Diagnostic Erroné et AVC

Le cabinet vous accueille et vous présente son activité orientée vers l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, d’accidents de la vie et d’erreurs médicales.

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Diagnostic erroné & AVC — responsabilités, preuves, démarches, indemnisation

Responsabilité médicalePerte de chance SAMU/urgencesImagerie (scanner/IRM) Thrombolyse / ThrombectomieCCI / ONIAM Expertise médico-légaleDintilhac & Aide humaine Provision
1) Quand un diagnostic erroné d’AVC engage-t-il la responsabilité ?
• Il y a faute si, au regard des signes d’appel (déficit moteur/sensoriel, trouble du langage/visuel, asymétrie faciale, céphalée brutale, AIT récent), les réflexes attendus ne sont pas respectés : appel/prise en charge urgente, imagerie cérébrale rapide, orientation en filière neuro-vasculaire (UNV), et mise en œuvre des traitements dans leurs fenêtres thérapeutiques (thrombolyse/thrombectomie) quand elles sont indiquées.
• La responsabilité (médecin, établissement, centre 15, clinique) peut être retenue pour retard, erreur d’orientation, sous-évaluation (diagnostic de migraine/anxiété/vertige isolé) ou défaut de surveillance d’un AIT évolutif.
• Le préjudice d’“indemnisation principale” est souvent la perte de chance d’éviter tout ou partie des séquelles, si l’issue n’était pas certaine même avec une prise en charge optimale.
Public/privé : hôpital public ➜ juridiction administrative ; clinique/libéral ➜ juridiction civile. Possibles co-responsabilités (SAMU, urgences, radiologie, UNV).
2) Quelles preuves & démarches pour établir la faute et le lien causal ?
Dossier complet : régulation SAMU (enregistrements & logs), bilan du SMUR/ambulance, urgences (horodatages, tri, examens), imagerie (dates/heure scanner-IRM, comptes-rendus), prescriptions, transmissions infirmières, UNV, imagerie de contrôle.
Chronologie : temps d’apparition des symptômes, heure d’arrivée, délais (porte–imagerie, décision thérapeutique), contre-indications éventuelles documentées.
Témoignages proches/accompagnants (art. 202 CPC), vidéos/sonneries d’attente, appels ; éléments de contexte (symptômes préalables/AIT).
Demande d’expertise : amiable contradictoire (avec médecin conseil de victimes) ou référé-expertise judiciaire/administratif si blocage.
Astuce : exigez les métadonnées (horodatages PACS, logs SIH) et les protocoles locaux AVC pour évaluer l’écart aux bonnes pratiques.
3) Quelles voies d’indemnisation et assurances mobiliser ?
Responsabilité médicale (faute) : assureur du praticien/établissement (civil) ou établissement public ; indemnisation de la perte de chance + préjudices.
ONIAM / CCI : si aléa thérapeutique grave ou infection associée aux soins, saisine de la CCI (procédure gratuite) ; l’ONIAM indemnise dans les cas prévus par la loi.
Contrats personnels : GAV/individuelle accident, prévoyance (IJ/invalidité), PJ (frais d’avocat/expertise), emprunteur (ITT/IPT), assurance scolaire/sport le cas échéant.
Modèle — LRAR d’accès & mise en cause (extrait) Objet : Diagnostic erroné d’AVC du [date] – demande de dossier & expertise contradictoire
Je sollicite la communication intégrale du dossier (SAMU/urgences/UNV/imagerie, logs & horodatages) et l’ouverture d’une expertise contradictoire. À défaut, je saisirai la CCI / le juge des référés pour expertise.
4) Comment est chiffrée l’indemnisation ? (Dintilhac, perte de chance)
Perte de chance : le taux (ex. 30/50/70 %) dépend de l’écart fautif aux bonnes pratiques et de la probabilité d’un meilleur résultat avec traitement à temps (thrombolyse/thrombectomie). Le pourcentage s’applique sur les postes de préjudice.
Préjudices extra-patrimoniaux : souffrances, DFP/AIPP (hémiparésie, aphasie, troubles cognitifs), agrément, esthétique, moral (dépression/ESPT), tierce personne / aide humaine.
Préjudices patrimoniaux : dépenses de santé actuelles/futures, aménagements logement/veh., appareillages & renouvellements, PGPA/PGPF, incidence pro, garde/aide familiale, transport.
Provisions & stratégie : demander des acomptes (aide humaine, matériel), bâtir un projet de vie (heures/semaine, coûts), et un contre-chiffrage appuyé par le médecin conseil.
Délais : dommage corporel ➜ prescription en principe 10 ans à compter de la consolidation ; devant la CCI : saisine dans les 10 ans à compter de la consolidation (et 3 ans après connaissance de l’imputabilité). Sécurisez par un référé-expertise si besoin.

Essentiel : en cas d’AVC, un diagnostic erroné/retard peut engager la responsabilité médicale et ouvrir droit à l’indemnisation d’une perte de chance. Obtenez le dossier complet et les horodatages, faites une expertise, mobilisez CCI/ONIAM si adapté, et chiffrez selon Dintilhac avec des provisions rapides.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Diagnostic erroné et AVC : responsabilités, preuves et indemnisation

Un accident vasculaire cérébral (AVC) mal diagnostiqué ou diagnostiqué trop tard (confusion avec migraine, vertige bénin, hypoglycémie, crise d’angoisse…) peut entraîner une perte de chance d’éviter ou de réduire les séquelles (thrombolyse, thrombectomie, prise en charge spécialisée). Objectif : sécuriser la preuve médicale, analyser les délais clés et obtenir une indemnisation (faute médicale ou, dans certains cas, aléa thérapeutique via ONIAM).

1. Quand la responsabilité peut-elle être engagée ?

  • Retard diagnostique : signes d’AVC/TIA banalisés (hémiparesie, troubles du langage/vision, ataxie, céphalées violentes inhabituelles).
  • Absence d’orientation en filière neuro-vasculaire (UNV), appel neuro manquant, transport inadéquat.
  • Imagerie inadaptée/tardive : pas de scanner/IRM d’emblée, absence d’angioscanner en cas de suspicion d’occlusion.
  • Non-recours injustifié à la thrombolyse ou à la thrombectomie malgré critères réunis.
  • Défaillance de surveillance (aggravation non détectée, hypertension non contrôlée, troubles du rythme négligés).
  • Information du patient insuffisante sur l’urgence de consulter à T0 en cas de symptômes d’alerte.

2. Délais et actes médicaux déterminants

  • T0 : début des symptômes (ou « dernier vu normal ») → appeler le 15/112.
  • Imagerie immédiate (scanner ± angioscanner / IRM de diffusion) pour éliminer l’hémorragie et rechercher une occlusion.
  • Thrombolyse IV chez patients éligibles (fenêtre courte, critères cliniques/biologiques).
  • Thrombectomie mécanique si occlusion d’un gros vaisseau et critères remplis (fenêtre élargie selon imagerie de viabilité).
  • Surveillance continue (tension, glycémie, rythme, état neurologique) et prévention complications.

3. Preuves clés à réunir

  • Dossier médical intégral : régulation SAMU (enregistrements + main courante), urgences, UNV, imagerie (compte rendu + CD), biologie, prescriptions.
  • Horodatages essentiels : dernier vu normal, appel, arrivée, imagerie, décision thérapeutique, injection, ponction (thrombectomie).
  • Feuilles de surveillance (scores neurologiques, constantes), transmissions infirmières, check-lists.
  • Témoignages des proches sur les premiers symptômes, délais et informations reçues.
  • Pièces économiques : arrêts de travail, revenus, aide humaine, frais de transports/soins, aides techniques.

4. Démarches et voies de recours

  1. Demande de dossier médical (LRAR) à tous les intervenants (SAMU, urgences, hôpital, clinique, radiologie).
  2. Réclamation auprès de l’établissement/assureur et/ou saisine CCI (conciliation + avis d’experts) en cas de faute présumée ou d’aléa.
  3. ONIAM : indemnisation possible pour accidents médicaux non fautifs graves répondant aux critères légaux.
  4. Référé-expertise judiciaire pour faire analyser rapidement délais et décisions (perte de chance).
  5. Action au fond (civile/administrative selon le statut de l’établissement) si l’offre est insuffisante.

5. Comment se calcule l’indemnisation ?

En cas de perte de chance (ex. absence de thrombolyse/thrombectomie possible), l’indemnisation est proportionnelle à la probabilité perdue d’éviter/aggraver les séquelles. Les postes sont chiffrés selon la nomenclature Dintilhac :

  • Patrimoniaux : frais de santé actuels/futurs, appareillages, aménagement du logement/voiture, aide humaine, pertes de gains professionnels, incidence professionnelle.
  • Extra-patrimoniaux : souffrances endurées, déficit fonctionnel permanent, préjudice esthétique, d’agrément, sexuel, préjudices des proches si besoin.

6. Questions techniques fréquentes (à documenter)

  • Symptômes d’alerte reconnus : face qui s’affaisse, faiblesse d’un bras, trouble du langage, troubles visuels, vertige brutal inhabituel, céphalée explosive.
  • Contre-indications à la thrombolyse correctement évaluées ? (saignement, délai réel, anticoagulants, imagerie).
  • Filière neuro-vasculaire activée ? (appel neurologue, UNV, transfert thrombectomie).
  • Traçabilité des décisions et des délais « porte-imagerie », « porte-aiguille », « porte-ponction ».

7. Exemple concret

Patiente 54 ans, aphasie brutale à 08:05, consult’ d’urgence à 08:45. Diagnostic initial : crise d’angoisse; scanner retardé à 10:20, occlusion M1 découverte. Thrombectomie réalisée à 12:05, séquelles aphasiques importantes. L’expertise retient une perte de chance liée au retard d’imagerie et d’orientation neuro-vasculaire. Indemnisation : SE 3/7, DFP 40 %, aide humaine 2 h/j, incidence professionnelle, soins futurs (orthophonie), aménagement domicile.

8. Modèles très courts (à copier/coller)

« Objet : Demande de communication intégrale du dossier médical – Suspicion de diagnostic erroné d’AVC
Merci de transmettre : régulation SAMU (enregistrements + logs), dossiers urgences/UNV, imagerie (CD + comptes rendus), feuilles de surveillance, traitements, horaires clés (arrivée, imagerie, décision, injection/ponction). »

« Objet : Référé-expertise – Perte de chance suite à retard diagnostique d’AVC
Nous sollicitons la désignation d’un expert (neurologie/neuroradiologie/urgences) pour analyser les délais, l’imagerie, l’éligibilité à thrombolyse/thrombectomie et chiffrer la perte de chance. »

9. Le rôle de Maître Morin

  • Collecte/lecture du dossier, reconstitution des chronologies (horodatages).
  • Choix de la voie (faute/CCI/ONIAM), référé-expertise, stratégie d’évaluation des préjudices poste par poste.
  • Négociation avec les assureurs et action en justice si l’offre est insuffisante.

Conclusion

En cas d’AVC mal diagnostiqué ou tardivement pris en charge, la clé est de figer les preuves, d’objectiver les délais critiques et de solliciter une expertise pour établir la faute ou la perte de chance. Avec un dossier structuré et l’appui d’un avocat, vous maximisez vos chances d’une réparation intégrale.

💡 Vous suspectez un diagnostic erroné d’AVC ? Contactez Maître Morin pour obtenir le dossier, enclencher l’expertise et faire valoir vos droits.

Erreur Diagnostic et AVC

Après avoir été mal diagnostiqué lors d'un AVC, j'ai subi des séquelles permanentes. Initialement traité pour un problème d'oreille interne, le véritable diagnostic d'AVC a été tardif. Puis-je entamer une démarche pour obtenir réparation pour cette erreur de diagnostic?

Réponse de l'avocat:

Vous semblez avoir subi un préjudice important en raison d'un diagnostic erroné. Cette situation pourrait justifier une demande d'indemnisation pour erreur médicale. La Commission de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux (CRCI) peut être saisie pour évaluer votre cas et potentiellement vous accorder une indemnisation sans avoir à prouver une faute. Je peux vous aider à constituer votre dossier et à le présenter devant la CRCI pour défendre vos droits.