Opération Sleeve

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Sleeve (gastrectomie) — quelles complications, qui indemnise, quelles preuves ?

Fuite/SepticémieHémorragie SténoseReflux (RGO) Carences nutritionnellesTVP/EP Agrafage / StaplerRCP • CCI → ONIAM
1) Quelles complications après sleeve ? Quand parler de faute vs aléa ?
Complications à documenter : fuite de la ligne d’agrafes (abcès, péritonite, sepsis), hémorragie, sténose/torsion, RGO sévère/dénutrition, carences (B12, fer, vit. D), déshydratation, TVP/EP, fistule chronique, déchirure splénique, lésion œso-gastrique, douleurs persistantes, réinterventions (drainage, conversion, by-pass), troubles psy (TCA).

Peut constituer une faute : mauvaise indication (IMC/terrain non adaptés, RGO sévère non évalué), défaut d’information (risques/alternatives/suivi nutritionnel), erreur technique (calibrage, traction, agrafage inadéquat, hémostase), retard à diagnostiquer/traiter une fuite ou une hémorragie, protocole antithrombotique ou antibioprophylaxie inadaptés, surveillance défaillante (fièvre, tachycardie ignorées).
Aléa thérapeutique : certaines complications anormales et graves (ex. fuite précoce malgré gestes conformes) peuvent relever de l’ONIAM après avis CCI. L’expertise apprécie l’écart aux règles de l’art et la causalité (ou perte de chance).
2) Quelles preuves réunir ? (check-list bariatrique)
Dossier intégral (L1111-7 CSP) : consentements détaillés, réunion de RCP bariatrique, bilan pluridisciplinaire (IMC, comorbidités, RGO/endoscopie, apnées), CR opératoire (calibre bougie, cartouches/staples, hémostase, incidents), check-lists, feuilles d’anesthésie, protocole ATB/thromboprophylaxie, surveillance (TA, FC, fièvre, bilans), consignes & suivi nutritionnel.
Imagerie/exams : TDM abdo avec opacification, transit, écho, endoscopie ; résultats de drainages, CR de réintervention ; biologie (CRP, PCT, hémoglobine, carences).
Traçabilité : étiquettes/numéros de lot des agrafeuses/cartouches, clips, fils ; maintiens de température/chaînes ; rapports d’équipement (panne ?).
Chronologie minutée : douleurs, fièvre, tachycardie, vomissements → appels → examens → gestes (scanner/drainage/OR).
Retentissement : arrêts de travail, revenus, frais (déplacements, aides), denutrition/vitamines, limitations activités ; preuves des réhospitalisations et consultations diét/psy.
Fuite/sténose : conservez photos/vidéos endoscopiques et CR de dilatations/stents ; en cas de suspicion produit défectueux, enclenchez la matériovigilance et conservez le dispositif.
3) Qui indemnise et quelles démarches ?
Faute de soins/organisation/information ➜ assureur RCP (privé : tribunal judiciaire ; public : réclamation préalable puis tribunal administratif).
Accident non fautif grave et anormalONIAM via CCI (expertise contradictoire, avis d’orientation).
Produit défectueux (agrafeuse/cartouche/stent) ➜ producteur (responsabilité produits), cumul possible avec RCP si fautes distinctes.

Pratique : Saisir la CCI pour une expertise + adresser une mise en cause RCP (LRAR) avec demande de provision. En cas d’urgence/contestations : référé-expertise et/ou référé-provision.
Modèle — Mise en cause RCP (extrait) Objet : Mise en cause – Sleeve du [date] – Demande de provision
Manquements allégués : [retard diagnostic fuite/hémorragie/erreur technique/consentement insuffisant/surveillance défaillante].
Pièces : consentements, RCP bariatrique, CR op., imagerie/biologie, traçabilité des staplers, chronologie, justificatifs économiques. Provision demandée : [€].
Modèle — Saisine CCI (extrait) Je sollicite une expertise pour suites anormales d’une sleeve du [date] (fuite/hémorragie/sténose/RGO sévère/dénutrition/EP). Orientation vers RCP (faute) ou ONIAM (non fautif grave) et provision.
4) Comment chiffrer ? (nomenclature Dintilhac — focus bariatrique)
Après expertise, indemnisation poste par poste :
  • Extra-patrimonial : souffrances (0/7), DFT, DFP/AIPP (douleurs, troubles digestifs/GERD, fatigue), préjudice esthétique (cicatrices, amaigrissement avec excès cutané), agrément (alimentation/loisirs), moral (anxiété/ESPT).
  • Patrimonial : dépenses de santé actuelles/futures (réinterventions, drainages, endoscopies/dilatations, stents, perfusions, vitamines/compléments, soins psy), frais divers (déplacements, diététique), aide humaine, PGPA/PGPF, incidence professionnelle (arrêts, reconversion), appareillages & renouvellements (compression, bas, matériel nutrition).
Situations spécifiques : fistule chronique (soins prolongés), RGO invalidant (conversion by-pass), dénutrition (perfusions/sondes), EP/TVP (séquelles pulmonaires) ➜ prévoir les coûts futurs capitalisés.
Questions types à l’expert 1) Indication et information conformes ? 2) Technique (calibrage, agrafage, hémostase) et traçabilité correctes ? 3) Délais de diagnostic/prise en charge (fuite/hémorragie) adaptés ? 4) Causalité des séquelles ou perte de chance (%) ? 5) Besoins futurs (soins, aide humaine, compléments) & taux DFP/AIPP.

Essentiel : sleeve compliquée = récupérer consentements + RCP bariatrique, CR opératoire (calibre/cartouches), surveillance, imagerie et traçabilité des agrafeuses. FauteRCP ; aléa graveONIAM via CCI ; produit ➜ producteur. Demandez une provision et chiffrez Dintilhac (focus complications digestives & nutritionnelles).

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Opération de Sleeve (gastrectomie longitudinale) : comprendre l’acte et obtenir une indemnisation en cas d’échec ou de complication

La Sleeve gastrectomie consiste à retirer une grande partie de l’estomac pour créer un tube gastrique, réduisant la prise alimentaire et l’appétit. Si des complications surviennent (fuite, hémorragie, sténose…), si le suivi est défaillant, ou si l’information a été insuffisante, une indemnisation poste par poste peut être obtenue.

1) L’intervention en bref

  • Objectif : perte pondérale significative et amélioration des comorbidités (diabète, HTA, SAOS…).
  • Technique : résection verticale par agrafage, calibration sur bougie, test d’étanchéité, gestes associés éventuels (hernie hiatale).
  • Parcours : bilan pluridisciplinaire, information/consentement, règles diététiques, supplémentation, suivi prolongé.

2) Complications typiques (repères pour l’expertise)

  • Fuite/anastomotique (ligne d’agrafes) → abcès, sepsis, ré-intervention, endoprothèse, drainage.
  • Hémorragie (ligne d’agrafes/épiploon), transfusion, ré-opération.
  • Sténose du tube, vomissements, dénutrition, dilatations endoscopiques.
  • Reflux gastro-œsophagien majeur, œsophagite, Barrett; fistule, fuite chronique.
  • Carences (fer, B12, folates, D), dénutrition, calculs biliaires, hernie interne.
  • Thrombo-embolique (TVP/EP) si prophylaxie inadaptée.

3) Faute, aléa, infection : quel cadre d’indemnisation ?

  • Faute médicale : indication mal posée, technique non conforme (agrafage trop près de la petite courbure, ischémie, absence de test d’étanchéité documenté), surveillance défaillante (retard diagnostic fuite), défaut d’information (reflux/carences/échec possible).
  • Infection nosocomiale : infection liée au séjour/au geste → responsabilité présumée de l’établissement (sauf cause étrangère).
  • Aléa thérapeutique grave : complication anormale malgré des soins conformes → possible indemnisation par solidarité nationale (selon critères de gravité).

4) Réflexes immédiats si les suites sont anormales

  • Consultez en urgence si fièvre, tachycardie, douleur épigastrique/épaule gauche, vomissements incoercibles.
  • Faites établir un certificat médical initial (CMI) détaillant symptômes, dates, ITT.
  • Demandez la copie intégrale du dossier (check-list §5) et tenez une chronologie horodatée.

5) Dossier & preuves indispensables

  • Préop : concertation pluridisciplinaire, IMC/comorbidités, bilans (endo, échographie vésiculaire), information/consentement (risques, alternatives, RGO, règles de suivi), préparation nutritionnelle.
  • Péri-op : compte rendu opératoire (calibre bougie, distance pylore, nombre de cartouches, test d’étanchéité), références d’agrafes, vidéos/photos si disponibles; anesthésie/SSPI minute par minute.
  • Post-op : constantes, CR de scanner/TOGD, CR de ré-intervention/endoscopie/stent, antibiothérapie, CRP, hémocultures.
  • Suivi : consultations diététiques/psychologue, dosages (fer, B12, albumine, vit. D), ordonnances de suppléments.
  • Économie : arrêts, pertes de gains, frais (déplacements, nutrition orale/entérale, suppléments), aide humaine, devis de soins futurs.

6) Démarches pour faire reconnaître l’échec

  • Adressez une mise en cause (établissement/chirurgien) en demandant la déclaration à l’assureur RC pro.
  • Organisez une expertise : amiable contradictoire, référé-expertise judiciaire, ou commission d’indemnisation (faute/aléa/infection).
  • Assistance souhaitable : médecin-conseil de victimes (bariatrique) + avocat en dommage corporel.
  • Demandez des provisions (avances) si charges lourdes (ré-interventions, nutrition, arrêts).

7) Ce que l’expert va analyser

  • Indication (IMC, comorbidités, alternatives, reflux connu, hernie hiatale traitée).
  • Technique (calibre, trajectoire d’agrafage, ischémie éventuelle, hémostase, test d’étanchéité, gestion d’une fuite/hémorragie).
  • Surveillance (signes d’alerte, délais d’imagerie, antibiothérapie, drainage, stent/endoscopie, ré-opération).
  • Information/consentement (reflux, carences, nécessité du suivi, possibilité de conversion bypass).
  • Lien causal ou perte de chance (pourcentage), retentissement nutritionnel et fonctionnel.

8) Indemnisation « poste par poste »

  • Avant consolidation : souffrances endurées (SE/7), DFT, frais non remboursés (examens, suppléments, nutrition, déplacements), pertes de gains, frais divers (aide, garde).
  • Après consolidation : DFP % (séquelles digestives/reflux, intolérances), aide humaine, préjudice d’agrément (alimentation/activité), incidence professionnelle (fatigabilité, postes physiques), soins futurs (supplémentation au long cours, contrôle endoscopique, conversion chirurgicale possible, traitements anti-reflux).
  • Spécifiques : dénutrition (suivi diététique prolongé), stent endoscopique et ré-interventions, cicatrices/esthétique si reprises multiples.

9) Erreurs fréquentes à éviter

  • Aller en expertise sans CR opératoire détaillé, sans imageries (scanner/TOGD) et sans courbes de surveillance.
  • Oublier de chiffrer les suppléments nutritionnels, consultations diététiques/psy, et la conversion chirurgicale éventuelle.
  • Accepter une offre globale non ventilée (oubli de l’aide humaine, des soins futurs, des réinterventions).

10) Modèles brefs (à adapter)

« Objet : Demande de communication intégrale du dossier – Sleeve du [date]
Merci de transmettre : concertation pluridisciplinaire, consentement, CR opératoire (calibre bougie, test d’étanchéité, matériel), feuille d’anesthésie/SSPI minute par minute, imageries post-op (scanner/TOGD), CR de ré-interventions/endoscopies/stent, bilans biologiques, ordonnances de supplémentation et suivis diététiques. »

« Objet : Référé-expertise – Complications après Sleeve
Faits : [chronologie]. Pièces : CMI, dossier intégral, imageries, CR ré-interventions, bilans nutritionnels, justificatifs économiques.
Missions : indication, conformité technique (agrafage/calibre/test), surveillance et prise en charge (fuite/hémorragie/sténose/reflux), information/consentement, lien causal ou perte de chance, évaluation poste par poste (SE, DFT, DFP, aide, incidence pro, soins futurs/supplémentation). »

Cas pratique

Sleeve chez patiente IMC 42, reflux modéré préop. J5 : fièvre/tachycardie. Scanner : fuite proximale. Drainage + stent tardifs, séjours répétés, dénutrition. Expertise : retard de diagnostic/prise en charge (surveillance et imagerie tardives) → perte de chance 60 %. Indemnisation : SE 4/7, DFT 90 j, DFP 8 % (RGO chronique), incidence professionnelle (mi-temps thérapeutique), soins futurs (IPP, suivi endoscopique, possible conversion bypass), aide humaine 1 h/j × 45 j. Provisions obtenues.

Conclusion

Après une Sleeve compliquée ou inefficace, récupérez un dossier complet, faites documenter la surveillance et les imageries, engagez une expertise contradictoire avec médecin-conseil et n’acceptez qu’une offre ventilée poste par poste incluant réinterventions, supplémentation et retentissement pro.

💡 Astuce : joignez une frise horaire (opération → signes → examens → gestes) + un tableau de poids/IMC, carences et symptômes de reflux ; c’est très parlant pour l’expertise.

Demande de Justice pour Complications Post-Opération Sleeve

J'ai subi une opération de sleeve il y a presque 5 ans, qui s'est soldée par une expérience traumatisante, entraînant de graves complications de santé. Malgré des douleurs exprimées dès le réveil post-opératoire et des signes alarmants ignorés par le chirurgien, mon état s'est détérioré, conduisant à une hospitalisation prolongée, plusieurs épisodes de septicémie, et un impact durable sur ma santé physique et mentale, ainsi que sur celle de ma fille. Je souhaite aujourd'hui entamer une démarche pour obtenir justice et réparation, mais je ne sais pas par où commencer.

Réponse de l'avocat :

Je comprends profondément le traumatisme et les séquelles que vous avez subis suite à votre opération de sleeve et je vous assure de tout mon soutien dans cette épreuve. Face à une telle situation, il est primordial de s'adresser à la bonne instance pour faire valoir vos droits et obtenir la reconnaissance et l'indemnisation méritées.

  1. Saisie de la Commission de Conciliation et d'Indemnisation (CCI) : La CCI est compétente pour examiner les cas de préjudices médicaux graves. Elle peut vous permettre d'obtenir une indemnisation pour les dommages subis, à condition que les critères de recevabilité soient remplis.
  2. Constitution d'un dossier : Pour saisir la CCI, il est indispensable de constituer un dossier solide incluant votre dossier médical, les témoignages et tout document pouvant attester de la gravité de votre situation et des négligences commises.
  3. Expertise médicale : Une expertise médicale indépendante sera nécessaire pour évaluer précisément les préjudices que vous avez subis. Cela comprend les aspects physiques, psychologiques et les répercussions sur votre qualité de vie.
  4. Accompagnement juridique : Notre cabinet se tient à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche. Nous avons une expérience reconnue dans le domaine du droit de la santé et des victimes de préjudice corporel. Nous saurons vous guider et vous soutenir à chaque étape du processus.
  5. Démarches à suivre : Nous commencerons par analyser en détail votre situation, puis nous procéderons à la saisie de la CCI. Notre objectif sera de vous représenter et de défendre vos intérêts pour que justice soit faite et que vous receviez une indemnisation à la hauteur des préjudices endurés.

Nous sommes là pour vous aider à franchir chaque étape et pour veiller à ce que vos droits soient pleinement respectés. Je vous invite à me contacter pour un premier rendez-vous gratuit afin de discuter plus en détail de votre cas et des options qui s'offrent à vous.