Aggravation

 

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❓ Aggravation — les 3 questions les plus posées

Après consolidationRéouverture Expertise d’aggravationDFP/AIPP Aide humaine / Appareils
1) Quand peut-on parler d’aggravation et demander la réouverture du dossier ?
On parle d’aggravation quand, après la consolidation et une première indemnisation, l’état se détériore de façon nouvelle et durable (douleurs, mobilité, complications, décompensation psy) ou que de nouveaux besoins apparaissent (aide humaine, appareillages, soins supplémentaires). La réouverture vise une indemnisation complémentaire limitée aux éléments nouveaux depuis la décision/transaction initiale.
Idée clé : pas besoin d’un nouvel accident — il suffit d’un évolutif médical objectivé postérieur à la consolidation.
2) Comment prouver l’aggravation ? (pièces & expertise)
  • Comparatif avant/après : ancien rapport d’expertise, taux DFP/AIPP initial, limitations vs. nouveaux bilans (imagerie, tests fonctionnels, scores douleur).
  • Suivi médical récent : comptes rendus spécialisés, ordonnances, séances (kiné, psy), hospitalisations/complications.
  • Besoins accrus : évaluation d’aide humaine (jours/nuits), appareillages (renouvellements, upgrades), aménagements (domicile/véhicule) avec devis.
  • Vie pro : arrêts, inaptitude/reclassement, perte de revenu, incidence professionnelle.
  • Vie perso : échec de reprise des loisirs (agrément), retentissement moral documenté (journal, attestations 202).
Étape clé : solliciter une expertise d’aggravation (amiable ou judiciaire) en apportant un dossier comparatif structuré.
3) Quels postes peuvent être réévalués et comment se négocie l’indemnité complémentaire ?
Sont réexaminés les postes impactés depuis la première décision : souffrances (épisodes nouveaux), DFP/AIPP (taux majoré), moral, agrément, esthétique, ainsi que les dépenses de santé futures, aide humaine, appareillages et leurs renouvellements, pertes de gains et incidence pro. Méthode : exiger une offre ventilée (Dintilhac) limitée à l’aggravation et fondée sur l’expertise ; demander une provision si des soins/achats sont urgents.
Erreurs à éviter : tout redemander « à zéro » ; accepter une offre globale non motivée ; oublier renouvellements d’appareils / heures de nuit ; ne pas documenter l’incidence pro.

Essentiel : l’aggravation se gagne par un avant/après objectivé + une expertise d’aggravation. Négociez une indemnité complémentaire poste par poste sur la base des éléments nouveaux.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Aggravation du dommage corporel : réouverture des droits, preuves et indemnisation complémentaire

Après une première indemnisation, votre état peut s’aggraver (douleurs persistantes, nouvelle limitation, complication, trouble psychique, besoin d’aide humaine). Le droit français permet de réouvrir le dossier pour obtenir une indemnisation complémentaire lorsque l’aggravation est nouvelle, certaine et en lien direct avec l’accident initial.

1) Aggravation : de quoi parle-t-on ?

  • Après consolidation : apparition ou accentuation durable de séquelles (douleurs chroniques, arthrose post-traumatique, décompensation psychique, instabilité articulaire, aggravation esthétique…).
  • Différente d’une “rechute” (prise en charge de soins temporaires) et d’une simple poussée sans retentissement durable : l’aggravation a un impact pérenne sur les postes de préjudice.
  • Elle peut être physique (mobilité, force, appareillage), psychique (ESPT, dépression), sociale/professionnelle (perte d’emploi, reconversion imposée).

2) Conditions pour réouvrir l’indemnisation

  • Élément nouveau postérieur à la première consolidation/indemnisation.
  • Lien de causalité direct avec l’accident initial (avis médical, imageries, continuité des soins).
  • Caractère non déjà indemnisé (ce qui est nouveau ou aggravé, pas un simple désaccord ancien).

3) Délais (prescription) & bases pratiques

  • En droit commun/Badinter : nouvelle action possible au titre de l’aggravation (un nouveau délai court à compter de la consolidation de l’aggravation).
  • AT/MP : révision du taux d’IPP et de la rente en cas d’aggravation reconnue par la CPAM.
  • Prévoyance/invalidité : demande de révision de catégorie ou des prestations selon le contrat.

4) Pièces & preuves à réunir

  • Historique médical depuis l’indemnisation initiale (consultations, examens, hospitalisations, kiné).
  • Imageries/rapports récents (IRM, scanner, EMG…), attestant l’évolution défavorable.
  • Journal des douleurs, limitations au quotidien, photos (cicatrices, déformations), attestations proches/employeur.
  • Éléments professionnels (arrêts, perte de poste, baisse de revenu, reconversion, aménagements refusés).

5) Procédure type côté “Badinter / RC”

  1. Mise en cause de l’assureur du responsable (ou FGAO) au titre de l’aggravation, avec envoi des nouvelles pièces.
  2. Expertise médicale d’aggravation (idéalement contradictoire) pour fixer une nouvelle consolidation et réévaluer les postes.
  3. Chiffrage complémentaire des préjudices concernés (liste ci-dessous) et négociation / action judiciaire si nécessaire.

6) Postes réévalués en cas d’aggravation (nomenclature Dintilhac)

  • Dépenses de santé futures (DSF) : nouveaux traitements, infiltrations, chirurgie de reprise, renouvellement d’appareillage.
  • Assistance par tierce personne : heures supplémentaires, passage d’une aide familiale à professionnelle.
  • Pertes de gains actuelles & futures : arrêts supplémentaires, temps partiel thérapeutique, PGPF accrus.
  • Incidence professionnelle : reconversion contrainte, perte de chance de carrière, pénibilité durable.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP/AIPP) : majoration du taux en %.
  • Souffrances endurées complémentaires (SE) : nouvelles interventions, rééducations.
  • Préjudice esthétique (PEP) : cicatrices de reprise, aggravation de déformations.
  • Préjudices psychiques : anxiété, ESPT, dépression réactionnelle.

7) Côté AT/MP (accident de travail/trajet)

  • Déposer une demande de révision du taux d’IPP auprès de la CPAM (nouveaux éléments médicaux).
  • Révision possible de la rente AT (à la hausse) et adaptation des soins pris en charge.
  • Coordonner avec le dossier RC/Badinter pour éviter doublons et sécuriser la subrogation des organismes sociaux.

8) Méthode de chiffrage pratique

  1. Identifier les postes touchés par l’aggravation (DFP, DSF, aide humaine, PGPF, incidence pro, PEP/SE…).
  2. Fixer une nouvelle date de consolidation d’aggravation via expertise.
  3. Calculer les différentiels par rapport à l’indemnisation initiale (ce qui est nouveau / en plus).
  4. Actualiser selon la jurisprudence locale et l’âge de la victime.

9) Exemple synthétique

Victime initiale : fracture intra-articulaire cheville (DFP 6 %, PEP 2/7). Deux ans après : arthrose post-traumatique, douleurs, mobilité réduite → reprise chirurgicale. Expertise d’aggravation : DFP porté à 12 %, DSF (infiltrations + orthèses) sur 10 ans, aide humaine 1 h/j lors des poussées, PGPF (perte primes terrain), SE complémentaires (réintervention). Indemnisation complémentaire accordée sur tous les postes majorés.

10) Conseils & erreurs fréquentes

  • Ne pas attendre : constituez le dossier dès les premiers signes durables (délais de conservation d’images/dossiers, prescription).
  • Éviter la simple lettre sans pièces médicales solides (risque de refus). Privilégier une expertise contradictoire avec médecin-conseil de victime.
  • Ne pas oublier l’incidence pro et les DSF (souvent sous-évalués en aggravation).

Conclusion

L’aggravation permet de réviser votre indemnisation pour coller à la réalité actuelle de vos séquelles. Documentez l’évolution, sollicitez une expertise d’aggravation, et faites chiffrer chaque poste impacté (DFP, DSF, aide, pertes de gains, incidence pro, SE/PEP). Un accompagnement médico-juridique sérieux est la clé d’une réparation intégrale actualisée.

💡 Votre état s’est aggravé ? Faites auditer votre dossier et organisez une expertise d’aggravation avec un médecin-conseil et un avocat.

Liste des questions concernant l'aggravation

Rappel

Absence de prescription : Contrairement à d'autres actions juridiques, il n'y a pas de délai de prescription pour solliciter une réouverture du dossier en raison de l'aggravation du préjudice corporel. Cela permet à la victime de demander une indemnisation complémentaire même plusieurs années après la consolidation de son état.

Aggravation du préjudice : La réouverture du dossier est possible si la victime subit une aggravation de son état de santé, c’est-à-dire une détérioration notable postérieure à la première indemnisation.

Justification médicale : L’aggravation doit être prouvée par des documents médicaux attestant que l’état de santé s’est empiré après la première évaluation, nécessitant ainsi une réévaluation des dommages corporels.

Nouvelle expertise médicale : Une expertise médicale complémentaire est généralement requise pour évaluer l’aggravation du préjudice. Elle détermine l’impact de cette aggravation sur la vie quotidienne de la victime ainsi que sur ses besoins en soins.

Indemnisation complémentaire : Si l'aggravation est validée, la victime peut obtenir une indemnisation complémentaire pour couvrir les nouveaux préjudices subis, tels que des frais médicaux supplémentaires, une augmentation de l'incapacité permanente, ou d'autres pertes liées à cette détérioration.

Aggravation du Préjudice Corporel : Ce Que Vous Devez Savoir

Qu'est-ce que l'Aggravation du Préjudice Corporel ?

L'aggravation du préjudice corporel se produit lorsque l'état de santé d'une victime d'un accident, après avoir été stabilisé, se détériore de manière significative. Cela peut entraîner de nouvelles séquelles, des limitations accrues, ou encore l'apparition de nouvelles douleurs qui n'étaient pas présentes lors de l'évaluation initiale. Ce concept permet à la victime de demander une réévaluation de l'indemnisation initialement reçue pour tenir compte de cette dégradation.

Comment Reconnaître une Aggravation ?

L'aggravation du préjudice corporel peut se manifester par diverses situations, telles que :

  • Une perte accrue de mobilité.
  • Une nouvelle intervention chirurgicale rendue nécessaire.
  • Des douleurs persistantes qui s'intensifient avec le temps.
  • L'apparition de troubles psychologiques liés à l'accident (dépression, anxiété).

Toute détérioration notable de l'état de santé qui modifie le quotidien de la victime peut être considérée comme une aggravation.

Le Droit à une Nouvelle Indemnisation

Si une victime constate une aggravation de son état de santé, elle a le droit de demander une nouvelle indemnisation. Cela nécessite de faire établir médicalement l'aggravation par un expert, et de démontrer le lien de causalité entre cette aggravation et l'accident initial. L'objectif est de garantir une indemnisation juste, prenant en compte l'évolution défavorable de la situation de la victime.

La Procédure de Demande de Réévaluation

Rassembler les Preuves Médicales : La victime doit d'abord consulter un médecin qui établira un certificat médical attestant de l'aggravation.

  1. Contacter l'Assureur : Une fois l'aggravation prouvée, il est important de contacter l'assureur pour entamer une nouvelle évaluation.
  2. Expertise Médicale : Une expertise médicale est souvent organisée pour vérifier l'étendue des nouveaux préjudices.
  3. Négociation ou Procédure Judiciaire : Selon le résultat de l'expertise, une nouvelle proposition d'indemnisation peut être faite. En cas de désaccord, la victime peut saisir la justice pour obtenir une indemnisation juste.

Pourquoi Faire Reconnaître une Aggravation ?

L'aggravation d'un préjudice corporel peut entraîner de nouveaux frais médicaux, des pertes de revenus, des besoins en assistance permanente ou encore une altération de la qualité de vie. En faisant reconnaître cette aggravation, la victime peut obtenir une compensation supplémentaire pour faire face à ces nouveaux besoins et couvrir les préjudices qui n'avaient pas été prévus initialement.

Besoin d'Aide pour une Réévaluation ?

Faire reconnaître l'aggravation de son préjudice corporel peut être un processus complexe et long. Notre équipe est là pour vous accompagner, vous conseiller, et vous aider à obtenir l'indemnisation qui correspond réellement à votre situation. Contactez-nous dès aujourd'hui pour plus d'informations.

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Si vous pensez que votre préjudice s'est aggravé et que vous avez droit à une nouvelle indemnisation, n'hésitez pas à nous contacter. Nous vous aiderons à évaluer votre situation et à entreprendre les démarches nécessaires pour obtenir réparation.

Aggravation séquelles cervicales

Contestation offre suite à aggravation

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Questions de victimes

Questions de victimes sur l'aggravation

1. Comment obtenir une indemnisation juste en cas d'aggravation après un accident de la vie ?

J'ai eu un accident dans la vie privée, pour lequel une première indemnisation a été perçue. Cependant, le dossier a été réouvert pour cause d'aggravation avec de nombreuses séquelles et un handicap reconnu par la sécurité sociale. Actuellement, nous ne sommes pas d'accord sur le montant de l'indemnisation. De plus, l'assurance refuse de m'envoyer les conditions générales du contrat. Pour le moment, nous sommes en discussion à l'amiable, mais la procédure traîne en longueur. Pouvez-vous m'aider ?
Réponse de l'avocat :
Je comprends votre situation et la complexité liée aux discussions à l'amiable avec l'assurance, d'autant plus lorsque des documents essentiels, tels que les conditions générales du contrat, ne sont pas fournis. Je vous propose de vous accompagner dans ce processus, notamment pour obtenir ces documents, évaluer l'indemnisation proposée et, si nécessaire, prendre des mesures juridiques pour garantir que vous receviez une indemnisation juste et complète.


2. Puis-je rouvrir mon dossier d'indemnisation après un licenciement et des douleurs persistantes ?

Victime d'un accident de la route, j'ai été opéré des cervicales. J'ai été indemnisé l'année suivante, puis j'ai perdu mon emploi et fait rouvrir mon dossier en raison d'un licenciement pour inaptitude. Aujourd'hui, les douleurs sont devenues insupportables, et je crains pour mon avenir professionnel. J'ai également un prêt immobilier avec une exclusion d'assurance emprunteur liée à mon état de santé. J'aurais besoin d'assistance pour rouvrir à nouveau mon dossier et demander réparation.
Réponse de l'avocat :
Votre situation est malheureusement trop fréquente : des douleurs qui empirent, des conséquences financières lourdes, et une assurance qui n'offre pas de solution satisfaisante. Je peux vous aider à rouvrir votre dossier et à préparer une demande d'indemnisation solide, en travaillant avec un médecin expert pour prouver l'aggravation de votre état de santé et en vous accompagnant juridiquement face à l'assurance afin de garantir vos droits.


3. Comment faire réévaluer mon dossier suite à une aggravation des douleurs après un accident ?

Je souhaite rouvrir mon dossier d'assurance, car depuis mon accident, mes douleurs lombaires persistent. J'ai récemment fait une radio qui montre des altérations au niveau du bassin, et je vois actuellement un kiné deux fois par semaine pour soulager mes douleurs. J'aimerais savoir s'il est possible de rouvrir mon dossier pour aggravation.
Réponse de l'avocat :
L'aggravation des douleurs et l'évolution de votre état de santé justifient tout à fait la réouverture de votre dossier d'indemnisation. Je vous propose de vous accompagner dans cette démarche, notamment pour obtenir une expertise médicale indépendante qui permettra de démontrer cette aggravation, et ainsi négocier une indemnisation qui correspond aux préjudices que vous subissez actuellement. N'hésitez pas à me contacter pour que nous puissions entamer ensemble les démarches nécessaires.