
Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.
❓ Paralysie après péridurale — causes possibles, responsabilités, preuves, indemnisations
1) Quelles sont les causes possibles d’une paralysie après péridurale ?
• Abcès épidural : douleurs dorsales/fièvre ➜ déficit neurologique retardé — nécessite imagerie et drainage/ATB rapides.
• Lésion radiculaire directe (aiguille/cathéter), malposition ou injection intrathécale non souhaitée.
• Toxicité/anomalie de diffusion d’anesthésiques locaux / vasoconstricteurs ; ischémie médullaire exceptionnelle.
• Syndrome de la queue de cheval : anesthésie en selle, faiblesse jambes, rétention/incontinence — urgence diagnostique.
2) Quand la responsabilité peut-elle être engagée ? Et quand activer l’ONIAM ?
• Défaut d’information/consentement : absence d’explication sur risques majeurs & signes d’alerte, documents incomplets.
• Organisation/traçabilité : check-list, double contrôle, traçabilité des lots, alerte obstétricale tardive (maternité).
• Sans faute prouvée : si la paralysie est une affection iatrogène grave (accident médical non fautif) avec anormalité et gravité suffisantes ➜ saisine CCI ; indemnisation par l’ONIAM si avis favorable.
3) Quelles preuves & démarches pour faire valoir vos droits ?
• Imagerie & biologie : IRM/scanner avec horodatages, comptes rendus neuro/ID, hémocultures, CR opératoire si décompression/drainage.
• Symptômes : chronologie précise (début déficit, douleurs, sphinctériens), témoins, SMS/emails, partogramme en maternité.
• LRAR à l’établissement & à l’assureur : demande du dossier intégral (y compris logs et métadonnées), ouverture d’une expertise contradictoire ; si blocage ➜ référé-expertise.
• Parcours CCI → ONIAM (gratuit) en cas d’iatrogénie présumée sans faute prouvée.
Je sollicite la communication intégrale (CPA, consentement, feuille d’anesthésie, surveillance, traçabilité lots, imagerie horodatée) et l’ouverture d’une expertise contradictoire. À défaut : saisine CCI / juge des référés.
4) Comment est indemnisé le dommage ? (Dintilhac, perte de chance, provisions)
• ONIAM (accident médical non fautif grave) : indemnisation intégrale après avis CCI si critères de gravité/anormalité réunis.
• Postes Dintilhac : souffrances, DFP/AIPP, aide humaine (tierce personne), dépenses de santé actuelles/futures, appareillages (fauteuil, orthèses) & renouvellements, aménagement logement/véhicule, PGPA/PGPF, incidence professionnelle, agrément, esthétique, moral.
• Provisions : demander des acomptes immédiats (aide, matériel, pertes de gains). En cas de refus : référé-provision / référé-expertise.
Essentiel : une paralysie après péridurale impose une évaluation en urgence (IRM) pour éliminer hématome/abcès ou queue de cheval. Pour vos droits : réunissez la traçabilité, exigez une expertise, engagez la responsabilité si faute ou la voie CCI→ONIAM en cas d’iatrogénie, et chiffrez selon Dintilhac avec provisions.
Paralysie après péridurale : responsabilités, preuves et indemnisation
Une paralysie (déficit moteur/sensoriel, troubles sphinctériens) survenant après une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie est un événement grave. L’enjeu : documenter la chronologie, identifier une faute (geste, produit, surveillance) ou une affection iatrogène non fautive ouvrant la voie à l’ONIAM, puis chiffrer l’indemnisation poste par poste.
1) Mécanismes et signaux d’alerte
- Hématome périmédullaire (risque accru sous anticoagulants/antiagrégants) : douleur rachidienne aiguë + déficit neurologique rapidement progressif.
- Abcès épidural : fièvre, rachialgies, déficit retardé (jours/semaines).
- Lésion directe (aiguille/cathéter) ou toxicité locale du produit.
- Ischémie médullaire (hypotension prolongée, vasoconstricteurs).
- Syndrome de la queue de cheval après hyperdosage/erreur de site.
- Signes d’alerte à tracer : douleurs intenses, engourdissements, faiblesse, troubles urinaires/fécaux, fièvre, céphalées atypiques.
2) Quand la responsabilité peut-elle être engagée ?
- Faute technique : non-respect des protocoles (asepsie, site/repère, tests d’aspiration), gestion inadéquate d’un paresthésie choc, absence d’échoguidage si requis par pratique.
- Erreur médicamenteuse : dose/produit inadapté, mélange contre-indiqué, absence d’étiquetage clair.
- Défaut de surveillance : non-reconnaissance d’un déficit inaugural, retard d’IRM neurochirurgicale/décompression.
- Information/consentement insuffisant (risques, alternatives, conduite à tenir en cas de symptômes).
- Organisation : chaîne d’alerte lente, indisponibilité d’imagerie/équipe, check-lists non suivies.
3) Et si aucune faute n’est prouvée ? (ONIAM – affection iatrogène)
Sans faute établie, l’événement peut relever d’un accident médical non fautif indemnisable par l’ONIAM (via la CCI) si :
- Imputabilité au soin (péridurale/rachianesthésie) démontrée,
- Anormalité des conséquences au regard de l’état antérieur et de l’évolution attendue,
- Gravité suffisante : DFP ≥ 24 %, ITT ≥ 6 mois (sur 12), inaptitude majeure, ou décès.
4) Preuves indispensables (clé du succès)
- Dossier anesthésique intégral : consultation pré-anesthésique, feuille d’anesthésie horodatée, produits/doses/numéros de lots, paramètres (TA, FC, SpO₂), incidents.
- Traçabilité du cathéter : pose, tests, débits, retrait, pansements, asepsie.
- Imagerie/biologie : IRM/scan, hémostase (si anticoagulants), hémocultures en cas de fièvre.
- Feuilles de surveillance SSPI/suite de couches/USC : scores moteurs/sensitifs, douleur, diurèse.
- Chronologie des symptômes et des décisions (appel, examen, imagerie, chirurgie).
- Pièces économiques : arrêts, pertes de gains, aide humaine, devis soins futurs (rééducation, matériel, aménagement).
5) Démarches (pas à pas)
- Demander le dossier médical complet (établissement, anesthésie, obstétrique/chirurgie, radiologie) par LRAR.
- Déclarer l’événement indésirable grave (établissement/ARS) et, si médicament en cause, pharmacovigilance.
- Saisir la CCI pour expertise (faute ou aléa) et ouverture possible de l’ONIAM.
- Référé-expertise judiciaire si besoin (urgence à analyser un retard de décompression ou une erreur de produit).
- Chiffrer les préjudices selon la nomenclature Dintilhac et négocier avec assureurs/ONIAM ; action au fond si offre insuffisante.
6) Indemnisation : quels postes ?
Évaluation poste par poste (et proportionnelle en cas de perte de chance) :
- Patrimoniaux : frais de santé actuels/futurs, appareillages, aide humaine, aménagement domicile/véhicule, pertes de gains, incidence professionnelle, soins futurs, frais de transport.
- Extra-patrimoniaux : souffrances endurées (SE/7), DFT, DFP, préjudice esthétique, d’agrément, sexuel, d’établissement ; préjudices des proches en cas de handicap grave/décès.
7) Exemple concret
Péridurale obstétricale chez patiente sous antiagrégant non signalé. Après l’accouchement : douleur lombaire aiguë puis déficit moteur progressif. IRM à H + 10 h : hématome épidural compressif. Décompression chirurgicale tardive → séquelles motrices (DFP 35 %). Expertise : défaut d’évaluation des risques hémorragiques et retard d’imagerie. Indemnisation (assureur) + soins futurs, aide humaine, aménagements, pertes de gains.
8) Modèles très courts (à copier/coller)
« Objet : Demande de communication intégrale du dossier – Paralysie post-péridurale
Merci de transmettre : consultation pré-anesthésique, feuille d’anesthésie (horodatée), traçabilité du cathéter, produits/doses/numéros de lots, feuilles de surveillance, comptes rendus (obstétrique/chirurgie), imagerie (CD + CR), biologie/hémostase. »
« Objet : Saisine CCI – Paralysie après péridurale
Je sollicite une expertise indépendante afin d’évaluer les responsabilités (faute ou aléa), la chronologie des soins (symptômes → imagerie → geste), et de chiffrer mes préjudices.
Pièces jointes : dossier anesthésique, imagerie, bilans, CMI, justificatifs économiques. »
9) Check-list express
- ☐ Dossier anesthésie/obstétrique complet ☐ Produits + numéros de lots
- ☐ Chronologie horodatée symptômes/alertes/imagerie ☐ IRM/scan (CD)
- ☐ Feuilles de surveillance SSPI/étage ☐ Biologie/hémostase
- ☐ CMI + rééducation ☐ Pièces économiques + devis soins futurs
- ☐ Saisine CCI (ONIAM si iatrogénie grave) ☐ Référé-expertise si urgence
10) Le rôle de Maître Morin
- Audit technique du dossier (anesthésie/neuro-rachis), comparaison aux protocoles.
- Stratégie (faute, perte de chance, ONIAM), saisine CCI/référé-expertise.
- Chiffrage poste par poste, négociation avec assureurs/ONIAM, action en justice si besoin.
Conclusion
Après une paralysie post-péridurale, fixez immédiatement la chronologie, récupérez le dossier intégral et sollicitez une expertise ciblée. Faute avérée ou affection iatrogène : une procédure bien conduite permet d’obtenir une réparation intégrale de vos préjudices.
💡 Paralysie après péridurale ? Contactez Maître Morin pour cadrer l’expertise, activer l’ONIAM si nécessaire et maximiser votre indemnisation.
Conséquences péridurale
Je vous contacte suite à des complications survenues lors de mon accouchement, où plusieurs tentatives ont été nécessaires pour la pose d'une péridurale, suivies d'une césarienne d'urgence. Depuis cet événement, je souffre d'une paralysie partielle affectant mon mollet et mon pied gauche, ayant entraîné une perte de mobilité pendant plusieurs mois. Même après une année, ma récupération n'est que partielle, atteignant à peine 70% de mes capacités antérieures. J'endure des douleurs constantes à la jambe et au dos, aggravées par une démarche anormale. En outre, j'ai subi une réaction apparente à une surdose d'anesthésiant, manifestée par des saignements, une baisse de tension, des brûlures au visage et des démangeaisons durant plusieurs jours après l'accouchement. Cette situation a eu un impact dévastateur sur ma santé psychologique, me laissant dans un état de déprime persistant en raison de ma mobilité réduite. Pouvez-vous m'indiquer quel recours je peux avoir et comment évaluer le préjudice subi ?
Réponse de l'avocat :
Je vous présente tout d'abord mes sincères condoléances pour les épreuves physiques et psychologiques que vous avez endurées suite à votre accouchement. Les complications que vous décrivez, notamment la paralysie partielle résultant de l'anesthésie péridurale, constituent des préjudices graves qui méritent une attention et une évaluation minutieuses pour envisager une indemnisation adéquate. Dans des cas tels que le vôtre, la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CCI), plus connue sous le nom de CRCI, peut offrir un cadre pour obtenir réparation sans passer par un long processus judiciaire. La CRCI évalue les dossiers de préjudice médical pour déterminer si les victimes peuvent prétendre à une indemnisation par les assureurs des professionnels ou établissements de santé concernés. Il est crucial de rassembler tous les éléments de preuve médicale relatifs à vos complications post-opératoires, ainsi que toute documentation attestant de l'impact de ces complications sur votre qualité de vie et votre bien-être psychologique. Ces documents sont essentiels pour appuyer votre demande d'indemnisation. L'évaluation de votre préjudice sur une échelle de 1 à 7, comme vous l'avez demandé, n'est pas une méthode standardisée dans le cadre des procédures d'indemnisation médicale. L'indemnisation est plutôt basée sur une évaluation globale des préjudices subis, tant sur le plan physique que psychologique, et tient compte des répercussions sur votre vie quotidienne, professionnelle et personnelle. En tant qu'avocat dans le droit de la santé, je peux vous accompagner dans la constitution de votre dossier pour la CRCI, et m'assurer que tous les aspects de votre préjudice sont correctement documentés et représentés, et vous aider à naviguer dans le processus d'indemnisation. N'hésitez pas à me contacter pour discuter plus en détail de votre situation et explorer les meilleures voies de recours pour défendre vos droits.
