Entorse cervicale

 

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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❓ Entorse cervicale (coup du lapin) — les 3 questions les plus posées

Coup du lapinLoi Badinter Expertise médicaleDFT / AIPP KinésithérapieDintilhac
1) Entorse cervicale après accident de la route : suis-je indemnisé(e) ? Par qui ?
Oui, si un véhicule terrestre à moteur est impliqué, la loi Badinter s’applique : vos dommages corporels sont pris en charge par l’assureur du responsable. Conducteur non fautif, passager, piéton, cycliste : protection renforcée. Conducteur responsable : vos propres lésions ne sont indemnisées que via une garantie conducteur (contrat) ; vos dégâts matériels via tous risques.

Réflexe immédiat : faites établir un Certificat Médical Initial (CMI) dans les 24–48 h décrivant douleurs cervicales, raideur, céphalées, nausées, troubles du sommeil, irradiations (épaules/bras), pour lier les symptômes à l’accident.
2) Quelles preuves rassembler et quelles démarches médicales suivre ?
Sur place : constat/PV, photos des véhicules, appuis-tête, position, appuis arrière, témoins.
Médical : CMI, ordonnance antalgiques/anti-inflammatoires, kinésithérapie, conseils (collier cervical si prescrit), arrêts de travail. Imagerie (radio/IRM) si signes d’alerte (déficit neurologique, douleur intense persistante).
Suivi : consultations régulières, journal des douleurs, retentissement sur sommeil, conduite, sport, port de charges, écrans.
Éco : bulletins de salaire/attestations employeur, bilans/CA (indépendants), frais (déplacements, pharmacie, garde d’enfants).

Provision : adressez une demande chiffrée (soins, pertes de revenus, frais divers). En cas de blocage, référé-provision et/ou expertise judiciaire.
3) Comment les experts évaluent l’entorse cervicale et quels postes Dintilhac réclamer ?
L’évaluation repose sur l’expertise médicale (clinique > imagerie) : déficit fonctionnel temporaire (DFT), souffrances endurées (0/7), retentissement sur activités usuelles/professionnelles, et, si séquelles, DFP/AIPP (taux).

Indemnisation poste par poste (Dintilhac) :
Extra-patrimonial : souffrances endurées, préjudice esthétique (cicatrices éventuelles), agrément (sport/loisirs limités), moral ; DFP/AIPP en cas de séquelles (raideur, céphalées chroniques, névralgies cervico-brachiales).
Patrimonial : dépenses de santé (reste à charge & futures : kiné prolongée), frais divers (déplacements/attelles), aide humaine temporaire, pertes de gains (arrêts, temps partiel thérapeutique), incidence pro (pénibilité, réorientation), aménagements (poste de travail, siège/écran).

Pièges fréquents : minimisation faute d’un dossier médical pauvre, absence de journal des douleurs, offre d’indemnisation avant consolidation, oubli des frais futurs (kiné, traitements), méconnaissance de l’incidence professionnelle.

Essentiel : documenter tôt et régulièrement. Demandez une provision, venez à l’expertise assisté(e) (médecin-conseil de victimes), puis négociez une indemnisation Dintilhac complète (DFT, souffrances, AIPP, pertes de gains, frais & besoins futurs).

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Entorse cervicale (coup du lapin) : symptômes, soins et indemnisation

L’entorse cervicale, souvent appelée coup du lapin, survient après un mouvement brusque d’hyperflexion/hyperextension du cou, le plus souvent lors d’un choc arrière en voiture. Au-delà des douleurs, elle a des enjeux médicaux et indemnitaires importants. Voici l’essentiel pour bien réagir et défendre vos droits.

1) Mécanisme et facteurs de risque

Le buste est propulsé par le siège tandis que la tête part en arrière puis en avant : cela étire les ligaments cervicaux et les muscles paravertébraux.

  • Chocs arrière ou latéraux, freinage brutal, sports à impact.
  • Appuie-tête mal réglé, ceinture mal ajustée, position du siège trop inclinée.

2) Signes et symptômes

  • Douleurs cervicales, raideur, contractures.
  • Céphalées, sensation de casque, vertiges, nausées.
  • Douleurs irradiant vers épaules/omoplates/bras, parfois fourmillements.
  • Parfois retard d’apparition (24–48 h après le choc).

3) Urgences & drapeaux rouges

Consultez rapidement si : troubles neurologiques (faiblesse, engourdissement, troubles de la marche), douleur intense non soulagée, traumatisme à haute énergie, perte de connaissance, ou douleurs thoraciques.

4) Diagnostic médical

Le diagnostic est clinique. Les examens complètent selon le contexte.

  • Examen : mobilité du cou, palpation, test neurologique.
  • Imagerie : radio/scan si suspicion de fracture, IRM si signes neurologiques persistants ou doute lésionnel.

5) Traitements de première intention

  • Analgésiques et éventuellement anti-inflammatoires (suivant avis médical).
  • Mobilisation douce précoce (éviter l’immobilisation prolongée).
  • Kiné progressive : assouplissements, renforcement, posture, travail proprioceptif.
  • Collier cervical seulement à court terme si douleur majeure.

6) Récupération et prévention des douleurs chroniques

  • Adapter les gestes quotidiens : pauses, ergonomie écran, oreiller adapté.
  • Auto-exercices de mobilité douce (rotation, inclinaison, flexion/extension sans douleur).
  • Gestion du stress, sommeil, reprise d’activité graduée (marche, natation).

7) Certificat médical initial (CMI) : clé de l’indemnisation

Le CMI établi rapidement (idéalement le jour même ou sous 48 h) prouve le lien de causalité entre l’accident et vos douleurs.

  • Doit décrire : symptômes, diagnostic (entorse cervicale post-traumatique), ITT en jours.
  • Joindre examens, ordonnances, arrêts de travail, justificatifs de frais.

8) Expertise médicale et postes de préjudice

L’expertise (amiable/judiciaire) fixe la consolidation et cote chaque poste indemnisable.

  • Avant consolidation : frais de santé, DFT, pertes de gains, frais divers, souffrances endurées.
  • Après consolidation : DFP, agrément, esthétique, incidence professionnelle, aide humaine, soins futurs.

9) Exemple de formulation sur le CMI

« Certificat établi suite à un accident de circulation du [date]. Douleurs cervicales avec contractures paravertébrales, mobilité diminuée. Diagnostic : entorse cervicale post-traumatique (coup du lapin). ITT : [x] jours. »

10) Cas pratique

Conducteur percuté à l’arrière. Douleurs cervicales le lendemain. CMI à J1 : entorse cervicale, ITT 12 jours. Kiné 8 semaines, amélioration progressive. À la consolidation, DFP 3 %, SE 2/7, aide humaine 1 h/j sur 3 semaines. Négociation : ajout des soins futurs (kiné d’entretien) et frais de transport → offre revalorisée.

Conclusion

L’entorse cervicale nécessite une prise en charge précoce, une mobilisation douce et un dossier médical complet pour l’indemnisation. Obtenez un CMI rapide, suivez les soins, conservez tous les justificatifs et vérifiez que chaque poste de préjudice est pris en compte avant toute signature.

💡 Besoin d’un avis sur votre dossier « cervicalgies post-trauma » ? Faites relire votre CMI, préparez l’expertise et demandez, si nécessaire, des provisions.

Liste des questions sur l'entorse cervicale ou coup du lapin

Accident de la route et coup du lapin

Exemples de questions sur l'entorse cervicale suite à un accident de la route

Entorse cervicale accident de la route

Je vous écris suite à un accident de la route survenu récemment. Cet incident m'a laissé avec une entorse cervicale, des douleurs dorsales, ainsi que des migraines quotidiennes. L'urgentiste de l'hôpital m'a prescrit un arrêt de travail de 7 jours, et mon médecin traitant a jugé nécessaire de prolonger cet arrêt pour 14 jours supplémentaires, étant donné que je ne suis toujours pas en état de reprendre mon activité professionnelle. Je me sens quelque peu perdu quant aux démarches à entreprendre pour faire valoir mes droits et gérer au mieux cette situation, qui perturbe significativement mon quotidien. Serait-il possible de m'orienter ou de m'assister dans ces procédures ?

Réponse de l'avocat :

Tout d'abord, je tiens à vous exprimer toute ma sympathie et mon soutien dans cette épreuve difficile que vous traversez à la suite de votre accident de la route. Les symptômes que vous décrivez, tels que l'entorse cervicale, les douleurs dorsales et les migraines, sont malheureusement communs dans ce type de situation et nécessitent une attention particulière. Concernant vos droits et les démarches à suivre, deux scénarios principaux se présentent, en fonction des circonstances de l'accident :

  1. Si votre accident implique un autre véhicule : La Loi Badinter de 1985 s'applique. Cette loi a été mise en place pour simplifier l'indemnisation des victimes d'accidents de la route et prévoit une prise en charge rapide et effective des préjudices subis par les victimes non responsables d'un accident de la circulation. Vous avez droit à une indemnisation pour vos dommages corporels, y compris les souffrances physiques, les préjudices esthétiques et les préjudices économiques résultant de votre incapacité temporaire de travail. Il est important de déclarer l'accident à votre assurance dans un délai de 5 jours ouvrés et de fournir tous les documents médicaux attestant de vos blessures.
  2. Si l'accident s'est produit sans l'implication d'un autre véhicule : C'est alors votre garantie conducteur, si vous en avez souscrite une, qui peut intervenir pour vous couvrir. Cette garantie a pour but de protéger le conducteur pour les dommages corporels subis lors d'un accident, même en cas de responsabilité. Toutefois, le niveau de couverture et les modalités d'indemnisation dépendent des termes précis de votre contrat d'assurance.

N'hésitez pas à prendre contact avec votre assurance pour signaler l'accident et discuter des premières étapes de la procédure d'indemnisation. Si vous avez besoin de soutien supplémentaire ou de conseils spécifiques, je suis à votre disposition en tant qu'avocat. Je reste à votre disposition pour toute question supplémentaire ou pour vous assister dans vos démarches.