Questions Accident de la Route

 

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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❓ Accident de la route — les 3 questions les plus posées

Accident de la routeLoi Badinter Constat & PVExpertise médicale FGAODintilhac
1) Quelles démarches immédiates après un accident de la route ? (preuves & soins)
  • Sécurité & secours : baliser, appeler le 112/15, consulter rapidement pour obtenir le certificat médical initial (CMI).
  • Constat & preuves : constat amiable ou PV (police/gendarmerie), photos/vidéos, coordonnées des témoins, croquis, éléments de contexte (météo, signalisation).
  • Déclaration : informer votre assureur (délais contractuels), conserver tous les justificatifs (frais, arrêts de travail).
  • Médical : suivre le parcours de soins, conserver comptes rendus, imagerie, bilans kiné/algologie.
Astuce : tenez un journal des douleurs/limitations pour objectiver le retentissement au quotidien.
2) Qui indemnise et selon quelles règles ? (piéton, cycliste, passager, conducteur)
En présence d’un véhicule terrestre à moteur, la réparation des dommages corporels relève de la loi Badinter : l’assureur du responsable indemnise la victime (piéton, cycliste, passager, trottinette…). Si le responsable est inconnu/non assuré, le FGAO peut intervenir. L’indemnisation doit être ventilée poste par poste (réf. Dintilhac) : souffrances, DFP/AIPP, esthétique, agrément, moral, dépenses actuelles/futures, aide humaine, pertes de gains, incidence pro, appareillages/aménagements + renouvellements.
Idée clé : refuser les transactions globales non détaillées ; exiger une offre ventilée fondée sur une expertise médicale contradictoire.
3) Quelles sont les étapes de la procédure d’indemnisation et les erreurs à éviter ?
  • Provisions : demander des acomptes pour couvrir les besoins immédiats (soins, pertes de revenus).
  • Expertise : se faire assister d’un médecin-conseil de victimes, adresser des dires, documenter les soins futurs et renouvellements.
  • Offre : après consolidation, obtenir une offre ventilée (Dintilhac) et vérifier la séparation débours CPAM/mutuelle / reste à charge.
  • Recours : en cas d’offre basse, contre-expertise amiable ; à défaut, expertise judiciaire (référé) et nouvelle offre/condamnation.
Erreurs fréquentes : aller seul à l’expertise ; accepter une transaction globale non motivée ; oublier l’aide humaine, l’incidence professionnelle et les dépenses futures.
Levier final : vérifier le paiement (virement, séquestre/rente si utile) et conserver tous les écrits (offre, bases de calcul, quittances subrogatives).

Essentiel : un dossier “accident de la route” solide repose sur des preuves précises, une expertise contradictoire et une indemnisation ventilée poste par poste.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Questions fréquentes sur l’indemnisation d’un accident de la route

Vous avez été victime d’un accident de la route et vous vous posez des questions sur vos droits, la procédure d’indemnisation et le rôle de l’assureur ? Voici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre le fonctionnement de la loi Badinter et les démarches à suivre.

1) Qui peut être indemnisé après un accident de la route ?

Toute personne victime d’un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur peut être indemnisée :

  • Piétons et cyclistes : indemnisés de plein droit, sauf faute inexcusable.
  • Passagers : indemnisés automatiquement, quelle que soit la responsabilité du conducteur.
  • Conducteurs non responsables : indemnisés partiellement ou totalement selon les circonstances.

2) Quelle loi protège les victimes d’accidents de la route ?

La loi Badinter du 5 juillet 1985 fixe un régime favorable aux victimes. Elle impose à l’assureur du véhicule impliqué de proposer une offre d’indemnisation rapide et complète couvrant tous les postes de préjudice.

3) Quelles démarches dois-je effectuer après l’accident ?

  1. Appeler les secours et faire établir un constat ou procès-verbal.
  2. Consulter immédiatement un médecin pour obtenir un certificat médical initial (CMI).
  3. Déclarer l’accident à votre assureur dans les 5 jours (ou à celui du véhicule responsable si vous êtes piéton ou cycliste).
  4. Conserver toutes les preuves : photos, témoins, frais médicaux, arrêts de travail, prescriptions.

4) Quels sont les délais d’indemnisation ?

  • L’assureur doit faire une offre provisionnelle dans les 3 mois suivant la demande complète.
  • L’offre définitive doit intervenir dans un délai maximal de 8 mois après l’accident (art. L.211-9 du Code des assurances).
  • En cas d’aggravation ultérieure, le dossier peut être réouvert sans limitation de temps (nouvelle consolidation = nouveau délai).

5) Quels préjudices peuvent être indemnisés ?

Tous les postes de préjudice définis par la nomenclature Dintilhac peuvent être pris en compte :

  • Préjudices patrimoniaux : frais médicaux, hospitalisation, perte de revenus, aide humaine, aménagement du logement, matériel médical.
  • Préjudices extra-patrimoniaux : souffrances endurées, déficit fonctionnel, préjudice esthétique, d’agrément, sexuel, moral.

6) Dois-je accepter la première offre de l’assureur ?

Non, jamais sans vérification. Les premières offres sont souvent sous-évaluées. Vous pouvez :

  • demander une contre-expertise médicale,
  • solliciter un médecin-conseil de victime,
  • faire vérifier les montants par un avocat spécialisé avant de signer quoi que ce soit.

7) Qu’est-ce qu’une expertise médicale contradictoire ?

C’est une expertise où votre médecin-conseil assiste à l’examen et défend vos intérêts face à l’expert missionné par l’assureur. Ce caractère « contradictoire » garantit une évaluation équilibrée et impartiale de vos séquelles.

8) Que faire si je ne suis pas d’accord avec le rapport d’expertise ?

  • Faire rédiger un rapport critique par votre médecin-conseil.
  • Adresser une contestation écrite à l’assureur.
  • Demander une nouvelle expertise amiable ou saisir le tribunal judiciaire pour une expertise judiciaire neutre.

9) L’assureur peut-il refuser de m’indemniser ?

Seule une faute inexcusable et exclusive de la victime (volonté de se blesser) peut réduire ou exclure son indemnisation. Dans la quasi-totalité des cas, la victime a droit à une réparation totale.

10) Ai-je besoin d’un avocat ?

Oui, fortement conseillé. Un avocat en dommage corporel :

  • vérifie la conformité du rapport d’expertise,
  • évalue chaque poste de préjudice selon la jurisprudence,
  • négocie avec l’assureur ou engage une action en justice,
  • vous garantit une indemnisation complète et non minorée.

11) Que faire en cas d’accident à l’étranger ?

Si l’accident a eu lieu en Union européenne, vous pouvez être indemnisé via le correspondant de l’assureur en France. En dehors de l’UE, il faut agir selon la législation locale, souvent avec l’aide d’un avocat spécialisé en droit international des assurances.

12) Puis-je être indemnisé si le responsable a pris la fuite ?

Oui, par le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), sous réserve de déposer plainte et d’apporter les preuves de l’accident.

Conclusion

L’indemnisation d’un accident de la route repose sur des règles précises, mais souvent méconnues. Être accompagné par un avocat et un médecin-conseil est essentiel pour faire respecter vos droits et obtenir une réparation intégrale de vos préjudices.

💡 Victime d’un accident de la route ? Posez vos questions à un avocat spécialisé pour connaître vos droits et évaluer votre indemnisation.

Liste de questions concernant l'accident de la route

Rappel Indemnisation des Accidents de la Route selon la Loi Badinter
La Loi Badinter, adoptée en 1985, vise à améliorer l’indemnisation des victimes d’accidents de la route en France. Principes de la Loi Badinter
Protection des Victimes :
La loi privilégie une indemnisation rapide et intégrale des victimes, particulièrement pour les piétons, cyclistes et passagers, indépendamment de leur responsabilité dans l'accident.
Les conducteurs peuvent également être indemnisés, mais leur indemnisation peut être réduite ou exclue s'ils ont commis une faute.
Responsabilité des Assureurs :
Les compagnies d'assurance des véhicules impliqués doivent indemniser les victimes, sauf en cas de force majeure, faute de la victime ou faute du conducteur.
Indemnisation des Dommages Corporels :
Tous les dommages corporels subis par les victimes (douleurs, invalidités, pertes de revenus, etc.) doivent être indemnisés. Cela inclut les frais médicaux, les pertes de gains professionnels, les préjudices esthétiques, moraux, et d’agrément.
Procédure Simplifiée :
La loi impose des délais stricts aux assureurs pour proposer une offre d’indemnisation. L'offre doit être faite dans les huit mois suivant l'accident.
Si l'offre est refusée par la victime, celle-ci peut saisir le tribunal pour obtenir une évaluation judiciaire de son indemnisation.
Fonds de Garantie :
Si l'auteur de l'accident est non identifié ou non assuré, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) intervient pour indemniser les victimes.
Conclusion
La Loi Badinter facilite et accélère l'indemnisation des victimes d'accidents de la route en imposant aux assureurs des obligations strictes et en protégeant particulièrement les victimes non conductrices. Elle garantit une prise en charge rapide et équitable des dommages corporels subis.

Accident de la route

 


Pour aller plus loin :

Prendre connaissance du site explicatif de Maître Morin sur l'accident de la route

Exemples de questions de victimes suite à un accident de la route

Accident de la route en famille

Après un accident de voiture impliquant ma famille et moi, nous avons subi diverses blessures. Seul mon mari en est sorti indemne. Les séquelles incluent une entorse cervicale pour mon fils de 15 ans, des douleurs et un hématome pour mon autre fils, et pour moi, une fracture du scaphoïde nécessitant un arrêt de travail, entre autres préjudices. Nous avons complété des questionnaires d'assurance sans comprendre leur objectif et anticipons une expertise médicale et une indemnisation. Je m'interroge sur la prise en compte des pertes financières indirectes, telles que la perte de prime annuelle, les frais de ménage et les déplacements pour soins médicaux. Faut-il fournir des justificatifs pour ces dépenses et être accompagné pour l'expertise médicale ?

Réponse de l'avocat :

Votre situation, suite à cet accident de voiture, requiert une gestion attentive pour s'assurer que vos droits à indemnisation soient pleinement respectés, notamment dans le cadre de la loi Badinter. Cette loi, spécifiquement conçue pour les accidents de la route, vise à faciliter l'indemnisation des victimes de préjudice corporel en instaurant un processus plus direct et moins conflictuel. Concernant vos questions, oui, tous les préjudices que vous avez mentionnés, y compris les pertes financières indirectes comme la perte de votre prime annuelle et les frais de ménage, doivent être pris en compte dans le cadre de votre indemnisation. Il est essentiel de fournir tous les justificatifs pertinents : attestations, factures, et tout document pouvant prouver vos pertes et dépenses supplémentaires. De plus, l'accompagnement par un avocat lors de l'expertise médicale est fortement recommandé. Un avocat pourra veiller à ce que l'évaluation de votre préjudice soit faite de manière juste et exhaustive, incluant les douleurs physiques, les pertes financières, et l'impact sur votre qualité de vie. Notre cabinet agit dans la défense des droits des victimes d'accidents de la route et peut vous accompagner dans cette démarche, depuis l'évaluation de votre cas jusqu'à l'obtention de votre indemnisation. Nous pouvons vous aider à rassembler les documents nécessaires, préparer l'expertise médicale, et négocier avec les assurances pour que votre indemnisation reflète pleinement l'ensemble de vos préjudices. Je vous propose de nous rencontrer lors d'une consultation gratuite pour discuter plus en détail de votre situation et de la meilleure manière de défendre vos intérêts. Votre droit à une réparation intégrale est primordial, et notre objectif est de vous soutenir à chaque étape pour y parvenir.