Décès suite chirurgie cardiaque

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Décès suite à une chirurgie cardiaque : recours, preuves & indemnisation

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1) Après un décès post-opératoire, quand parler d’erreur médicale, d’aléa ou d’infection nosocomiale ?
• La responsabilité peut être engagée en cas de manquement aux règles de l’art : indication opératoire fautive, défaut d’information/consentement, erreur technique (anastomose, clampage), défaut de surveillance/réanimation, retard de prise en charge d’une complication (hémorragie, tamponnade, ischémie, embolie, arythmie grave).
Infection nosocomiale : prise en charge par l’assureur de l’établissement ou, si grave, par l’ONIAM (après avis CCI).
Accident médical non fautif (aléa) : si critères de gravité remplis, l’ONIAM peut indemniser les ayants droit.
L’expertise médicale analyse le parcours : consultation, bloc, réanimation, check-lists, traçabilité, délais d’intervention et réactions face aux complications.
2) Quelles démarches et pièces réunir immédiatement ?
• Demandez le dossier médical complet : consentement, check-list bloc, compte-rendu opératoire, anesthésie, réanimation, constantes, imagerie, biologie, hémocultures/antibiogrammes, événements indésirables graves (EIG), traçabilité transfusionnelle.
• Sollicitez le rapport de décès et, si nécessaire, une autopsie médico-légale (ou expertise anatomo-pathologique) pour déterminer la cause exacte.
• Recueillez des témoignages (proches, soignants), conservez toutes factures (obsèques, déplacements) et documents d’état civil (livret de famille).
Saisissez la CCI (voie amiable et gratuite) ou engagez un référé-expertise judiciaire pour préserver les preuves rapidement.
3) Quelles voies d’indemnisation : assureur, CCI/ONIAM, tribunal, CIVI ?
Faute médicale (chirurgien/établissement/anesthésiste, défaut de surveillance) → indemnisation par l’assureur concerné (amiable ou judiciaire).
Infection nosocomiale grave ou aléa thérapeutique → orientation CCI vers ONIAM si critères de gravité atteints (décès, déficit sévère, hospitalisations lourdes).
Voie pénale en cas de blessures/homicide involontaires : dépôt de plainte, constitution de partie civile, possibilités de provisions et désignation d’un expert judiciaire.
• En cas d’infraction (ex. transfusion/produit défectueux, violence), saisine possible de la CIVI (FGTI).
Le choix dépend des preuves, de la gravité et du calendrier : l’avocat peut cumuler CCI (avis) et action judiciaire si l’offre est insuffisante.
4) Quels préjudices sont indemnisables pour les proches et pour la succession ?
Proches (victimes par ricochet) — selon la nomenclature Dintilhac :
  • Préjudice d’affection (douleur morale du deuil).
  • Préjudice économique (perte de revenus du foyer, pensions alimentaires, charges supplémentaires).
  • Frais d’obsèques et frais divers (déplacements, garde d’enfants).
  • Préjudice d’accompagnement si phase terminale documentée.
Succession du défunt :
  • Souffrances endurées et, le cas échéant, préjudice d’angoisse de mort consciente.
  • Perte de revenus et frais de santé engagés avant le décès.
Les montants dépendent des preuves (attestations, justificatifs financiers) et de la jurisprudence locale ; des provisions sont souvent obtenues rapidement.
5) Délais, stratégie et conseils pratiques
Agir vite pour obtenir et conserver les traces (dossier complet, EIG, enregistrements, logs réa/bloc). Demander un référé-expertise si besoin.
Prescription : variable selon la voie (civile, administrative, pénale) ; l’avocat sécurise les délais et le choix du défendeur (public/privé).
Assistance d’un médecin-conseil de victimes indispensable à l’expertise (analyse des conduites opératoires, timing, protocoles).
• Ne signez pas de transaction sans avis : elle est souvent définitive et doit couvrir tous les postes de préjudice.
Un plan d’action efficace : récupération du dossier → expertises (amiable/judiciaire) → provisions → négociation poste par poste → solde (ou jugement).

Essentiel : après un décès suite à une chirurgie cardiaque, l’enjeu est d’objectiver les manquements ou l’aléa via une expertise solide, puis d’obtenir une réparation intégrale pour les proches et la succession par la voie assureur, CCI/ONIAM ou tribunal.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel (barreau de Paris).

Décès suite à chirurgie cardiaque & indemnisation — Quels recours ?

Après un décès consécutif à une intervention cardiaque (pontage, remplacement valvulaire, TAVI, ablation, greffe, etc.), qui peut être tenu responsable et comment obtenir réparation ? En France, la responsabilité peut relever d’une faute médicale (praticien/établissement), d’un défaut d’organisation des soins, d’une infection nosocomiale, d’un aléa thérapeutique (sans faute) ou d’un produit défectueux (prothèse, valve, dispositif). Selon les cas, l’indemnisation passe par l’assureur RCP (responsabilité civile professionnelle) de l’établissement/praticien ou par l’ONIAM (solidarité nationale via la CCI).

1) Cas de figure & interlocuteur compétent

  • 🫀 Faute médicale (erreur de geste, indication inadaptée, retard de prise en charge, défaut de surveillance post-op, manquement à l’asepsie) : mise en cause de l’établissement/du praticien et de leur assureur RCP (hôpital public → juridiction administrative / clinique privée → tribunal judiciaire).
  • 📋 Défaut d’information/consentement : indemnisation d’une perte de chance d’éviter le dommage si les risques graves n’ont pas été expliqués.
  • 🦠 Infection nosocomiale : responsabilité de l’établissement (principe) ; si gravité importante ou difficulté d’indemnisation : ONIAM peut intervenir (recours possible contre l’établissement).
  • 🎲 Aléa thérapeutique (accident médical non fautif) : saisine CCI → indemnisation par l’ONIAM si critères de gravité (décret) remplis ou en cas de décès.
  • ⚙️ Dispositif médical défectueux (valve, stent, TAVI, CEC, matériel de perfusion) : responsabilité du fabricant (produit défectueux) et/ou de l’établissement ; expertise technique indispensable.
  • 👮 Infraction pénale présumée (homicide involontaire, mise en danger) : plainte (procureur/CI) + constitution de partie civile ; l’action civile peut être menée en parallèle.

2) Démarches immédiates (check-list)

  • 📁 Demandez par LRAR la copie intégrale du dossier médical (pré-op, compte-rendu opératoire, protocole d’asepsie, traçabilité implants/DM, surveillance post-op, biologie, imagerie, check-lists).
  • 🧑‍⚕️ Faites-vous assister d’un médecin conseil de victimes (indépendant) avant toute expertise.
  • 🧾 Conservez tous justificatifs : frais d’obsèques, pertes de revenus du foyer, aides humaines, frais de déplacement, correspondances.
  • 🧬 Si suspicion d’infection/défaillance d’implant : sollicitez la conservation des échantillons (prélèvements, valve/DM) et des cultures.
  • 📝 Saisissez la CCI (Commission de conciliation et d’indemnisation) pour avis gratuit & expertise amiable (ONIAM/RCP selon le cas).
  • 👮 Envisagez une plainte si vous suspectez une infraction (vous pouvez la déposer sans attendre l’avis CCI).
  • 🏛️ Identifiez la juridiction compétente : hôpital public → administratif ; clinique privée/libéral → judiciaire.

3) Vos garanties mobilisables (famille/ayants droit)

  • 🏦 Prévoyance/décès (employeur/individuelle) : capital/rente éducation, garantie obsèques, assistance.
  • 🛡️ GAV (garantie des accidents de la vie) / Individuelle accident : indemnités contractuelles (souvent cumulables avec la responsabilité).
  • ⚖️ Protection juridique : prise en charge d’avocat et d’expert.
  • 👨‍👩‍👧‍👦 CPAM/organismes sociaux : démarches de recours subrogatoire (ils récupèrent leurs débours auprès du responsable).

4) ONIAM & fonds : dans quels cas ?

  • ONIAM (solidarité nationale) : pour un accident médical non fautif, une infection nosocomiale grave ou en cas d’insolvabilité de l’assureur. Saisine via la CCI (expertise gratuite) si les critères de gravité sont atteints ou en cas de décès.
  • Produit défectueux : ONIAM peut indemniser à titre subsidiaire dans certains cas puis exercer un recours contre le fabricant.
  • FGTI/FGAO : en principe non concernés (sauf infraction pénale volontaire pour FGTI). Les accidents médicaux ne relèvent pas du FGAO.

5) Indemnisation des préjudices (méthode Dintilhac)

  1. Expertise médicale contradictoire (revue du dossier, chronologie opératoire/réa, conformité aux recommandations, traçabilité des implants, analyses microbiologiques).
  2. Droit à indemnisation : faute/organisation, infection nosocomiale, aléa (ONIAM), produit défectueux, ou perte de chance liée à l’information.
  3. Chiffrage des ayants droit : préjudice d’affection, frais d’obsèques, pertes de revenus du foyer (capitalisation/rentes), aide parentale, dépenses diverses.
  4. Préjudices du défunt transmis aux héritiers : souffrances endurées, angoisse de mort imminente (le cas échéant), déficit fonctionnel temporaire, perte de revenus avant décès.
  5. Provisions possibles si le droit n’est pas sérieusement contestable.

6) Points d’attention pratiques

  • 🕒 Délais : soyez vigilants aux prescriptions (procédures civiles/administratives et pénales). La saisine CCI interrompt souvent la prescription.
  • 🧑‍⚖️ Choix de la voie : CCI/ONIAM (amiable, gratuit) ou action contentieuse ; ces voies peuvent se compléter.
  • 🔍 Traçabilité implant/DM : relevez marque, modèle, lot, étiquette d’implant, fiche d’implantation, notices.
  • 🧪 Conservation des pièces : demandez le gel des échantillons biologiques et la conservation du DM retiré.
  • 📣 Communication : centralisez tous les échanges (LRAR), évitez les accords hâtifs sans avis indépendant.
  • 🧠 Accompagnement : association de victimes, avocat dédié en dommage corporel, médecin conseil de victimes.

7) Pièces utiles à réunir

  • Dossier médical complet : consultations, consentements, examens pré-op, compte-rendu opératoire, surveillance post-op, feuilles d’anesthésie, check-lists, courbes, bilan infectieux, traçabilité des implants.
  • Documents administratifs : certificat de décès, cause du décès (si disponible), rapport d’autopsie (le cas échéant), état civil, livret de famille.
  • Éléments économiques : bulletins de salaire, avis d’imposition, attestations employeur, justificatifs de charges du foyer.
  • Frais : obsèques, déplacements, soutien psychologique, aide ménagère/garde d’enfants.
  • Assurances : contrats prévoyance/décès, GAV, protection juridique, correspondances assureurs.

À retenir : Faute/organisation = assureur RCP ; infection nosocomiale ou aléa grave = ONIAM (via CCI) ; dispositif défectueux = fabricant. Le succès du dossier repose sur un dossier médical intégral, une expertise encadrée par un médecin de victimes et une stratégie procédurale adaptée (amiable/contencieux).

Quelle indemnisation en cas de décès suite à une chirurgie cardiaque ?

Résumé de la réponse à la question :

  1. Déterminer la cause du décès: Il est important de déterminer si le décès est la conséquence directe de la chirurgie cardiaque ou s'il est dû à une autre cause.
  2. Identifier les responsables: Si le décès est imputable à une faute médicale, il faut identifier les responsables, c'est-à-dire le chirurgien, l'anesthésiste, l'hôpital, etc.
  3. Evaluer les préjudices: Il est nécessaire de chiffrer les préjudices économiques et moraux subis par les ayants droit de la victime.
  4. Engager une action : Les ayants droit de la victime peuvent saisir la CRCI ou le tribunal judiciaire pour obtenir réparation du préjudice subi.
  5. Obtenir l'indemnisation: Le montant de l'indemnisation est fixé par le juge en fonction des préjudices subis.

Décès suite à une chirurgie cardiaque : démarches pour obtenir une indemnisation

En cas de décès suite à une chirurgie cardiaque, les ayants droit de la victime peuvent prétendre à une indemnisation pour les préjudices suivants :

Frais médicaux et de funérailles

  • Tous les frais liés à l'opération et aux complications ayant conduit au décès, y compris les frais d'hospitalisation, de réanimation, de médicaments, de soins infirmiers, etc.
  • Les frais de funérailles

Perte économique revenus des ayants droits

  • Le montant du préjudice économique du conjoint ou des enfants du fait du décès de la victimes.
  • Le cas échéant, la perte de pension alimentaire que la victime versait à ses ayants droit.

Préjudice moral des ayants droit

  • Le traumatisme psychologique subi par les ayants droit en raison du décès de la victime.
  • Le sentiment de perte et de vide ressenti par les ayants droit.

Le montant de l'indemnisation est variable et dépend de plusieurs facteurs, notamment

  • L'âge de la victime
  • Ses revenus
  • Sa situation familiale
  • Le lien de causalité entre la faute et le décès
Exemple de question de victime 

Mon époux est décédé suite à une endocardite fongique et bactérienne contractée lors d'une opération cardiaque en juillet. Je souhaite savoir quels sont mes recours et les démarches à suivre pour obtenir réparation du préjudice subi.

Réponse de l'avocat :

En tant qu' avocat en droit médical et je peux vous aider à obtenir réparation du préjudice subi suite au décès de votre époux. Les faits que vous décrivez constituent une erreur médicale grave. En effet, il est établi que votre époux a contracté la bactérie Propionibacterium acnes lors de son opération cardiaque à la Clinique. Cette bactérie a ensuite évolué en endocardite fongique et bactérienne, qui a causé son décès. Vous avez donc le droit d'engager une action en justice contre la Clinique pour obtenir réparation des préjudices suivants :
Le préjudice économique: Il s'agit des pertes financières que vous avez subies en raison du décès de votre époux, notamment la perte de ses revenus, les frais de funérailles, etc.
Le préjudice d'agrément: Il s'agit de la douleur et des souffrances que vous avez endurées en raison du décès de votre époux.
Le préjudice moral: Il s'agit du préjudice psychologique que vous avez subi en raison du décès de votre époux.
Les démarches à suivre pour obtenir réparation sont les suivantes : Consulter un avocat en droit médical. Il vous aidera à constituer votre dossier et à engager les démarches nécessaires auprès de la CRCI. Saisir le tribunal administratif si la clinique refuse de vous indemniser. Je vous recommande de me contacter pour que nous puissions discuter de votre situation en détail et établir une stratégie pour obtenir l'indemnisation maximale à laquelle vous avez droit.

Saisissez la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CRCI)

  • La CRCI est une juridiction administrative dans l'indemnisation des accidents médicaux.
  • Elle est composée de médecins et de juristes.
  • La CRCI rendra un avis sur la question de savoir si l'établissement de santé ou le médecin est responsable du décès de la victime ou si la solidarité nationale doit intervenir au titre de l'aléa thérapeutique et, le cas échéant, sur le montant de l'indemnisation à laquelle vous avez droit.

Saisissez le tribunal

  • Si l'établissement de santé ou le médecin refuse de vous indemniser ou si vous n'êtes pas satisfaite de l'avis de la CRCI, vous pouvez saisir le tribunal .
  • Il jugera l'affaire et fixera le montant de l'indemnisation que vous êtes en droit de recevoir.

Se faire accompagner par un avocat

  • Il est fortement recommandé de se faire accompagner par un avocat en droit médical.
  • Un avocat vous aidera à constituer votre dossier, à saisir la CRCI et à défendre vos intérêts devant le tribunal administratif.

Exemple erreur médicale et décès

Je suis avocat en droit médical et je peux vous aider à obtenir réparation du préjudice subi suite au décès de votre proche.
Questions de victimes

Exemples de questions que peuvent se poser les ayants droit d'une victime décédée suite à une chirurgie cardiaque :

Quels sont les démarches à suivre pour obtenir une indemnisation ?

Réponse de l'avocat :

  • Constituez un dossier
    • Rassemblez tous les documents médicaux relatifs à l'opération de la victime et à son décès.
    • Obtenez un certificat de décès.
    • Faites établir si besoin un rapport d'expertise médicale par un médecin expert.
    • Rédigez une lettre de mise en demeure à l'établissement de santé ou au médecin responsable.
  • Saisissez la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux (CRCI)
    • La CRCI est une juridiction administrative dans l'indemnisation des accidents médicaux.
    • Elle rendra un avis sur la question de savoir si l'établissement de santé ou le médecin est responsable du décès de la victime ou si la solidarité nationale doit intervenir et, le cas échéant, sur le montant de l'indemnisation à laquelle vous avez droit.

Quels sont les documents à fournir ?

Réponse de l'avocat :

  • Tous les documents médicaux relatifs à l'opération de la victime et à son décès.
  • Le certificat de décès.
  • Le rapport d'expertise médicale.
  • La lettre de mise en demeure.
  • Tous les documents justificatifs des préjudices subis (factures, avis d'imposition, etc.).

Combien de temps dure une procédure d'indemnisation ?

Réponse de l'avocat :

  • La durée d'une procédure d'indemnisation est variable et dépend de plusieurs facteurs, notamment de la complexité du dossier et du nombre de parties en présence.
  • En moyenne, une procédure d'indemnisation devant la CRCI dure environ 12 mois.
  • Une procédure d'indemnisation devant le tribunal administratif peut durer plusieurs années.

Quels sont les frais à engager ?

Réponse de l'avocat :

  • Les frais d'avocat.
  • Les frais d'huissier de justice.
  • Les frais d'expertise médicale.