Maître Oscar Morin, avocat
Besoin d’un avis sur votre situation ? Premier RDV gratuit CLIQUEZ ICI →

Indemnisation préjudice esthétique

Le préjudice esthétique indemnise une altération de l’apparence liée au dommage corporel. Cicatrice, déformation, boiterie visible ou autre modification peuvent être discutées à l’expertise ; l’enjeu est de décrire leur caractère temporaire ou permanent et leur retentissement sans les confondre avec d’autres postes.

Portrait de Maître Oscar Morin

Maître Oscar Morin — avocat au Barreau de Paris

Maître Morin consacre son activité à la défense des victimes de dommages corporels. Il accompagne les personnes blessées et leurs proches après un accident de la route, un accident de la vie ou un accident médical, notamment lors de l’expertise et pour obtenir une indemnisation adaptée à leurs préjudices.

Qui sommes-nous ? Découvrir le cabinet

Ce que Maître Oscar Morin peut faire pour vous

Vous avez une cicatrice, une brûlure ou une autre atteinte visible après un accident ? Maître Morin peut vous accompagner pour faire reconnaître votre préjudice esthétique et défendre une indemnisation adaptée à votre situation.

  • Préparer l’expertise médicale en identifiant les photographies, certificats et autres éléments utiles.
  • Vérifier l’évaluation du préjudice esthétique temporaire et permanent, sans le confondre avec les autres postes de préjudice.
  • Examiner et discuter l’offre de l’assureur lorsque le montant proposé ne tient pas suffisamment compte des séquelles constatées.

En savoir plus sur le cabinet de Maître Morin

❓ Préjudice esthétique — comment est-il indemnisé ? Les 3 questions les plus posées

DintilhacPréjudice esthétique
CicatricesBrûlures
Visage/MainsPhotos datées
Chirurgie plastiqueProvision

1) Qu’est-ce que le préjudice esthétique et comment est-il noté ?
Le préjudice esthétique répare l’atteinte à l’apparence (cicatrices, déformations, brûlures, boiterie visible, appareillages…) telle qu’elle est perçue par autrui.

• Il est évalué par l’expert (médico-légal/chirurgien) sur une échelle usuelle de 0 à 7 : de très léger (0–1/7) à très important (6–7/7).
• On distingue le préjudice esthétique temporaire (pendant soins/pansements) et le définitif (après consolidation).
• Sont prises en compte : localisation (visage/mains & zones visibles), surface, couleur/retrait de la cicatrice, symétrie, expression, âge/sexe, profession (exposition publique).

À savoir : un préjudice d’agrément (impact loisirs/sport) et un préjudice d’établissement (projets de vie) peuvent s’ajouter s’ils sont caractérisés.

2) Quelles preuves fournir pour une évaluation maximale (et obtenir une provision) ?
• Photos datées multi-angles : avant (si dispo), initial, intermédiaire, après (lumière neutre, échelle/règle).
• Comptes rendus (chirurgie, dermato, brûlures), ordonnances, soins de pansement, attestations de kiné/psy si retentissement.
• Devis et projets de soins esthétiques : laser vasculaire/CO₂, dermabrasion, reprise cicatricielle, greffes, tatouage réparateur/dermopigmentation.
• Vie sociale/pro : attestations (tiers), contraintes professionnelles (visibilité, uniforme, caméra).
• Demande de provision : courrier chiffré (soins, pertes de gains, frais de trajets/pansements, cosmétologie médicale). En cas de refus → référé-provision.

Astuce : joignez un tableau “Avant/Après” (comparatifs photo + dates) et des devis pour sécuriser les soins futurs dans l’offre.

3) Comment est chiffrée l’indemnisation ? (méthode Dintilhac & cas particuliers)
• Le montant dépend de la cotations 0–7/7, de l’âge, de la visibilité, du retentissement social/pro et des soins futurs à capitaliser (séances de laser, reprises chirurgicales).
• L’indemnisation du préjudice esthétique temporaire couvre la période de pansements, attelles, cicatrices inflammatoires avant stabilisation.
• Cas sensibles : visage (nez, lèvres, pommettes), mains, cou, brûlures étendues, asymétries, troubles pigmentaires, cicatrices chéloïdes, rétractions ; impacts sur métiers publics (vente, spectacle, santé).
• Possibles cumuls avec : souffrances endurées, DFP/AIPP, agrément, moral, dépenses de santé futures (esthétique/dermato), frais divers et pertes de gains.

Conseil pratique : ne transigez pas avant la consolidation ou un avis intervenant en dommage corporel (chirurgie plastique). En cas de chéloïde/évolution défavorable, demandez réouverture pour aggravation.

Essentiel : documentez le visible (photos datées), anticipez les soins esthétiques (devis) et faites coter le préjudice (0–7/7). Visez une réparation intégrale (Dintilhac) avec provision puis offre finale après consolidation.


Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.


Indemnisation du Préjudice Esthétique

Le préjudice esthétique est l’un des postes d’indemnisation du dommage corporel.
Il vise à compenser les atteintes à l’apparence physique d’une victime après un accident, une agression ou une erreur médicale.
Il peut être temporaire (lié à la convalescence) ou permanent (lié à des séquelles définitives).
Son indemnisation est essentielle, car elle touche à l’image de soi et au regard des autres, avec des répercussions sociales, familiales et psychologiques.

1. Définition

  • Préjudice esthétique temporaire : atteinte provisoire à l’apparence (plâtres, minerve, cicatrices en cours de cicatrisation, œdèmes, perte temporaire de cheveux, etc.).
  • Préjudice esthétique permanent : atteinte définitive à l’apparence (cicatrice visible, boiterie, déformation, amputation, paralysie partielle, séquelle faciale marquée, etc.).

2. Comment est-il évalué ?

L’évaluation est réalisée lors d’une expertise médicale.
L’expert prend en compte :

  • la localisation des séquelles (visage, mains, zones visibles en société),
  • leur intensité et leur visibilité,
  • leur caractère temporaire ou définitif,
  • leur retentissement psychologique et social (gêne, complexe, isolement).

Le préjudice esthétique est coté sur une échelle de 1 à 7 :

  • 1/7 : très léger
  • 2/7 : léger
  • 3/7 : modéré
  • 4/7 : moyen
  • 5/7 : assez important
  • 6/7 : important
  • 7/7 : très important

3. Indemnisation

L’indemnisation du préjudice esthétique varie selon :

  • la note retenue (1 à 7),
  • l’âge et le sexe de la victime,
  • l’impact social et professionnel (métiers de contact, artistes, mannequins…),
  • les référentiels indemnitaires et la jurisprudence locale.

À titre indicatif, elle peut aller de quelques centaines d’euros (séquelle très légère) à plusieurs dizaines de milliers d’euros (séquelle très importante, notamment au visage ou entraînant une difformité majeure).

4. Exemple concret

Un homme de 30 ans, victime d’un accident de voiture, conserve une cicatrice de 12 cm sur le visage.
L’expert évalue son préjudice esthétique permanent à 4/7.
Selon la jurisprudence et son âge, il peut obtenir une indemnisation comprise entre 15 000 € et 25 000 €, en plus d’autres postes de préjudice (souffrances endurées, DFP, perte de revenus).

5. Le rôle de l’avocat

L’avocat intervenant en dommage corporel en dommage corporel joue un rôle crucial pour défendre une juste indemnisation :

  • il veille à ce que le préjudice esthétique temporaire et permanent soient bien distingués,
  • il conteste une éventuelle sous-évaluation par l’expert,
  • il met en avant les répercussions sociales et psychologiques souvent négligées,
  • il défend une indemnisation conforme aux fourchettes les plus favorables de la jurisprudence.

Conclusion

Le préjudice esthétique traduit en argent une réalité profondément humaine : la perte ou l’altération de l’apparence physique.
Temporaire ou permanent, il doit être évalué avec soin et indemnisé à sa juste valeur.
Pour obtenir une réparation intégrale, l’accompagnement d’un avocat en préjudice corporel est essentiel.
Maître Morin assiste les victimes pour faire reconnaître pleinement leur préjudice esthétique et obtenir l’indemnisation qu’elles méritent.

💡 Vous êtes victime d’un accident ? Ne laissez pas votre préjudice esthétique être minimisé. Faites-le évaluer et défendre par un avocat.

Principe du préjudice esthétique

Top résumé de la réponse à la question

  1. Définition du Préjudice Esthétique Permanent: Il s’agit d’une compensation financière attribuée à une personne ayant subi une altération de son apparence physique à la suite d’un accident ou d’une maladie. Ce préjudice concerne les séquelles visibles et permanentes.
  2. Évaluation par un Expert Médical: Le degré du préjudice esthétique est évalué par un médecin expert. Cette évaluation prend en compte la nature, l’étendue et la visibilité des séquelles sur le corps.
  3. Barème d’Indemnisation: L’indemnisation est calculée en fonction d’un barème qui classe le préjudice esthétique en différents niveaux de gravité. .
  4. Considération de l’Âge et du Sexe: L’âge et le sexe de la victime peuvent influencer l’évaluation du préjudice. Par exemple, une cicatrice sur le visage peut être considérée comme ayant un impact plus important chez une jeune femme.
  5. Impact Psychologique et Social: Outre l’aspect physique, l’impact psychologique et social de la défiguration est également pris en compte. Cela comprend l’effet sur l’estime de soi, les relations interpersonnelles et les opportunités professionnelles.

Ce calcul vise à attribuer une compensation équitable pour les souffrances et les changements dans la qualité de vie causés par des altérations permanentes de l’apparence.

Avis personnel : Il est important de souligner que le poste de préjudice esthétique est fréquemment sous-évalué et insuffisamment défendu. Une attention particulière doit être accordée lors de l'expertise médicale pour s'assurer que le préjudice subi soit correctement évalué et reconnu. Lors des négociations, il est crucial de prendre en compte la jurisprudence actuelle, c'est-à-dire les tendances et décisions récentes des tribunaux, afin de garantir une indemnisation juste et appropriée. De plus, il est à noter que les barèmes utilisés par les assureurs ont tendance à sous-estimer ce type de préjudice, ce qui nécessite une vigilance accrue pour défendre adéquatement les droits des victimes.

Le poste de préjudice préjudice esthétique vise à indemniser l’aspect définitif du préjudice touchant aux côtés disgracieux du préjudice subi par la victime. Ce peut être des brûlures, cicatrices mais également des déformations, etc… Il est chiffré dans une échelle de 1 à 7 par le médecin expert. Le chiffrage financier se fait ensuite sur cette base pas l’assureur ou le fonds de garantie.
L’existence du poste de préjudice esthétique n’exclut pas de l’indemnisation la prise en charge d’une éventuelle chirurgie réparatrice prévue ultérieurement.

Il est désormais courant d’appliquer une notation pour déterminer la gravité du préjudice esthétique sur une échelle allant de 1 à 7.

L’indemnisation du préjudice esthétique évalué selon cette échelle est la suivante :

  • Très léger (1/7) : 100 à 3000 €
  • Léger (2/7) : 1 500 à 5000 €
  • Modéré (3/7) : 3 000 à 10 000 €
  • Moyen (4/7) : 6 000 à 25 000 €
  • Assez important (5/7) : 10 000 à 45 000 €
  • Important (6/7) : 30 000 € et plus
  • Très important (7/7) : 50 000 € et plus

Cette évaluation est basée sur une analyse effectuée lors de l’examen médical de la victime, généralement ordonné par la compagnie d’assurance responsable de l’indemnisation.

Il est à noter que fournir des photos de l’apparence de la victime juste après l’accident peut être utile pour déterminer le préjudice esthétique temporaire.

Enfin, il est important de souligner que l’évaluation du préjudice esthétique doit être effectuée « in abstracto », c’est-à-dire que des facteurs tels que l’âge, le sexe ou les conditions de vie ne sont pas pris en compte dans l’évaluation de ce préjudice.
Voir comment évaluer le préjudice esthétique
Comment calculer le préjudice esthétique permanent ?

Selon le référentiel Mornet :

L’indemnisation des souffrances endurées et du préjudice esthétique permanent en fonction de la cotation médico-légale peut être la suivante :
1/7 Très léger Jusqu’à 2.000 euros
2/7 Léger 2.000 à 4 000 euros
3/7 Modéré 4 000 à 8 000 euros
4/7 Moyen 8 000 à 20 000 euros
5/7 Assez important 20 000 à 35 000 euros
6/7 Important 35 000 à 50 000 euros
7/7 Très important 50 000 à 80 000 euros
Tout à fait exceptionnel 80 000 euros et plus

En tant qu'avocat dans la représentation de victimes ayant subi un préjudice esthétique, je comprends profondément l'impact que de telles blessures peuvent avoir sur votre vie. Le préjudice esthétique va bien au-delà de la simple apparence physique; il touche à l'essence même de votre identité et peut avoir des répercussions importantes sur votre bien-être psychologique et social.

Je vous propose mes services juridiques pour vous assurer que votre préjudice esthétique est évalué et indemnisé de manière juste et appropriée. Ma démarche consiste à travailler étroitement avec des experts médicaux pour établir une évaluation précise de votre préjudice, en tenant compte de tous les aspects de votre vie affectés par cette altération.

Tableau comparatif du préjudice esthétique

Critère Temporaire Permanent
Période Avant consolidation Après consolidation
Exemples Pansements, hématomes, plaies Cicatrices, déformations persistantes
Preuves Photos datées, soins Photos après consolidation, expertise
Évaluation Durée et intensité Visibilité, gravité, cotation éventuelle sur 7

Exemples de questions de victimes sur le préjudice esthétique

Indemnisation suite à Incapacité temporaire totale et préjudice esthétique permanent

Je vous sollicite pour un avis concernant ma situation. En septembre je devais subir une ablation rénale par cœlioscopie suite à nombreuses crises néphrétiques. Durant l’intervention le chirurgien urologue s’est rendu compte que le rein était collé au pancréas donc il a fait appel au chirurgien viscéral. La néphrectomie a eu donc lieu par laparotomie. J’ai gardé une lame de drainage plusieurs semaines d’où une fistule pancréatique puis colique. Je suis resté hospitalisé 58 jours. J’ai regagné mon domicile avec une poche de drainage. En février je suis retourné au bloc pour une résection colique qui n’a pas fonctionné car 2 jours après j’ai fait une péritonite suivi d’une septicémie. Suite à un tableau clinique très défavorable j’ai été plongé dans le coma et passage au bloc plusieurs fois puis pose de stomie. La situation était très difficile puis j’ai été admis au CHU où j’ai été pris en charge chirurgicalement par une professeure. Le coma a duré 3 semaines. Après 2 mois d’hospitalisation j’ai de nouveau regagné mon domicile avec une stomie. Puis en décembre j’ai de nouveau été hospitalisé et opéré pour enlever la stomie. Aujourd’hui mon ventre est déformé par les cicatrices. Devant tous ces aléas thérapeutiques je suis en incapacité temporaire totale depuis le 28 juin. Après avis je vais pouvoir débuter des séances de kinésithérapie. Pouvez vous me conseiller la démarche à suivre pour prétendre à une éventuelle indemnisation?

Réponse juridique de Maître Morin : Une succession de complications graves et de longues hospitalisations mérite une analyse complète, mais ne prouve pas à elle seule une faute médicale. Il faut obtenir le dossier médical intégral, vérifier si les complications relèvent d’une faute, d’un accident médical non fautif ou d’une infection nosocomiale, et envisager selon le dossier une expertise et une saisine de la CCI. Les cicatrices et la déformation abdominale peuvent constituer un préjudice esthétique distinct des pertes de revenus et du déficit fonctionnel.

Demande de renseignement sur la préjudice esthétique

J’ai entendu parler d’une possibilité de préjudice esthétique, en parlant avec une amie. Mes 2 filles ont une cicatrice au visage suite à un accident survenu à l’école. L’une est tombée d’un poney lors d’un voyage scolaire, l’autre a été cogné au front par un camarade de classe (avec les dents). Pourriez-vous m’indiquer comment je peux faire une demande de préjudice esthétique ?

Réponse juridique de Maître Morin : Pour chacune de vos filles, conservez les photographies des cicatrices et les certificats médicaux, puis déclarez les faits aux assurances concernées. Les responsabilités et garanties ne seront pas nécessairement les mêmes pour la chute de poney lors du voyage scolaire et pour le choc avec un camarade : il faut examiner l’organisation de l’activité, les circonstances et les contrats d’assurance scolaire ou de responsabilité civile. L’évaluation définitive des cicatrices persistantes se fera après consolidation.

Amputation distale

On m’a amputé le bout du petit doigt main gauche. Mon assurance me dit que le prejudice s’élève à AIPP 3% et me propose 1500 euros. Ils ne veulent pas tenir compte du prejudice esthetique en plus. N’ayant aucune notion ni reference je ne sais pas si leur proposition est raisonable.

Réponse juridique de Maître Morin : Une AIPP de 3 % mesure une atteinte fonctionnelle et ne remplace pas nécessairement l’évaluation du préjudice esthétique. Une amputation visible du bout du doigt peut justifier un poste esthétique distinct. Demandez le rapport d’expertise et le détail écrit de l’offre de 1 500 €, puis faites vérifier la description de l’amputation et l’ensemble des postes indemnisables avant toute acceptation définitive.

Consultation sur préjudice esthétique

Je me suis fait renverser par une voiture. Depuis je suis passé devant un médecin expert mandaté par l’assurance. Celui ci a conclu a un préjudice esthétique de 3,5 et un de 4 pour la souffrance endurée. Le préjudice esthétique me semble bien éloigné de la réalité. Le médecin ne veut rien entendre. Moi je vois bien que je suis dévisagé. J’envisage d’ailleurs une chirurgie esthétique pour y remédier. Que peut faire votre cabinet d’avocat dans un cas comme le mien. Est-ce une bonne idée de faire appel à vos services ?

Réponse juridique de Maître Morin : Après un accident impliquant une voiture, la cotation esthétique de 3,5/7 peut être discutée si le rapport ne décrit pas suffisamment les lésions et leur visibilité. Rassemblez des photos comparatives, sollicitez un avis médical indépendant et faites examiner l’opportunité d’une expertise contradictoire. Si une chirurgie réparatrice est envisagée, sa nécessité, son coût et ses conséquences doivent être documentés séparément.

Besoin d’informations pour préjudice esthétique

J’aurais quelques questions à vous poser. J’ai été opéré du genoux gauche pour une rupture des ligaments croisés antérieurs. Je me suis retrouvé avec des cicatrices deux fois la longueur annoncée. Tout mon entourage m’assure que ces cicatrices ne sont pas normales et que j’ai été « charcutée » . De plus à mon réveil de l’opération je me suis retrouvé avec deux plaies sur le pied gauche, plaies qui sont devenus des cicatrices apparentes et permanentes. Je ne sais pas à qui m’adresser car je ne sais pas qui je dois attaquer ou contre qui porter plainte, si c’est contre le chirurgien qui était en charge ? Dois-je faire appel à un avocat ou un témoin pour être présent de l’échange ? Pour moi c’est un préjudice esthétique important… Pouvez-vous m’aider s’il vous plaît ?

Réponse juridique de Maître Morin : Des cicatrices plus longues qu’annoncé et des plaies apparues au pied nécessitent d’abord de récupérer le dossier opératoire, les documents de consentement et les comptes rendus de soins. Il faut déterminer l’origine des lésions et apprécier une éventuelle faute ou complication non fautive ; la longueur des cicatrices ne suffit pas, à elle seule, à établir une responsabilité. Une expertise peut ensuite évaluer les atteintes esthétiques permanentes.

Préjudice esthétique permanent

Je vous explique rapidement, j’ai reçu deux coups de tête volontairement par pur gratuité d’où maintenant j’ai une cicatrice de 4-5cm entre les deux yeux. Comment évaluer rapidement ce préjudice puisque j’ai que 21ans et pas encore démarrer ma vie professionnelle qui pour plus tard pourra certainement jouer en ma défaveur.

Réponse juridique de Maître Morin : Une cicatrice de 4 à 5 cm entre les yeux après des violences volontaires peut ouvrir droit à réparation si les faits et le dommage sont établis. Faites constater et photographier la cicatrice, conservez les pièces relatives à l’agression et faites évaluer son aspect après consolidation. La localisation au visage et votre âge peuvent être pris en compte, mais aucun montant sérieux ne peut être fixé sans examen. Selon la procédure, une indemnisation peut être recherchée auprès de l’auteur ou par les dispositifs applicables aux victimes d’infractions.

Pour replacer le préjudice esthétique dans l’ensemble de la nomenclature, consultez la FAQ sur les préjudices corporels.

Comment calculer le préjudice esthétique permanent (PEP) ?

Le préjudice esthétique permanent correspond à l’altération durable de l’apparence après consolidation. L’expert peut le coter sur une échelle de 0 à 7, mais cette note ne correspond à aucun tarif légal automatique.

Une méthode de calcul en cinq étapes

  1. Décrire l’atteinte : emplacement, dimensions, couleur, relief, asymétrie, visibilité et évolution des cicatrices ou déformations.
  2. Vérifier la consolidation : séparer les atteintes temporaires de celles qui persistent durablement.
  3. Discuter la cotation sur 7 : confronter la note aux photographies et aux constatations médicales.
  4. Individualiser le montant : tenir compte de l’importance de l’atteinte, de sa visibilité et des circonstances de la victime, sans appliquer mécaniquement une fourchette indicative.
  5. Examiner les dépenses distinctes : devis de soins correcteurs, retouches ou traitements futurs médicalement justifiés, en évitant tout double compte.

Quels documents renforcent la demande ?

Présentez des photographies datées et comparables (mêmes angles et lumière), des mesures des lésions, les comptes rendus opératoires, les avis dermatologiques ou chirurgicaux et, lorsque cela est pertinent, des devis de traitement ou des attestations circonstanciées.

Exemple fictif : cicatrice visible du visage

Une personne conserve une cicatrice faciale après consolidation. Le rapport d’expertise décrit sa longueur mais omet son relief et sa pigmentation. Avant toute discussion du montant, il faut faire préciser ces caractéristiques, présenter des photographies cohérentes et vérifier si les soins correcteurs futurs sont nécessaires et indemnisables à un poste approprié. La note sur 7, seule, ne suffit pas à chiffrer l’indemnité.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre l’atteinte esthétique avec les douleurs, le déficit fonctionnel ou le préjudice d’agrément ;
  • Oublier l’apparence pendant la phase temporaire ;
  • Ne conserver aucune photographie des lésions avant leur évolution ;
  • Accepter une offre globale sans détail des postes ni justification du calcul ;
  • Supposer que des soins esthétiques futurs sont automatiquement inclus dans la cotation.

Recours et démarches utiles

Si l’évaluation médicale ne reflète pas les cicatrices ou déformations constatées, découvrez les étapes d’une contre-expertise médicale. Si l’assureur propose une indemnité insuffisante, consultez notre guide pour contester une offre d’indemnisation corporelle. La distinction avec le préjudice esthétique temporaire mérite aussi une attention particulière.

Conclusion : défendre l’intégralité du préjudice esthétique

Une indemnisation juste suppose de décrire l’atteinte visible, son évolution et sa persistance, sans confondre cotation médicale et montant de réparation. Les preuves constituées dès l’accident facilitent la discussion contradictoire avec l’assureur.

Sources et références

Questions pratiques sur les cicatrices et l’indemnisation

Une petite cicatrice peut-elle être indemnisée ?

Oui, dès lors qu’une altération de l’apparence est imputable à l’événement dommageable et qu’elle est constatée. Sa taille ne suffit pas à déterminer l’indemnisation : sa localisation, sa visibilité, son évolution et les circonstances individuelles doivent être examinées.

Une amputation ou une prothèse visible relève-t-elle du préjudice esthétique ?

Une amputation, une déformation ou une prothèse apparente peut être prise en compte au titre du préjudice esthétique. Les limitations fonctionnelles, les besoins d’appareillage et les autres conséquences doivent cependant être évalués dans leurs postes respectifs, sans double indemnisation.

Faut-il attendre la consolidation pour agir ?

Non. Les photographies datées, les certificats médicaux et les comptes rendus peuvent être réunis dès les premières étapes. La consolidation permet ensuite d’apprécier les séquelles permanentes ; l’atteinte esthétique temporaire, antérieure à cette date, doit aussi être examinée distinctement.

Quels éléments montrer lors de l’expertise ?

Présentez, lorsque cela est pertinent, des photographies avant et après l’accident, l’évolution de la cicatrice, les interventions ou soins réalisés, ainsi que les contraintes liées à la visibilité de l’atteinte. Une description précise aide à éviter qu’une séquelle discrète lors de l’examen ne soit sous-évaluée.

Pour approfondir la méthode de cotation, consultez le guide consacré au calcul du préjudice esthétique permanent.

L’essentiel à retenir

  • Le préjudice esthétique temporaire et le préjudice permanent sont deux évaluations distinctes.
  • La cotation sur 7 ne détermine pas à elle seule une somme d’argent.
  • Photographies datées, dossier médical et expertise permettent d’étayer la demande.
  • Une offre insuffisante peut être discutée à partir des séquelles réellement constatées.
Présentation vidéo de Maître Oscar Morin
Découvrez Maître Oscar Morin Présentation du cabinet • 2 min Voir la vidéo ▶