
Où doit on porter plainte suite à une intervention médicale ? Contre qui porter plainte ?
❓ Où porter plainte pour une mauvaise intervention médicale ?
1) Où déposer une plainte pénale ?
• Vous pouvez aussi écrire directement au procureur du tribunal judiciaire compétent (lieu des faits ou du mis en cause).
2) Quelle juridiction pour obtenir une indemnisation ?
• Hôpital public : saisine du tribunal administratif (responsabilité administrative).
3) Quelles voies amiables avant le procès ?
• ONIAM : indemnise sans faute certains accidents médicaux, aléas thérapeutiques et infections nosocomiales graves.
• Ordre des médecins : pour une plainte disciplinaire (déontologie).
4) Quels délais pour agir ?
• Action pénale : délais variables selon l’infraction (ex. délits : délai de prescription plus court).
5) Quels premiers documents rassembler ?
• Comptes rendus opératoires, résultats d’examens, ordonnances, arrêts de travail.
• Éléments de preuve : photos, témoignages, correspondances, justificatifs de frais, impacts sur l’emploi.
Essentiel : déposez la plainte pénale au commissariat/gendarmerie ou au procureur, saisissez le tribunal judiciaire (privé) ou administratif (public) pour l’indemnisation, et pensez aux voies CCI/ONIAM. Le délai civil/administratif est en principe de 10 ans à partir de la consolidation.
Mauvaise intervention médicale : où porter plainte & comment être indemnisé (France)
Après une intervention médicale ayant entraîné un dommage (complication fautive, défaut d’information, infection nosocomiale, aléa thérapeutique…), plusieurs voies existent en France. Chacune a un objectif différent : discipline (sanctionner), pénal (poursuivre), indemnisation (réparer les préjudices). Le plus efficace est souvent un parcours combiné : obtenir rapidement une expertise médicale contradictoire, sécuriser des provisions, puis chiffrer poste par poste selon la nomenclature Dintilhac.
1) Où porter plainte (pénal) et à quoi ça sert ?
- Procureur de la République (Tribunal judiciaire du lieu des faits). Dépôt par courrier, au guichet, ou plainte simple via commissariat/gendarmerie (transmise au procureur).
- Infractions fréquentes : blessures involontaires, mise en danger d’autrui, non-assistance, tromperie/abus selon les cas.
- But : sanctionner pénalement l’auteur. L’indemnisation intervient en se constituant partie civile après poursuites.
- Attention : le pénal n’est pas obligatoire pour être indemnisé. En pratique, l’expertise reste déterminante dans tous les circuits.
2) Où signaler le praticien (discipline : Ordres)
Pour une faute déontologique (information insuffisante, défaut de surveillance, manquement technique, attitude inadaptée), saisissez l’Ordre professionnel compétent : Ordre des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, kinés, etc.
- Où déposer : Conseil départemental de l’Ordre du lieu d’exercice (courrier LRAR ou dépôt).
- Effet : éventuelle sanction (avertissement → radiation). Pas d’indemnisation via l’Ordre, mais utile pour établir un manquement.
3) Où demander une indemnisation (civil/administratif)
Cela dépend du statut de l’établissement et repose presque toujours sur une expertise médicale (amiable ou judiciaire).
- Hôpital public : référé-expertise puis action devant le Tribunal administratif (après réclamation préalable). Mise en cause de l’établissement public et/ou du service.
- Clinique / libéral : référé-expertise puis action devant le Tribunal judiciaire. Mise en cause de l’assureur du praticien et/ou de la clinique.
- Clé stratégique : obtenir des provisions (frais, pertes de gains, aide humaine) et un rapport d’expertise contradictoire cadré (SE/7, DFT, DFP %, aide humaine, soins futurs, incidence pro, appareillages et renouvellements, aménagements, etc.).
4) CCI & ONIAM : accidents sans faute et nosocomiales
La CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation) est une procédure gratuite et régionale, orientée sur les accidents médicaux, les infections nosocomiales et les aléas thérapeutiques. Si les critères de gravité et d’anormalité sont atteints, l’ONIAM indemnise même sans faute.
- Où déposer : CCI de votre région (formulaire + dossier médical + pièces).
- Issues possibles : avis de faute (assureur paye), aléa grave (ONIAM), ou absence de responsabilité/gravité (classement).
- Intérêt : expertise rapide, coût nul, cadre protecteur pour les victimes.
5) Démarches internes utiles (avant/pendant)
- Médiateur médical de l’établissement et Commission des usagers (CDU) pour comprendre les faits, obtenir des explications, améliorer la traçabilité.
- Accès au dossier médical : demande écrite (copie sous 8 jours à 2 mois selon l’ancienneté des pièces). Inclure : comptes rendus opératoires/anesthésie, imagerie, analyses, prescriptions, transmissions infirmières, consentements.
- Conservation des preuves : photos, échanges, nom des soignants, dates/heures, témoins, ordonnances, arrêts de travail, IJSS/prévoyance.
6) Délais & prescription (repères pratiques)
- Responsabilité médicale (civil/administratif) : en principe 10 ans à compter de la consolidation (non la date des faits).
- Pénal (délits) : en principe 6 ans à compter des faits (plus long pour les crimes ou certaines infractions spécifiques).
- CCI/ONIAM : saisir dès que possible ; la CCI vérifie la gravité (ex. ITT cumulée, DFP, conséquences économiques majeures…).
- Assurances : attention aux délais de déclaration contractuels (protection juridique, GAV).
7) Vos préjudices indemnisables (rappel Dintilhac)
- Extrapatrimoniaux : souffrances endurées (SE/7), DFT, DFP %, préjudice esthétique (T/P), agrément, sexuel, moral.
- Patrimoniaux temporaires : PGPA, frais de santé restés à charge, aide humaine provisoire, déplacements, aménagements temporaires.
- Patrimoniaux permanents : PGPF, aide humaine durable (souvent sous forme de rentes indexées), soins futurs, appareillages/renouvellements, aménagement du logement/véhicule, incidence professionnelle (dévalorisation, pénibilité, retraite).
8) Check-list express (parcours conseillé)
- Demander le dossier médical complet (écrit, daté, listé).
- Conserver les preuves (frais, pertes de revenus, aide par proches, arrêts de travail, attestations).
- Consulter un médecin conseil de victimes (indépendant des assureurs) pour préparer l’expertise.
- Initier un référé-expertise (TA ou TJ selon public/privé) pour un rapport contradictoire.
- Demander des provisions si le droit n’est pas sérieusement contestable.
- Selon le cas, plainte pénale (Procureur) et/ou saisine Ordre.
- En parallèle ou subsidiairement, CCI/ONIAM si accident sans faute ou nosocomiale grave.
- Après expertise, chiffrage Dintilhac, négociation puis, si besoin, action au fond.
9) Exemples de situations & voies adaptées
🏥 Infection nosocomiale grave après hospitalisation publique : CCI (piste ONIAM) + référé-expertise (TA).
🩺 Défaut d’information sur un risque connu et réalisé en clinique : référé-expertise (TJ) + mise en cause de l’assureur + éventuelle plainte à l’Ordre.
🧪 Erreur technique manifeste en bloc opératoire : expertise judiciaire prioritaire (TA/TJ selon statut), provisions rapides, puis chiffrage.
⚖️ Comportement pénalement répréhensible (ex. ivresse, falsification) : plainte pénale (Procureur), constitution de partie civile + action indemnitaire.
10) Erreurs fréquentes à éviter
- Attendre la « fin des soins » pour agir : demandez l’expertise tôt, les effets de la consolidation seront intégrés plus tard.
- Aller seul à l’expertise avec le médecin de l’assureur : faites-vous accompagner d’un médecin conseil de victimes.
- Accepter une proposition globale sans ventilation Dintilhac ni méthode de capitalisation transparente (table + taux, indexation des rentes).
- Oublier d’indexer les rentes (valeur qui s’érode) et de prévoir les renouvellements d’appareillage.
- Confondre circuits : discipline ≠ indemnisation ≠ pénal (on peut cumuler, mais les objectifs diffèrent).
11) Adresses & compétences (comment les trouver/paramétrer)
- Procureur / Tribunal judiciaire : ressort du lieu de l’acte ou du dommage.
- Tribunal administratif : si établissement public (CHU, CH, AP-HP…).
- Ordre professionnel : Conseil départemental du lieu d’exercice.
- CCI : commission de votre région (formulaire + pièces).
Donnez-moi votre ville et le type d’établissement (public/clinique) : je vous fournis la version de cette page préremplie avec les adresses exactes (tribunal, Ordre, CCI) et des courriers types (plainte Procureur, saisine CCI, référé-expertise).
À retenir : « Porter plainte » vise le pénal (Procureur). Pour être indemnisé, ciblez surtout l’expertise contradictoire puis l’action devant la juridiction compétente (TA si hôpital public, TJ si clinique/libéral), en parallèle d’une possible saisine CCI/ONIAM pour les accidents sans faute ou nosocomiales. Provisions, chiffrage Dintilhac, capitalisation claire et rentes indexées : ce sont les leviers d’une réparation intégrale.
📎 Besoin d’un modèle prêt à signer (plainte Procureur / saisine CCI / demande de dossier médical / requête en référé-expertise) ? Indiquez votre ville et je génère les documents adaptés.
Où porter plainte pour mauvaise intervention médicale ? Malick V.
En tant qu'avocat, je vous informe que si vous pensez être victime d'une erreur médicale, plusieurs options de recours s'offrent à vous. Ces options dépendent de la nature de l'erreur et de ce que vous cherchez à obtenir.
1. Recours pour indemnisation suite à une erreur médicale :
- Transaction amiable : Vous pouvez adresser une demande d'indemnisation directement au professionnel ou à l'établissement de santé impliqué. Cette demande doit être envoyée par courrier recommandé et vise à obtenir une expertise amiable pour évaluer les préjudices et l'indemnisation correspondante.
- Saisine de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) : Cette commission, gratuite et indépendante, examine les demandes d'indemnisation liées aux erreurs médicales. Elle peut ordonner une expertise médicale et propose une solution d'indemnisation sans passer par un tribunal.
- Recours judiciaire : Si l'erreur médicale implique un professionnel de santé libéral ou un établissement privé, vous pouvez saisir le tribunal de grande instance (ou le tribunal d'instance pour un préjudice inférieur à 10 000 €). Pour une erreur survenue dans un établissement public, le tribunal administratif est compétent. Une expertise médicale est nécessaire et l'assistance d'un avocat est recommandée.
2. Recours sans demande d’indemnisation :
- Commission des Usagers : Pour les erreurs survenues dans un établissement de santé, vous pouvez saisir cette commission pour demander la modification des pratiques médicales ou la sanction du personnel impliqué.
- Conseil de l'Ordre des professionnels : Si l'erreur relève d'un manquement déontologique, le conseil de l'Ordre du professionnel concerné peut être saisi pour une action disciplinaire.
- Agence Régionale de Santé (ARS) : En cas de problèmes dans votre parcours de soins, l'ARS peut être informée et intervenir.
3. Port de plainte pour faute pénale :
- Plainte auprès de la gendarmerie ou du commissariat : En cas de faute pénale avérée de la part du professionnel de santé, vous pouvez porter plainte.
- Lettre au Procureur de la République : Vous pouvez aussi écrire directement au Procureur pour engager des poursuites pénales.
4. Autres recours possibles :
- Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) : Si vous avez un handicap résultant de l'erreur médicale, la MDPH peut vous accompagner dans vos démarches.
- Défenseur des droits : Pour toute violation de vos droits en tant qu'usager du système de santé.
- Associations d’usagers : Ces associations peuvent vous représenter et vous accompagner dans vos démarches.
Il est crucial d'être bien informé et éventuellement accompagné par un professionnel tel qu'un avocat ou un médecin-conseil pour naviguer efficacement dans ces démarches. Lire qui contacter en cas d’erreur médicale ? C’est quoi la nomenclature Dintilhac ?
En tant qu'avocat dans le domaine de la responsabilité médicale, je suis profondément engagé à défendre les droits de ceux qui ont subi un préjudice du fait d'un accident médical. Si vous vous interrogez sur la pertinence de déposer plainte ou si vous avez des doutes concernant votre situation, je vous encourage vivement à me contacter. Mon expertise et ma compréhension approfondie des complexités juridiques associées à ces cas sont à votre service. Je m'engage à examiner minutieusement les détails de votre affaire, à vous fournir un avis juridique éclairé et à vous guider dans la prise de décisions cruciales. Mon objectif est de vous apporter une compréhension claire de vos options et de vous aider à déterminer la meilleure voie à suivre. Ensemble, nous explorerons toutes les avenues possibles pour garantir que vos droits soient pleinement respectés et que vous obteniez la justice que vous méritez. Votre confiance est essentielle, et je m'engage à mettre toute mon expérience et mon dévouement à votre service pour vous éclairer et vous soutenir dans cette démarche.

Exemples de questions de victimes pour déposer plainte suite à un acte médical
- Question sur Staphylocoque doré : "Bonjour, j'ai récemment appris qu'un membre de ma famille a contracté un Staphylocoque doré à l'hôpital, à la suite d'une erreur médicale. J'aimerais connaître les démarches pour porter plainte. Un dossier a été ouvert par l'hôpital, mais je souhaite également entreprendre des démarches personnelles. Pourriez-vous me guider sur la procédure à suivre?"
- Question sur une opération chirurgicale : "Bonjour, après une opération chirurgicale pour une fracture du coude, j'ai développé de fortes douleurs dans diverses parties du bras. Il semble qu'une vis utilisée durant l'opération était trop longue, ce qui a entraîné des complications supplémentaires. J'aimerais savoir comment je peux porter plainte contre le chirurgien pour cette erreur médicale et obtenir une indemnisation pour mes souffrances."
- Question sur une mauvaise expérience médicale lors d'un accouchement : "Bonjour, je suis confrontée à une situation compliquée suite à l'accouchement de mon enfant à l'hôpital. Il y a eu plusieurs problèmes, notamment une césarienne difficile, des complications pour mon bébé, et une communication insatisfaisante de la part des médecins. Je souhaite porter plainte pour le préjudice subi et demande des conseils sur la manière de procéder."
- Question sur une faute professionnelle d'une chirurgienne-dentiste : "Madame, Monsieur, je souhaite porter plainte contre une chirurgienne-dentiste pour faute professionnelle. Elle a meulé plusieurs de mes dents saines sans mon consentement, causant des douleurs et des problèmes fonctionnels importants. J'aimerais connaître la procédure à suivre pour entamer des actions légales contre cette praticienne."
- Question sur le délai de plainte pour une erreur médicale ancienne : "Bonjour, est-il possible de porter plainte pour une erreur médicale survenue il y a plusieurs décennies, mais dont les conséquences financières se manifestent actuellement? J'aimerais comprendre ce que signifie le délai de prescription qui débute à partir de la consolidation de l'état de santé du patient. Merci pour vos conseils."
