
Le cabinet vous accueille et vous présente son activité orientée vers l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, d’accidents de la vie et d’erreurs médicales.
❓ Opération du canal carpien — erreur, douleurs persistantes, séquelles : que faire et comment indemniser ?
1) Qu’est-ce qu’une erreur lors d’une chirurgie du canal carpien ? (repères & exemples)
- Libération incomplète du rétinaculum ➜ symptômes persistants/rapide récidive.
- Lésion iatrogène du nerf médian (ou branche cutanée palmaire) / branches motrices ➜ déficit sensitivo-moteur.
- Atteinte tendineuse (section/effilochage fléchisseurs) ou lésion vasculaire.
- Mauvaise indication (compression d’une autre origine : radiculopathie C6–C7, neuropathie proximale) non explorée.
- Défaut d’information (risques, alternatives, délais de récupération) ou surveillance insuffisante (hématome compressif tardivement traité).
- Complications mal prises en charge : douleur de pilier prolongée, algodystrophie (SDRC) sans orientation, infection du site.
2) Quelles preuves réunir ? (check-list main/poignet)
• Électroneuromyogramme (ENMG) pré et post-op (délai utile 6–12 semaines) ; échographie haute résolution (nerf/tendons), IRM si doute lésionnel ; photos cicatrice.
• Scores fonctionnels : DASH, PRWE, force de poigne/pince, amplitude doigt/poignet ; tests discriminatifs (monofilaments, 2PD).
• Chronologie précise (douleurs, engourdissements, chutes d’objets), arrêts de travail, revenus, frais (déplacements, orthèses).
• En cas d’infection : prélèvements/bactériologie, ATB, éventuelle reprise chirurgicale.
3) Qui indemnise et quelles démarches ?
• Accident non fautif grave et anormal ➜ ONIAM via CCI (expertise gratuite, orientation).
• Produit défectueux (instrument, dispositif) ➜ producteur, cumul possible avec RCP si fautes distinctes.
Manquements allégués : [libération incomplète/atteinte nerf médian/prise en charge tardive hématome/défaut d’info].
Pièces : CR opératoire, ENMG pré/post, écho/IRM, scores DASH/PRWE, chronologie, justificatifs économiques. Provision demandée : [€].
4) Comment chiffrer ? (nomenclature Dintilhac — focus main)
- Extra-patrimonial : souffrances (0/7), DFT, DFP/AIPP (troubles sensitifs, baisse force/pince, raideur), préjudice esthétique (cicatrice), agrément (loisirs fins), moral.
- Patrimonial : dépenses de santé actuelles/futures (rééducation, orthèses, reprise chirurgicale), frais divers (transports, aide), aide humaine si besoin, PGPA/PGPF, incidence professionnelle (gestes fins, pénibilité), appareillages & renouvellements.
Essentiel : canal carpien compliqué = récupérer CR opératoire, ENMG pré/post, écho/IRM, scores DASH/PRWE et chronologie. Faute ➜ RCP ; aléa grave ➜ ONIAM via CCI ; demandez une provision et chiffrez Dintilhac (focus main/poignet).
Erreur lors de l’opération du canal carpien : reconnaître, prouver et se faire indemniser
La chirurgie du canal carpien (section du ligament annulaire antérieur, voie ouverte ou endoscopique) est fréquente et efficace. Des séquelles inhabituelles (douleurs neuropathiques, déficit moteur, algodystrophie, infection, lésion du nerf médian ou de branches) peuvent révéler un manquement aux règles de l’art ou une complication anormale ouvrant droit à indemnisation.
1) Complications typiques et signaux d’alerte
- Neurologiques : paresthésies persistantes/aggravées, anesthésie pulpaire, douleur électrique, déficit du pouce (opposition/abduction) → suspicion lésion nerf médian/branche motrice thénarienne.
- Algodystrophie (SDRC) : douleur disproportionnée, raideur doigts/poignet, sudation, œdème, peau chaude/froide.
- Hématome compressif / saignement.
- Infection du site opératoire (rougeur, chaleur, écoulement, fièvre).
- Cicatrice adhérente, douleurs de pillar, raideur persistante, récidive par libération incomplète.
2) Quand parle-t-on d’erreur (faute) ?
- Planification/indication défaillante (diagnostic non confirmé EMG/clinique, absence de traitement conservateur raisonnable si indiqué).
- Technique : libération incomplète, trajet endoscopique mal contrôlé, lésion iatrogène du nerf médian ou de sa branche motrice, hémostase insuffisante, absence de protection des structures.
- Surveillance post-op inadaptée (hématome compressif non pris en charge, retard de ré-intervention).
- Défaut d’information/consentement (risques, alternatives, rééducation attendue).
3) Faute, aléa ou infection : quel régime d’indemnisation ?
- Faute médicale : responsabilité du chirurgien/établissement (RC pro).
- Aléa thérapeutique grave (complication anormale malgré soins conformes) : possible indemnisation via solidarité nationale selon critères de gravité.
- Infection nosocomiale : responsabilité présumée de l’établissement (sauf cause étrangère).
4) Réflexes immédiats en cas de séquelles
- Consultez rapidement et faites établir un certificat médical initial (CMI) décrivant signes, dates et ITT.
- Demandez par écrit la copie intégrale du dossier opératoire : CR, schémas, check-lists, anesthésie/SSPI minute par minute, prescriptions, photos opératoires le cas échéant.
- Organisez des examens : EMG de contrôle (délai compatible), échographie du nerf si indiqué, imagerie si SDRC.
- Tenez une chronologie (date op., apparition des symptômes, consultations, traitements).
5) Preuves déterminantes pour l’expertise
- EMG pré-/post-op, tests cliniques (Tinel, Phalen, force pouce), dossiers kiné/ergothérapie.
- Comptes rendus opératoire/anesthésie, constats de ré-intervention, photos/vidéos.
- Suivi : consultations, ordonnances antalgiques/neuropathiques, attelles, kiné.
- Économie : arrêts de travail, pertes de gains, frais (trajets, orthèses), impact professionnel (gestes répétitifs, port de charge, dextérité).
6) Démarches pour faire reconnaître l’erreur
- Adressez une mise en cause au praticien/établissement avec demande de déclaration à l’assureur RC pro.
- Faites-vous assister d’un médecin-conseil de victimes (main/nerfs périphériques) et d’un avocat.
- Sollicitez une expertise contradictoire (amiable) ou un référé-expertise judiciaire ; en cas d’infection ou d’aléa grave, possible commission d’indemnisation.
- Demandez des provisions si les charges sont lourdes.
7) Ce que l’expert analysera
- Indication chirurgicale (corrélation clinique/EMG, échec du traitement conservateur).
- Technique (libération complète, respect des branches nerveuses, contrôle de l’hémostase, qualité du geste endoscopique/mini-invasif).
- Surveillance et prise en charge des complications (hématome compressif, infection, douleurs rebelles).
- Information/consentement et lien causal (ou perte de chance si la faute n’est pas cause certaine du dommage).
8) Indemnisation « poste par poste »
- Avant consolidation : souffrances endurées (SE/7), DFT, frais non remboursés (antalgiques/orthèses/kiné), pertes de gains, frais divers (trajets, aide).
- Après consolidation : DFP % (déficit sensitif/moteur, douleur neuropathique), préjudice d’agrément (bricolage, musique, sport), préjudice esthétique (cicatrice), incidence professionnelle (pénibilité, reconversion), aide humaine, soins futurs (neuromodulation, ré-intervention, orthèses).
- Spécifique main dominante : retentissement amplifié sur les tâches fines et la productivité.
9) Erreurs fréquentes à éviter
- Aller en expertise sans EMG comparatif ni médecin-conseil.
- Accepter une offre globale non ventilée (oubli de la douleur neuropathique, des soins futurs et de l’incidence pro).
- Ne pas documenter l’algodystrophie (compte-rendu spécialiste, imagerie, protocole rééduc).
10) Modèles brefs (à adapter)
« Objet : Demande de communication intégrale du dossier – Canal carpien du [date]
Merci de transmettre : CR opératoire, check-lists, feuille d’anesthésie/SSPI minute par minute, prescriptions, comptes rendus de suivi, photos opératoires, résultats EMG pré/post-op. »
« Objet : Référé-expertise – Séquelles après opération du canal carpien
Faits : [chronologie]. Pièces : CMI, EMG, dossier op., rééducation, justificatifs économiques.
Missions : indication, conformité technique (libération, respect nerf/branche motrice), surveillance et gestion des complications, information/consentement, lien causal/perte de chance, évaluation poste par poste (SE, DFT, DFP, aide, incidence pro, soins futurs). »
Cas pratique
Voie endoscopique main dominante. Post-op : perte d’opposition du pouce, douleur électrique. EMG J45 : lésion branche motrice thénarienne. Expertise : trajet endoscopique mal contrôlé, absence de repérage suffisant → faute. Indemnisation : SE 3/7, DFT 60 j, DFP 7 % (déficit moteur), incidence professionnelle (dextérité), soins futurs (neurolyse/greffe possible, ergothérapie), aide temporaire. Provision obtenue.
Conclusion
Après une opération du canal carpien compliquée, sécurisez le dossier intégral, un EMG comparatif et une expertise contradictoire avec médecin-conseil. Exigez une indemnisation poste par poste qui tienne compte de la main dominante, de la douleur neuropathique et de l’incidence professionnelle. N’acceptez aucune offre sans ventilation détaillée et prise en compte des soins futurs.
💡 Astuce : fixez sur 1 page une frise chronologique (opération → symptômes → EMG → soins) + un tableau des tâches fines que vous ne pouvez plus faire : c’est très parlant à l’expertise.
Opération canal carpien
Après une opération du canal carpien, ma main ne fonctionne plus correctement malgré les indications initiales d'un EMG qui ne justifiaient pas cette intervention. Plusieurs avis médicaux post-opératoires confirment que l'opération n'était pas nécessaire, et un nouvel EMG montre que ma situation s'est aggravée. Mon problème de doigt ressort persiste et j'ai des difficultés à utiliser ma main tant professionnellement que dans la vie quotidienne. Comment puis-je demander réparation pour les dommages subis ?
Réponse de l'avocat :
Je comprends parfaitement vos préoccupations et les difficultés que vous rencontrez suite à cette opération apparemment inutile du canal carpien. Vous semblez être victime d'une erreur médicale, qui a non seulement échoué à améliorer votre état, mais l'a aggravé.
- Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CCI) : Une première étape pourrait être de soumettre votre cas à la CCI. Cette commission évalue les préjudices subis par les patients en cas de fautes médicales ou d'accidents médicaux non fautifs et propose une indemnisation. La procédure est gratuite et n'exige pas de représentation légale, mais il peut être avantageux de se faire accompagner par un avocat pour préparer au mieux votre dossier.
- Expertise médicale indépendante : Il serait judicieux de faire réaliser une expertise médicale indépendante pour attester de votre état avant et après l'opération, et de l'absence de nécessité de cette dernière. Cette expertise sera cruciale pour étayer votre demande d'indemnisation.
- Procédure judiciaire : Parallèlement à la démarche devant la CCI, vous pouvez engager une action en justice contre le chirurgien ou l'établissement médical responsable. En tant qu'avocat en droit de la santé, je peux vous représenter et vous aider à obtenir réparation pour les préjudices physiques et moraux subis.
- Documentation de vos pertes : Il est important de documenter toutes les pertes financières liées à cette situation, telles que la perte de revenus, les frais médicaux supplémentaires, et les coûts liés à l'adaptation de votre quotidien.
Je vous invite à me contacter pour que nous puissions discuter plus en détail de votre situation et examiner les documents médicaux pertinents. Mon objectif sera de vous aider à naviguer dans ces procédures et à obtenir la compensation que vous méritez pour les erreurs médicales que vous avez subies.
