Quelles sont les deux catégories de dommages et intérêts ?

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❓ Quelles sont les deux catégories de dommages et intérêts ? Les 3 questions les plus posées

Dommages et intérêtsResponsabilité civile Préjudice patrimonialPréjudice extrapatrimonial Réparation intégraleDintilhac IndemnisationVictime
1) Quelles sont les deux grandes catégories de dommages et intérêts ?
Le droit distingue deux types principaux de dommages et intérêts :

• Les préjudices patrimoniaux : ils concernent les pertes financières subies par la victime (dépenses, pertes de revenus, frais médicaux, etc.).
• Les préjudices extrapatrimoniaux : ils réparent les atteintes à la personne (souffrances, préjudice moral, esthétique, agrément, etc.).

Ensemble, ces deux catégories visent la réparation intégrale du dommage selon la nomenclature Dintilhac en matière corporelle.

À savoir : le juge ou l’assureur évalue chaque poste séparément afin d’indemniser tout le préjudice, sans perte ni profit pour la victime.
2) Que comprend le préjudice patrimonial (avant et après consolidation) ?
Le préjudice patrimonial couvre les conséquences économiques de l’accident :

Temporaire (avant consolidation) : frais médicaux, perte de revenus, dépenses de santé, aides, transports, adaptation du logement ou du véhicule.
Permanent (après consolidation) : perte de gains professionnels futurs, incidence professionnelle (handicap, reconversion, retraite), aide humaine durable, appareillage ou soins futurs.

Ces postes sont chiffrés à partir de justificatifs, de barèmes médico-économiques et, si besoin, d’une expertise médicale et financière.
Conseil : conservez tous les justificatifs (factures, arrêts de travail, relevés de salaires) pour démontrer la réalité du préjudice.
3) Que comprend le préjudice extrapatrimonial et comment est-il évalué ?
Le préjudice extrapatrimonial vise les atteintes non économiques à la personne :

Souffrances endurées (0 à 7/7 selon gravité), préjudice esthétique, préjudice d’agrément (activités de loisir), préjudice sexuel ou d’établissement.
Préjudice moral (angoisse, perte d’un proche, retentissement psychologique).

L’évaluation se fait après expertise médicale et selon les référentiels des juridictions et cours d’appel.

Bon à savoir : ces postes ne sont pas “barémés” de manière fixe — le juge apprécie selon l’âge, les séquelles et le contexte de vie.

Essentiel : il existe deux grandes catégories de dommages et intérêts : patrimoniaux (pécuniaires) et extrapatrimoniaux (corporels, moraux). Ensemble, ils permettent la réparation intégrale du dommage subi par la victime.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Indemnisation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux : comprendre et chiffrer chaque poste

En matière de dommage corporel, toute indemnisation repose sur la réparation intégrale du préjudice subi par la victime. Cette réparation se divise en deux grandes catégories : les préjudices patrimoniaux (pécuniaires, mesurables en argent) et les préjudices extrapatrimoniaux (atteintes à la personne, non économiques). Chaque famille comprend plusieurs postes indemnisables qu’il faut identifier, prouver et chiffrer distinctement.

1) Les deux grandes familles de préjudices

  • Préjudices patrimoniaux : tout ce qui concerne les dépenses et pertes financières subies du fait du dommage, avant ou après consolidation.
  • Préjudices extrapatrimoniaux : tout ce qui relève de la souffrance, de la gêne fonctionnelle ou de l’atteinte à la qualité de vie.

Cette distinction, essentielle, guide le travail du médecin expert et de l’avocat en dommage corporel lors du chiffrage final. Elle permet d’éviter les confusions entre pertes économiques et atteintes à la personne, et d’obtenir une indemnisation complète et cohérente.

2) Les préjudices patrimoniaux (économiques)

Ils visent à compenser l’impact financier du dommage : dépenses supplémentaires, pertes de revenus, adaptation du logement, aide humaine, soins futurs… On les distingue selon le moment où ils interviennent :

a) Avant consolidation

  • Frais de santé actuels : hospitalisations, soins, rééducation, médicaments, transports non remboursés.
  • Pertes de gains professionnels actuels : arrêts de travail, perte de primes, baisse d’activité pour les indépendants.
  • Frais divers : assistance temporaire (aide à domicile, garde d’enfants, location de matériel médical).
  • Aide humaine temporaire : si la victime a dû être assistée dans les actes de la vie courante (toilette, repas, ménage).

b) Après consolidation

  • Frais de santé futurs : traitements d’entretien, appareillage, suivi médical, retouches chirurgicales.
  • Pertes de gains professionnels futurs : baisse durable des revenus liée à une incapacité ou un changement d’activité.
  • Incidence professionnelle : difficulté à exercer le même métier, pénibilité accrue, perte de chance de promotion ou de carrière.
  • Aménagements du logement et du véhicule : adaptation à une mobilité réduite (rampe, siège adapté, automatisme).
  • Aide humaine permanente : besoin d’assistance durable pour les gestes de la vie quotidienne.

Chaque poste doit être justifié par des pièces précises : factures, bulletins de salaire, attestations employeur, devis d’aménagements, certificats médicaux ou évaluations sociales. Le total des postes constitue le préjudice patrimonial global, qui sera indexé à la date de consolidation.

3) Les préjudices extrapatrimoniaux (personnels)

Ils indemnisent les atteintes à la personne, la douleur, les gênes et les pertes de qualité de vie, indépendamment des répercussions financières. Leur évaluation repose principalement sur l’expertise médicale et l’appréciation du retentissement quotidien.

a) Avant consolidation

  • Souffrances endurées (SE) : douleurs physiques, interventions, pansements, hospitalisations, traitements, effets secondaires. Elles sont notées sur une échelle de 1 à 7.
  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans les actes de la vie quotidienne pendant la période de soins ou d’immobilisation.
  • Préjudice d’agrément temporaire : impossibilité de pratiquer ses loisirs habituels durant la convalescence.

b) Après consolidation

  • Déficit fonctionnel permanent (DFP) : atteinte définitive aux fonctions physiques ou psychiques, évaluée en pourcentage (barème indicatif).
  • Préjudice d’agrément : perte ou limitation durable d’activités de loisirs ou sportives appréciées avant l’accident.
  • Préjudice esthétique : cicatrices, déformations, boiterie ou port d’appareillage visible, noté sur 7.
  • Préjudice sexuel : atteinte à la libido, à la fertilité ou à la possibilité d’une vie sexuelle normale.
  • Préjudice d’établissement : impossibilité ou difficulté à fonder une famille ou à mener un projet de vie familiale.
  • Préjudice moral : souffrance psychologique liée à la perte d’autonomie, au traumatisme, ou à la conscience d’un handicap durable.

Ces préjudices ne se chiffrent pas en fonction des dépenses, mais selon des barèmes indicatifs et la gravité reconnue par le médecin expert. L’évaluation s’appuie sur les comptes rendus médicaux, les témoignages, et les éléments de vie (travail, loisirs, relations sociales).

4) Méthode d’évaluation et chiffrage

  • Expertise médicale : étape centrale. L’expert décrit la nature, la gravité et le retentissement des séquelles, fixe la date de consolidation et attribue des taux ou cotations (SE, DFP…).
  • Tableau d’indemnisation : chaque poste est présenté avec le montant demandé, la pièce justificative et la date. Les colonnes sont séparées entre “patrimoniaux” et “extrapatrimoniaux”.
  • Barèmes de référence : barème du Concours médical, référentiel Mornet, barèmes internes des juridictions (ex. CIVI, CCI, assureurs).
  • Négociation ou jugement : les montants proposés doivent être vérifiés poste par poste. En cas de désaccord, l’expertise judiciaire peut être sollicitée.

5) Exemple de répartition concrète

Cas pratique : fracture du tibia avec rééducation prolongée, reprise du travail à mi-temps thérapeutique, gêne persistante.

  • Patrimoniaux : frais restés à charge (600 €), pertes de salaire (4 mois × 1 500 €), aide temporaire (2 semaines × 350 €).
  • Extrapatrimoniaux : SE 4/7, DFT 60 j, DFP 6 %, préjudice esthétique 2/7, agrément (interdiction de courir).

L’indemnisation globale résulte de l’addition de ces postes, éventuellement majorée de la revalorisation selon les barèmes judiciaires actualisés.

6) Points de vigilance

  • Ne pas accepter une offre “globale” sans ventilation des postes patrimoniaux/extrapatrimoniaux.
  • Bien distinguer avant/après consolidation : certains postes cessent à la consolidation (DFT, pertes actuelles), d’autres commencent (DFP, soins futurs).
  • Inclure les préjudices personnels souvent oubliés (agrément, sexuel, d’établissement).
  • Exiger un rapport d’expertise complet et contradictoire avant de signer un accord définitif.

7) Modèle de tableau synthétique

Poste de préjudice Catégorie Montant demandé (€) Justificatif
Frais médicaux restés à chargePatrimonial620Factures
Pertes de gains professionnelsPatrimonial6 000Bulletins salaire
Souffrances endurées (SE 4/7)Extrapatrimonial5 000Rapport expertise
Déficit fonctionnel permanent (6 %)Extrapatrimonial8 000Expertise médicale
Préjudice esthétique (2/7)Extrapatrimonial2 000Photos / expert

8) Conclusion

La distinction entre préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux est la clé d’une indemnisation juste et complète. Les premiers réparent les conséquences économiques du dommage, les seconds les atteintes à la personne. Une présentation poste par poste et des justificatifs précis renforcent la crédibilité du dossier. En cas de désaccord ou de difficulté d’évaluation, il est conseillé de solliciter un médecin-conseil et un avocat spécialisé en réparation du dommage corporel.

💡 Astuce : demande toujours une offre d’indemnisation ventilée (Patrimoniaux / Extrapatrimoniaux) et vérifie que tous les postes sont justifiés avant de signer un protocole.

Quelles sont les deux catégories de dommages et intérêts ? Alexandre F.


Top résumé de la réponse à la question :

  1. Dommage Matériel ou Patrimonial : Ce type de dommage couvre toute atteinte ayant une valeur économique, comme la détérioration de biens matériels ou une perte financière directe.
  2. Dommage Moral ou Extrapatrimonial : Il s'agit de dommages qui ne portent pas atteinte au patrimoine mais affectent des aspects non matériels tels que la douleur physique, le préjudice esthétique, ou l'atteinte à la réputation, à la vie privée, ou à l'honneur.
  3. Dommage Corporel : Ce dommage se rapporte à toute atteinte à l'intégrité physique d'une personne. Il peut inclure des blessures physiques, des traumatismes ou des maladies résultant d'un acte négligent ou malveillant.
  4. Perte Subie (Damnum Emergens) : Dans le cadre du droit de l'Union européenne et du droit français, cela se réfère à la diminution du patrimoine de la victime, comme le surcoût payé en raison de la violation des règles de concurrence.
  5. Manque à Gagner (Lucrum Cessans) : Cette catégorie concerne l'exclusion d'un accroissement du patrimoine qui aurait eu lieu si le préjudice n'avait pas été commis, comme un recul du volume de ventes dû à un surcoût.

Quelles sont les deux catégories de dommages et intérêts ? réponse de l'avocat.

Cher client, il est essentiel de comprendre les différentes catégories de dommages et intérêts dans le cadre juridique, notamment pour préparer efficacement votre dossier. Voici une explication structurée de ces concepts :

I. Dommages Matériels ou Patrimoniaux

Les dommages matériels se réfèrent à toute perte ou détérioration ayant une valeur économique directe. Ils incluent :

  • Détérioration de biens matériels : par exemple, si votre voiture est endommagée dans un accident de la route.
  • Perte financière : comme la perte de revenus si vous ne pouvez pas travailler suite à un accident.

II. Dommages Morals ou Extrapatrimoniaux

Les dommages moraux concernent les préjudices qui n'affectent pas directement votre patrimoine mais ont un impact sur votre bien-être émotionnel ou psychologique. Ils comprennent :

  • Douleur physique et souffrance : comme les douleurs continues après un accident.
  • Préjudice esthétique : par exemple, des cicatrices permanentes.
  • Préjudice d’agrément : perte de qualité de vie, comme l'incapacité de pratiquer des loisirs habituels.
  • Atteinte à la réputation ou à la dignité : si votre réputation a été endommagée par des diffamations.

Réflexion personnelle sur la question des dommages-intérêts : Je dois vous avouer que je comprends la question, mais qu'en vérité la réponse importe peu : l'important pour la victime est d'être totalement indemnisée de son préjudice. Peu importe comment les postes s'appellent ou se catégorisent. La nomenclature Dintilhac a voulu faire cela, pourtant le principe reste le même : les juges sont libres dans l'indemnisation. Ils doivent juste appliquer le principe de la réparation intégrale du préjudice.

III. Perte Subie (Damnum Emergens) et Manque à Gagner (Lucrum Cessans)

Dans le cadre du droit de l'Union européenne et du droit français, nous distinguons également :

  • La Perte Subie : il s'agit de la diminution directe de votre patrimoine, par exemple, le surcoût qu’un acheteur doit payer suite à une entente illégale entre entreprises.
  • Le Manque à Gagner : cela fait référence à ce que vous auriez pu gagner si le préjudice ne s'était pas produit, comme une perte de ventes due à une réputation endommagée.
Je comprends que naviguer dans les complexités de la loi et des réclamations de dommages et intérêts peut être accablant. C'est pourquoi je suis ici pour vous aider. Avec mon expertise et mon expérience en droit de la responsabilité civile, je peux vous guider à travers chaque étape de votre réclamation, en m'assurant que vous recevez l'indemnisation complète et juste à laquelle vous avez droit.

De l'évaluation initiale de votre cas à la négociation avec les parties adverses, en passant par la représentation devant les tribunaux si nécessaire, je m'engage à défendre vos intérêts avec diligence et compétence. N'hésitez pas à me contacter pour discuter plus en détail de votre situation et de la manière dont je peux vous assister dans cette épreuve.

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