
Comment être indemnisé suite à une chute dans un escalier ?
❓ Chute dans un escalier — responsabilités, démarches & indemnisation
1) Qui peut indemniser après une chute dans un escalier ?
• Locaux recevant du public (ERP) : responsabilité de l’exploitant en cas de manquement sécurité (sol glissant non signalé, obstacle, nettoyage en cours sans panneau). Assureur RC exploitation / RC pro.
• Voie publique / bâtiment public : responsabilité de la collectivité en cas de défaut d’entretien normal (marche disjointe, éclairage public hors service) — régime administratif.
• Travail (escalier sur site/mission) : accident du travail (prestations CPAM), puis recours contre le responsable (exploitant, propriétaire, collectivité) pour la réparation intégrale.
• Sans responsable identifié : mobilisez vos garanties personnelles (GAV, PJ, prévoyance).
2) Quelles preuves & démarches pour obtenir une provision ?
• Témoins : coordonnées + attestations écrites. Demandez la conservation des images (caméras d’immeuble/commerces, mairie).
• Signalement : courrier/mail au syndic/bailleur ou à l’exploitant (ERP) / mairie (voie publique). Réclamez le registre de sécurité / interventions / nettoyage.
• Soins : CMI sous 24–48 h, imageries, ordonnances/kiné, arrêts & revenus (salarié/indépendant).
• Assurances : déclarez à l’assureur responsable identifié (RC) + à votre propre assureur (défense-recours, GAV) sous 5 jours ouvrés.
• Provision : adresser une demande chiffrée (soins, pertes de gains, frais, matériel endommagé). En cas de refus/lenteur → référé-provision + possible expertise (amiable/ judiciaire).
3) Comment est chiffrée l’indemnisation ? (nomenclature Dintilhac)
• Extra-patrimonial : souffrances endurées (0/7), DFP/AIPP (séquelles : entorses, fractures poignet/cheville/rachis), préjudice esthétique (cicatrices, boiterie visible), agrément (sport/loisirs), moral (peur des escaliers/ESPT).
• Patrimonial : dépenses de santé actuelles & futures (rééducation, appareillages, chirurgie), frais divers (déplacements, aide, barres d’appui à domicile), aide humaine, pertes de gains (avant/après consolidation), incidence professionnelle, objets endommagés (lunettes, smartphone).
Essentiel : chute d’escalier = rechercher un défaut (entretien/signalisation/éclairage/main courante). Constituez un dossier probant, mettez en cause l’assureur RC compétent, demandez une provision puis une indemnisation Dintilhac complète.
Indemnisation suite à une chute dans un escalier : responsabilités, preuves & méthode poste par poste
Une chute dans un escalier (immeuble, commerce, école, entreprise, lieu public) peut engager la responsabilité d’un tiers si un défaut est établi : éclairage insuffisant, main courante absente, marches glissantes/dégradées, nez de marche usés, eau/gras non signalés, tapis mal fixé, dimension non conforme. Voici comment prouver, identifier le payeur et obtenir une réparation intégrale.
1) Qui peut être responsable ?
- Bailleur / Syndic de copropriété pour parties communes (entretien, éclairage, signalisation, dégagement d’eau/neige).
- Exploitant d’un commerce / ERP (magasin, restaurant, hôtel, hôpital, école) au titre de la sécurité des clients/usagers.
- Employeur si l’accident survient au travail (escaliers internes, issues) → déclaration AT/MP.
- Collectivité pour un escalier public (parc, voirie, passage couvert) en cas de défaut d’ouvrage/entretien.
- Occupant (locataire/organisateur d’événement) si cause imputable à son fait (tapis, produits, encombrement).
2) Assurances mobilisables
- Responsabilité civile du gardien du lieu (bailleur/syndic/ERP/occupant) via leurs assureurs.
- GAV (garantie accidents de la vie) de la victime si aucun responsable ou en complément.
- AT/MP (accident du travail) : prise en charge sécu + action contre le tiers responsable si applicable.
- Protection juridique pour l’assistance et la contestation d’une offre insuffisante.
3) Réflexes immédiats
- Faire établir un certificat médical initial (CMI) sous 24–48 h (lésions, ITT) et conserver toutes les ordonnances/soins.
- Photographier le lieu immédiatement (marches, main courante, éclairage, liquide, tapis, signalisation), sous plusieurs angles.
- Recueillir des témoignages (identité, téléphone, récit signé) et demander la vidéosurveillance (commerce/ERP).
- Déclarer l’accident au gestionnaire du site (registre sécurité/constat interne) et à votre assureur (GAV/RC).
4) Preuves déterminantes
- État de l’escalier : nez de marche, antidérapant, hauteur/galbe, uniformité, présence de main courante continue, éclairage (ampoules HS).
- Entretien : fiches de nettoyage, horaire du dernier passage, produits utilisés, signalisation « sol mouillé ».
- Défaut ponctuel (eau, graisse, neige, objet) : prouver l’absence de balisage et le temps écoulé avant la chute.
- Documents : main courante du site, rapport d’intervention, courriers au syndic/bailleur, plaintes antérieures de résidents/clients.
5) Déclarations & ouverture du dossier
- Adressez une mise en cause écrite au propriétaire/syndic/ERP (et leur assureur) avec récits, photos, témoins, CMI.
- Demandez l’ouverture d’un dossier corporel et le versement d’une provision (avances) si frais/arrêt de travail.
- Si escalier public : courrier à la collectivité (voirie/patrimoine) + constat/pv si secours intervenus.
6) Expertise médicale & technique
- Médicale : amiable/contradictoire/judiciaire pour fixer consolidation et coter SE/DFT/DFP, aide humaine, soins futurs.
- Technique : photos datées/mesures (hauteur/giron, éclairement), rapports d’ascensoriste/sécurité, attestations de défaut récurrent.
7) Postes indemnisables (méthode poste par poste)
- Avant consolidation : frais de santé non remboursés, déficit fonctionnel temporaire (DFT), souffrances endurées (SE/7), pertes de gains, frais divers (trajets, parking, garde d’enfants, matériel).
- Après consolidation : déficit fonctionnel permanent (DFP % ), préjudice d’agrément (escaliers, sport), préjudice esthétique (cicatrices), incidence professionnelle, aide humaine, soins futurs (kiné, infiltrations, retouches).
- Matériels : lunettes/téléphone/vêtements endommagés (factures/devis).
8) Erreurs fréquentes à éviter
- Partir sans photos ni témoins alors que la cause (eau, tapis) peut disparaître.
- Attendre pour le CMI : le lien causal sera contesté.
- Accepter une offre globale sans décomposition poste par poste (oubli d’aide humaine et de soins futurs).
9) Modèles brefs de courriers
« Objet : Mise en cause – Chute dans l’escalier du [lieu].
Le [date] à [heure], j’ai chuté dans l’escalier [niveau/entrée]. Constatations : [eau/tapis non fixé/éclairage HS], absence de signalisation.
Ci-joints : CMI, photos, témoignages. Je sollicite l’ouverture d’un dossier corporel et le versement d’une provision. »
« Objet : Demande de conservation des images et registres.
Merci de conserver les enregistrements vidéo du [date] [créneau] et de me communiquer la main courante/registre de nettoyage relatifs à l’escalier [localisation]. »
10) Cas pratique
Chute dans l’escalier d’un centre commercial : serpillière passée 10 min avant sans panneau « sol mouillé ». CMI J0 : entorse cheville + contusion lombaire, arrêt 3 semaines, 12 séances kiné. Dossier : photos du reflet d’eau, attestation agent, registre nettoyage. À la consolidation : SE 3/7, DFT 21 j (aide 1 h/j × 10 j), DFP 3 %, agrément (arrêt course à pied 2 mois), soins futurs (kiné d’entretien). Offre revalorisée après ajout des trajets médicaux et d’un téléphone cassé.
Conclusion
Après une chute dans un escalier, fixez rapidement la cause par photos/témoignages, obtenez un CMI, mettez en cause le gardien du lieu et ouvrez un dossier corporel avec demandes de provisions. À l’expertise, présentez un chiffrage poste par poste (SE, DFT, DFP, pertes, aide, soins futurs, matériel) pour une réparation intégrale.
💡 Astuce : photographiez l’éclairage (interrupteur/ampoules), la main courante et les nez de marche de près ; ces détails techniques font souvent la différence.
Principes de l'indemnisation du préjudice corporel suite à une chute dans un escalier
Résumé des principes
- Détermination de la Responsabilité : Pour obtenir une indemnisation après une chute dans un escalier, il faut d'abord déterminer la responsabilité. Cela peut impliquer la négligence du propriétaire ou du gestionnaire de l'immeuble, comme un manque d'entretien ou l'absence de signalisation adéquate.
- Évaluation du Préjudice Corporel : L'indemnisation dépend de la gravité des blessures subies. Cela comprend l'évaluation des dommages physiques, des traitements médicaux nécessaires, de la durée de la convalescence et de toute incapacité permanente résultant de la chute.
- Procédure d'Indemnisation : La victime doit rassembler des preuves (rapports médicaux, témoignages) et peut être tenue de déposer une réclamation auprès de l'assurance du responsable ou d'engager une action en justice pour obtenir une indemnisation.
- Rôle des Assurances : Si la chute se produit dans un lieu public ou un espace commercial, l'assurance responsabilité civile du propriétaire peut couvrir l'indemnisation. Dans les espaces privés, l'assurance habitation peut jouer un rôle.
- Prise en Compte des Pertes Financières : Outre les frais médicaux, l'indemnisation peut inclure la perte de revenus en cas d'incapacité de travail temporaire ou permanente, ainsi que la compensation pour la douleur et les souffrances endurées.
L'indemnisation suite à une chute dans un escalier dépend de plusieurs facteurs, notamment de la cause de la chute et des circonstances entourant l'accident. Voici une exploration détaillée des différents scénarios :
Chute due à la maladresse personnelle :
- Si la chute est uniquement due à votre propre maladresse, sans implication d'une cause extérieure, l'indemnisation peut tout de même être envisagée si vous avez souscrit une Garantie Accidents de la Vie (GAV) qui couvre ce type d'événement.
- Dans ce cas, l'indemnisation dépendra des termes de votre contrat d'assurance. Il est donc crucial de se procurer une copie du contrat et d'en examiner attentivement les détails pour comprendre l'étendue de la couverture.
Chute due à une anomalie de l'escalier :
- Lorsque la chute est causée par un défaut ou une anomalie de l'escalier, un recours est possible contre le propriétaire de l'escalier.
- Il appartient à la victime de prouver que la chute est directement liée à cette anomalie. Par exemple, l'absence de rambarde peut être considérée comme une faute selon les circonstances.
- Il est important de noter que la simple chute dans un escalier ne détermine pas automatiquement la responsabilité du propriétaire. La chute doit être clairement liée à un défaut manifeste de l'escalier ou à un non-respect des normes du Code de la Construction et de l’Habitation.
Exemple concret :
Imaginons une personne qui chute dans un escalier en raison de l'absence de rambarde. La victime subit des blessures nécessitant des soins médicaux. Dans ce cas, elle peut potentiellement réclamer une indemnisation au propriétaire de l'escalier en prouvant que l'absence de rambarde est la cause directe de sa chute et qu'elle constitue une négligence ou un manquement aux normes de sécurité.
Si vous êtes victime d'une chute dans un escalier et que vous vous posez des questions, n'hésitez pas à demander son avis à notre cabinet d'avocat.

Exemples de questions de victimes concernant une chute dans un escalier
Demande d’un avis, d’un conseil chute dans un escalier
Je vous sollicite au sujet d’un accident qui m’est arrivé. J’ai une assurance accident de la vie (GAV). Début février j’ai fait une chute au bas d’un escalier mouillé. Après la surprise et une certaine douleur, je me suis relevée et je n’avais pas de problème apparents. Quelques jours après j’ai constaté un gros hématome derrière le genou droit. Etant donné que j’étais auprès de mon papa en fin de vie, je ne suis pas allée consulté. Puis une douzaine de jours plus tard, en cherchant mon chien, j’ai été prise d’une violente douleur à la jambe droite au point d’appeler le Samu qui m’a amené à la clinique la plus proche. Je suis sortie avec ordonnance pour un scanner et une visite chez un rhumatologue. Et depuis … pas mieux : toujours paralysée du pied droit (pas de fonction releveur de pied, orteils inertes, …. Je marche avec une attelle releveur de pied quand j’y suis obligée (courses, conduite quelques kilomètres, travail, …), mais pas chez moi car il faut éviter afin que les muscles travaillent. J’ai maintenant d’importantes douleurs des cervicales au bas du dos et des douleurs (type sciatique) lorsque je porte du poids. Mon assurance tarde à se prononcer quant à la prise en charge ou pas de ces problèmes et je suis embettée car je ne sais pas comment cela va se passer pour mon travail à cours terme. Avez-vous un avis ? Un conseil ?
Prothèse totale de la hanche
Suite à une chute dans l’ escalier : fracture de la hanche et mise en place d’une prothèse totale de la hanche. L’assurance après expertise me donne 3 % de taux de dfp. D’après moi ils n’ont pas pris en compte la prothèse totale de la hanche. Sachant que mon contrat dit de confort pour certain poste marche à 1% et d’autres à partir de 10% . D’après ce que j ai pu voir une PTH était de 10%. Pourrais je avoir un avis éclairé ?
Indemnisation chute escalier
J’ai une assurance garantie de la vie suite à une chute dans les escaliers. Date de consolidation il y a un mois et aipp huit pour cent. Souffrances endurées trois et demi sur sept. L’assurance doit nous proposer une indemnisation de combien ?
Accident de la vie
Après une chute dans mes escaliers et avoir vu un médecin expert je viens de recevoir un courrier avec une indemnisation je voudrais savoir si je peux accepter le montant sans regret.
Contestation des conclusions du médecin expert
Suite à une chute dans un escalier où ma tête a cogné violemment contre une porte, je ne peux plus poser ma tête au sol lorsque je m'allonge sur le dos. Le médecin expert missionné a conclu que la cause était mon âge. Ce que je conteste parce que, avant cet accident, j'allais au cours de gym 3 fois par semaine et je pouvais m'allonger sans problème sur le tapis de gymnastique .
MÉDECIN EXPERT suite à une chute dans l'escalier
Chute dans les escaliers, mon assurance m'a indemnisé à 5% pour l'épaule droite "rupture de la coiffe. Rechute toute seule de l'épaule malgré 2 inflations en 6 mois et malgré la balnéothérapie et du kiné. J'ai attendu 1 ans presque pour que l'assurance me re-convoque chez le même médecin expert et la conclusion est "pas d'aggravation". Malgré que L'IRM parle" d'une rupture totale du supra épineux. J'ai fais une demande de la mise en place d'une expertise à l'amiable contradictoire et de nouveau l'assurance va me convoquer chez leur médecin expert en me disant que c'est moi qui doit payer le médecin expert. C'est pour cette raison que je demande de l'aide pour un médecin expert et un avocat.
Rouvrir un dossier chute escalier
Je me permet de vous contacter pour avoir quelques renseignements. Mon fils a été victime d'une chute dans un escalier au collège. Il a été opéré suite à une fracture du radius cubitus. Depuis il souffre à nouveau, nous avons consulté un chirurgien et il a subi des examens radios plus irm et en fin de compte pour apprendre que la consolidation n'avait pas tenue. Le voila a nouveau opéré en février. Ce que je voudrais savoir puis-je faire une demande de réouverture de dossier à qui dois-je en faire la demande car en attendant cela le pénalise pour travailler puisqu'il est toujours en arrêt de maladie.
Assurance sur la vie
J'ai glissé dans les escaliers au mois de novembre, on m'a accompagné aux urgences, ils m'ont diagnostiqué une entorse au genou droit. J'ai donc fait une déclaration auprès de mon assurance sur la vie. L' assurance m'ont demandé tous les documents concernant ce sinistre. J'ai eu un retour négatif. Je n'ai pas été d'accord de leur décision, j'ai demandé à être vu par un expert. Le rendez-vous, je ne l'ai eu qu'au mois de septembre dernier. J'ai été reçu par un médecin. Et depuis plus de nouvelles. J'ai appelé Aujourd'hui à l'assurance, pour voir l'évolution de mon dossier, j'apprends qu'étant donné que je n'étais pas consolidé, il demande à me revoir courant mars. Est-ce vraiment la procédure ? Et aussi je n'ai eu le rapport de l'expert. Que dois-je faire
Question Demande de Conseil pour Indemnisation après une Chute dans un escalier
Suite à une chute dans mon escalier et après une intervention chirurgicale du dos, l'assurance de la vie a demandé une expertise à un médecin. Celui-ci affirme que mes douleurs ne sont pas dues à la chute.
Je suis tombé sur votre site par hasard en cherchant des réponses à mes questions. J'attends vos nouvelles rapidement.
Réponse de l'Avocat:
Je suis désolé de ce qui vous arrive. En tant qu'avocat dans les questions d'indemnisation concernant les accidents de la vie quotidienne, je peux vous apporter quelques éléments de réponse. Voici quelques points clés à considérer pour faire valoir vos droits :
- Contestation de l'expertise médicale : Il est possible de contester les conclusions d'expertise fournies par le médecin de l'assurance. Vous avez le droit de demander une contre-expertise indépendante, réalisée par un médecin conseil de victime e votre choix. L'expertise contradictoire peut être déterminante pour établir le lien entre votre chute et faire valoir votre préjudice.
- Collecte de preuves médicales : Rassemblez les pièces de votre dossier médical en lien avec votre chute et ce qui concerne votre intervention chirurgicale. Les comptes rendus opératoires, les examens d'imagerie, les rapports de suivi post-opératoire et les avis de votre médecin traitant sont essentiels pour constituer un dossier solide.
- Examen du contrat individuelle ou GAV : Analysez les termes de votre Garantie accident de la vie. Il est important de comprendre les garanties prévues et les conditions d'indemnisation. Cela vous permettra de vérifier si l'assureur respecte bien ses engagements contractuels.
- Négociations avec l'assureur : Si l'assurance persiste à nier le lien entre la chute et vos séquelles, une phase de négociation peut être nécessaire. Un avocat familiarisé au domaine peut intervenir au soutien de vos intérêts. Il argumentera votre dossier, négociera avec l'assureur afin que vous receviez une indemnisation juste et équitable.
N'hésitez pas à me contacter afin d'en discuter. Je suis à votre disposition pour vous assister dans cette démarche.
