
Le cabinet vous accueille et vous présente son activité orientée vers l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, d’accidents de la vie et d’erreurs médicales.
❓ Responsabilité automobile sur un terrain privé — qui indemnise, quand la loi Badinter s’applique, quelles preuves ?
1) La loi Badinter s’applique-t-elle sur un terrain privé ?
Peut ne pas s’appliquer : zones strictement privées sans vocation de circulation générale (ex. dépôt ou atelier interne, champ, terrain de cross fermé, chantier isolé). On bascule alors sur le droit commun (articles 1240/1242 C. civ.).
2) Qui indemnise selon les cas ?
• Droit commun (Badinter exclu) : responsabilité du gardien du véhicule (art. 1242) et/ou faute (1240). Possibles co-responsables : propriétaire/gestionnaire du lieu pour défaut d’ouvrage (trou, éclairage, signalisation).
• Véhicule non assuré/inconnu : saisine du FGAO (si obligation d’assurance en cause).
• Événement privé (lotissement, entreprise, syndicat) : RC de l’organisateur/gestionnaire si carence de sécurité ; pensez à votre GAV/prévoyance en parallèle.
3) Quelles preuves réunir et quelles démarches ?
• Déclarez sous 5 jours ouvrés à l’assureur concerné (adverse & le vôtre) ; si copropriété/commerçant, prévenez l’assureur du gestionnaire (défaut d’entretien/ouvrage).
• Exigez la conservation des images (LRAR au syndic/enseigne) ; demandez les autorisations d’accès si nécessaire.
• Si l’assureur conteste Badinter (lieu « privé ») : répliquez avec l’affectation de circulation (parking, voie interne) + attestations d’usage ; en cas de blocage : référé-expertise (urgence) et/ou référé-provision.
4) Comment est calculée l’indemnisation ? (nomenclature Dintilhac)
- Extra-patrimonial : souffrances (0/7), DFT, DFP/AIPP, esthétique, agrément, moral.
- Patrimonial : dépenses de santé actuelles/futures, frais divers (déplacements, aide), aide humaine, PGPA/PGPF, incidence professionnelle, véhicule (réparations/VRAD), objets endommagés.
Nous vous adressons les pièces (CMI, photos, témoins, plan du site, déclarations). Provision sollicitée : [€] (soins, pertes de gains, frais & véhicule). Merci de confirmer l’application de Badinter au regard de l’affectation du lieu.
Essentiel : parking/voie interne = Badinter en principe → RC auto du responsable. Lieu strictement privé sans fonction de circulation = droit commun (gardien du véhicule + défaut d’ouvrage éventuel). Déclarez sous 5 jours, sécurisez images & attestations, demandez une provision, chiffrez poste par poste (Dintilhac).
Responsabilité automobile sur un terrain privé : qui est responsable et comment être indemnisé ?
Un choc entre véhicules dans une cour, sur un parking d’entreprise, une allée privée ou un chemin de propriété pose souvent la question : qui paie et selon quelles règles ? En France, la responsabilité automobile et l’indemnisation des victimes peuvent s’appliquer même hors voie publique.
1) La règle de base
- Tout véhicule terrestre à moteur (VTM) doit être assuré (même s’il ne circule que sur terrain privé).
- En cas de blessure (piéton, passager, autre conducteur), le régime protecteur des accidents de la circulation s’applique en principe dès qu’un VTM est impliqué, sans exiger que le lieu soit ouvert à la circulation publique.
2) Qui est indemnisé en priorité ?
- Victimes non conductrices (piétons, passagers, cyclistes) : droit à indemnisation renforcé, sauf faute inexcusable exclusive.
- Conducteurs blessés : indemnisés selon leur part de faute (vitesse, manœuvre dangereuse, alcool, etc.).
- Mineurs < 16 ans, > 70 ans ou handicapés : protection accrue (faute opposable très limitée).
3) Dommages matériels sur terrain privé
- Les dégâts des véhicules/biens (portail, mur, clôture) relèvent du droit commun et des garanties RC auto ou tous risques.
- Le partage des torts suit les règles de conduite et la jurisprudence (priorités, marche arrière, véhicule en stationnement, sortie d’emplacement).
- Sur un parking privé, on applique souvent les grands principes de prudence : vitesse très réduite, céders le passage implicites, vigilance accrue.
4) Propriété du terrain et gardien du véhicule
- Être chez soi n’exonère pas des règles d’assurance ni de responsabilité.
- Le gardien du véhicule (propriétaire ou conducteur qui en a l’usage/contrôle) répond des dommages causés par celui-ci.
- Si un invité blesse un tiers avec votre voiture, c’est l’assureur du véhicule qui intervient en priorité.
5) Cas fréquents
- Marche arrière dans une allée : présomption de prudence renforcée à la charge du véhicule qui recule.
- Ouverture de portière dans une cour : responsabilité du véhicule à l’arrêt si portière ouverte sans précaution.
- Parking d’immeuble : collision à faible vitesse → partage possible selon trajectoires et visibilité.
- Choc avec portail automatique (défaut) → responsabilité du propriétaire/gestionnaire si défaut d’entretien prouvé.
6) Et si le véhicule n’est pas assuré ?
- L’auteur non assuré reste personnellement responsable (pénal/civil).
- Les victimes corporelles peuvent être prises en charge par un fonds d’indemnisation (puis recours contre l’auteur).
7) Démarches immédiates (terrain privé ou non)
- Remplir un constat amiable (croquis précis du lieu privé, sens de marche, positions, points d’impact).
- Photographier large et de près (marques au sol, obstacles, visibilité, éclairage), récupérer témoignages.
- En cas de blessure : consulter rapidement et obtenir un Certificat Médical Initial (CMI) (avec ITT).
- Déclarer à l’assureur sous 5 jours ouvrés (ou 2 jours en cas de vol/incendie).
8) Indemnisation « poste par poste » (blessures)
- Avant consolidation : souffrances endurées (SE/7), DFT, frais de santé non remboursés, pertes de gains, frais divers (trajets, aide).
- Après consolidation : DFP %, aide humaine, agrément, esthétique, incidence professionnelle, soins futurs.
- Matériel : véhicule, portail, clôture → selon garantie dommages / RC et part de responsabilité.
9) Erreurs fréquentes à éviter
- Penser qu’aucune règle ne s’applique « car c’est privé ».
- Oublier d’assurer un véhicule « qui ne sort jamais » (quad, voiturette, remorque motorisée).
- Signer un constat sans croquis clair ni photos.
- Accepter une offre globale non ventilée (oublis : aide humaine, soins futurs, pertes de gains).
10) Modèles brefs (à adapter)
« Objet : Déclaration d’accident sur terrain privé – [date/lieu]
Description : collision entre [véhicule A] et [véhicule B] dans [cour/parking]. Croquis et photos joints. Témoins : [noms].
Dommages : [corporels/matériels]. Merci d’ouvrir un dossier et d’examiner la prise en charge. »
« Objet : Demande de provision – Blessures suite à collision sur terrain privé
Je sollicite le versement d’une provision au vu des frais immédiats (soins/déplacements/pertes de gains). Pièces : CMI, arrêts, justificatifs, constat et photos. »
Cas pratique
Sortie de garage privé : véhicule A recule sans visibilité suffisante et heurte le piéton B. CMI avec entorse + ITT 12 j. Assurance de A indemnise B poste par poste (SE, DFT, frais) ; pour les dégâts du portail (matériel), partage à 100 % contre A (manœuvre de recul imprudente).
Conclusion
Sur un terrain privé, la responsabilité automobile et l’indemnisation des victimes corporelles restent largement applicables dès qu’un VTM est impliqué. Sécurisez les preuves (constat, croquis, photos, témoins, CMI), déclarez dans les délais et exigez une offre ventilée poste par poste pour les dommages corporels, tout en traitant les dégâts matériels selon les garanties et le partage des torts.
💡 Astuce : sur un parking/cour privée, faites toujours des photos de contexte (angles de vue, panneaux, marquages, obstacles) et mentionnez la manœuvre (marche arrière, sortie d’emplacement) : ce sont les éléments qui tranchent le partage des responsabilités.
Accident sur un terrain privé
Ma compagne a été gravement blessée sur un terrain privé lorsqu'un invité, sous l'effet de l'alcool et de stupéfiants, lui a accidentellement roulé dessus pendant qu'elle se reposait. Cet incident s'est produit récemment, et bien que le chirurgien reste optimiste quant à son rétablissement, je me trouve dans l'incertitude concernant les démarches à suivre. Le conducteur responsable a déjà fait appel à un avocat. Je me demande si je dois contacter notre assurance habitation ou les autorités pour obtenir des conseils sur la manière de procéder.
Réponse de l'avocat :
Je suis sincèrement désolé d'apprendre l'accident tragique dont votre compagne a été victime. Face à cette situation, il est crucial de comprendre vos droits et les démarches à entreprendre pour assurer la protection de vos intérêts. Concernant votre cas, la notion de "responsabilité du fait des choses" s'applique, indiquant que le propriétaire d'un objet (dans ce cas, le véhicule) est responsable des dommages causés par cet objet, même sans faute de sa part. Étant donné que l'incident s'est produit sur un terrain privé et que le conducteur était sous l'influence de substances altérant son jugement, il est primordial de formaliser rapidement une déclaration d'accident. Il est conseillé de contacter immédiatement votre assurance multirisque habitation pour signaler l'incident. Cependant, étant donné la complexité de la situation, notamment la présence d'alcool et de stupéfiants chez le conducteur, il est également essentiel de recueillir un rapport des gendarmes intervenus sur les lieux. En outre, compte tenu que le conducteur a engagé un avocat, il vous serait bénéfique de faire de même. Notre cabinet peut vous représenter et vous assister dans toutes les démarches nécessaires, depuis la gestion des communications avec les assurances jusqu'à la défense de vos droits pour obtenir une indemnisation adéquate pour les préjudices subis par votre compagne. Nous pourrions entamer par une consultation pour discuter plus en détail de l'incident, évaluer les dommages subis et déterminer la meilleure stratégie pour protéger vos droits et ceux de votre compagne. La rapidité d'action est essentielle dans ce contexte pour respecter les délais légaux et assurer une documentation complète de l'accident. Je vous invite à me contacter au plus tôt pour organiser cette rencontre.
