Porter plainte contre un médecin

 

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Porter plainte contre un médecin — pénal, disciplinaire, indemnisation : qui saisir et comment ?

Plainte pénaleOrdre des médecins CCI → ONIAMAssureur RCP Dossier médicalRéféré-expertise
1) Pénal, disciplinaire, civil/administratif : quelle voie choisir ?
Pénal (plainte) : pour des infractions (blessures/homicide involontaires, mise en danger, non-assistance, violation du secret, faux…). Objectif : sanction + éventuelle réparation via partie civile.
Disciplinaire (Ordre des médecins) : manquements déontologiques (information/consentement, confraternité, probité, tenue du dossier…). Sanction possible (avertissement → radiation).
Indemnisation :
– Établissement privé/libéral : action contre l’assureur RCP devant le tribunal judiciaire (dommages-intérêts).
– Établissement public : réclamation préalable puis tribunal administratif.
CCI → ONIAM (gratuit) : en cas d’accident médical non fautif grave (aléa) ou certaines nosocomiales ; organise une expertise et oriente (RCP/ONIAM).
Astuce : ces voies peuvent être parallèles (ex. CCI pour expertise + plainte pénale + mise en cause RCP).
2) Comment porter plainte pénalement (où, délais, formes) ?
: au commissariat/gendarmerie (PV) ou par courrier au Procureur de la République du lieu des faits. Possibilité de plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges si classement sans suite.
Délais (prescription générale) : en principe 3 ans pour délits (blessures involontaires…) ; 6 ans pour certains délits aggravés ; homicide involontaire : 6 ans. (Vérifier cas particuliers).
Contenu : identité, faits datés et décrits, préjudices, qualification pénale supposée, liste des pièces jointes, demande d’enquête et d’expertise.
Partie civile : permet d’obtenir la réparation dans la procédure pénale et de demander une provision.
Modèle — Plainte simple (extrait) Objet : Plainte contre Dr [Nom] – blessures involontaires
Je dépose plainte pour des faits survenus le [date] au [établissement] lors de [acte]. Faits, conséquences et pièces jointes (dossier médical L1111-7 CSP, chronologie, CMI, témoignages…). Je sollicite enquête, expertise et indemnisation au pénal.
3) Quelles preuves joindre pour étayer la plainte ?
Dossier médical intégral (art. L1111-7 CSP) : CR consultations/opératoires, prescriptions & doses, feuilles de surveillance, tracés (monitoring), imageries DICOM, consentements, check-lists, appels/rappels.
Chronologie heure par heure des symptômes, décisions, actes, complications ; photos/vidéos ; témoignages écrits.
Justificatifs : CMI, arrêts, revenus, factures/frais, aide humaine ; si produit/DM : pharmaco/matériovigilance (réf., lot, n° série).
• En cas de décès : certificats, CR de réanimation, prélèvements ; envisager autopsie médico-légale via le parquet si cause incertaine.
Références : joindre recommandations (HAS/sociétés savantes) et protocoles internes montrant l’écart aux règles de l’art.
4) Articulation avec l’indemnisation (RCP/CCI/ONIAM) et modèles utiles
Indemnisation civile/administrative : assureur RCP (privé) ou établissement public (réclamation préalable). Possible référé-expertise/provision pour figer les preuves et obtenir une avance.
CCI → ONIAM : si non fautif grave (aléa) ou nosocomiale selon critères ; expertise contradictoire gratuite, orientation vers RCP/ONIAM.
Disciplinaire (Ordre) : possible en parallèle (déontologie).

Modèle — Mise en cause RCP (extrait) Objet : Mise en cause – Prise en charge du [date] – Demande de provision
Je vous mets en cause pour manquements [diagnostic/surveillance/information…]. Sont joints : dossier médical intégral, chronologie et chiffrage Dintilhac provisoire. Je sollicite une provision de [€] sous 15 jours, à défaut référé.
Modèle — Saisine Ordre (extrait) Je saisis le Conseil départemental de l’Ordre des médecins à l’encontre du Dr [Nom] pour manquements déontologiques (art. R.4127-… CSP). Faits datés, pièces (dossier, consentements, témoignages) et demande de conciliation puis poursuites disciplinaires.

Essentiel : la plainte pénale vise la faute pénale (sanction), l’Ordre la déontologie (discipline) et la RCP/CCI–ONIAM l’indemnisation. Rassemblez un dossier complet, fixez une chronologie, et demandez si besoin une provision rapide.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Porter plainte contre un médecin : quelles voies, quelles preuves, et comment préserver votre indemnisation ?

Si vous estimez avoir été victime d’une faute médicale (retard de diagnostic, geste inadapté, défaut d’information, comportement déontologique), vous disposez de plusieurs voies : pénale, civile/administrative, ordinale (Ordre des médecins) et/ou indemnitaire (commission spécialisée). Voici la stratégie pour agir efficacement sans compromettre votre indemnisation.

1) Les 4 voies possibles (complémentaires)

  • Pénale : plainte au parquet/commissariat pour infractions (blessures involontaires, mise en danger…). Objectif : sanction. Peut déclencher une enquête.
  • Civile/administrative : action en réparation des dommages (contre la clinique/médecin libéral ou l’hôpital). Objectif : indemnisation.
  • Ordinale (Conseil de l’Ordre) : plainte déontologique contre le praticien (avertissement, blâme…). Objectif : discipline.
  • Commission d’indemnisation : expertise gratuite et amiable en cas de faute, aléa thérapeutique grave ou infection nosocomiale. Objectif : indemnisation rapide.

2) Quelle voie choisir selon votre but ?

  • Être indemnisé vite → privilégier commission d’indemnisation ou référé-expertise au tribunal.
  • Sanctionner un comportementOrdre et/ou pénal.
  • Dossier complexe (décès, séquelles graves) → cumuler expertise judiciaire + éventuellement pénal.

3) Préservez d’abord la preuve médicale

  • Demandez par écrit la copie intégrale du dossier médical (consultations, imagerie, bloc/anesthésie, prescriptions, surveillances, traçabilité, comptes rendus, données natives).
  • Faites établir un certificat médical initial (CMI) décrivant vos lésions et l’ITT.
  • Tenez une chronologie horodatée (symptômes, consultations, examens, décisions, appels).
  • Rassemblez frais, arrêts, pertes de revenus, devis de soins futurs, témoignages.

4) Délais & prescription (repères)

  • Action indemnitaire médicale : délai spécifique courant à compter de la consolidation du dommage.
  • Pénal : délais variables selon l’infraction (agir tôt reste préférable).
  • Ordinal : déposer sans tarder pour conserver les éléments (dossiers, témoins).

5) Étapes si vous choisissez la voie pénale

  • Déposer une plainte (commissariat/parquet) avec pièces médicales et chronologie.
  • Éviter les termes accusatoires non étayés : factuel et documenté (dates, faits, documents).
  • Suivre la procédure (classement, enquête, expertises pénales possibles). L’indemnisation peut être demandée via la constitution de partie civile.

6) Étapes pour l’indemnisation (civile/administrative ou commission)

  • Solliciter une expertise : amiable contradictoire, référé-expertise judiciaire, ou commission d’indemnisation.
  • Se faire assister d’un médecin-conseil de victimes et d’un avocat en dommage corporel.
  • Demander des provisions (avances) en cours de soins/arrêts.

7) Ce que l’expert analysera

  • Conformité des soins aux recommandations et délais (diagnostic, imagerie, transfert, antibiotiques, surveillance).
  • Information/consentement (risques, alternatives, traçabilité écrite).
  • Lien de causalité (direct) ou perte de chance (si la faute a diminué les chances d’éviter le dommage).

8) Indemnisation : méthode « poste par poste »

  • Avant consolidation : souffrances endurées (SE/7), déficit fonctionnel temporaire (DFT), frais non remboursés, pertes de gains, frais divers (trajets, aide).
  • Après consolidation : déficit fonctionnel permanent (DFP % ), aide humaine, agrément, esthétique, incidence professionnelle, soins futurs.
  • Proches : préjudice d’affection en cas de décès, retentissements spécifiques.

9) Erreurs fréquentes à éviter

  • Porter plainte avant d’avoir récupéré le dossier intégral.
  • Aller en expertise sans médecin-conseil de victimes.
  • Accepter une offre globale non ventilée (oubli d’aide humaine et de soins futurs).
  • Confondre objectif sanction (pénal/Ordre) et objectif indemnisation (civil/commission).

10) Modèles brefs de courriers

« Objet : Plainte – Suspicion de faute médicale
Je soussigné(e) [Nom, Prénom], expose : [chronologie factuelle avec dates].
Conséquences : [lésions, arrêts, soins].
Pièces jointes : dossier médical (extraits), CMI, examens, attestations. Je sollicite l’ouverture d’une enquête et une expertise. »

« Objet : Saisine pour expertise – Réparation du dommage corporel
Faits : [chronologie].
Je sollicite la désignation d’un expert (spécialités : …) avec mission sur : conformité des soins, information/consentement, lien causal/perte de chance, et évaluation poste par poste de mes préjudices (SE, DFT, DFP, aide, pertes, soins futurs). »

Cas pratique

Retard de diagnostic d’appendicite → péritonite. Dossier intégral obtenu (urgences, imagerie, biologie), chronologie précise. Référé-expertise judiciaire : manquements (réévaluation tardive). Provisions versées. Offre finale poste par poste : SE 3/7, DFT 30 j, DFP 3 %, pertes de gains, soins futurs. Parallèlement, plainte à l’Ordre pour défaut d’information.

Conclusion

« Porter plainte contre un médecin » n’exclut pas une indemnisation rapide. Récupérez tout votre dossier médical, bâtissez une chronologie, faites-vous assister (médecin-conseil + avocat), déclenchez une expertise et demandez des provisions. Choisissez la voie (ou le cumul) qui sert votre objectif : sanction, réparation… ou les deux.

💡 Astuce : avant toute plainte, exigez les données natives (monitorage, tracés, blocs opératoires, logs) et mettez vos pièces dans un classement numéroté : c’est la clé d’une expertise réussie.

Liste des questions concernant le dépôt de plainte contre un médecin

Rappel

Porter plainte contre un hôpital implique généralement des accusations de négligence médicale ou de faute professionnelle. Voici les points essentiels à considérer :
Identification de la faute : Il faut démontrer que l’hôpital ou le personnel médical n’a pas respecté les normes de soins attendues, ce qui a causé un préjudice au patient.
Rassembler des preuves : Il est crucial de collecter tous les documents médicaux, témoignages et éventuelles expertises médicales qui attestent de la faute et du lien de causalité entre cette faute et le préjudice subi.
Voies de recours :
Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CCI) : Pour une résolution amiable et une indemnisation sans procès.
Action judiciaire : Au civil pour obtenir réparation des dommages ou au pénal si les actions du personnel sont jugées criminelles.
Consultation juridique : Il est conseillé de consulter un avocat en droit de la santé pour évaluer le cas, préparer la plainte et représenter le patient tout au long du processus judiciaire.
Ppour les cas les plus graves de négligence ou de fautes médicales, il est aussi possible de porter plainte au pénal. Voici un rappel sur cet aspect :
Fautes pénales : Si la faute médicale est jugée suffisamment grave, par exemple en cas de mise en danger délibérée de la vie d'un patient ou de blessures involontaires graves, elle peut être considérée comme un délit pénal.
Dépôt de plainte : La plainte peut être déposée directement auprès du procureur de la République ou d'une gendarmerie/police. Elle vise à engager des poursuites judiciaires contre le personnel médical ou l'hôpital concerné.
Enquête : Suite à la plainte, une enquête pénale peut être ouverte pour déterminer la responsabilité des actes commis et leur impact.
Conséquences : Si la culpabilité est établie, les peines peuvent inclure des amendes, des peines de prison, et/ou des interdictions d'exercer.
Porter plainte au pénal est une démarche sérieuse qui nécessite des preuves solides et peut avoir des conséquences importantes pour toutes les parties impliquées. Il est essentiel de se faire accompagner par un avocat pour naviguer dans les complexités du droit pénal et médical.

Plainte contre hôpital

Exemples de question sur le sujet de porter plainte contre un médecin

Porter plainte

Je cherche des informations sur la manière de porter plainte contre un médecin hospitalier. Ce dernier a pris une décision thérapeutique sans informer ma mère, son médecin traitant, ni moi-même en tant que sa fille et représentante. Cette décision a entraîné une urgence vitale pour ma mère, dont l’issue reste incertaine, et elle est actuellement en soins intensifs dans un état très dégradé. Je vous remercie par avance pour vos conseils et votre assistance.

Réponse de l'avocat :

Je suis sincèrement désolé d'apprendre la situation délicate et douloureuse que votre mère et vous-même traversez. Face à ce que vous décrivez comme une possible erreur médicale avec de graves conséquences pour votre mère, il est essentiel d'agir rapidement pour protéger ses droits et envisager une réparation.

  1. Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CRCI) : Avant de penser à une action judiciaire, il pourrait être judicieux de saisir la CRCI. Cette commission aide les victimes d'erreurs médicales à obtenir une indemnisation sans avoir à engager de procédure judiciaire coûteuse. La CRCI évalue le dossier et peut proposer une indemnisation si l'erreur médicale est confirmée.
  2. Dépôt de plainte : Parallèlement, vous pouvez déposer une plainte contre le médecin concerné auprès de l'Ordre des médecins ou directement auprès du procureur de la République si vous souhaitez engager des poursuites pénales.
  3. Gathering Evidence : Il est crucial de rassembler tous les documents médicaux pertinents, les témoignages et tout autre élément pouvant étayer l'affirmation selon laquelle l'erreur médicale a causé du tort à votre mère. Un expert médical indépendant pourrait être nécessaire pour évaluer le cas et fournir un rapport détaillé.
  4. Représentation légale : En tant qu'avocat dans les erreurs médicales, je peux vous offrir une assistance pour naviguer dans ces processus. Nous pouvons organiser une première consultation gratuite pour discuter des détails de l'affaire, examiner les documents médicaux, et décider des meilleures démarches à suivre.
  5. Prochaines étapes : Après notre consultation, si vous décidez de procéder, je préparerai et soumettrai les demandes nécessaires à la CRCI et coordonnerai avec les experts médicaux pour solidifier le dossier de votre mère.