Barème indemnisation maladie nosocomiale

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Barème d’indemnisation — Infection (maladie) nosocomiale

Nomenclature DintilhacRéférentiels indicatifs ONIAM / CCIAssureur RC IPP/AIPPTables de capitalisation ProvisionsSubrogation
1) Existe-t-il un barème national pour les nosocomiales ?
Non. Il n’existe pas de barème légal unique. L’évaluation suit la nomenclature Dintilhac (postes patrimoniaux/extrapatrimoniaux, temporaires/définitifs).
• Les montants s’appuient sur des référentiels indicatifs (pratiques des cours d’appel, référentiels internes ONIAM/CCI, grilles d’assureurs) et sur des tables de capitalisation pour convertir des pertes annuelles en capital ou rente.
Chaque dossier est personnalisé : âge, gravité, durée d’hospitalisation, séquelles, impact pro/familial, besoins d’aide, etc.
2) Comment est calculée l’indemnisation ? (méthode)
• Sur la base d’une expertise médicale (souvent via CCI/ONIAM) qui fixe : consolidation, DFT, souffrances, IPP/AIPP, besoins en tierce personne, retentissement pro
• On chiffre ensuite poste par poste : dépenses de santé, frais divers, pertes de gains (PGPA/PGPF), aide par tierce personne, aménagements, incidence professionnelle, DFT/souffrances/esthétique/agrément/sexuel/scolaire-pro, etc.
• Les pertes récurrentes sont capitalisées via des tables (âge & espérance de vie) ; les prestations sociales/assurances sont imputées (subrogation des caisses).
Clé pratique : produire un tableau mensuel (avant/après) + justificatifs (revenus, charges, soins) pour objectiver la perte et ses horizons.
3) Quelles sont les grandes fourchettes observées ?
• Les montants varient fortement selon la gravité (ex. infection urinaire simple vs sepsis avec séquelles) et l’âge de la victime.
• À titre pédagogique (indicatif, non contractuel) :
  • Souffrances endurées (SE) & DFT : de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros par point/échelon, selon les référentiels retenus et la juridiction.
  • Aide humaine (tierce personne) : calculée au coût horaire × heures retenues (temporaire/définitif) + charges ; souvent indexée/actualisée.
  • PGPA/PGPF : différentiel net mensuel × durée, puis capitalisation pour les pertes futures.
  • Préjudices des proches (si décès) : affection, économique et obsèques selon leur situation.
L’avocat précise le référentiel utilisé (ex. pratique de la Cour d’appel compétente) et justifie les écarts par la singularité du dossier.
4) Quelles pièces & quelle trame de calcul fournir ? (modèles inclus)
Médical : dossier complet (microbiologie/antibiogrammes, traçabilité dispositifs/implants, comptes rendus, durées d’hospi, ré-interventions), date de consolidation, IPP.
Économique : bulletins 12 mois avant + après, relevés IJSS/prévoyance, attestations employeur (primes/commissions/heures sup), liasses fiscales (indépendants), justificatifs d’aide humaine, devis d’aménagements.
Administratif : identité, livret de famille, RIB, attestations CPAM/assureurs ; pièces CCI/ONIAM (saisine, avis, offres).

Trame — Note de chiffrage (extrait) 1) Dépenses de santé restées à charge ............. [€] 2) Frais divers (déplacements, aide ménagère) ...... [€] 3) PGPA (net mensuel perdu × mois) ................. [€] 4) Aide humaine (x h/mois × coût horaire × durée) .. [€] 5) PGPF/incidence pro (capitalisation) ............. [€] 6) DFT / Souffrances / Esthétique / Agrément ....... [€] 7) Imputations (IJSS, rentes, prévoyance) .......... [– €] Total sollicité .................................... [€]
Modèle — Demande de provision (nosocomiale) Objet : Dossier n° [xxx] – Infection nosocomiale – Demande de provision
Au vu des frais engagés et de mes pertes de gains (pièces jointes), je sollicite le versement d’une provision de [montant] €, dans l’attente de l’expertise et de votre offre chiffrée.

Essentiel : pas de barème unique en nosocomial : on raisonne par postes Dintilhac, avec référentiels indicatifs et tables de capitalisation. La qualité de l’expertise et des preuves conditionne le montant.

FAQ rédigée par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel.

Barème d’indemnisation – maladie / infection nosocomiale

L’indemnisation d’une maladie nosocomiale suit la nomenclature Dintilhac (poste par poste). Il n’existe pas un barème unique légal : les montants varient selon l’âge, la gravité, l’expertise médicale, la juridiction et la pratique locale (CCI/ONIAM, tribunaux). Le tableau ci-dessous donne des ordres de grandeur indicatifs pour orienter les échanges et vérifier une offre.

1) Barème indicatif (repères usuels)

  • Souffrances endurées (SE/7) : 1/7 ≈ 300–1 000 € | 2/7 ≈ 1 000–3 500 € | 3/7 ≈ 3 500–8 000 € | 4/7 ≈ 8 000–15 000 € | 5/7 ≈ 15 000–30 000 € | 6/7 ≈ 30 000–60 000 € | 7/7 > 60 000 €.
  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : incapacité à x % sur n jours → barème journalier (souvent quelques € à quelques dizaines €/jour selon % et pratiques) × durée × %.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP %) : valeur par point très dépendante de l’âge (plus élevée chez les plus jeunes). À titre indicatif : 500–1 000 €/pt <70 ans (DFP faible), 1 000–2 500 €/pt (DFP modéré), 2 500–5 000 €/pt (DFP important).
  • Préjudice esthétique : léger ≈ 500–3 000 € | modéré ≈ 3 000–8 000 € | marqué ≈ 8 000–20 000 € | majeur > 20 000 €.
  • Préjudice d’agrément (perte des loisirs) : de 1 000 € à > 15 000 € selon pratiques et preuve de l’activité antérieure.
  • Préjudice sexuel / établissement : quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers € selon retentissement objectivé.
  • Frais de santé non remboursés : au réel, sur justificatifs.
  • Frais divers (déplacements, aides ponctuelles, garde d’enfants) : au réel, sur justificatifs.
  • Pertes de gains professionnels actuels (PGPA) : revenus « avant » − (salaires/ IJ/ prévoyance déductibles) mois par mois jusqu’à la consolidation.
  • Pertes de gains futurs (PGPF) : projection après consolidation (temps partiel subi, déclassement), puis capitalisation (tables/taux).
  • Aide humaine : heures × taux horaire (souvent 18–25 €/h en évaluation) ; si durable : rente ou capitalisation avec indexation.
  • Aménagement logement/véhicule : devis chiffrés (barres d’appui → quelques centaines € ; adaptations lourdes → plusieurs dizaines de milliers €).
  • Préjudice moral des proches (cas graves/décès) : selon lien de parenté et retentissement, fourchettes très variables.

2) ONIAM / CCI : spécificités

  • CCI : expertise gratuite et contradictoire. L’avis oriente vers la faute (assureur de l’établissement) ou vers l’ONIAM (accident non fautif/infection nosocomiale grave).
  • ONIAM : indemnise au titre de la solidarité nationale si critères légaux (gravité/anormalité). Les offres s’appuient sur la nomenclature et des pratiques internes ; il est possible de discuter poste par poste.

3) Méthode : éviter les sous-évaluations

  • Exiger une expertise contradictoire (avec médecin conseil de victime), un rapport détaillé (DFT/DFP, SE, aide humaine, soins futurs, incidence professionnelle).
  • Demander la méthode de capitalisation : tables, taux retenu, indexation des rentes et clauses de révision.
  • Vérifier les déductions : seules les prestations indemnitaire compensant la même perte sont déductibles (IJSS, certaines prévoyances). Les prestations forfaitaires et le préjudice moral ne le sont pas, en principe.

4) Exemple chiffré (fictif, infection du site opératoire)

Patient 60 ans : réintervention, 5 mois d’arrêt, séquelles douloureuses légères.
PGPA : 8 200 €  • Frais divers : 1 100 €  • SE 3/7 : 3 500–8 000 €
DFP 5 % : 5 × (1 000–2 000 €) = 5 000–10 000 €  • Incidence pro : 3 000–6 000 €
Ordre de grandeur (avant déductions) : ~ 20 000 à 33 000 €, selon âge, preuves et pratiques locales.

5) Pièces indispensables

  • Dossier médical complet (chirurgie, microbiologie, antibiogrammes, traçabilité).
  • CMI, arrêts de travail, rééducation, prescriptions, comptes rendus.
  • Revenus : bulletins de paie/avis d’imposition ; pour indépendants : BIC/BNC, bilans, contrats annulés.
  • Frais : déplacements, aides, matériel ; devis d’aménagements si séquelles.

6) Bons réflexes

  • Demander des provisions dès que la responsabilité n’est pas sérieusement contestée.
  • Tenir un tableau (mois par mois) : revenus attendus vs perçus, frais engagés.
  • Ne pas accepter une offre sans ventilation détaillée et justificatifs de méthode (capitalisation/déductions).

À retenir : pas de « barème unique », mais des fourchettes et une méthode. L’issue dépend de l’expertise, des pièces et de la négociation poste par poste. Faites valider votre chiffrage par un avocat en dommage corporel (et, si besoin, un actuaire).

Quel est le Barème de l'indemnisation des maladies nosocomiales ? Robert H

Résumé de la réponse à la question

  1. Base du barème : Le barème d'indemnisation est établi en fonction de la gravité de l'infection, de ses conséquences sur la santé du patient et de la durée de son impact.
  2. Indemnisation pour préjudice physique : Comprend des compensations pour la douleur et la souffrance, les pertes financières dues à l'incapacité de travail, et les frais médicaux futurs.
  3. Indemnisation pour préjudice moral : Reconnaissance et compensation pour le stress psychologique et l'impact émotionnel subis par le patient et sa famille.
  4. Procédure standardisée : Les victimes d'infections nosocomiales doivent suivre une procédure standardisée pour réclamer leur indemnisation, souvent impliquant une évaluation médicale indépendante.
  5. Variabilité selon les cas : Bien que le barème fournisse des directives, l'indemnisation peut varier en fonction des spécificités de chaque cas, y compris l'âge du patient, son état de santé antérieur et son mode de vie.
Avis personnel :  Il est important de noter que le législateur n'a pas établi un barème contraignant à appliquer dans le cas des victimes d'infections nosocomiales. Par conséquent, les victimes ne sont pas obligées de se conformer strictement à ce barème et disposent de la liberté de le contester. Elles peuvent également recourir à la justice si elles estiment que l'offre d'indemnisation qui leur est faite est inférieure à ce que la jurisprudence actuelle pourrait raisonnablement leur accorder.

Découvrir le barème indicatif de l'Oniam ici

Barème d'indemnisation des infections nosocomiales : à savoir

Base du barème

Le barème d'indemnisation pour les infections nosocomiales est conçu pour offrir une compensation aux victimes en fonction de plusieurs facteurs clés. Ceux-ci incluent la gravité de l'infection, l'impact à long terme sur la santé du patient, et la durée pendant laquelle le patient subit les conséquences de l'infection. Ce barème vise à standardiser l'indemnisation tout en tenant compte des circonstances individuelles de chaque cas. Il n est pas prévu par le législateur et est donc discutable.

Indemnisation pour préjudice physique

Cette partie du barème couvre l'indemnisation pour les aspects physiques du préjudice subi par le patient. Cela inclut la compensation pour la douleur et la souffrance endurées, les pertes financières résultant de l'incapacité de travailler, et les coûts des soins médicaux futurs nécessaires en raison de l'infection.

Indemnisation pour préjudice moral

En plus du préjudice physique, le barème reconnaît et indemnise pour le préjudice moral. Cela concerne le stress psychologique et l'impact émotionnel subis par le patient et, dans certains cas, par sa famille. Cette reconnaissance souligne l'importance de considérer les répercussions globales de l'infection sur la vie du patient.

Procédure standardisée

Pour bénéficier de l'indemnisation, les victimes d'infections nosocomiales doivent suivre une procédure standardisée. Cette procédure implique souvent une évaluation médicale indépendante pour établir l'étendue du préjudice et justifier le montant de l'indemnisation demandée.

Variabilité selon les cas

Bien que le barème fournisse un cadre général, l'indemnisation est susceptible de varier en fonction des spécificités de chaque cas. Des facteurs tels que l'âge du patient, son état de santé antérieur, et son mode de vie peuvent influencer le montant final de l'indemnisation.

Conclusion

Le barème d'indemnisation des infections nosocomiales est un outil crucial pour garantir une compensation équitable aux victimes. Il est essentiel de bien comprendre ce barème pour s'assurer que l'indemnisation est juste et adaptée à chaque situation individuelle.

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Si vous avez été victime d'une infection nosocomiale et que vous avez besoin d'assistance pour votre indemnisation, n'hésitez pas à me contacter. Je suis avocat dans ce domaine et je peux vous aider à naviguer dans ce processus complexe.
Questions de victimes

Exemples de questions de victimes sur le barème de l' indemnisation de la maladie nosocomiale

Sollicitation pour Aide et Conseils sur Procédure d'Indemnisation

Je me trouve dans une situation délicate suite à une série de traitements médicaux qui ont mal tourné. Mon conjoint a souffert d'une infection grave après avoir été mal pris en charge par les urgences. Malgré plusieurs alertes envoyées aux médecins, dont des photos inquiétantes de l'état de santé de mon conjoint, aucune action n'a été prise à temps. Cela a conduit à une situation désastreuse, incluant une amputation. Nous sommes dévastés par le manque de sérieux dans le traitement et la négligence manifeste. Nous envisageons d'entamer une procédure d'indemnisation mais sommes perdus face aux complexités administratives et juridiques. Pourriez-vous nous guider dans cette démarche ?

Demande de Clarifications sur le Barème d'Indemnisation ONIAM

J'ai reçu une proposition d'indemnisation de 8 % suite à une infection liée à un médicament. Cependant, je n'ai aucune référence pour évaluer si cette proposition est juste. Je suis également dans l'incertitude quant à la procédure à suivre lors de l'expertise médicale et je me demande s'il est nécessaire d'être accompagné par un médecin conseil. De plus, j'aimerais savoir s'il existe un barème spécifique pour les indemnisations et la procédure à suivre pour la mise à jour de mon dossier médical auprès de l'assurance.

Evaluation de l'Indemnisation Proposée par l'ONIAM

Suite à une expertise médicale, ma conjointe a été attribuée un taux d'AIPP de 10% selon le barème médical. Elle a subi des infections graves ayant affecté plusieurs parties de son corps, nécessitant une assistance constante. L'ONIAM propose une indemnisation de 3250 euros. Nous nous interrogeons sur l'adéquation de cette somme avec le barème et aimerions savoir si elle est cohérente compte tenu des circonstances. Des frais d'hospitalisation ont également été pris en charge par ailleurs.