Loi Badinter.

Qu'est-ce que la loi Badinter ? A quoi sert-elle ? Comment agir avec ?

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Qu’est-ce que la loi Badinter ?

❓ QUESTIONS FRÉQUENTES DES VICTIMES – LOI BADINTER

Ai-je droit à une indemnisation après un accident de la route ?

Oui, dans la très grande majorité des cas.
Dès lors qu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué dans un accident de la circulation, la loi Badinter protège la victime et consacre le principe de réparation intégrale des préjudices corporels. Les piétons, cyclistes et passagers bénéficient d’une protection renforcée.


Faut-il prouver une faute pour être indemnisé ?

Non, pas nécessairement.
La loi Badinter repose sur un droit à indemnisation, et non sur la recherche systématique d’une faute.
Pour les victimes non conductrices, seule une faute inexcusable, volontaire et exceptionnelle peut limiter ou exclure l’indemnisation, ce qui reste rare en pratique.


Quand faut-il contacter un avocat après un accident de la route ?

Le plus tôt possible.
Idéalement avant toute expertise médicale et avant toute offre d’indemnisation de l’assureur.
Une intervention précoce permet de :

  • sécuriser la procédure,
  • préparer l’expertise médicale,
  • éviter une sous-évaluation définitive des préjudices.

La loi Badinter s’applique à tout accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur (voiture, moto, camion, scooter, autocar…), dès lors qu’une personne subit un dommage corporel. Les bénéficiaires de la loi Badinter sont les victimes, qu'elles soient piétons, cyclistes, passagers ouconducteurs des autres véhicules impliqués.

Elle organise :

  • les conditions d’indemnisation,
  • les obligations des assureurs,
  • les délais de présentation des offres,
  • et la réparation intégrale des préjudices corporels.

Qui est protégé par la loi Badinter ?

La loi distingue deux grandes catégories de victimes.

Les victimes non conductrices (protection renforcée)

Sont indemnisés quasi automatiquement :

  • les piétons,
  • les cyclistes,
  • les passagers.

👉 Leur indemnisation ne peut être exclue que dans un cas extrêmement rare :
la faute inexcusable, volontaire, d’une gravité exceptionnelle, et cause exclusive de l’accident.

Les personnes dites super-privilégiées (moins de 16 ans, plus de 70 ans, personnes lourdement handicapées) sont indemnisées en toutes circonstances, sauf intention de se nuire.


Les conducteurs

Le conducteur victime peut être indemnisé :

  • totalement s’il n’a commis aucune faute,
  • partiellement en cas de faute,
  • exclu uniquement en cas de faute grave et déterminante.

👉 Contrairement aux idées reçues, le conducteur n’est pas automatiquement exclu de l’indemnisation.


Quand la loi Badinter s’applique-t-elle ?

La loi s’applique dès lors :

  • qu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué, même à l’arrêt ou en stationnement,
  • qu’il existe un lien, même indirect, entre le véhicule et le dommage.

⚠️ Certains cas particuliers (tramways circulant sur voies strictement propres, trains) peuvent relever d’un régime distinct selon la jurisprudence.

Voir comment fonctionne la loi Badinter ?


Qui paie l’indemnisation ?

Selon les circonstances :

  • l’assureur du véhicule impliqué,
  • le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) en cas de délit de fuite ou de défaut d’assurance,
  • exceptionnellement un fonds spécifique ou une juridiction.

👉 L’identification du bon débiteur est une étape stratégique déterminante.


Quels préjudices sont indemnisables ?

L’indemnisation repose sur la nomenclature Dintilhac, qui recense l’ensemble des préjudices réparables.

Préjudices patrimoniaux

  • frais médicaux et hospitaliers,
  • dépenses de santé futures,
  • pertes de revenus,
  • incidence professionnelle,
  • assistance par tierce personne,
  • aménagement du logement ou du véhicule.

Préjudices extra-patrimoniaux

👉 Aucun poste ne doit être omis : une sous-évaluation initiale est souvent irréversible.


La procédure d’indemnisation prévue par la loi Badinter

La loi impose aux assureurs :

La procédure comprend généralement :

  1. ouverture du dossier,
  2. versement de provisions,
  3. expertise médicale contradictoire,
  4. offre d’indemnisation,
  5. négociation ou action judiciaire.

⚠️ La première offre est très fréquemment insuffisante.


Pourquoi se faire assister par un avocat indépendant ?

Les compagnies d’assurance :

  • cherchent à limiter leur engagement financier,
  • orientent les expertises,
  • minimisent certains postes (aide humaine, incidence professionnelle, préjudices futurs).

L’assistance d’un avocat permet de :

  • sécuriser la procédure,
  • préparer l’expertise médicale,
  • chiffrer l’intégralité des préjudices,
  • refuser une transaction défavorable,
  • obtenir une indemnisation conforme à la jurisprudence.

L’accompagnement de Maître Oscar Morin

👉 Maître Oscar Morin, avocat au Barreau de Paris, exerce une activité exclusivement dédiée à la défense des victimes.

Ancien expert d’assurés, il dispose :

  • d’une parfaite connaissance des stratégies des assureurs,
  • d’une maîtrise approfondie des expertises médicales,
  • d’un réseau de médecins-conseils indépendants.

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⚖️ Jurisprudence — Loi Badinter

Cass. 2e civ., 20 juillet 1987, n° 86-11.582
Faute inexcusable de la victime – Loi du 5 juillet 1985

La Cour de cassation définit la faute inexcusable de la victime non conductrice comme une faute volontaire d’une exceptionnelle gravité, exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience.

En dehors de cette hypothèse strictement encadrée, la victime d’un accident de la circulation bénéficie d’un droit à indemnisation, conformément à l’objectif protecteur de la loi Badinter.


🖋️ Commentaire – Maître Oscar Morin
Avocat en droit du dommage corporel – Paris

Cet arrêt constitue un fondement essentiel du régime d’indemnisation des accidents de la circulation. Il rappelle que la loi Badinter repose sur un principe clair : l’indemnisation de la victime est la règle, son exclusion l’exception.

En pratique, les compagnies d’assurance tentent parfois de réduire l’indemnisation en invoquant une imprudence ordinaire de la victime. Cet arrêt interdit ce raisonnement. Seule une faute volontaire, d’une gravité exceptionnelle et consciente du danger, peut être opposée à une victime non conductrice, ce qui demeure rare en jurisprudence.

Le rôle de l’avocat est alors déterminant pour rappeler ce cadre juridique strict et obtenir la réparation intégrale de l’ensemble des préjudices corporels, économiques et personnels.

🖋️ Commentaire par Maître Morin Oscar

Cet arrêt fondateur rappelle l’esprit de la loi Badinter :
protéger les victimes, limiter les exclusions, garantir la réparation intégrale.

En pratique, il interdit aux assureurs de réduire l’indemnisation sur la base d’imprudences ordinaires ou de comportements courants.

L’intervention d’un avocat en dommage corporel est déterminante pour faire respecter ce cadre juridique strict et obtenir une indemnisation complète, présente et future.


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  • si la loi Badinter s’applique,
  • qui doit indemniser,
  • le potentiel indemnitaire réel,
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