
Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.
❓ Différence entre erreur médicale, faute médicale et complication
1) Définitions simples : erreur vs faute vs complication
• Faute médicale : manquement fautif (acte, surveillance, organisation, défaut d’information) ayant causé le dommage ➜ engage la responsabilité et l’assureur RC doit indemniser.
• Complication : événement indésirable connu d’un acte correctement réalisé et surveillé (ex. hémorragie, lésion nerveuse, réaction allergique) sans faute. Si elle est grave et anormale au regard de l’état initial et de l’évolution prévisible, elle peut relever de la solidarité nationale (ONIAM) : c’est l’aléa thérapeutique.
2) Qui indemnise selon les cas ? (schéma pratique)
• Complication sans faute mais grave & anormale ➜ ONIAM (après avis CCI) si critères légaux (gravité, anormalité, imputabilité).
• Infection nosocomiale ➜ principe de responsabilité sans faute de l’établissement (sauf cause étrangère prouvée). Les cas graves peuvent relever de l’ONIAM (solidarité nationale).
3) Comment faire la preuve ? (expertise & pièces)
• Expertise (CCI ou judiciaire) : un expert analyse la conformité aux règles de l’art, la causalité et la gravité/anormalité éventuelles de la complication.
• Rassemblez les preuves du préjudice : soins, arrêts de travail, pertes de gains (PGPA/PGPF), aide par tiers, retentissement psychologique, factures, attestations.
4) Quelles démarches & modèles ? (faute / aléa / nosocomiale)
Essentiel : faute = manquement aux règles (indemnisation par l’assureur RC) ; complication sans faute mais grave & anormale = ONIAM ; nosocomiale = responsabilité sans faute de l’établissement (sauf cause étrangère). L’expertise fait la différence.
Différence entre erreur médicale, faute médicale et complication
Lorsqu’un patient subit un dommage après un acte de soins, il est essentiel de déterminer s’il s’agit d’une erreur médicale, d’une faute médicale ou d’une complication inévitable. Cette distinction conditionne le droit à indemnisation et le recours possible (contre le praticien, l’établissement ou via l’ONIAM).
1) L’erreur médicale : un constat de fait
- L’erreur médicale désigne une action ou une décision inadaptée au regard des données acquises de la science au moment des faits.
- Exemples : mauvais diagnostic, geste mal exécuté, surveillance insuffisante, confusion de dossier, oubli de corps étranger…
- 👉 Toutes les erreurs ne sont pas forcément des fautes : il faut prouver une négligence, imprudence ou violation des règles de l’art.
2) La faute médicale : la responsabilité engagée
- La faute médicale suppose que le professionnel ait commis une erreur fautive, c’est-à-dire évitable avec une diligence normale.
- Elle engage sa responsabilité civile ou administrative selon qu’il exerce en libéral ou à l’hôpital.
- Exemples de fautes reconnues :
- mauvaise indication opératoire ou acte non justifié,
- absence d’information claire sur les risques,
- erreur de dosage ou de médicament,
- retard fautif de diagnostic, oubli de surveillance post-opératoire.
- 📌 En cas de faute prouvée, le patient obtient réparation intégrale de son préjudice (via l’assureur ou la juridiction compétente).
3) La complication : un risque connu, sans faute
- Une complication est un aléa thérapeutique : un dommage survenu malgré un acte conforme aux règles de l’art.
- Elle est imprévisible ou inévitable même si le soin a été correctement réalisé.
- Exemples :
- infection postopératoire rare malgré les précautions,
- hémorragie imprévisible,
- réaction allergique non détectable,
- lésion nerveuse connue mais exceptionnelle.
- 👉 Dans ces cas, il n’y a pas de faute, mais le patient peut être indemnisé par l’ONIAM si les critères de gravité et d’anormalité sont remplis (loi Kouchner 2002).
4) Comment les distinguer dans la pratique ?
- Erreur = acte médical incorrect ou inadapté.
- Faute = erreur fautive engageant la responsabilité du praticien (négligence, manquement, imprudence).
- Complication = risque non fautif, imprévisible ou inévitable, survenu malgré des soins conformes.
- ➡️ Le rôle de l’expert médical est crucial pour qualifier la nature du dommage.
5) Les voies d’indemnisation possibles
- Faute médicale prouvée → action contre le praticien/l’hôpital (tribunal judiciaire ou administratif).
- Complication sans faute grave → saisine de la CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation) et, le cas échéant, indemnisation par l’ONIAM.
- Erreur non fautive → selon le contexte, elle peut être requalifiée en complication indemnisable si les critères sont réunis.
Critères ONIAM (pour indemniser un aléa thérapeutique) :
- Dommage anormal au regard de l’état initial ou de son évolution prévisible ;
- Dommage d’une certaine gravité (incapacité ≥ 25 %, hospitalisation ≥ 6 mois cumulés, décès) ;
- Absence de faute du praticien.
À retenir : - Erreur = acte médical erroné. - Faute = manquement engageant la responsabilité. - Complication = aléa sans faute. L’expertise médicale indépendante permet de trancher et d’orienter la demande d’indemnisation.
Quelle est la différence entre une erreur médicale, une faute médicale et une complication ?
Erreur médicale
Une erreur médicale est une action ou une décision prise par un professionnel de santé qui entraîne des conséquences négatives pour le patient. Cependant, cette erreur n’implique pas forcément une négligence ou un manquement du médecin.
➡ Exemple : Un médecin qui prescrit un médicament à un patient en se trompant sur la posologie, mais sans intention de nuire.
Faute médicale
Une faute médicale est une erreur qui résulte d’un manquement aux règles de l’art médical, à une obligation de prudence ou de diligence. Elle engage la responsabilité du praticien si elle cause un préjudice au patient.
➡ Exemple : Un chirurgien qui opère le mauvais organe par inattention ou un médecin qui ne prend pas en compte une contre-indication évidente.
Complication médicale
Une complication médicale est un événement indésirable qui survient au cours ou après un acte médical, mais qui n’est pas nécessairement dû à une erreur ou à une faute du médecin. Certaines complications sont imprévisibles et font partie des risques inhérents aux soins médicaux.
➡ Exemple : Une infection postopératoire malgré le respect de toutes les précautions médicales.
Comment savoir si vous êtes victime d'une faute médicale ?
➡ Exemple : Une infection postopératoire malgré le respect de toutes les précautions médicales.
Comment savoir si vous êtes victime d'une faute médicale ?
Si vous pensez avoir subi un préjudice lié à un acte médical, il est essentiel de :
✔ Consulter un expert médical pour évaluer la situation.
✔ Demander votre dossier médical pour analyser les faits.
✔ Consulter un avocat en droit médical afin de déterminer les recours possibles.
Que faire en cas d'erreur ou de faute médicale ?
✅ Déposer une réclamation auprès de l’hôpital ou de la clinique.
✅ Saisir la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI), qui peut proposer une indemnisation amiable.
✅ Engager une action en justice si la faute est avérée et que l’indemnisation amiable ne suffit pas.
🔹 Important : La prescription en matière de responsabilité médicale est généralement de 10 ans à partir de la consolidation du dommage.
Si vous êtes concerné par une erreur ou une faute médicale, il est recommandé d’agir rapidement pour faire valoir vos droits.
