Chirurgie hémorroïde ratée

Sommaire

    Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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    Chirurgie des hémorroïdes “ratée” — que faire, qui indemnise, comment prouver ?

    HémorroïdectomieHémorroïdopexie (stapler) Ligature/THDComplications Faute vs aléaCCI / ONIAM Assureur RCPDintilhac
    1) Quand parle-t-on de chirurgie “ratée” ? (signes & complications à documenter)
    Complications possibles (à faire constater) :
    Douleurs intenses et prolongées anormales, saignements importants/récidivants, infection ou abcès, rétention urinaire, sténose anale (rétrécissement), fissure post-op., incontinence (gaz/selles), troubles sexuels, récidive rapide des symptômes.
    Mauvaise indication / geste non adapté au stade (ex. technique “stapler” hors indication), défaut d’information sur les risques/alternatives, suivi post-op insuffisant, prise en charge de la douleur inadaptée.
    Important : une complication peut être un aléa (sans faute) si les règles de l’art ont été respectées ; mais des manquements (indication/technique/surveillance/consentement) relèvent d’une faute.
    2) Que faire immédiatement ? (soins & preuves)
    • Reconsultez le service ou urgences si douleur majeure, fièvre, saignement, rétention urinaire, écoulement purulent.
    • Demandez le dossier médical intégral (L1111-7 CSP) : CR opératoire, type de technique (Milligan-Morgan/Ferguson, stapler, THD/ligatures), photos/vidéos si disponibles, anesthésie, prescriptions (antalgiques/AB/soins locaux), consentement signé, compte-rendus de suivi et appels post-op.
    • Faites constater les séquelles : examen proctologique, anuscopie, manométrie ano-rectale, écho endo-anale (sphincters), bilan infectieux ; gardez photos, pansements, ordonnances, arrêts de travail.
    • Rédigez une chronologie (dates/heures : symptômes → gestes → complications).
    Astuce : exigez la conservation des données (photos blocs, traçabilités, check-lists). En cas d’implant/stapler : notez marque/modèle/lot.
    3) Qui indemnise et quelles démarches ? (faute / aléa / produit)
    Faute (indication erronée, technique inadaptée, défaut d’hémostase/asepsie, défaut d’info/consentement, suivi insuffisant) ➜ assureur RCP du chirurgien/établissement (privé : tribunal judiciaire ; public : réclamation préalable puis tribunal administratif).
    Accident non fautif grave (aléa) ➜ ONIAM via la CCI (procédure gratuite avec expertise) si conséquences anormales et graves au regard de l’état antérieur/évolution attendue.
    Produit/dispositif défectueux (agrafeuse/stapler, fils, matériel) ➜ producteur (responsabilité produits défectueux), cumul possible avec RCP si faute distincte.

    Par où commencer ? Saisissez la CCI pour obtenir une expertise et un avis (RCP/ONIAM). En parallèle, mise en cause RCP avec demande de provision si besoin financier immédiat.
    4) Comment chiffrer l’indemnisation ? (nomenclature Dintilhac)
    Poste par poste après expertise :
    Extra-patrimonial : souffrances (0/7), DFT, DFP/AIPP, préjudice esthétique (cicatrices), agrément (sport), moral (douleurs/anxiété/intimité).
    Patrimonial : dépenses de santé actuelles & futures (soins locaux, dilatations, kiné périnéale, rééducation sphinctérienne, réintervention), frais divers (déplacements, aide), aide humaine, PGPA/PGPF, incidence pro.
    Spécifiques : protections/soins prolongés en cas d’incontinence, pertes de revenus du conjoint aidant, atteinte à la vie sexuelle/affective.

    Modèle — Mise en cause RCP (extrait) Objet : Mise en cause – Chirurgie hémorroïdaire du [date] – Demande de provision
    Je vous mets en cause pour les dommages consécutifs à l’intervention du [date] au [établissement] (complications : …). Sont joints : dossier médical intégral, examens proctologiques, chronologie et chiffrage provisoire (Dintilhac). Je sollicite une provision de [€] sous 15 jours, à défaut référé-expertise/provision.
    Modèle — Saisine CCI (extrait) Je sollicite une expertise concernant des suites anormales après chirurgie hémorroïdaire du [date]. Je demande l’orientation vers l’assureur RCP en cas de faute, ou vers l’ONIAM en cas d’aléa grave ; merci d’examiner une provision.

    Essentiel : faites constater les séquelles, récupérez le dossier complet, documentez l’indication et la technique. Faute ➜ assureur RCP ; aléa graveONIAM via CCI ; dispositif ➜ producteur. Chiffrez Dintilhac et demandez une provision si besoin.

    Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

    Chirurgie des hémorroïdes « ratée » : reconnaître l’échec, prouver la faute (ou l’aléa) et se faire indemniser

    Après hémorroïdectomie (ex. Milligan-Morgan/Ferguson), agrafage circulaire (« PPH/Longo »), ligatures/HAL-RAR/THD, il peut survenir des complications ou une inefficacité. Tout échec n’est pas une faute, mais une indemnisation est possible en cas de manquement aux règles de l’art, d’infection nosocomiale ou d’aléa thérapeutique grave.

    1) Quand parle-t-on d’échec ?

    • Symptômes persistants ou récidive précoce : saignements, prolapsus, crises douloureuses.
    • Douleurs disproportionnées ou prolongées, résistantes aux antalgiques.
    • Complications fonctionnelles : sténose anale/rectale, incontinence (gaz/selles), fissure post-opératoire, fistule.
    • Complications aiguës : hémorragie, rétention urinaire, abcès, fièvre/infection.

    2) Complications typiques (selon la technique)

    • Hémorroïdectomie : douleur intense, saignement précoce/tardif, sténose (exérèse circulaire excessive), fissure anale, atteinte sphinctérienne → incontinence.
    • Agrafage circulaire (PPH) : douleurs pelviennes, saignement, sténose rectale, exceptionnellement perforation.
    • Ligation/HAL-RAR/THD : douleurs, saignement, inefficacité/récidive si indication imparfaite.
    • Infection (nosocomiale possible) : abcès, fièvre, suppuration.

    3) Faute médicale, aléa ou infection ?

    • Faute : indication disproportionnée (absence d’essai conservateur), geste non conforme (exérèse circulaire, lésion sphinctérienne), mauvaise hémostase/asepsie, défaut d’information (risques/alternatives), défaut de suivi (douleurs/fièvre ignorées).
    • Aléa thérapeutique : complication anormale et grave malgré des soins conformes → possible indemnisation par un organisme dédié (selon seuils de gravité).
    • Infection nosocomiale : présomption de responsabilité de l’établissement, sauf cause étrangère.

    4) Preuves à réunir rapidement

    • Dossier médical intégral : compte rendu opératoire (technique, nombre de paquets réséqués/ligaturés, hémostase), photos/schéma opératoire si faits, anesthésie, feuilles de douleur, ordonnances, CR de ré-intervention s’il y en a.
    • Examens de contrôle : anuscopie/rectoscopie, échographie endo-anale (sphincter), manométrie (fonction), imagerie si complication.
    • Chronologie précise (jours/heure) des douleurs, saignements, fièvre, appels/réponses du service.
    • Économie : arrêts de travail, pertes de revenus, achats médicaux, aide par tiers.

    5) Démarches à suivre

    • Consulter (ou second avis proctologique) et faire établir un CMI (certificat médical initial).
    • Demander par écrit la copie intégrale du dossier (opératoire, anesthésie, soins, bactériologie, traçabilité DM/désinfection).
    • Engager une expertise : amiable contradictoire, référé-expertise judiciaire, ou saisine d’une commission d’indemnisation.
    • Être assisté d’un médecin-conseil de victimes (proctologie) et d’un avocat en dommage corporel.
    • Demander des provisions (avances) si soins/arrêts importants.

    6) Ce que l’expert regarde

    • Indication : stade hémorroïdaire, essais conservateurs (cryo, ligatures, THD) envisagés/non.
    • Technique : respect des plans, exérèse non circulaire, hémostase, protection sphinctérienne.
    • Information/consentement écrit (douleur, sténose, incontinence possibles, alternatives).
    • Suivi : antalgiques adaptés, consignes, prise en charge d’une fièvre/douleur inhabituelle.

    7) Indemnisation : méthode « poste par poste »

    • Avant consolidation : souffrances endurées (SE/7), déficit fonctionnel temporaire (DFT), frais non remboursés, pertes de gains, frais divers (trajets, protections, aide).
    • Après consolidation : déficit fonctionnel permanent (DFP % ), préjudice d’agrément (sport/vie intime), préjudice esthétique (marisques/cicatrices), préjudice sexuel, incidence professionnelle, aide humaine, soins futurs (dilatations, rééducation périnéale, chirurgie réparatrice, suivi douleur).
    • Perte de chance : si une mauvaise indication a conduit à des séquelles évitables, les postes peuvent être pondérés (pourcentage fixé par l’expert).

    8) Prise en charge des séquelles (piste thérapeutique)

    • Douleur : escalade antalgique, prise en charge douleur chronique/neuropathique.
    • Sténose : dilatations progressives, plastie anale si échec.
    • Incontinence : rééducation périnéale/biofeedback, traitement des diarrhées, réparation sphinctérienne/neuromodulation selon cas.
    • Fissure : topiques, toxine botulinique, geste ciblé si besoin.
    • Ces éléments sont informatifs : suivez les avis de vos soignants.

    9) Erreurs fréquentes à éviter

    • Attendre pour demander le dossier (perte d’éléments clés).
    • Aller en expertise sans médecin-conseil.
    • Accepter une offre globale non ventilée (oubli d’aide humaine, de soins futurs, de l’incidence pro).
    • Ne pas documenter la douleur (échelles quotidiennes), les fuites (carnet), la fonction (score Wexner si proposé).

    10) Modèles brefs

    « Objet : Demande de communication intégrale du dossier – Chirurgie hémorroïdaire du [date].
    Merci de transmettre : CR opératoire détaillé (technique, gestes, hémostase), feuille d’anesthésie, soins/analgésie, bactériologie/antibiothérapie, traçabilité désinfection et dispositifs, CR de consultations postop, éventuelles ré-interventions, imagerie/examens. »

    « Objet : Référé-expertise – Complications après chirurgie hémorroïdaire.
    Faits : [chronologie symptômes/soins]. Préjudices : [SE/DFT/DFP, pertes, aide, soins futurs].
    Missions sollicitées : indication, conformité technique (exérèse non circulaire, respect sphincters), information/consentement, prise en charge postop, analyse des séquelles (sténose, incontinence, douleur), évaluation poste par poste. »

    Cas pratique

    Hémorroïdectomie pour stade III. Suites : douleurs majeures, saignements tardifs, sténose à 6 semaines (anuscopie). Dossier : exérèse quasi-circulaire, antalgiques insuffisants, retards de prise en charge. Expertise : manquements (technique + suivi). Indemnisation : SE 4/7, DFT 35 j, DFP 8 %, incidence pro (arrêt prolongé), soins futurs (dilatations/plastie), aide humaine 1 h/j × 20 j. Provisions obtenues.

    Conclusion

    En cas de chirurgie hémorroïdaire ratée, sécurisez les soins, récupérez le dossier complet, saisissez une expertise contradictoire avec un médecin-conseil, puis réclamez une indemnisation poste par poste (y compris aide humaine et soins futurs). Beaucoup de dossiers se gagnent sur la traçabilité (indication, geste, suivi) et la chronologie détaillée des symptômes.

    💡 Astuce : tenez un carnet quotidien (douleur, saignements, selles, fuites, médicaments) + conservez toutes les ordonnances et photos : c’est précieux à l’expertise.

    Chirurgie hémorroïde ratée : quel recours ? Alain M

    Résumé de la réponse à la question

    1. Identification de la cause : Discerner si l'échec est dû à une faute médicale ou à un aléa thérapeutique.
    2. Consultation médicale complémentaire : Avoir un avis médical pour évaluer les conséquences et envisager des soins supplémentaires.
    3. Démarches juridiques et administratives : Engager des procédures en cas de faute médicale et se renseigner sur l'indemnisation par la solidarité nationale en cas d'aléa thérapeutique.
    4. Types d'indemnisation : Explorer les indemnisations en cas de faute et celles dues à la solidarité nationale pour les aléas thérapeutiques.
    5. Délais et procédures : Comprendre les étapes et les délais pour chaque type de recours.
    Avis personnel : la solution de départ la mieux est de passer par la CRCI.

    La chirurgie des hémorroïdes, bien que généralement sûre, peut parfois aboutir à des résultats insatisfaisants. Cela peut être dû à une erreur médicale ou à un aléa thérapeutique. Il est important de connaître les différents recours et indemnisation possibles dans ces situations.

    Identification de la Cause

    Il est crucial de déterminer si l'échec résulte d'une faute médicale ou d'un aléa thérapeutique, ce dernier étant un risque imprévisible malgré une prise en charge conforme aux normes de soins.

    Consultation Médicale Complémentaire

    Un avis médical est recommandé pour évaluer les conséquences de la chirurgie et envisager des traitements correctifs.

    Démarches Juridiques et Administratives

    En cas de faute médicale, il est conseillé de se rapprocher d'un avocat. Pour un aléa thérapeutique, des démarches auprès des organismes de santé pour une indemnisation par la solidarité nationale sont nécessaires. Un recours auprès de la CRCI est toujours possible.

    Types d'Indemnisation

    L'indemnisation dépend de la nature du problème : en cas de faute médicale, elle inclut les dommages physiques, moraux et financiers. Pour un aléa thérapeutique, la solidarité nationale peut offrir une indemnisation sans nécessité de prouver une faute. Le principe sera la réparation intégrale du préjudice.

    Délais et Procédures

    Les délais varient selon le type de recours. En cas de faute médicale, les procédures judiciaires peuvent être longues. Pour les aléas thérapeutiques, les demandes d'indemnisation sont souvent traitées plus rapidement par la CRCI. On peut aussi passer par la CRCI en cas de faute.

    Conclusion

    Connaître les droits et les démarches adaptées est crucial en cas de chirurgie des hémorroïdes ratée, que ce soit pour une faute médicale ou un aléa thérapeutique. Agir rapidement est essentiel.

    Notre cabinet d'avocats en droit de la santé peut vous accompagner, que ce soit pour une procédure en cas de faute médicale ou pour vous aider dans vos démarches d'indemnisation suite à un aléa thérapeutique. Contactez-nous pour une évaluation de votre cas.
    Questions de victimes

    Questions de victimes sur l'opération des hémorroïdes ratée

    Complications Post-Chirurgie des Hémorroïdes : Perforation Rectale Non Révélée

    J'ai subi une opération des hémorroïdes par radiofréquence. Suite à cela, j'ai découvert, grâce à un autre hôpital, que j'avais une perforation du rectum que le chirurgien initial ne m'avait pas révélée. J'ai été hospitalisé pendant un mois et je porte maintenant une stomie. Pour une intervention qui semblait simple, je me retrouve avec des complications graves et un sentiment de tromperie de la part du chirurgien. Je souhaite obtenir justice pour ce qui m'est arrivé.

    Conséquences D'une Chirurgie des Hémorroïdes : Rétention Urinaire et Pneumopéritoine

    Suite à ma chirurgie des hémorroïdes dans un hôpital privé, j'ai eu une rétention urinaire puis un pneumopéritoine qui m'a conduit au coma artificiel. Le diagnostic ultérieur a suggéré une possible perforation ou dommage tissulaire dû à la radiofréquence. J'ai enduré de longs mois de souffrance, avec des diagnostics erronés et des traitements inappropriés. J'ai dû changer d'hôpital pour recevoir les soins appropriés, et maintenant on me parle d'une possible ablation partielle du rectum. Je me sens victime d'une erreur médicale et je suis perdu quant à la procédure à suivre pour obtenir réparation.

    Souffrance Post-Hemmoroidectomie : Sténose Anale et Procédure Judiciaire Incertaine

    Je me suis fait opérer pour des hémorroïdes et j'ai développé une sténose anale sévère. Même une simple suppositoire pour bébé ne passe pas. Malgré un dossier déposé auprès de l'ONIAM, je me sens seul dans ce processus, surtout face aux médecins de l'assurance. L'expert a reconnu une faute médicale, mais le soutien semble insuffisant. J'ai besoin d'aide pour faire face à cette situation douloureuse et obtenir la justice que je mérite.