
Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.
❓ Comment faire reconnaître une négligence lors d’un accouchement ?
1) Qu’est-ce qu’une négligence en obstétrique ? (repères & exemples)
• Surveillance insuffisante du rythme cardiaque fœtal/CTG (retard à détecter une souffrance fœtale).
• Retard décision–extraction (césarienne d’urgence tardive), forceps/ventouse inadaptés, dystocie des épaules mal gérée (manœuvres non conformes).
• Défaut d’information/consentement (risques et alternatives non expliqués).
• Erreur de dose (ocytociques/analgésie), défaut d’asepsie (infection nosocomiale), prise en charge hémorragie du post-partum tardive/inefficace.
• Organisation défaillante : absence d’astreinte, matériel indisponible, équipe incomplète.
2) Quelles preuves réunir et quelles démarches faire ?
• Témoignages (accompagnant·e/sages-femmes), photos/messages, horaires précis (arrivée/prise en charge/décision-extraction).
• Expertise médico-légale obstétricale & néonatale : amiable contradictoire avec votre médecin-conseil de victimes ou judiciaire (référé-expertise).
• Voies d’action :
– Établissement public ➜ réclamation préalable puis tribunal administratif (faute/défectuosité/inf. nosocomiale) ;
– Privé ➜ assureur RCP/clinique devant le tribunal judiciaire ;
– CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation) : gratuite, utile en cas de faute ou d’aléa grave ; avis sous ~6 mois ; possible indemnisation par l’ONIAM.
• Délais : en principe 10 ans à compter de la consolidation (victime/parents). Pour l’enfant mineur : le délai court à partir de sa majorité pour ses droits propres (sauf exceptions).
Objet : Accouchement du [date] – Demande de copie intégrale du dossier (art. L1111-7 CSP)
Merci de me transmettre : partogramme, tracés RCF/CTG, prescriptions/anesthésie, feuilles de salle, comptes rendus, pH cordon/lactates, protocole HPP, check-lists, registre d’astreinte, etc. Je joins CNI et justificatif de qualité (parent/tuteur).
3) Comment est indemnisée la faute (ou l’aléa) ? (nomenclature Dintilhac)
• Mère : souffrances, DFT / DFP-AIPP, esthétique, agrément, moral (ESPT), dépenses de santé actuelles/futures, frais, aide humaine, PGPA/PGPF, incidence pro.
• Enfant (ex. EHI, paralysie du plexus brachial, anoxie) : aide humaine (importante), éducatif/scolaire, appareillages & renouvellements, aménagements logement/véhicule, soins futurs à vie, retentissement fonctionnel/esthétique/agrément.
• Proches : préjudice d’affection, d’accompagnement, frais & retentissements spécifiques.
• ONIAM : si aléa thérapeutique grave ou infection nosocomiale, indemnisation au titre de la solidarité nationale ; recours ensuite contre le responsable si une faute est établie.
Essentiel : obtenez le dossier complet, mandatez un médecin-conseil, lancez une expertise, puis saisissez la juridiction compétente ou la CCI. Visez une réparation intégrale (Dintilhac) pour la mère, l’enfant et les proches ; l’ONIAM peut intervenir en cas d’aléa ou d’infection grave.
Négligence lors d’un accouchement : comment la faire reconnaître et être indemnisé(e)
Retard de césarienne, absence de surveillance du rythme cardiaque fœtal, forceps mal indiqué, anesthésie compliquée, défaut d’information… Pour faire reconnaître une faute médicale en obstétrique et obtenir une réparation intégrale, il faut sécuriser les preuves, déclencher la bonne procédure et passer par une expertise.
1) Ce qui peut constituer une faute en obstétrique
- Surveillance insuffisante (monitoring/partogramme incomplets, anomalies non prises en compte).
- Retard fautif de décision ou d’extraction (césarienne, instrumentale) malgré signes d’alerte.
- Gestes inadaptés (forceps/ventouse hors indication, traction excessive, épisiotomie mal réalisée).
- Défaut d’asepsie / gestion des hémorragies, pré-éclampsie, antibioprophylaxie.
- Défaut d’information/consentement (alternatives, risques, modalités d’anesthésie).
2) Différencier faute, aléa et infection nosocomiale
- Faute : manquement aux règles de l’art → responsabilité du praticien/établissement.
- Aléa thérapeutique : accident non fautif mais anormal et grave → possible indemnisation par un organisme dédié.
- Infection nosocomiale : présomption de responsabilité de l’établissement (sauf causes étrangères), prise en charge renforcée si gravité.
3) Dossier médical : à demander immédiatement
- Adressez une demande écrite à l’hôpital/clinique (service juridique/gestion des dossiers).
- Pièces clés : partogramme, tracés de monitoring, prescriptions, comptes rendus d’accouchement/d’anesthésie, examens, décisions (heures), dossier néonatal (Apgar, pH au cordon, lactates), radiologie, soins post-partum.
- Délai légal de communication : généralement 8 jours (ou 2 mois si les données ont plus de 5 ans). Conservez l’accusé de réception.
4) Prouvez la chronologie minute par minute
- Frise horaire : début du travail, anomalies RCF, décision d’extraction, arrivée au bloc, naissance, réanimation.
- Témoignages : conjoint, sage-femme, auxiliaire (identité, récit daté/signé).
- Photos/notes de perfusions, perf-doses, transfusions, soins néonataux (bracelets, étiquettes).
5) Façonner une stratégie d’expertise
- Demandez une expertise médicale (amiable contradictoire, référé-expertise devant le tribunal, ou commission d’indemnisation).
- Faites-vous assister d’un médecin-conseil de victimes (gynéco-obstétrique, anesthésie, pédiatrie/néonatologie).
- Listez les questions à l’expert : surveillance conforme ? délai décision–extraction ? indications instrumentales ? information/consentement ? pertes de chance ?
6) Les voies d’indemnisation
- Civile/administrative : responsabilité de l’établissement (clinique privée/hôpital) et des praticiens → provisions possibles.
- Commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) : gratuite, expertise indépendante, utile si faute contestée ou aléa grave.
- Disciplinaire (Ordre des médecins/sages-femmes) et/ou pénal en cas de gravité → distinct de l’indemnisation mais utile pour les preuves.
7) Quels préjudices chiffrer ?
- Mère : avant consolidation SE/7, DFT, frais non remboursés, pertes de gains, frais divers (trajets/aide). Après : DFP %, préjudice esthétique, agrément, incidence professionnelle, soins futurs, préjudice sexuel, préjudice d’allaitement (si applicable), préjudice d’anxiété/ESPT.
- Enfant : handicap (DFP %/besoins en aide humaine, appareillage, aménagements logement/vehicule), soins futurs, éducation spécialisée, tierce personne.
- Père/proches : préjudice d’affection, retentissement professionnel (garde, assistance), frais divers.
8) Délais et prescription
- Action en responsabilité médicale : délai spécifique (souvent 10 ans à compter de la consolidation du dommage corporel).
- Procédures ordinales/pénales : délais propres (agir sans tarder).
- Interrompez le délai par une assignation ou une requête en référé-expertise.
9) Erreurs fréquentes à éviter
- Demander tardivement le dossier médical (les tracés peuvent être difficiles à retrouver au fil du temps).
- Aller en expertise sans médecin-conseil de victimes.
- Se limiter au seul dommage de la mère et oublier l’enfant et les proches.
- Accepter une offre globale sans ventilation poste par poste ni soins futurs/aide humaine.
10) Modèles brefs de courriers
« Objet : Demande de communication du dossier médical – Accouchement du [date].
Je sollicite la copie intégrale (papier/numérique) des pièces suivantes : partogramme, tracés RCF, prescriptions, comptes rendus d’accouchement/anesthésie, dossier néonatal (Apgar, pH/cordon), examens, imagerie, soins post-partum.
Merci de me l’adresser dans les délais légaux. »
« Objet : Référé-expertise / Saisine CCI – Suspicion de défaut de prise en charge obstétricale.
Faits : [chronologie succincte avec heures]. Préjudices : [mère/enfant].
Je sollicite la désignation d’experts (gynéco-obstétrique, anesthésie, pédiatrie) avec mission sur surveillance, délais décision–extraction, indication d’extraction instrumentale/césarienne, information/consentement, pertes de chance et évaluation poste par poste. »
Cas pratique
Travail déclenché, anomalies RCF à 02:15, décision de césarienne notée 03:05, arrivée bloc 03:40, naissance 03:58. Enfant : acidose métabolique, réa néonat. Dossier complet récupéré (partogramme, RCF). Expertise contradictoire : retard fautif décision–extraction, défaut d’analyse des tracés. Indemnisation : pour l’enfant (aide humaine, appareillage, soins futurs, aménagements) et pour la mère (SE/DFT/DFP, ESPT, incidence pro). Provisions obtenues rapidement.
Conclusion
Pour faire reconnaître une négligence lors d’un accouchement : obtenez vite le dossier médical, reconstruisez la chronologie, saisissez une expertise (avec médecin-conseil), et réclamez une indemnisation poste par poste pour la mère, l’enfant et les proches. N’acceptez aucune offre avant l’expertise complète et la prise en compte des soins futurs et de l’aide humaine.
💡 Astuce : joignez aux experts une frise horaire + copies lisibles des tracés RCF ; demandez qu’ils analysent le délai décision–extraction minute par minute.
Comment faire reconnaître une négligence lors d'un accouchement ?
Résumé de la réponse à la question
- Comprendre la définition légale de la négligence médicale
- Rassembler des preuves concrètes de la négligence
- Consulter un expert médical pour une évaluation indépendante
- Engager une procédure devant la crci ou judiciaire pour faire valoir ses droits
- Le rôle crucial d'un avocat dans les affaires de négligence médicale
Avis personnel : Il est de bon sens, si possible, de commencer par une procédure devant la CRCI.
La reconnaissance d'une négligence médicale lors d'un accouchement est une démarche complexe mais essentielle pour les familles affectées. Cet article vise à éclairer les victimes sur les étapes clés pour faire valoir leurs droits et obtenir la réparation due.
Comprendre la négligence médicale
La négligence médicale se définit par un manquement aux soins attendus, ayant entraîné un préjudice pour le patient. Dans le contexte de l'accouchement, cela peut inclure des erreurs de diagnostic, des retards de traitement ou des fautes techniques.
Rassembler des preuves
Il est crucial de documenter tous les aspects de l'accouchement et des soins reçus. Les dossiers médicaux, les témoignages de témoins et les photographies peuvent servir de preuves indispensables.
L'évaluation médicale indépendante
Un expert médical indépendant peut fournir une évaluation cruciale de la situation, confirmant la présence et l'étendue de la négligence.
Exemple de demande de conseil juridique suite à des complications post-césarienne Question de la victime: j'ai accouché par césarienne et quelques jours plus tard, je ne pouvais plus marcher à cause de douleurs croissantes. Malgré ma souffrance, j'ai été renvoyée chez moi. Cependant, la douleur devenant insupportable, j'ai été réadmise en urgence à la maternité où un scanner a révélé que la suture chirurgicale était défectueuse, entraînant la sortie de mes organes. J'ai dû être réopérée. Aujourd'hui, mon abdomen présente des séquelles visibles et je souffre d'incontinence. Que puis-je faire légalement ? Réponse de l'avocat: Face à cette situation très préoccupante résultant d'une complication post-opératoire, vous pourriez envisager plusieurs démarches juridiques. Voici quelques conseils : Constituer un dossier médical complet : Il est primordial de rassembler tous vos dossiers médicaux relatifs à votre accouchement, votre réadmission, les résultats du scanner et les interventions chirurgicales subies. Ces documents serviront de preuves essentielles. Consultation médicale indépendante : Il serait judicieux de solliciter l'avis d'un médecin expert indépendant afin d'évaluer les préjudices subis. Cela comprendrait l'analyse des erreurs chirurgicales, les séquelles physiques et psychologiques, ainsi que les impacts sur votre qualité de vie. Engager une action en responsabilité médicale : Sur la base de ces éléments, un avocat n droit de la santé pourrait vous représenter pour engager une procédure en responsabilité médicale contre le chirurgien et/ou l'établissement de santé. L'objectif serait d'obtenir réparation pour les préjudices subis, qu'ils soient physiques (les séquelles de l'opération, l'incontinence), psychologiques ou esthétiques. Demande d'indemnisation : L'avocat pourrait également vous aider à chiffrer votre demande d'indemnisation pour couvrir les frais médicaux supplémentaires, les pertes de revenus, ainsi que les dommages et intérêts pour préjudice moral et physique.
Engager une procédure CRCI ou judiciaire
La démarche judiciaire permet de présenter le cas devant une juridiction compétente, afin de faire reconnaître officiellement la négligence et d'obtenir une indemnisation.
La reconnaissance d'une négligence lors d'un accouchement est un processus exigeant, nécessitant une préparation minutieuse et le soutien d'experts. Cela souligne l'importance pour les victimes de se faire accompagner par des professionnels compétents.
Engager une procédure auprès de la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux (CRCI) ou opter pour une démarche judiciaire sont deux voies possibles pour les victimes d'incidents médicaux souhaitant obtenir reconnaissance et indemnisation. La CRCI est une instance spécialement conçue pour offrir aux victimes d'accidents médicaux, d'infections nosocomiales, ou de complications thérapeutiques une voie de résolution amiable, rapide et moins contraignante que le parcours judiciaire traditionnel. Sa mission principale est d'évaluer les préjudices et de proposer une indemnisation juste sans avoir à prouver une faute de la part des professionnels de santé.
Le recours à la CRCI commence par le dépôt d'un dossier complet, incluant les détails de l'incident, les préjudices subis, et toute documentation médicale pertinente. Une fois le dossier accepté, la CRCI procède à une évaluation médicale indépendante et, en fonction de ses conclusions, peut recommander une indemnisation par l'assurance du professionnel de santé ou de l'établissement concerné.
Si la voie amiable via la CRCI ne mène pas à une résolution satisfaisante pour la victime, ou si le cas ne rentre pas dans le champ d'application de la CRCI, la procédure judiciaire reste une option. Cette démarche implique de présenter l'affaire devant un tribunal compétent pour que la négligence soit officiellement reconnue et que l'indemnisation soit déterminée. Contrairement à la procédure CRCI, la démarche judiciaire peut s'avérer plus longue et nécessite souvent de prouver la faute du professionnel de santé ou de l'établissement pour obtenir réparation.
Si vous ou un proche avez été victimes de négligence lors d'un accouchement, notre cabinet d'avocats dans le droit médical est là pour vous accompagner. Nous vous aiderons à naviguer dans les complexités de la procédure judiciaire pour assurer que vos droits soient pleinement respectés et que vous obteniez l'indemnisation que vous méritez.

Liste des questions posées concernant l'accouchement
Exemples de questions en cas d'accouchement et d'erreur médicale
Accouchement et compresse oubliée
Après mon accouchement, une compresse a été oubliée et retirée seulement lors des examens de sortie quatre jours plus tard. Une semaine après, j'ai développé de la fièvre et ai dû être traitée aux urgences avec des antibiotiques pour une infection. Deux semaines post-accouchement, j'ai expulsé des restes de placenta chez moi, ce qui a nécessité une hospitalisation pour un curetage. Lors d'une échographie pré-curetage, le médecin m'a traitée de manière désinvolte, sans présenter d'excuses. Cet événement a déclenché une grave dépression chez moi, et je ressens encore aujourd'hui une grande appréhension vis-à-vis du corps médical, au point de ne pas avoir consulté de gynécologue depuis. Pensez-vous qu'il serait judicieux de porter plainte ?
Réponse de l'avocat :
Je suis sincèrement désolé d'entendre les complications et le traitement que vous avez subis suite à votre accouchement. Votre expérience soulève des questions sérieuses concernant la négligence médicale et votre réaction émotionnelle et physique est tout à fait justifiée.
Voici quelques éléments à considérer pour une éventuelle action en justice :
- Négligence Médicale : L'oubli d'une compresse et les complications qui en ont découlé, notamment l'infection et la nécessité d'un curetage dû à des restes de placenta, peuvent constituer des exemples de négligence médicale. Il est important de rassembler tous les documents médicaux, les rapports d'urgence, et tout autre témoignage pertinent pour soutenir cette allégation.
- Dommages Psychologiques : La manière dont vous avez été traitée par le médecin, ajoutée à l'impact psychologique de l'incident, mérite une attention particulière. Votre dépression et votre anxiété continue face au corps médical sont des dommages significatifs qui devraient être pris en compte dans votre demande d'indemnisation.
- Procédure Juridique : Porter plainte peut être une démarche judicieuse si vous souhaitez rechercher une réparation pour la négligence et les souffrances subies. Une action en justice pourrait non seulement vous offrir une compensation financière pour les préjudices endurés, mais aussi pousser les professionnels et l'établissement impliqués à revoir leurs pratiques pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Comment Nous Pouvous Aider :
Notre cabinet est expérimenté dans la gestion des cas de négligence médicale. Nous pouvons vous aider à :
- Évaluer l'étendue de la négligence et des dommages subis.
- Organiser les preuves nécessaires pour soutenir votre cas.
- Naviguer dans le processus légal pour porter plainte et suivre le cas jusqu'à la résolution.
- Négocier une indemnisation appropriée avec les parties responsables ou leur assurance.
Prochaines Étapes :
Je vous encourage vivement à prendre contact avec notre cabinet pour une consultation initiale gratuite, où nous pourrons discuter plus en détail de votre situation et évaluer les meilleures options pour votre cas. Votre bien-être et votre justice sont nos priorités, et nous sommes là pour vous soutenir à chaque étape du processus.
Question de la victime : Accouchement et faute médicale
Je me permets de vous écrire pour vous faire part de mon expérience particulièrement éprouvante lors de ma grossesse et de mon accouchement. Les complications que j'ai rencontrées, ainsi que la prise en charge médicale, suscitent des interrogations sur une éventuelle faute médicale. Durant ma grossesse, j'ai traversé des moments très difficiles :
- J'ai souffert d'hyperémèse gravidique et d'une hyperthyroïdie, qui n'ont pas pu être correctement traitées en raison des contre-indications des médicaments pendant la grossesse.
- Un décollement placentaire a mis en danger la vie de mon bébé. Grâce à un repos strict, la grossesse a pu être maintenue.
- Lors de la troisième échographie, une anomalie cardiaque a été détectée chez mon bébé. Bien que les résultats aient été rassurants, un suivi postnatal a été recommandé.
Ces épreuves m'ont causé une grande détresse physique et émotionnelle. Mon accouchement a duré plus de 24 heures, avec cinq tentatives pour poser une péridurale, laissant des marques visibles sur mon dos. Après la naissance, la situation s'est aggravée :
- J'ai souffert d'un œdème et d'une déchirure, non mentionnés dans le compte rendu médical, mais confirmés par une sage-femme privée.
- Quelques jours après mon retour à domicile, un oubli de membranes placentaires et d'une partie du cordon ombilical dans mon utérus a provoqué une hémorragie, des vertiges et un risque grave d'infection, nécessitant une intervention urgente et un traitement antibiotique pendant sept jours.
J'aimerais savoir si ces incidents relèvent d'une faute médicale et quels sont mes droits et recours dans ce contexte.
Réponse de l'avocat :
Votre situation est clairement complexe et nécessite une analyse approfondie. Voici quelques éléments à considérer :
- Hyperémèse gravidique et hyperthyroïdie
L'absence de traitement doit être examinée pour déterminer si des options alternatives étaient possibles malgré les contre-indications. - Décollement placentaire et anomalie cardiaque
Les mesures prises semblent avoir été adaptées pour assurer la sécurité du bébé. Cependant, le suivi postnatal devra être évalué pour confirmer une prise en charge correcte. - Accouchement prolongé et péridurale
Les multiples tentatives de pose de la péridurale doivent être justifiées dans le compte rendu opératoire. S'il y a eu négligence, cela pourrait constituer une faute. - Oubli de membranes placentaires et du cordon ombilical
Cet incident est préoccupant et peut être considéré comme une faute médicale, car il a causé une hémorragie et des risques d'infection.
Recours possibles :
- Expertise médicale : Une expertise doit être menée pour établir s'il y a eu faute. Cela peut être fait dans le cadre d'une procédure amiable ou judiciaire.
- Saisine de la CCI (Commission de Conciliation et d'Indemnisation) : Si une faute médicale ou un aléa thérapeutique est confirmé, vous pourriez être indemnisée.
- Action judiciaire : En cas de faute avérée, une action en responsabilité contre l'établissement ou les professionnels impliqués peut être envisagée.
Je vous recommande de rassembler tous vos documents médicaux, y compris les comptes rendus opératoires et les attestations des professionnels qui vous ont suivie. Un avocat spécialisé en droit médical pourra vous accompagner dans ces démarches.
Questions de victimes en cas de négligence ou de faute suite à un accouchement
Après une césarienne ratée, comment prouver que l'hôpital a été négligent ?
Réponse de l'avocat : pour prouver la négligence de l'hôpital, il est essentiel de rassembler un dossier médical complet comprenant tous les documents relatifs à votre accouchement et aux soins reçus. L'expertise d'un médecin légiste peut également être requise pour attester que les soins prodigués n'ont pas respecté les standards médicaux en vigueur. Les témoignages de personnel médical présent ou d'autres patients peuvent aussi être utilisés comme preuves.
Quels sont mes droits si mon bébé a souffert de complications à cause d'un retard de prise en charge lors de l'accouchement ?
Réponse de l'avocat : Vous avez le droit de demander une indemnisation pour les préjudices subis par votre bébé en raison de ce retard. Un avocat peut vous aider à démontrer que ce retard constitue une faute dans la prise en charge et que cette faute est directement liée aux complications survenues. Il vous accompagnera dans la démarche pour obtenir réparation, que ce soit par voie de négociation avec l'hôpital ou par action en justice.
Puis-je demander réparation si j'ai été mal informée sur les risques d'une procédure durant mon accouchement ?
Réponse de l'avocat : Oui, vous pouvez demander réparation. Le consentement éclairé est un principe fondamental en droit médical. Si vous n'avez pas été correctement informée des risques associés à une procédure médicale, cela peut constituer un manquement à l'obligation d'information du personnel médical. Un avocat pourra évaluer votre situation et vous représenter dans une demande d'indemnisation pour préjudice moral et physique.
Comment un avocat peut-il m'aider si mon enfant a des séquelles à long terme dues à une négligence ?
Réponse de l'avocat : Un avocat pourra vous aider en évaluant minutieusement l'ensemble des préjudices subis par votre enfant et en déterminant la responsabilité des professionnels de santé impliqués. Il pourra ensuite engager une procédure d'indemnisation pour couvrir les soins actuels et futurs, les préjudices moraux, et les pertes de chances éventuelles. L'objectif sera d'obtenir les ressources nécessaires pour assurer le meilleur suivi possible pour votre enfant.
Y a-t-il un délai pour intenter une action en justice après avoir subi une négligence lors de l'accouchement ?
Réponse de l'avocat : Oui, il existe des délais de prescription pour intenter une action en justice. Ces délais varient selon les juridictions, mais il est généralement conseillé d'agir le plus rapidement possible après avoir pris connaissance du dommage. Un avocat pourra vous informer sur les délais spécifiques applicables dans votre cas et vous aider à préparer votre dossier dans les temps pour ne pas perdre vos droits à réparation.
Question paralysie accouchement
Suite à un accouchement par voie basse il y a plusieurs années, je souffre d'une déficience de ma jambe gauche, avec des épisodes de paralysie. J'ai soumis mon dossier à la Commission de Conciliation et d'Indemnisation (CCI) dans les délais requis, mais je me sens désemparée quant aux démarches à suivre. Je cherche des conseils professionnels pour m'orienter.
Réponse de l'avocat :
Je comprends l'incertitude et la difficulté que vous vivez suite à cet accident médical survenu lors de votre accouchement. Les séquelles que vous décrivez sont sérieuses, et il est essentiel que vous soyez correctement accompagnée dans votre quête de justice et d'indemnisation. La Commission de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux (CCI) est effectivement la voie appropriée pour les victimes d'accidents médicaux souhaitant obtenir réparation sans passer par un procès. Le fait que vous ayez déjà soumis votre dossier est un excellent premier pas. La CCI évaluera les circonstances de votre cas, déterminera si l'accident peut être considéré comme un événement médical indésirable grave et, le cas échéant, proposera une indemnisation. Cependant, naviguer dans ce processus peut être complexe et décourageant sans l'aide appropriée. Notre cabinet peut vous offrir l'assistance nécessaire à plusieurs niveaux :
- Analyse de votre dossier : Nous pouvons revoir les documents que vous avez soumis à la CCI pour s'assurer qu'ils mettent en évidence tous les aspects pertinents de votre préjudice et de l'accident médical.
- Suivi du dossier à la CCI : Nous pouvons agir en tant qu'intermédiaires entre vous et la CCI, s'assurant que votre dossier est traité avec l'attention et la priorité qu'il mérite.
- Préparation à l'évaluation médicale : Si la CCI décide de procéder à une évaluation médicale, nous vous préparerons à cette évaluation pour s'assurer que tous les impacts de votre préjudice soient correctement documentés et pris en compte.
- Négociation d'indemnisation : En fonction des conclusions de la CCI, nous pourrons négocier l'indemnisation proposée pour garantir qu'elle couvre adéquatement toutes les conséquences de votre préjudice.
- Recours éventuels : Si la décision de la CCI ne vous satisfait pas, nous pourrons examiner les possibilités de recours ou d'action en justice pour obtenir une meilleure indemnisation.
Je vous invite à nous contacter directement pour discuter plus en détail de votre situation et de la manière dont nous pouvons vous aider. Votre cas mérite une attention spécifique, et nous sommes ici pour vous apporter tout le soutien professionnel dont vous avez besoin.
