
Le cabinet vous accueille et vous présente son activité orientée vers l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, d’accidents de la vie et d’erreurs médicales.
❓ Anesthésie & indemnisation des victimes
1) Quelles complications d’anesthésie ouvrent droit à indemnisation ?
• Aléa thérapeutique sans faute : complication grave et anormale au regard de l’état initial (ex. lésion nerveuse, brûlure électrique/thermique, réaction anaphylactique sévère, pneumopathie d’inhalation, conscience peropératoire “awareness”). Indemnisation possible par l’ONIAM si critères remplis (après avis CCI).
• Infections nosocomiales liées à l’anesthésie (pose de cathéter, péridurale, matériel) : régime spécifique.
2) Quelle procédure suivre ? (CCI / ONIAM / Tribunal)
• Saisine CCI si seuil de gravité atteint : expertise par un anesthésiste expert, avis (faute / aléa / partage / rejet).
• Faute : l’assureur RC indemnise. Aléa : l’ONIAM indemnise si critères légaux (gravité, anormalité, causalité).
• Voie judiciaire possible (ou complémentaire) : référé-expertise, action en responsabilité (public/privé).
3) Quels préjudices sont indemnisables ?
Patrimoniaux : dépenses de santé, frais divers (déplacements, aides), pertes de gains (PGPA/PGPF), assistance tierce personne, aménagement logement/véhicule, incidence professionnelle.
Extrapatrimoniaux : DFT (déficit fonctionnel temporaire), souffrances endurées, préjudice esthétique/agrément/sexuel, anxiété (ex. awareness), scolaire/professionnel. En cas de décès : proches (affection, économique, obsèques).
4) Quelles pièces fournir ? (modèles inclus)
• Preuves des préjudices : arrêts de travail, bulletins/attestations employeur (variables perdues), liasses fiscales (indépendants), justificatifs de soins/frais, aide par tiers, transport, psychologue/psychiatre (anxiété/awareness).
• Administratif : identité, livret de famille, RIB, attestations CPAM/assureur (IJSS, prévoyance).
Essentiel : en anesthésie, l’indemnisation dépend du lien de causalité et du couple faute/ONIAM. Le dossier d’anesthésie complet et une expertise contradictoire sont décisifs pour obtenir une réparation intégrale.
Anesthésie & indemnisation : comprendre vos droits
Une complication d’anesthésie (générale, rachianesthésie, péridurale, loco-régionale, sédation) peut entraîner des séquelles : troubles neurologiques, douleurs chroniques, awareness (réveil per-opératoire), anoxie, allergie sévère (anaphylaxie), lésion dentaire ou nerveuse. Le droit français prévoit la réparation intégrale des préjudices selon la nomenclature Dintilhac, au titre d’une faute médicale ou d’un accident médical non fautif (ONIAM).
1) Quand parle-t-on d’erreur/accident d’anesthésie ?
- Erreur technique : intubation traumatique, mauvaise voie, surdosage/erreur de produit, défaut de surveillance.
- Défaut d’information : absence de consentement éclairé ou risques majeurs non expliqués.
- Infection ou complication non fautive d’une gravité anormale (critères ONIAM).
2) Responsables potentiels
- Anesthésiste-réanimateur (exécution, prescription, surveillance, information).
- Établissement (organisation, matériel, protocole, traçabilité, hygiène).
- Fabricant (défaut de dispositif ou de médicament).
- ONIAM (accidents non fautifs répondant aux critères légaux).
3) Réflexes immédiats après la complication
- Demander le dossier médical complet (compte rendu d’anesthésie, constantes, médicaments, traçabilité).
- Consulter un médecin conseil de victime pour évaluer les séquelles et orienter la stratégie.
- Rédiger une chronologie précise des faits (avant, pendant, après l’anesthésie, symptômes, témoins).
4) Voies d’indemnisation
- CCI : expertise gratuite/contradictoire, avis sur faute ou sur accident non fautif.
- ONIAM : prise en charge des accidents médicaux non fautifs graves (anormalité/gravité, absence de faute).
- Tribunal : responsabilité de l’hôpital public (administratif) ou du privé/libéral (judiciaire) en cas de faute prouvée.
💡 Conseil : même en CCI, faites-vous assister d’un avocat en dommage corporel et d’un médecin conseil pour préparer les dires et sécuriser le chiffrage.
5) Préjudices indemnisables (nomenclature Dintilhac)
- Patrimoniaux temporaires : frais non remboursés, PGPA, frais divers (déplacements, garde d’enfants, aides).
- Patrimoniaux permanents : PGPF, aide humaine durable, appareillage, aménagements, incidence professionnelle.
- Extrapatrimoniaux temporaires : souffrances endurées (SE/7), DFT, préjudice esthétique temporaire.
- Extrapatrimoniaux permanents : DFP, préjudice d’agrément, sexuel, d’établissement, esthétique.
6) Preuves & pièces essentielles
- Dossier d’anesthésie (consultation pré-anesthésique, check-list, feuille per-op, constantes, médicaments/posologies, incidents).
- Comptes rendus opératoires, surveillance en SSPI/réanimation, courbes d’oxygénation/ventilation.
- Documents d’information/consentement signés, fiches d’alerte/allergies.
- Bilans d’examens (imagerie/neurologie), arrêts de travail, rééducation, suivis spécialisés.
- Justificatifs économiques (salaires, IJSS, prévoyance, frais).
7) Cas fréquents & points clés
- Anaphylaxie : protocole d’urgence, traçabilité des agents (curare/antibiotique), bilan allergologique ultérieur.
- Lésions dentaires : intubation/masque laryngé, information préalable sur le risque, état dentaire antérieur.
- Awareness (réveil per-op) : monitorage, anesthésiques administrés, traçabilité des alarmes.
- Atteinte neurologique (rachianesthésie/péridurale) : niveau de ponction, incidents, imagerie, délai de prise en charge.
- Hypoxie/troubles ventilatoires : alarme, oxymétrie, capnographie, délais d’intervention.
8) Calcul & déductions
- Ventiler poste par poste (DFT/DFP, SE, aide humaine, PGP, frais, appareillage).
- Préciser la méthode de capitalisation (tables, taux) et l’indexation des rentes.
- Déductibles : IJSS, rentes AT/invalidité, prévoyance indemnitaire (même perte).
- Non déductibles en principe : prestations forfaitaires (selon contrats), préjudice moral.
9) Exemple chiffré (fictif)
Patient (50 ans) – anaphylaxie per-opératoire : séjour en réanimation, neuropathie post-hypoxique légère, arrêt 7 mois.
• PGPA : 12 000 € • Frais divers : 1 600 € • SE (5/7) : 12 000 €
• DFP 10 % : 15 000 € • Incidence pro : 6 000 € • Aide humaine temporaire : 1 200 €
➤ Total indicatif (avant déductions) : env. 47 000 € (selon âge, barèmes et justificatifs).
10) Délais & stratégie
- Délai usuel : 10 ans à compter de la consolidation pour CCI/ONIAM ou action civile (vérifier cas particuliers).
- Demander des provisions dès que la responsabilité n’est pas sérieusement contestée.
- Ne pas accepter une offre sans expertise contradictoire et ventilation détaillée.
Conclusion
En matière d’anesthésie, tout repose sur la traçabilité et l’expertise. Un dossier complet (information, monitorage, actes, suites), l’appui d’un médecin conseil et d’un avocat en dommage corporel permettent d’obtenir une indemnisation juste et pérenne.
💡 Astuce : demandez immédiatement votre dossier d’anesthésie et notez, à chaud, tous les symptômes et témoins — c’est décisif pour l’expertise.
Complications neurologiques post-anesthésie
Je suis à la recherche d'un avocat, suite à des complications rencontrées après une anesthésie. Depuis l'intervention, je souffre d'un déficit neurologique affectant ma jambe droite, engendrant d'importantes douleurs, une démarche boiteuse, l'incapacité de conduire et des difficultés à rester debout. La perte de sensibilité s'étend du pied jusqu'au genou. Je requiers assistance pour évaluer mes options légales afin d'obtenir réparation.
Réponse de l'avocat :
Votre situation nécessite une évaluation médico-légale approfondie pour déterminer la responsabilité liée à cette erreur d'anesthésie et les préjudices subis. Les complications que vous décrivez suggèrent une possible faute médicale qui pourrait ouvrir droit à une indemnisation pour les dommages corporels que vous endurez. Dans ce cadre, une des voies de recours est de saisir la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CCI). Cette procédure permet d'obtenir une expertise médicale indépendante et, si la faute médicale est avérée, une indemnisation adéquate sans avoir à entamer une procédure judiciaire longue et coûteuse. En tant que votre avocat, je pourrais vous représenter et défendre vos intérêts devant la CCI. Mon intervention comprendrait la préparation de votre dossier, l'accompagnement durant l'expertise médicale et la négociation de l'indemnisation la plus juste possible en fonction des préjudices subis. Il est essentiel de ne pas sous-estimer l'impact de cette situation sur votre qualité de vie et de s'assurer que toutes les conséquences de cette erreur d'anesthésie soient correctement évaluées et prises en compte dans votre indemnisation. Je suis à votre disposition pour discuter plus en détail de votre cas et déterminer la meilleure stratégie à adopter pour défendre vos droits.
