
Qu'est-ce que les pertes de gains professionnels futurs (PGPF) ? Comment calculer l'indemnisation des PGPF ?
❓ Pertes de gains professionnels futurs (PGPF) — définition, preuves & chiffrage
1) PGPF : de quoi parle-t-on ? (périmètre & distinctions utiles)
• À distinguer de :
– PGPA (pertes de gains professionnels actuels) : période avant consolidation.
– Incidence professionnelle : autre poste distinct (pénibilité, perte de chance de carrière, formation, usure accrue, besoin d’aides techniques au travail).
– DFP/AIPP : extra-patrimonial (atteinte à l’intégrité) — ne remplace pas la PGPF.
2) Quelles preuves et comment démontrer l’impact sur les revenus ?
• Après consolidation : bulletins actuels, décisions médecin du travail (inaptitude, restrictions), reclassement/mi-temps thérapeutique, chômage lié aux séquelles (preuves), marché local (fiches ROME/offres).
• Jeunes/étudiants : diplômes, résultats, stages, promesses d’embauche, statistiques salariales métier/région pour objectiver le revenu attendu.
• Indépendants : 3 exercices comptables, EBE/résultat, indication des charges incompressibles, courbes de CA, justificatifs de perte de clientèle liée aux séquelles.
• Âge de départ & carrière : préciser hypothèse (âge légal/anticipé), évolutions salariales usuelles, plafonds de cotisations si incidence retraite chiffrée à part.
3) Comment chiffrer la PGPF ? (méthode pas à pas & points de vigilance)
• Étape 2 — Revenus “après” : salaire/revenu réel accessible avec séquelles (temps partiel contraint, poste adapté, reconversion).
• Étape 3 — Différentiel annuel : Avant – Après = manque à gagner annuel net.
• Étape 4 — Projection jusqu’à l’âge de retraite retenu, en intégrant une progression raisonnable si justifiée (ex. ancienneté) et les périodes de chômage subi imputables.
• Étape 5 — Capitalisation : appliquer un coefficient (barème de capitalisation en vigueur) au flux annuel pour obtenir un capital unique. Alternative possible : rente indexée.
• Vigilances : éviter double indemnisation avec PGPA (frontière = date de consolidation), distinguer clairement PGPF et incidence pro, tenir compte des aléas de carrière (mobilité, santé).
Essentiel : la PGPF compense le manque à gagner futur dû aux séquelles. Prouvez l’avant, objectivez l’après, calculez le différentiel, puis capitalisez jusqu’à la retraite — en séparant PGPA, incidence pro et DFP.
Les pertes de gains professionnels futurs (PGPF) : méthode, preuves & chiffrage
Les PGPF indemnisent la perte durable de revenus après la consolidation d’une victime d’accident (incapacité, reconversion, baisse de quotité de travail, carrière brisée). Objectif : vous replacer, autant que possible, dans la situation financière où vous auriez été sans l’accident.
1) PGPF : de quoi parle-t-on ?
- Avant consolidation ➜ Pertes de gains actuels (PGA).
- Après consolidation ➜ PGPF (pertes de revenus projetées sur l’avenir).
- À distinguer de l’incidence professionnelle (pénibilité, chances de promotion perdues, coût d’une reconversion, usure prématurée) : c’est un autre poste, cumulable.
2) Conditions et logique d’indemnisation
- Un déficit fonctionnel permanent et/ou des limitations entraînent une baisse durable de revenus.
- On compare le revenu hypothétique sans accident au revenu réel après accident (ou revenu de substitution).
- La perte est indemnisée net d’avantages (pensions d’invalidité, rentes, prestations imposées en déduction selon les règles applicables).
3) Les pièces indispensables
- Contrats & bulletins de salaire (12–36 mois avant accident), déclarations fiscales, attestations employeur.
- Après accident : bulletins, conventions de temps partiel thérapeutique, décisions MDPH/invalidité, reclassement.
- Pour indépendants : liasses fiscales, bilans, CA mensuels, carnets de commandes, attestations de clients.
- Éléments de carrière probable : promotions prévues, concours, augmentations usuelles, grilles statutaires.
4) Méthode de calcul (schéma simple)
PGPF = (Revenu sans accident – Revenu après accident) × durée d’activité restante,
ajusté des revalorisations & charges applicables, déduction faite des prestations à imputer.
Selon les pratiques, la perte peut être capitalisée (montant unique) ou versée en rente. L’actualisation repose sur des paramètres (âge, espérance de carrière, tables & taux utilisés dans le dossier).
5) Cas typiques & points d’attention
- Salarié : baisse de quotité (100% → 80%), changement de poste moins rémunéré, perte de primes/astreintes.
- Indépendant : chute de chiffre d’affaires, coût d’un salarié de remplacement, perte de clientèle.
- Étudiant/jeune diplômé : projection sur la carrière attendue (données sectorielles, grilles, promesses d’embauche).
- Chômeur en recherche active : éléments probants (inscriptions, convocations, historique d’activité antérieure) pour étayer la carrière probable.
- Temps partiel contraint : acter le différentiel de salaire et la durée prévisible.
6) Comment prouver la carrière sans accident ?
- Historique d’augmentations, primes récurrentes, évolutions de grade, entretiens annuels.
- Grilles statutaires (public), accords collectifs (privé), avenants signés, mails RH.
- Pour indépendants : tendances de CA sur 3–5 ans, saisonnalité, contrats-cadres, prévisions signées.
7) PGPF vs Incidence professionnelle : bien distinguer
- PGPF : le manque à gagner (euros).
- Incidence pro : les conséquences non strictement salariales : pénibilité accrue, perte de chance de carrière, nécessité de reconversion/formation, aménagements, usure anticipée.
- On peut indemniser les deux si chacun est justifié et documenté.
8) Check-list de chiffrage
- Fixer le revenu de référence (moyenne 12–36 mois, variable selon le profil).
- Projeter le revenu sans accident (augmentations/ancienneté/prime).
- Comparer avec le revenu après accident (temps partiel, reclassement, invalidité, chômage longue durée).
- Déduire prestations/rentes légalement imputables (et justifier celles qui ne le sont pas).
- Choisir rente ou capitalisation selon le dossier et étayer la durée d’activité.
9) Erreurs fréquentes à éviter
- Utiliser un revenu de référence trop faible (année atypique, arrêt maternité, chômage partiel non représentatif).
- Oublier primes, avantages, heures supp’, astreintes, variables commerciaux.
- Confondre PGPF et incidence pro (ou ne réclamer qu’un seul des deux).
- Ne pas documenter la carrière probable (grilles, attestations RH, tendances de CA).
10) Modèles brefs utiles
« Objet : Éléments pour chiffrage des PGPF.
Revenus de référence (moyenne 2022–2024) : [€].
Carrière sans accident : progression prévue (accord/entretien) + primes moyennes [€].
Après accident : temps partiel [..%], salaire net [€], perte mensuelle [€].
Demande : indemnisation PGPF (capital/rente), incidence professionnelle distincte (reconversion/pénibilité). Pièces jointes numérotées. »
« Objet : Attestation employeur – Évolution salariale attendue.
Nous attestons qu’en l’absence d’accident, M./Mme [Nom] aurait bénéficié à compter du [date] d’une évolution [grade/coef] portant la rémunération à [€] + primes [€]. »
Cas pratiques express
Salarié : technicien passé à 80% thérapeutique. Perte mensuelle nette 320 €. Carrière sans accident : +2%/an + prime d’astreinte 1 800 €/an. Chiffrage PGPF : différentiel mensuel + perte des primes, capitalisé jusqu’à l’âge de retraite plausible. Incidence pro : impossibilité d’astreintes (pénibilité, usure).
Indépendante coiffeuse : DFP 7% avec limitation port de charge. CA moyen pré-accident 110 k€/an, post-accident 90 k€/an malgré embauche partielle. PGPF : marge perdue (CA – charges) × années restantes, démontrée par liasses fiscales et livres de RDV. Incidence pro : coût d’aide, baisse d’attractivité, rachat de matériel ergonomique.
Étudiant : master ingénierie, promesse d’embauche à 36 k€ + variable. Accident → inaptitude au poste visé, reconversion à 28 k€. PGPF : différence de trajectoire salariale projetée (36→42→50 k€ vs 28→32→37 k€), sur durée de carrière utile. Incidence pro : formation/reconversion, perte de chance d’accès à filière plus rémunératrice.
Conclusion
Les PGPF se gagnent avec des chiffres et des pièces : revenus de référence justes, carrière sans accident étayée, comparaison précise avec l’après accident, choix capital/rente, et articulation avec l’incidence professionnelle. Présentez un chiffrage poste par poste, numérotez vos pièces, et n’acceptez pas d’offre globale non motivée.
💡 Astuce : joignez un tableau annuel « sans accident vs après accident » (salaire/CA, primes, charges, prestations déductibles) pour rendre votre PGPF incontestable.
Principe du préjudice perte de gains professionnels futurs
Top réponse résumée à la question
- Définition du Préjudice : La perte de gains professionnels futurs fait référence à la réduction ou à l'absence de revenus futurs qu'une personne aurait pu gagner si elle n'avait pas été victime d'un accident ou d'un sinistre.
- Évaluation Basée sur la Capacité de Gagner : Ce préjudice est évalué en fonction de la capacité de gain antérieure de la victime, son âge, sa formation, ses expériences professionnelles antérieures, et les perspectives d'évolution de carrière.
- Calcul du Montant Indemnitaire : Le calcul de l'indemnisation prend en compte les revenus actuels de la victime, les augmentations probables de salaire, et la durée prévue de sa vie professionnelle. Il peut également inclure des avantages perdus tels que les contributions de retraite.
- Impact des Blessures sur le Travail : L'indemnisation est particulièrement pertinente dans les cas où les blessures subies par la victime l'empêchent de continuer à exercer son métier ou de progresser dans sa carrière.
- Justification et Preuves : Pour revendiquer ce type de préjudice, la victime doit fournir des justifications et preuves solides de ses pertes potentielles, souvent avec l'aide d'experts financiers ou d'avocats.
Selon le référentiel Mornet :
Avis personnel sur le sujet :Il est essentiel que la victime s'investisse activement dans son dossier d'indemnisation pour s'assurer qu'aucun poste de préjudice ne soit négligé. La perte de gains professionnels futurs est un aspect particulièrement important et ne doit pas être sous-estimé. Cette préoccupation est naturellement légitime car elle touche à l'avenir professionnel et financier de la victime.
La nomenclature Dintilhac ventile l’ancien préjudice professionnel en deux postes distincts : les perte de gains professionnels futurs PGPF et l’incidence professionnelle (dévalorisation, pénibilité au travail…). Les PGPF perte de gains professionnels futurs correspondent à la perte ou à la diminution des revenus consécutive à l’incapacité permanente à compter de la date de consolidation. Elles représentent un enjeu financier important. C’est un poste de préjudice discuté et délicat à apprécier. Dans le cas où un préjudice professionnel est allégué par la victime, un triple problème se pose : son existence, sa qualification et son évaluation monétaire. Pour vérifier l’existence d’un préjudice professionnel en lien de causalité avec l’accident, il convient de se référer au rapport d’expertise (pas uniquement la conclusion mais également les parties doléances, examen et discussion) ainsi qu'aux justificatifs produits. Il s’agit le plus souvent de victimes qui travaillaient et qui, du fait des séquelles qu’elles conservent à la suite de l’accident, sont soit inaptes à exercer toute activité professionnelle, soit inaptes à poursuivre l’exercice de leur activité antérieure mais aptes à exercer d’autres emplois et doivent se reconvertir. La perte de gains professionnels peut aussi être limitée ou varier dans le temps. C’est le cas d’une victime qui a perdu son emploi du fait de l’accident et en retrouve un deux années après la consolidation. Elle est fondée à demander l’indemnisation des deux années de salaire dont elle a été privée sans déduction des indemnités ASSEDIC. L’évaluation des PGPF : il convient dans le cas d’une victime qui ne peut plus travailler de se reporter aux avis d’imposition antérieurs à l’accident et dans le cas d’une victime qui doit se reconvertir de comparer les avis d’imposition antérieurs et postérieurs à l’accident. Le juge ayant l'obligation d’évaluer le préjudice au jour où il statue, il est indispensable de veiller à l'actualisation des écritures et des pièces tant en première instance que devant la cour. Cela permet de connaître la situation professionnelle et les revenus de la victime postérieurs à l'appel et donc de mieux apprécier les répercussions à plus long terme de l'accident (devant la cour, il faut aussi réclamer un décompte actualisé de l’organisme social, c'est-à-dire postérieur à la déclaration d’appel : c’est essentiel en présence de pensions ou de rentes). Quand une victime invoque un licenciement, elle doit produire les documents relatifs au licenciement qui permettront d’en connaître les causes : inaptitude physique consécutive à l’accident, motif économique ou faute. Pour l’indemnisation, il faut procéder à 3 étapes successives :
- 1ère étape : déterminer la perte annuelle en incluant les primes, indemnités, 13e mois….(les critères du revenu de référence sont les mêmes que ceux de la perte de gains professionnels actuels)
- 2ème étape : déterminer “la PGPF passée”, celle qui va de la consolidation à notre décision: Cette PGPF passée correspond à une perte de revenus certaine. Elle se calcule en multipliant la perte annuelle par le nombre d'années écoulées (cette perte est actualisée en tenant compte de l’érosion monétaire et des augmentations dont la victime aurait dû bénéficier si l’actualisation est demandée et justifiée). Elle est toujours versée en capital : (A)
- 3ème étape : déterminer “la PGPF future” celle qui va de notre décision à la retraite.
2 cas de figure :
- La victime peut continuer à travailler: dans ce cas, il lui est alloué la totalité de l’indemnité lui revenant au titre de la PGPF sous forme de capital. Compte tenu de l’aléa quant à l’espérance de vie de la victime, on a recours pour calculer le capital lui revenant au titre de la PGPF aux barèmes de capitalisation (voir chapitre 1 : Notions générales) On multiplie la perte annuelle de revenus par l’euro de rente correspondant au sexe et à l’âge de la victime au jour de notre décision que l’on trouve dans les barèmes de capitalisation des rentes temporaires (50, 55, 60 ou 65 ans selon l’âge auquel la victime aurait dû prendre sa retraite) en tenant compte des pertes de retraite éventuelles : (B)
- Du fait de ses séquelles, la victime (non âgée) ne peut plus ou quasiment plus travailler: il est indispensable dans son intérêt de prévoir que la perte de revenus future sera versée sous forme de rente indexée et pas de capital même si ce n’est pas demandé et même si la victime s’y oppose (rappel : le juge est libre de fixer les modalités de payement : Cass. Crim., 19 juin 1996, Bull. 1996, n° 261, pourvoi n° 95-82.631) : (B’) L’indemnité revenant à la victime au titre de la PGPF correspond au total de A + B (ou B’). Lorsque le préjudice professionnel est « total et définitif », le juge doit évaluer l’intégralité du préjudice professionnel en ce comprise la perte de droits à la retraite et ne peut surseoir à statuer sur la partie du préjudice postérieure à la retraite (Civ. 2, 22 novembre 2012, n° 11-30.078 ; Crim., 23 avril 2013, n° 12-83.701 ; Civ. 2, 8 mars 2018, n° 17-10.142). L'indemnisation des PGPF sur la base d'un euro de rente viager répare nécessairement la perte de droits à la retraite de la victime, laquelle ne peut donc être indemnisée au titre de l'incidence professionnelle (Civ, 2, 28 mars 2019, n° 18- 18.832)
Recours des tiers payeurs : il faut déduire de ce total, s’il y en a les indemnités journalières versées après la consolidation, et les arrérages échus ainsi que le capital constitutif des arrérages à échoir des pensions d'invalidité, rentes AT , allocation temporaire d’invalidité…, qui s’imputent prioritairement sur les PGPF et l’incidence professionnelle. Il faut déduire de la perte de gains les indemnités journalières perçues par la victime après la
consolidation et ce, même en l’absence de recours de l’organisme social. En revanche, il n’y a pas lieu de prendre en compte les indemnités versées au titre de la solidarité nationale (RMI, AAH, allocations chômage, allocation d'éducation, ARE allocation de retour à l'emploi…) : Cass. Crim., 29 octobre 2002, pourvoi n° 01-87.181 ; Cass. 2e Civ., 14 mars 2002, Bull. n° 47, pourvoi n° 00-12.716 ; Cass. 2e Civ., 7 avril 2005, Bull. n° 90, pourvoi n° 04-
10.563. La perte de droits à la retraite est souvent invoquée mais très rarement démontrée. Mais si elle est
constatée, elle doit être indemnisée. Il faut savoir que :
- la loi garantit aux invalides le bénéfice d’une pension au taux plein et prévoit également que les périodes de perception des pensions d’invalidité donnent lieu à la validation gratuite de trimestres qui sont assimilés à des périodes d’assurance pour le calcul de la pension vieillesse, par dérogation au principe dit de « contributivité » (Réponse du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité publiée au JO Sénat du 2 octobre 2008 page 1994, à une question relative au décret n° 2004-1444 du 13 février 2004, paru au JO du 15 février 2004) ;
- le coefficient de minoration consécutif à une durée d’assurance inférieure au nombre de trimestres nécessaires pour obtenir la pension, n’est pas applicable aux fonctionnaires handicapés dont l’incapacité permanente est au moins égale à 80 % ou mis à la retraite pour invalidité (article 14 du code des pensions civiles et militaires de retraite). Attention : en cas de réduction du droit à indemnisation de la victime, il convient de se reporter au chapitre traitant du recours des tiers payeurs.
La perte de chance :
Il s’agit, par exemple, d’une victime qui ne travaillait pas lorsque le dommage est survenu mais conserve des séquelles qui l’empêchent dorénavant d’exercer une activité professionnelle ou réduisent ses possibilités d’emploi.
C’est aussi le cas de la mère de famille qui a cessé de travailler pour élever ses enfants et perd la chance de pouvoir retravailler une fois ceux-ci élevés.
Cas des jeunes victimes n'ayant jamais travaillé :
Il est difficile d’évaluer le préjudice professionnel d’un enfant qui par définition n’a jamais travaillé puisqu’il s’agit de reconstituer la carrière professionnelle qui aurait été celle de la victime si elle n’avait pas eu d’accident en fonction notamment de son cursus scolaire (niveau atteint, filière suivie, résultats obtenus…), de la situation des membres de la famille (diplômes et parcours professionnels des parents et des frères et sœurs)…. L’évaluation se fait in concreto en fonction des pièces produites. Si la victime avait d’ores et déjà opté pour une profession ou commencé à travailler, elle pourra selon l’état d’avancement de sa formation être indemnisée à partir des données INSEE du salaire médian (consultable sur le site de l'INSEE) par profession (valable uniquement pour certaines professions). La Cour de cassation a sanctionné une cour d'appel qui, pour limiter la perte de gains professionnels futurs de la victime à une certaine somme, énonce qu'âgée de 6 ans au moment de l'accident, elle a perdu toute chance de faire un cursus scolaire normal, de suivre une formation professionnelle et, par conséquent, d'exercer une activité professionnelle lui procurant des revenus, et retient qu'il n'est produit aucun élément pouvant faire présumer que la victime pouvait espérer accéder à une profession lui procurant des revenus supérieurs au SMIC, sans expliquer pourquoi elle présumait que la profession à laquelle la victime pouvait accéder ne lui aurait pas procuré des revenus supérieurs au SMIC, alors que celle-ci soutenait qu'elle aurait pu raisonnablement percevoir le salaire moyen en France de 1 800 euros mensuel selon l'INSEE (Civ. 2, 8 mars 2018, n° 17-10.142).

Exemples de questions de victimes sur les pertes de gains professionnels futurs
Pertes de gains professionnels futurs et incidence professionnels
Je viens d être expertisé et consolidé avec séquelles suites à l’équivalent fracture bimalléolaire déplacée avec plaque et vis de syndesemose. Mon déficit fonctionnel permanent a été retenue à 7% et mon contrat s’applique à partir de 5%. Ma question est la suivante : il m’ a été retenu une perte de gains professionnels futurs et incidence professionnelle en effet cela fait plus de 20 ans que je suis conductrice de ligne dans l agro-alimentaire. Mon métier consiste à surveiller une ligne de production avec beaucoup de piétinement. J’ ai 51ans aujourd’hui cela fait 13 mois que je suis en arrêt de travail l expert précise dans son rapport à l’assurance que je serais probablement inapte à mon poste qu' un reclassement n est peu probable compte tenu de mon âge et de mon bagage scolaire étant aujourd’hui toujours en arrêt de travail comment l assurance peut chiffrer mes pertes de gains futurs va t il me demander la preuve de mon licenciement pour inaptitude avant de m indemniser mettra t il en attente se préjudice en attendant des justificatifs ? Pour les autres séquelles retenue l assurance pourra t elle déjà m indemniser dans un premier temps ? à savoir qu une adaptation du véhicule avec boite automatique à été aussi retenue comment cela se chiffre t il ? Je précise que j ai été expertisé par le médecin de ma gav merci de m éclairer dans toutes ses questions
Perte de gains professionnels futurs
Accident de la route. Consolidé en décembre. Licenciement pour inaptitude. Aujourd’hui reprise d’un nouvel emploi. J’aurais voulu savoir sur quel pied danser concernant la perte de gains professionnels futurs. Savoir qu’est ce qui est pris en compte et quoi espérer.
Questions de Victimes : Indemnisation pour la Perte de Gains Professionnels Futurs
Indemnisation Après Accident de Route en CDD
Mon compagnon a subi un accident de la route avec des fractures graves. Nous avons des questions sur les postes de préjudice retenus pour son indemnisation, notamment sur la perte de gains professionnels futurs et actuels, sachant qu'il était en CDD au moment de l'accident. Peut-il percevoir une indemnisation pour ces postes malgré son contrat à durée déterminée ?
Contestation d'Indemnisation après Accident
Suite à un accident impliquant un troupeau de sangliers, j'ai perdu mon emploi et je ne peux plus conduire à cause de troubles psychologiques. L'indemnisation proposée ne semble pas adéquate par rapport aux rapports d'expertise. Je souhaite contester cette offre.
Montant de l'Euro de Rente pour Perte de Gains Professionnels
Après un grave accident de travail, je suis confronté à deux propositions différentes concernant le montant de l'euro de rente pour la perte de gains professionnels futurs. Je cherche des données jurisprudentielles pour déterminer le montant le plus approprié à retenir.
Évaluation d'une Offre d'Indemnisation par Assurance
Victime d'un accident, je souhaite faire analyser une proposition d'indemnisation pour la perte de gains professionnels futurs. Cette indemnisation est complexe, car elle doit tenir compte de la rente que je percevrai de la prévoyance, de mon projet de reconversion, et de l'application du barème du déficit fonctionnel. Je cherche des conseils pour évaluer cette offre.
