Quand peut-on demander un préjudice moral ?

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❓ Quand peut-on demander un préjudice moral ?

Préjudice moralSouffrances psychiques Victimes directesVictimes par ricochet Dommage corporelCIVI / ONIAM
1) Dans quels cas peut-on demander un préjudice moral ?
• À la suite d’un accident (route, vie quotidienne, sport) ou d’une erreur médicale : la victime directe peut réclamer un préjudice moral distinct des souffrances physiques.
• En cas de déces ou d’handicap grave de la victime : les proches (victimes par ricochet) peuvent obtenir un préjudice d’affection et/ou d’accompagnement.
• En cas d’infraction (agression, violences, harcèlement, atteintes sexuelles, vol avec violences) : le préjudice moral est indemnisable devant le pénal et/ou via la CIVI (FGTI).
• Atteintes à la dignité, à la vie privée ou à l’honneur (ex. diffamation) : possible réparation du préjudice moral devant le juge compétent.
Le préjudice moral répare l’atteinte psychique : tristesse, anxiété, stress post-traumatique, perte de joie de vivre, retentissement familial/social.
2) Quelles preuves produire pour faire reconnaître le préjudice moral ?
Certificats / comptes-rendus médicaux et psychologiques (diagnostics, suivis, traitements).
Attestations circonstanciées des proches, collègues, encadrants (article 202 CPC).
Trajectoire de vie : journal de bord, photos/vidéos « avant/après », justificatifs d’activités abandonnées, isolement social, difficultés parentales ou de couple.
Éléments professionnels : arrêts de travail, évaluation RH, attestations sur retentissement au travail/études.
Plus la preuve est concrète et datée, plus l’évaluation sera favorable. Un médecin-conseil peut objectiver le retentissement psychique.
3) Comment est-il chiffré (méthode & facteurs) ?
• En dommage corporel, le préjudice moral s’inscrit dans la nomenclature Dintilhac (victime directe) et, pour les proches, dans les postes affection et accompagnement.
• Le montant dépend de : la gravité des faits (accident/infraction), la durée des troubles psychiques, leur retentissement sur la vie familiale/sociale/professionnelle, l’âge et la situation.
• Les juridictions s’appuient sur la jurisprudence locale et des référentiels (cours d’appel, fonds d’indemnisation) ; l’avocat compare et argumente poste par poste.
Le chiffrage peut être renforcé en cas d’infractions graves, de deuil ou de traumatismes majeurs (ATA/PTSD documenté).
4) Par quelles voies demander l’indemnisation ?
Assureur du responsable (accident de la route/vie, RC professionnelle) : demande d’indemnisation amiable, puis judiciaire en cas d’offre insuffisante.
CIVI (victimes d’infractions) : indemnisation par le FGTI, même si l’auteur est inconnu ou insolvable.
CCI/ONIAM (accident médical non fautif / infection nosocomiale grave) ou assureur en cas de faute médicale.
Juridictions civiles/pénales : constitution de partie civile, expertise et demandes provisionnelles possibles.
La protection juridique peut financer avocat et expertises ; des provisions sont souvent obtenues avant le solde.
5) Quels délais et réflexes pour maximiser vos chances ?
• Agissez rapidement : les prescriptions varient selon le régime (civil, pénal, médical). Plus tôt les preuves sont réunies, plus elles sont probantes.
• Faites établir un certificat médical initial et consultez si besoin un psychologue/psychiatre ; poursuivez le suivi et conservez tous les justificatifs.
• Ne signez pas de transaction sans avis : elle éteint en principe toute demande complémentaire sur le même fait.
Un avocat en dommage corporel structure la preuve, valorise chaque poste et négocie des montants conformes à la jurisprudence.

Essentiel : on peut demander un préjudice moral dès qu’un fait fautif ou indemnisable (accident, infraction, erreur médicale) provoque un retentissement psychique réel, prouvé et personnel. La clé : preuves solides + stratégie d’indemnisation adaptée.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel (barreau de Paris).

Quand peut-on demander un préjudice moral ?

Le préjudice moral indemnise la souffrance psychique, le chagrin, l’angoisse, l’atteinte à la dignité ou à la réputation causés par un fait dommageable. Il peut être demandé par la victime directe (celle qui subit l’atteinte) mais aussi par les proches (en cas de blessure grave ou de décès). Voici les principales situations, la preuve attendue, la procédure et la manière d’optimiser votre indemnisation avec l’appui de Maître Morin.

1. Qui peut demander un préjudice moral ?

  • Victime directe : souffrance psychique consécutive à un traumatisme (accident, erreur médicale, agression), anxiété, stress post-traumatique, perte de qualité de vie, atteinte à la dignité.
  • Proches de la victime : en cas de décès ou de handicap grave, ils demandent un préjudice d’affection (douleur du deuil / choc moral) et, le cas échéant, un préjudice d’accompagnement pour la période de fin de vie ou de grande dépendance.

2. Dans quelles situations ?

  • Accidents corporels (route, vélo, travail, vie privée) : le préjudice moral de la victime s’ajoute aux souffrances endurées et au déficit fonctionnel, et les proches peuvent obtenir un préjudice d’affection en cas de décès.
  • Responsabilité médicale (faute, infection nosocomiale, aléa thérapeutique grave) : la victime directe et/ou les proches (si décès) sont indemnisés, y compris via la CCI/ONIAM selon les cas.
  • Agressions et infractions : préjudice moral indemnisable au pénal (constitution de partie civile) et/ou au civil.
  • Atteintes aux droits de la personnalité : diffamation, atteinte à la vie privée, image, dignité (hors dommage corporel stricto sensu, mais le principe est similaire : réparation du trouble moral).

3. Lien avec la nomenclature Dintilhac

La nomenclature Dintilhac distingue plusieurs postes :

  • Pour la victime directe : souffrances endurées (échelle 1/7 à 7/7), déficit fonctionnel, préjudice d’agrément, auxquels peut s’ajouter un préjudice moral spécifique (angoisse d’anticipation, atteinte à l’image de soi, troubles psychiques documentés).
  • Pour les proches : préjudice d’affection (deuil/choc moral) et, selon les cas, préjudice d’accompagnement.

4. Comment prouver le préjudice moral ?

  • Certificats médicaux (médecin traitant, psychiatre/psychologue) mentionnant anxiété, dépression, TSPT, insomnies, troubles de l’appétit, idées noires, etc.
  • Suivis thérapeutiques : ordonnances, séances, hospitalisations, arrêts de travail liés à l’état psychique.
  • Témoignages de proches (article 202 CPC) décrivant le retentissement au quotidien (isolement, pleurs, irritabilité, renoncement aux projets).
  • Éléments contextuels : photos/écrits antérieurs montrant la vie « avant », projets contrariés, rôle parental impacté.

5. Évaluation : sur quoi se fondent les montants ?

  • Nature du fait générateur (accident grave, faute médicale, décès d’un proche).
  • Intensité des troubles psychiques et durée (évolutivité, chronicité).
  • Âge, situation familiale/professionnelle, bouleversement du projet de vie.
  • Référentiels indemnitaires (jurisprudence, référentiel Mornet, pratiques des Cours d’appel).

Pour les proches, les montants du préjudice d’affection varient selon le lien (conjoint, enfant, parent, fratrie) et l’intensité du vécu, dûment prouvée.

6. Quand le demander dans le parcours d’indemnisation ?

  1. Dès l’ouverture du dossier auprès de l’assureur (accident de la route) ou via la CCI (accident médical) : annoncer le poste « préjudice moral » et collecter les preuves.
  2. À l’expertise médicale : exprimer clairement l’impact psychique et, si possible, fournir un compte-rendu psychologique/psychiatrique.
  3. À la négociation : chiffrage argumenté (référentiels + pièces), intégrant la situation personnelle.
  4. Devant le juge si l’offre est insuffisante (civile/administrative ou pénale avec constitution de partie civile).

7. Délais pour agir

En matière de dommage corporel, l’action en indemnisation se prescrit en principe 10 ans à compter de la consolidation de l’état (les délais pénaux varient selon l’infraction). En pratique, il faut agir au plus tôt pour préserver les preuves psychiques (consultations, thérapies).

8. Exemple concret

Accident de la route avec traumatisme crânien léger et stress post-traumatique : crises d’angoisse, évitements de conduite, troubles du sommeil, suivi psychothérapeutique 10 mois. Préjudice moral de la victime direct reconnu en plus des souffrances endurées. En parallèle, la compagne obtient un préjudice d’affection limité (altération de la vie commune pendant la convalescence) sans décès mais avec retentissement documenté.

9. Erreurs fréquentes à éviter

  • Limiter la preuve au seul certificat initial sans suivi (le juge attend une traçabilité).
  • Confondre souffrances endurées et préjudice moral (les deux peuvent coexister mais ne se dupliquent pas).
  • Oublier le préjudice d’affection des proches ou le demander sans pièces (témoignages/preuves de l’intensité du lien).
  • Accepter une offre « forfait moral » sans justification ni personnalisation.

10. Le rôle de Maître Morin

Maître Morin structure et valorise votre demande de préjudice moral :

  • identification des postes (victime directe, proches) et stratégie probatoire (psy, attestations, suivi),
  • présentation claire à l’expert (doléances, retentissement concret),
  • chiffrage personnalisé (référentiel Mornet, jurisprudence de la Cour d’appel compétente),
  • négociation ferme avec l’assureur / ONIAM ou action en justice si sous-évaluation.

Conclusion

On peut demander un préjudice moral dès lors qu’un fait dommageable provoque une souffrance psychique réelle, documentée et imputable à l’événement — pour la victime directe comme pour ses proches. La clé réside dans la preuve clinique, la personnalisation et un chiffrage cohérent. Avec l’accompagnement de Maître Morin, vous sécurisez la reconnaissance de ce poste sensible et obtenez une indemnisation fidèle à votre réalité.

💡 Vous envisagez de demander un préjudice moral ? Faites auditer vos preuves et votre chiffrage par Maître Morin avant toute acceptation d’offre.

Réponse à un Client sur la Demande de Préjudice Moral

Quand et Comment Demander une Indemnisation pour Préjudice Moral ?

1. Préjudice Moral en Cas de Décès d'un Proche :

  • Situation : Si vous avez perdu un proche dans des circonstances tragiques (accident de la route, agression, erreur médicale), vous pouvez demander une indemnisation au titre du préjudice moral, connu sous l'appellation de « Préjudice d’affection ».
  • Exemple : Un an après le décès d'une mère percutée par un bus, sa famille peut solliciter une indemnisation pour le préjudice d'affection, surtout si le dossier judiciaire n'a pas abouti.
  • Quantification : L'évaluation de ce préjudice est complexe, car il est difficile de quantifier la douleur liée à la perte. Les tribunaux tentent de coordonner les indemnités selon les liens familiaux et l'impact émotionnel.

2. Préjudice Moral en Cas de Blessure Grave d'un Proche :

  • Situation : Lorsqu'un proche est gravement blessé, par exemple devient tétraplégique ou subit un lourd traumatisme crânien, vous pouvez demander une indemnisation au titre du préjudice d'accompagnement.
  • Exemple : Si votre père est gravement blessé en tant que piéton dans un accident de la circulation, vous et votre famille pouvez demander une indemnisation pour le préjudice d'accompagnement en raison des changements dans vos conditions de vie.
  • Quantification : L'indemnisation varie selon le cas et peut se rapprocher des sommes allouées suite à un décès.

3. Préjudice Moral Direct de la Victime :

  • Situation : En tant que victime directe d'un accident, vous avez droit à l'indemnisation de votre préjudice moral (Pretium doloris) pour les souffrances endurées et le déficit fonctionnel permanent.
  • Exemple : Suite à une chute entraînant une lésion du tendon, si le préjudice moral n'est pas pris en compte par l'expert de l'assurance, vous pouvez demander une contre-expertise pour évaluer correctement vos souffrances.

4. Spécificités des Demandes d'Indemnisation :

  • Litige avec un Constructeur Immobilier : Si vous êtes en litige avec un constructeur pour des problèmes immobiliers causant un préjudice moral, la demande d'indemnisation peut inclure les souffrances émotionnelles subies, y compris les impacts sur la santé comme une fausse couche.

Démarches à Suivre :

  1. Procédures Judiciaires : En cas de litige, une procédure judiciaire est souvent nécessaire. Il est important d'être accompagné par un avocat.
  2. Expertise Médicale : Pour les préjudices corporels, une expertise médicale est cruciale pour établir le préjudice et son impact sur la vie quotidienne.
  3. Documentation : Préparez une documentation détaillée de l'impact émotionnel et des dépenses engagées.

En tant que votre avocat, je m'engage à vous accompagner dans ces démarches pour obtenir une indemnisation juste et équitable correspondant à vos préjudices moraux. N'hésitez pas à me contacter pour toute question supplémentaire ou pour démarrer les procédures nécessaires.

Questions posées à l'avocat de victimes

Questions posées à l’avocat de victimes

Questions des Victimes sur l'Indemnisation du Préjudice Moral

  1. Indemnisation Suite à un Accident de Voiture avec un Poids Lourd Une victime, après un accident sur autoroute impliquant un poids lourd, se questionne sur la possibilité d'obtenir des indemnités pour préjudice corporel et moral, en plus de l'indemnisation matérielle proposée par son assurance.
  2. Estimation du Préjudice Moral dans une Affaire d'Intimidation au Travail Une assistante pédagogique, ayant porté plainte contre une personne pour menaces et intimidation, cherche à estimer le montant du préjudice moral qu'elle pourrait réclamer lors de son audition.
  3. Préjudice d'Affection après un Accident en Forêt Un étudiant, ayant subi un accident en forêt ayant entraîné des complications médicales graves, se questionne sur les documents nécessaires pour prouver l'impact psychologique de cet accident auprès de l'ONIAM.
  4. Demande d'Aide pour Calcul de Préjudice Suite à une Maladie Professionnelle Un travailleur, devant faire face à un licenciement pour inaptitude suite à une maladie professionnelle, sollicite de l'aide pour optimiser son taux d'invalidité et reconnaître ses séquelles réelles, tout en exprimant son inquiétude quant aux conséquences financières et morales de cette situation.
  5. Question sur le Préjudice Moral Suite au Décès d'un Parent Un adulte, dont le père est décédé dans un accident de voiture lié au travail s'interroge sur le droit à l'indemnisation du préjudice moral qui aurait dû être perçue à sa majorité, mais qui semble avoir été utilisée par sa mère.
  6. Simulation d'Indemnité pour Préjudice Corporel et Moral Subi par un Enfant Un parent cherche des renseignements sur l'indemnisation potentielle suite à deux accidents subis par son enfant de 5 ans dans une aire de jeux, incluant des blessures physiques graves et l'absence d'assistance adéquate lors des incidents.