
Toutefois, la solution n’exonère pas totalement les gestionnaires de voirie. Une responsabilité pourrait être engagée en cas de carence fautive, notamment lorsque le danger est récurrent et insuffisamment signalé.
Ainsi, la Cour invite implicitement les victimes à se tourner vers les mécanismes assurantiels, tout en rappelant aux collectivités leur obligation de vigilance raisonnable.
Maître Oscar Morin
