
Indemnisation du conducteur : comment le conducteur peut se faire indemniser ?
❓ Indemnisation du conducteur — garanties, exclusions, démarches & calcul des postes
1) Quand le conducteur est-il indemnisé ? (responsable vs non responsable)
• Responsable (ou seul impliqué) : l’indemnisation de vos blessures dépend de votre garantie du conducteur (contrat auto) et/ou d’une GAV (Garantie Accidents de la Vie).
• Fuite/non assuré : le FGAO peut intervenir pour le corporel si un autre véhicule est impliqué et identifié comme tel (même sans plaque).
2) Quelles sont les exclusions & limites fréquentes ?
- Alcool et/ou stupéfiants : réduction ou exclusion fréquente de la garantie.
- Défaut de permis, conduite interdite (ex. véhicule non autorisé) : exclusion.
- Plafonds d’indemnisation : souvent un montant maximum (ex. 500k€, 1M€…)
- Franchise et seuil d’intervention : somme restant à votre charge ou seuil minimal.
- Dommages matériels (votre véhicule, effets) : relèvent d’autres garanties (tous risques, accessoires).
3) Démarches pratiques & calcul de l’indemnisation
• Expertise médico-légale (amiable/contradictoire) pour évaluer : DFT, souffrances, DFP/AIPP, tierce personne, dépenses futures, incidence professionnelle, agrément, sexuel, établissement, esthétique, moral.
• Chiffrage Dintilhac : poste par poste, avant/après consolidation. Provisions possibles en cours de dossier ; indemnité finale en capital et/ou rente.
4) Modèles express (demande de provision, activation garantie conducteur)
Je vous déclare mon accident en qualité de conducteur. Merci d’activer la garantie du conducteur, de me communiquer les plafonds/exclusions applicables et d’organiser une expertise. Pièces jointes : CMI, arrêts, bulletins, justificatifs de frais.
Au vu des pièces médicales et économiques jointes, je sollicite une provision de [montant] € au titre des frais, pertes de gains et aide humaine. Merci de procéder au versement sous 15 jours.
Je vous prie de bien vouloir motiver l’exclusion envisagée en produisant les pièces (PV, analyses, décision). À défaut d’éléments probants et au regard du contrat, je demande la levée de l’exclusion et l’exécution des garanties.
Essentiel : le conducteur est indemnisé par l’assureur adverse s’il n’est pas fautif ; sinon, sa garantie du conducteur/GAV prend le relais dans la limite des plafonds et hors exclusions. Bâtissez un dossier complet, demandez des provisions et chiffrez selon Dintilhac.
Indemnisation du conducteur : comprendre vos garanties et obtenir réparation
En cas d’accident de la route, le conducteur responsable n’est pas indemnisé par la simple RC obligatoire. Son indemnisation dépend de garanties spécifiques (garantie du conducteur, protection du conducteur, GAV, prévoyance). Voici l’essentiel pour activer vos droits et maximiser votre réparation.
1) Qu’est-ce que l’indemnisation du conducteur ?
- La prise en charge des préjudices corporels du conducteur, qu’il soit responsable ou non de l’accident.
- Elle repose sur des garanties de personnes (contrat auto : « garantie du conducteur », contrats annexes : GAV, prévoyance, accidents de la vie).
- Différente de la loi Badinter qui protège surtout les victimes non conductrices (passagers, piétons, cyclistes).
2) Vos garanties principales
- Garantie (protection) du conducteur dans le contrat auto : capital/indemnités en cas de blessures (ITT/IPP), DFP, décès.
- GAV (garantie accidents de la vie) : complète ou prend le relais pour certains postes (aide humaine, pertes de gains, préjudices extra).
- Prévoyance & assurances personnelles : IJ, capital invalidité/décès, rente.
- Recours contre un tiers (si autre responsable) : indemnisation intégrale via son assureur.
3) Quelles preuves réunir ?
- Constat amiable / PV police-gendarmerie, témoignages, photos, éventuelles vidéos (dashcam).
- Dossier médical : certificat médical initial, imagerie, ordonnances, arrêts de travail, rééducation.
- Justificatifs économiques : bulletins de salaire, pertes de primes, factures, frais divers.
- Votre contrat (conditions particulières + CG) pour vérifier plafonds, franchises, exclusions.
4) Ce qui peut être indemnisé
- Souffrances endurées (SE), déficit fonctionnel permanent (DFP), déficit temporaire.
- Pertes de gains (temporaire/définitif) et incidence professionnelle.
- Aide humaine (famille/pro), frais futurs (soins, appareillages), aménagements logement/véhicule.
- Préjudices esthétique, d’agrément, sexuel, moral ; décès : ayants droit (préjudices d’affection, pertes de revenus).
5) Limites & exclusions fréquentes
- Plafonds de garantie (ex. 250 000 €, 1 M€) : au-delà, pas de prise en charge par ce contrat.
- Franchises et seuils d’IPP (ex. ≥ 10 % pour déclencher certains capitaux).
- Exclusions possibles : stupéfiants/alcool au-delà des seuils, défaut de permis/assurance, fuite, compétition.
- Événements non couverts par la protection conducteur mais couverts par une GAV (à vérifier).
6) Recours si vous n’êtes pas responsable
- Indemnisation intégrale via l’assureur du responsable (loi Badinter) pour le corporel.
- Votre garantie conducteur peut avancer (puis exercer recours), utile si le dossier tiers traîne.
- Si l’auteur est inconnu/non assuré : solliciter le FGAO (conditions/délais stricts).
7) Délais à respecter
- Déclaration du sinistre à l’assureur : souvent 5 jours ouvrés (vérifiez votre contrat).
- Prescription biennale en assurance : 2 ans pour agir contre l’assureur (interruptions possibles).
- Indemnisation du dommage corporel (contre un tiers) : en principe 10 ans à compter de la consolidation.
8) Exemple concret
Conducteur seul responsable, multiples fractures. Contrat auto avec garantie conducteur plafond 500 000 €, seuil IPP 10 %. Expertise : SE 4/7, DFP 15 %, aide humaine 1h/j pendant 6 mois, pertes de gains 4 mois. ➜ Indemnités versées au titre de la protection du conducteur + compléments via GAV (aide humaine/frais futurs). Pas de recours possible contre un tiers responsable.
9) Conseils pratiques
- Relisez vos conditions particulières (plafonds, franchises, exclusions, seuils IPP).
- Conservez tous les documents médicaux et faites-vous assister d’un médecin-conseil à l’expertise.
- Évitez d’accepter une offre hâtive : exigez un chiffrage Dintilhac complet (même en contractuel).
- Mobilisez vos garanties complémentaires (GAV, prévoyance) pour couvrir les postes non pris en charge.
10) Rôle de l’avocat
- Vérifie la portée réelle de vos garanties et conteste les exclusions mal fondées.
- Organise un référé-expertise, défend chaque poste de préjudice, négocie les capitaux/indemnités.
- Coordonne les tiers payeurs (CPAM, mutuelle, prévoyance) pour optimiser le net revenant.
Conclusion
L’indemnisation du conducteur repose d’abord sur vos propres garanties. Vérifiez plafonds et exclusions, documentez vos préjudices et faites-vous accompagner pour viser une réparation maximale.
💡 Vous voulez vérifier votre protection conducteur ? Faites relire votre contrat et votre dossier par un avocat en dommage corporel et un médecin-conseil.
Principes de l'indemnisation du conducteur d'un véhicule terrestre à moteur
L'accident de la route tout seul
En cas d'accident seul, le conducteur ne pourra être indemnisé de ses blessures que s'il a souscrit une garantie du conducteur. Une lecture attentive du contrat (conditions particulières et conditions générales) permettra de déterminer les conditions d'indemnisation.
L'accident de la route avec un ou plusieurs véhicules tiers
Si le conducteur bénéficie d'une garantie du conducteur, il pourra être indemnisé mais la garantie ne jouera qu'à titre d'avance sur recours.
Il convient de lire attentivement le constat amiable ou le procès verbal de police afin de déterminer les circonstances de l'accident. En effet, dans le cadre de la loi Badinter, la faute, totale ou partielle, du conducteur peut lui être opposée pour limiter son droit à indemnisation.
Article 4 de la loi Badinter :
« La faute commise par le conducteur du véhicule terrestre à moteur a pour effet de limiter ou d’exclure l’indemnisation des dommages qu’il a subis ».
Si vous avez été victime d'un accident de la route en tant que conducteur n'hésitez pas à demander son avis à notre cabinet d'avocat.
Voir aussi comment être bien indemnisé suite à un accident. Voir comment fonctionne la loi Badinter ?

Exemples de questions de victimes sur l'indemnisation du conducteur
Accident scooter indemnisation conducteur
J'ai été victime d'un accident de scooter sur la voie publique. Bretelle en courbe très serrée limitée à 30 km/h. Une fois engagé sur cette bretelle je m'aperçois tardivement hélas, d'une teinte différente de la chaussée en son milieu, qui s'avéra être la cause de ma chute, une traînée de gasoil sur plus de 150 mètres ! J'ai alors senti mon scooter se dérober et chasser de l'arrière avant de venir se coucher sur le flanc. J'étais entre le scooter et la chaussée. Voici que l'expert aujourd'hui veut minimiser mon accident. J'ai une double lame d'épanchement pied droit avec irm, et lombalgie.
L'expert veut minimiser ma douleur au pied, et se focalise à dire que ma lombalgie est une résultante d'une opération d'une hernie discale.
Accident route avec décès du conducteur
Mon frère a subi hier un accident mortel de la route. L’enquête est en cours mais les premiers éléments sont formels. Un conducteur Ivre (pas encore interrogé par la gendarmerie, car en cellule de dégrisement) est entré en collision par l’arrière, violement, alors que l’on frère en moto conducteur arrivait sur un rond point. Des témoins ont été interrogés. Mon frère est décédé sur place. Autopsie demandée. Mon frère était papa d’une fille et était le principal contributeur financier du foyer (foyer avec sa compagne avec qui il n’était ni marié ni pacsé). J’ai besoin d’aiguiller sa compagne et la mère. Mon premier réflexe étant de chercher un avocat pénaliste…
Aide victime accident de la route du conducteur
J’ai été percutée en tant que conducteur à l’arrière de ma voiture en entrée d’agglomération (ma vitesse : 48km/h, la vitesse de l’autre conducteur estimée à environ 100km/h). Déportée sur le côté droit, j’ai percuté deux obstacles (poteaux) puis j’ai réussi à m’arrêter. Je suis enceinte de 7 mois. Le conducteur m’ayant percuté a fait un délit de fuite. Il a été cependant retrouvé et identifié. Il était en suspension de permis, faisait la course avec un autre véhicule, et était probablement sous l’emprise de l’alcool. La gendarmerie m’a dit qu’il répondrait de ses actes. De mon côté j’ai été transférée aux urgences puis suis restée sous surveillance hospitalière pendant 24H. Par chance, mon bébé va bien et je ne semble pas avoir d’autres séquelles physiques que des maux de tête et de dos (séances d’ostéopathies prévues à venir). Mon dépôt de plainte est prévu pour la semaine prochaine. Actuellement c’est mon conjoint qui a contacté notre assurance le jour de l’accident pour régler les « urgences » du moment. Comme je vous le disais précédemment, je suis perdue face aux procédures et j’aurais aimé savoir si vous aviez des conseils particuliers quant à ma situation (si j’ai bien compris c’est beaucoup au cas par cas) : attitude/conseils face à mon assurance, procédure après mon dépôt de plainte, ou autre. Faut-il que je me fasse aider de votre cabinet d’avocat pour demander une indemnisation particulière (sachant que je n’ai pas les moyens de payer quelqu’un) ?
Avis indemnisation du conducteur
Maître, je viens par ce document vous demander des informations. Est-ce que la faute commise par un conducteur dans ce cas de figure est de nature à exclure le droit à indemnisation ? Ou à la limiter ?
Expertise médicale prochainement conducteur
J’aurais besoin d’aide, car j’ai eu un accident corporel de la circulation. Je suis responsable de cet accident, étant seul véhicule impliqué et étant conducteur. A ce jour je suis toujours en arrêt maladie pour un stress Post Traumatique. Le problème, c’est qu’on m’a diagnostiqué l’épilepsie. Je n’ai plus le droit de travailler en contact des clients, de porter des charge lourdes. La médecine du travail, ne veut pas que je reprennes le travail. Comment faire pour que l’assurance conducteur prenne en compte ma perte activité suite à l’accident et qu’elle ne rejette pas la faute sur ma maladie ? Qu’elle minimise pas le stress post traumatique ainsi que mes douleurs physiques ?
Expertise médicale garantie conducteur
J’ai eu un accident de la route où j’étais responsable, j’étais donc sous la garantie conducteur. J’ai eu une première expertise médicale et le médecin expert a voulu avoir l’avis d’un médecin sapiteur ; ils m’ont donné rendez vous avec un chirurgien orthopédiste. J’ai reçu le compte de cette nouvelle expertise qui ne me convient pas, en effet ils contredisent mes bilans (scanner, scintigraphie…), d’après eux mes douleurs seraient du à de l’anxiété ; ils m’ont renvoyé mon dossier médical mais il me manque ses bilans en question. Ils m’ont fixé un taux d’AIPP à 5%. Est-ce que d’après vous je peux faire appel de cette décision ?
Rapport expertise medicale
Victime d’un accident de la route, conducteur d’une moto, refus de priorité par une voiture, je percute donc la voiture sur son coté. En agglomération vitesse 50 km/h. Bilan Moto HS, physiquement os cassés et beaucoup de dégâts musculaires. Clôture par mon médecin traitant avec guérison apparente avec possibilité de rechute ultérieure. Mon assurance m’a mandaté un expert médicale pour une expertise. J’y suis allé sans trop savoir pourquoi je devais. Je viens de recevoir son rapport mais je n’y comprend pas grand chose. Je ne suis pas expert j’ai traversée cette période en suivant le mouvement et je me suis rendu compte un peu tardivement qu’il y avait peut être des choses sur les quelles je ne suis pas assez renseigné. Bref, comment puis-je avoir un avis sur mon rapport d’expertise et ne pas me faire avoir afin que mes dommages en tant que conducteur ne soient pas minimisés ainsi que mon indemnisation ?
