
Le cabinet vous accueille et vous présente son activité orientée vers l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, d’accidents de la vie et d’erreurs médicales.
❓ Grave réaction allergique — urgences, responsabilités (dont affection iatrogène), preuves, indemnisations
1) Quels sont les réflexes d’urgence et quand parler d’anaphylaxie ?
• Conduite immédiate (info générale, ne remplace pas un avis médical) : appeler les secours (112/15), utiliser sans délai l’auto-injecteur d’adrénaline prescrit si disponible, position allongée jambes surélevées (ou assise si gêne respiratoire), éviction de l’allergène, surveillance jusqu’à prise en charge.
• Après l’épisode : bilan allergologique, prescription & formation à l’adrénaline, plan d’action écrit, certificat médical décrivant la réaction et l’allergène suspecté.
2) Qui peut être responsable ? (incluant affection iatrogène)
• Fabricant/distributeur : erreur d’étiquetage/composition ➜ RC produits / vice du produit.
• Médicament/latex/contraste : soit faute (défaut d’interrogatoire, précautions/surveillance insuffisantes, information) engageant la responsabilité médicale, soit accident médical non fautif.
• Affection iatrogène (accident médical non fautif) : réaction grave imputable aux soins (produit de santé, geste médical) sans faute prouvée ➜ saisine CCI ; si gravité et anormalité confirmées, indemnisation par l’ONIAM (décès, DFP élevé, ITT prolongée, troubles particulièrement graves des conditions d’existence).
• Piqûre d’insecte : responsabilité d’un tiers rarement engagée (sauf défaut de sécurité dans une activité organisée/lieu recevant du public).
3) Quelles preuves & démarches pour être indemnisé ?
• Faits : ticket/note, étiquettes/emballages, menu/carte, notice/boîte du médicament, déclaration écrite d’allergie préalable (cantine/collectif), témoins, demande de conservation des vidéos si lieu public.
• Mises en cause : LRAR au professionnel/assureur (restaurateur, traiteur, fabricant) ou à l’établissement de santé (civil/administratif).
• Parcours CCI → ONIAM (iatrogénie) : dossier gratuit auprès de la CCI (formulaire + pièces) pour expertise indépendante ; si accident non fautif grave confirmé, l’ONIAM indemnise.
• Chiffrage : tenez un tableau des frais (déplacements, pharmacie, matériel d’urgence, alimentation de substitution, arrêts) + journal des symptômes/angoisse ; en cas de séquelles ➜ expertise médico-légale.
Objet : Réaction allergique grave du [date] – mise en cause & demande d’indemnisation
Faits : [allergène suspecté, lieu, produit/plat/médicament, symptômes, prise en charge].
Pièces : CMI/urgences, tests allergologiques, tickets/emballages/menus/notices, témoins, justificatifs de frais. Merci de déclarer à votre assureur RC et de communiquer ses coordonnées.
4) Comment est indemnisé le dommage ? (assurances & Dintilhac)
• Vos contrats : GAV/individuelle accident, PJ (frais juridiques), prévoyance (IJ/invalidité), assurance scolaire/sport si concerné. Cumul généralement possible (selon clauses).
• Postes Dintilhac (si séquelles) : souffrances, DFP/AIPP (asthme, urticaire chronique, stress post-traumatique), dépenses de santé actuelles/futures (adrénaline de secours, suivi), frais divers, pertes de gains (PGPA/PGPF), incidence pro, agrément, esthétique, moral.
• Provisions : sollicitez des acomptes (soins, pertes de revenus, matériel d’urgence). En cas de blocage ➜ référé-provision / référé-expertise.
Essentiel : l’anaphylaxie est une urgence. Pour l’indemnisation : établissez le lien allergène–réaction, figez la preuve (étiquette/menu/notice), mettez en cause le professionnel ou l’établissement. En cas d’affection iatrogène (accident médical non fautif), la voie CCI → ONIAM permet une indemnisation intégrale si les critères sont réunis. Chiffrage selon Dintilhac, provisions rapides.
Affection iatrogène : indemnisation via l’ONIAM (ce qu’il ne faut pas oublier)
Oui ! En cas de réaction allergique grave ou d’autre affection iatrogène (dommage causé par un soin, un médicament ou un produit de santé), l’indemnisation peut relever de l’ONIAM au titre de l’accident médical non fautif. C’est une voie complémentaire ou alternative à la responsabilité pour faute.
1) Quand l’ONIAM indemnise-t-il ?
- Imputabilité : le dommage est directement lié au soin, au médicament ou au produit de santé (ex. anaphylaxie au produit de contraste).
- Anormalité : conséquences anormales au regard de l’état antérieur et de l’évolution prévisible (gravité ou probabilité exceptionnelle).
- Gravité (seuil réglementaire) : en pratique, l’un des critères suivants suffit :
- Déficit fonctionnel permanent ≥ 24 %, ou
- ITT ≥ 6 mois (consécutifs ou non) sur 12 mois, ou
- Inaptitude définitive à la profession/retentissement exceptionnel, ou
- Décès.
2) Démarches (rapide et gratuit)
- Saisir la CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation) : dossier gratuit → expertise médicale indépendante → avis (faute / aléa / produit défectueux).
- Si aléa/iatrogénie et seuil de gravité : offre ONIAM (prise en charge intégrale des préjudices).
- Si faute : l’assureur du responsable doit offrir ; à défaut, l’ONIAM peut se substituer puis exercer un recours.
3) Délais importants
- Prescription : en principe 10 ans à compter de la consolidation pour agir (patients/ayants droit).
- Instruction : après l’avis de la CCI, l’ONIAM/assureur doit formuler une offre dans des délais encadrés (quelques mois).
4) Pièces essentielles pour l’iatrogénie
- Dossier médical intégral (urgences, anesthésie, imagerie, prescriptions, feuilles de surveillance, lots/numéros des produits).
- Preuves scientifiques du lien (comptes rendus, tryptase/IgE pour anaphylaxie, rapports de pharmacovigilance).
- Évaluation des préjudices (SE/DFT/DFP, aide humaine, pertes de gains, soins futurs) selon la nomenclature Dintilhac.
5) Coordination avec les autres voies
- Vous pouvez cumuler la démarche CCI/ONIAM avec une action en faute (au cas où) et avec vos assurances (GAV, prévoyance). Les doublons seront imputés si nécessaire.
- L’ONIAM indemnise « à 100 % » vos préjudices si l’aléa est reconnu et le seuil atteint.
6) Modèle express de saisine
« Objet : Saisine CCI – Affection iatrogène (réaction allergique grave)
Je sollicite l’examen de mon dossier au titre d’un accident médical non fautif survenu le [date] à [établissement], consécutif à l’administration de [médicament/produit].
Merci d’ordonner une expertise afin d’évaluer l’imputabilité, l’anormalité et la gravité de mes séquelles (DFP/ITT).
Pièces jointes : dossier médical, prescriptions, numéros de lot, CMI, examens, justificatifs économiques. »
7) Check-list iatrogénie
- ☐ Dossier intégral + lots/traçabilité des produits
- ☐ Bilans allergologie/biologie (ex. tryptase) + rapport pharmacovigilance
- ☐ Chronologie horodatée (symptômes, traitements, délais)
- ☐ Évaluation DFP/ITT + soins futurs (devis)
- ☐ Saisine CCI (ONIAM visé) dans le délai de 10 ans après consolidation
Conclusion
En cas d’affection iatrogène (dont réaction allergique sévère), pensez systématiquement à la voie ONIAM via la CCI. Si imputabilité, anormalité et gravité sont réunies, vous pouvez obtenir une réparation intégrale même sans faute prouvée. Maître Morin peut cadrer la saisine, l’expertise et le chiffrage poste par poste.
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Réaction allergique. Syndrome de Lyell
J'ai subi une grave réaction allergique, le syndrome de Lyell, suite à la prise d'un médicament prescrit par mon médecin l'été dernier. Après un mois et demi d'hospitalisation en unité de réanimation pour grands brûlés et en service de dermatologie, je suis actuellement en arrêt de travail avec des séquelles importantes, incluant des troubles de la vue handicapants et des brûlures sur le haut du corps. Je souhaiterais connaître mes droits à indemnisation et comprendre les démarches à entreprendre.
Réponse de l'avocat :
Je suis sincèrement navré d'apprendre les conséquences sévères que vous endurez suite à votre traitement médical. Le syndrome de Lyell est une affection iatrogène sérieuse, causée par une réaction médicamenteuse indésirable. Voici les informations et les étapes importantes à considérer pour votre indemnisation :
Comprendre l'Affection Iatrogène
Une affection iatrogène, comme dans votre cas le syndrome de Lyell, est un préjudice causé directement par un acte médical, indépendamment de toute erreur ou faute du praticien. Cela comprend les effets secondaires graves de médicaments qui, bien que rares, sont parfois inévitables.
Vos Droits et la Procédure d'Indemnisation
- Évaluation Médicale : La première étape est d'obtenir une évaluation médicale détaillée qui documente clairement toutes vos séquelles. Cela aidera à établir la gravité et le lien direct avec le médicament prescrit.
- Commission de Conciliation et d'Indemnisation (CCI) : Vous avez le droit de saisir la CCI pour examiner votre situation sous l'angle de l'affection iatrogène. La CCI évalue les demandes d'indemnisation pour les dommages résultant de soins de santé, y compris les effets indésirables des traitements médicamenteux.
- Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) : Si la CCI reconnaît votre affection comme un cas d'aléa thérapeutique, l'ONIAM peut procéder à votre indemnisation. Cette démarche ne requiert pas la preuve d'une faute de votre médecin ou de l'hôpital mais repose sur la nature des dommages que vous avez subis.
Assistance Juridique Offerte
Mon cabinet est travaille dans la défense des victimes d'affections iatrogènes. Je vous propose une consultation gratuite pour évaluer votre dossier et discuter des meilleures stratégies pour faire valoir vos droits à indemnisation. Nous vous accompagnerons dans le montage de votre dossier médical, la rédaction de votre demande à la CCI, et suivrons le processus jusqu'à l'obtention de votre indemnisation.
