Loi Badinter

« Un avocat de confiance est un phare qui apporte la lumière et aide à garder le bon cap », Maître Michel Lamy, ancien Bâtonnier de Rouen 

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière d’accident de la route et plus particulièrement concernant la loi Badinter. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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Présentation de la loi Badinter

Top résumé de la loi Badinter

La loi Badinter, officiellement connue sous le nom de loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, est une législation française clé qui régit l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation. Voici un résumé en cinq points clés de cette loi :

  1. Objectif Principal : La loi Badinter vise à faciliter et accélérer l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, en simplifiant les procédures et en réduisant les délais d’indemnisation.
  2. Champ d’Application : Elle s’applique à tous les accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur (voiture, moto, etc.) et affectant une personne physique, que ce soit un conducteur, un passager, un piéton ou un cycliste.
  3. Indemnisation des Victimes : La loi établit le principe d’une indemnisation rapide et juste pour les victimes, sans avoir à attendre la détermination des responsabilités. Les victimes non responsables de l’accident sont indemnisées de manière quasi-automatique.
  4. Cas Particuliers : Pour les victimes ayant moins de 16 ans, plus de 70 ans, ou étant invalides à plus de 80%, la loi prévoit une indemnisation intégrale, indépendamment de leur responsabilité dans l’accident.
  5. Procédure d’Indemnisation : La loi impose des délais précis pour la déclaration de l’accident et pour l’offre d’indemnisation par les assureurs. Elle encourage également la résolution amiable des litiges.

Cette loi représente une avancée majeure dans le droit des assurances et la protection des victimes d’accidents de la route en France.

Avis personnel : la loi Badinter apporte une manière de penser très différente. Il ne s'agit plus de raisonner en terme de responsabilité mais en terme de droit à indemnisation. 

La loi du 5 juillet 1985 tendant à l’amélioration de la situation des victimes d’accidents de la circulation et à l’accélération des procédures d’indemnisation, dite loi Badinter, porte le nom de Robert Badinter qui en fût l’investigateur. En son temps elle fût une véritable révolution au niveau du droit routier. L’idée était de considérer les accidents de la route comme un risque social. Il est certain que si la circulation automobile était interdite il y aurait zéro accident…Partant de cette idée le législateur a posé le principe de base : toute victime d’un accident de la route a le droit d’être indemnisée. Avec la loi Badinter il s’agit de raisonner en “droit à indemnisation” et non en “responsabilité “.

La loi Badinter, adoptée en 1985, prévoit une indemnisation pour les victimes d’un accident de la circulation. Cependant, certaines conditions doivent être remplies pour que la loi s’applique. Tout d’abord, il doit s’agir d’un accident de la circulation indépendant de toute volonté, excluant ainsi les infractions volontaires. Ensuite, la loi s’applique dès lors qu’il y a une ou plusieurs victimes d’accidents de la circulation, que le véhicule impliqué soit en mouvement, à l’arrêt ou simplement en stationnement lors de l’accident.

Pour que la victime ait droit à une indemnisation, il suffit que son véhicule terrestre à moteur soit intervenu de quelque manière que ce soit dans la réalisation de l’accident. Même si un piéton traverse la route malgré une interdiction et qu’un conducteur le percute, il sera considéré comme impliqué dans l’accident et responsable des dommages corporels.

La loi Badinter s’applique uniquement aux véhicules terrestres à moteur assujettis à une assurance obligatoire, tels que les voitures, les motos, les scooters, les autocars, les camions et les tracteurs. Les tondeuses à gazon, les voitures électriques pour enfants, ainsi que les véhicules non motorisés tels que les vélos ne sont pas pris en compte par la loi. De même, les accidents impliquant des trains et des tramways circulant sur des voies qui leur sont propres ne sont pas couverts par la loi.

Les bénéficiaires de la loi Badinter sont les victimes, qu’elles soient piétons, cyclistes, passagers ou conducteurs des autres véhicules impliqués. Les skieurs et les cavaliers peuvent également bénéficier de la loi. Cependant, il existe des personnes considérées comme “super privilégiées”, telles que les victimes âgées de moins de 16 ans, les personnes de plus de 70 ans et les personnes invalides à plus de 80%. Dans tous les cas, la victime est indemnisée, sauf si elle a cherché intentionnellement le dommage. Voir comment fonctionne la loi Badinter ? C’est quoi la nomenclature Dintilhac ? Qui indemnise en Loi Badinter ? Voir Loi Badinter et Assurance

Le principe du droit à indemnisation de la loi Badinter

Toute victime d’un accident de la route a le droit d’être indemnisé de ses préjudices. Il y a cependant des conditions. Il doit s’agir d’un accident de la route. Il faut qu’un autre véhicule soit impliqué pour qu’un conducteur soit indemnisé.
Le conducteur d’un véhicule ne peut être indemnisé dans le cadre de la loi Badinter que dans les limites d’une éventuelle faute qui pourrait lui être reproché. Il y a également l’exception évidement de la victime qui rechercherait volontairement le préjudice, comme le piéton qui se jette sous un camion dans le but de se suicider.

Il est important de noter que la loi Badinter vise à protéger les victimes les plus vulnérables de la route, notamment les piétons, les cyclistes et les passagers. Elle permet également aux victimes d’être indemnisées rapidement et efficacement, sans avoir à prouver la faute du conducteur responsable de l’accident. Cette loi impose aux compagnies d’assurance de couvrir les dommages corporels subis par les victimes, quel que soit le niveau de couverture de l’assuré responsable de l’accident. La loi Badinter prévoit également des barèmes d’indemnisation pour chaque type de préjudice subi par la victime, tels que les frais médicaux, les pertes de revenus, les souffrances physiques et morales, les préjudices esthétiques, etc. Il est donc important de faire valoir ses droits en cas d’accident de la route en se faisant accompagner par un avocat spécialisé dans le droit routier et la loi Badinter.

Si vous avez eu un accident dans le cadre de la loi Badinter et que vous cherchez un avocat pour vous défendre, n’hésitez pas à contacter notre cabinet. Nous serons heureux d’intervenir pour vous. Voir aussi quel est l’intérêt de la loi Badinter pour la victime ? Quelles sont les conditions d’application de la loi Badinter ?

Le cabinet d'avocat intervient pour la défense des victimes suite à un accident de la route dans le cadre de la loi Badinter. Ne pas faire confiance à l'assurance. Si vous vous posez des questions concernant le thème Loi Badinter, n'hésitez pas à contacter notre cabinet d'avocat.
Questions de victimes

Exemples de questions de victimes à mon cabinet sur la loi Badinter

Loi Badinter

Mon fils de 4 ans est décédé dans un accident de la route il y a 15 jours, écrasé par un bus de transport en commun. J’ai contacté pour son assurance extra-scolaire qui m’a demandé d’appeler notre assurance habitation pour avoir accès à des avocats qui pourraient nous représenter. L’assurance m’a dit que l’assurance habitation ne couvrait aucun frais car elle est uniquement destinée à couvrir les dommages que nous pourrions causer à un tiers ; or, dans ce cas-ci, c’est un tiers qui nous cause un dommage. Cependant, l’assurance extra-scolaire, m’a parlé de la loi BADINTER qui protège les victimes à pied ou à vélo et qui est incluse dans les clauses de contrats depuis plusieurs années. Notre représentant m’a demandé un acte de décès mais m’a envoyé le lien de votre site pour que je me débrouille moi-même. Pouvez-vous m’en dire plus sur cette loi ? D’après vous, l’assurance ne nous doit-elle rien ou, au contraire, avec cette loi Badinter, doit-elle nous représenter ?

Réponse : La loi Badinter, ou loi du 5 juillet 1985, a pour objectif de protéger les victimes d’accidents de la route. Elle s’applique notamment aux piétons, cyclistes et passagers de véhicules. Selon cette loi, la responsabilité du conducteur du bus dans l’accident de votre fils est présumée. Cela signifie que c’est à l’assurance du conducteur de prendre en charge les frais liés à l’accident, notamment les frais d’avocat pour vous représenter. En ce qui concerne votre assurance habitation, elle ne couvre en effet pas les dommages causés par un tiers. Cependant, la loi Badinter prévoit une protection pour les victimes d’accidents de la route, indépendamment de leur assurance. Je vous conseille donc de vous rapprocher de l’assurance du conducteur du bus pour demander une indemnisation. Si l’assurance persiste à ne pas vous représenter, vous pouvez faire appel à notre cabinet d’ avocat dans les accidents de la route pour vous aider à faire valoir vos droits.

Indemnisation loi badinter

Je suis à la recherche d’un avocat pour me défendre dans le cadre de la loi Badinter. Victime d’un accident de la route en vélo lors d’une course pendant un triathlon, je souhaite avoir des informations sur les dispositions du calcul du préjudice avant de faire la visite chez le médecin expert. Quelques précisions sur l’accident et les blessures : Accident sur route ouverte pendant une compétition, je me suis déporté sur la voie de gauche dans un virage et j’ai percuté une voiture en sans inverse. Traumatisme faciale avec traumatisme crânien et de perte de connaissance avec nombreuses plaies (Tibia gauche, cuisse droite interne, plaie cervicale, dent cassé, lèvre délabrante et transfixiante) avec évacuation en hélicoptère. Résultat des imageries scanner : fracture des os du nez des épines nasales du vomer et de la cloison nasale. Hospitalisation de 15 jours et ITT de 3 mois. Actuellement de nombreuse séquelle esthétique avec les cicatrices, perte de sensibilité sur la lèvre inferieur et narine gauche non fonctionnelle en inspiration. Il faudrait que votre cabinet d’avocat intervienne pour m’obtenir une provision sérieuse car je suis auto entrepreneur et l’assureur refuse de me donner de l’argent.

Avis sur decision du taux d’invalidité loi Badinter

J’ai subi une fracture de la Malléole Externe et fissure Malléole Interne suite à un accident de trajet début décembre causé par un tiers. cet accident a été pris en charge dans le cadre de la loi Badinter. Après plusieurs prise en charge, une plaque avec vis et greffe osseuse m’a été posée sur la cheville gauche. J’ai ensuite porté un plâtre pendant 8 semaines, puis une rééducation. par la suite une ablation de la plaque. Depuis, je présente des douleurs de cheville, une réelle raideur et n’arrive pas à reprendre correctement la course à pied (appuie difficile). Mon dernier examen l’arthroscanner retrouve 2 lésions ostéo-chondrales du talus dont une instable. Le chirurgien ne peut plus m’opérer car aucune plus value à son sens. Je dois procéder à une injection d’acide d’hyaluronique pour calmer la douleur. le médecin conseil a statué sur mon cas et m’a déclaré un taux de 8% d’AIPP,  SE: 3/7, PE:1/7. Pas de préjudice d’agrément sur le compte rendu. Pour info supplémentaire : je suis sapeur pompier et je ne peux plus courir et donc j’ai du quitter l’opérationnel (camion rouge) pour aller dans les bureaux. J’ai vu qu’avec la loi Badinter je dois être intégralement indemnisé. Je souhaite donc avoir votre avis d’expert et d’avocat afin d’obtenir une juste indemnisation.

Informations procédure loi Badinter

Je vous contacte concernant un accident de la route qui s’est produit dont j’étais alors conducteur d’un scooter 125cm2. Je me suis faite faucher par une voiture sur un rond-point et je viens de recevoir la décision de l’assurance qui donne 100% de la responsabilité au conducteur de la voiture. Suite à cet accident je suis allée dès le premier jour consulter un médecin généraliste qui m’a diagnostiqué une entorse cervicale et depuis je suis encore en période de soins pour une rééducation chez le kinésithérapeute. Enfin, cet accident a été reconnu comme accident du travail car je me rendais au travail. En conséquence j’ai subi une baisse de salaire sur le mois car pas de maintien de salaire de l’employeur. N’étant pas consciente de toutes les conséquences que cet accident allait engendrer, j’ai reçu un courrier de l’assurance me demandant d’indiquer si je souhaitais bénéficier d’une indemnisation suite aux séquelles corporelles grâce à la loi Badinter. Ne connaissant pas cette loi, ces tenants et aboutissants j’ai donc répondu non. Je me demande aujourd’hui si j’ai bien fait et si je peux revenir sur ma décision.

Plusieurs questions ;
1. Quel est l’objectif de la loi Badinter  ?
2. Puis-je bénéficier d’une  indemnisation prévue par la loi ?
2. Comment en bénéficier ?
3. Sous quel délai et à qui dois-je m’adresser ?

Demande de renseignements loi Badinter

A quoi la loi Badinter me donne droit ? J’ai eu un accident  de voiture, j’ai été heurté à l’arrière  de ma voiture,  j’étais  à  l’arrêt avant de m’engager sur un rond point. Sur le coup j’ai fait un aller  retour et me suis cogné sur l’appui tête, ma jambe gauche était sur la pédale d’embrayage. Quinze jours après  douleurs  genou et jambe gauche puis cela s’est empiré et j’ai dû subir une opération  le janvier  dernier (hernie discale ). J’étais  convoqué ce jour devant le médecin de l’assurance, pas de consolidation  à ce jour. J’aimerai savoir si je vais être indemnisé  en loi Badinter car les douleurs ne sont apparues que 15 jours après  accident.

Non respect de la loi BADINTER

J’ai été victime d’un accident de la circulation (accident du travail) causé par un conducteur lithuanien. En arrêt de travail depuis cette date j’ai été consolidé. J’ai contesté cette consolidation. Je suis convoqué chez le médecin expert de la CPAM , rapport d’expertise rendu et annulation de la consolidation par la CPAM. Convocation chez le médecin expert de l’assurance. Rapport d’examen médical contradictoire réceptionné par l’assureur un premier acompte provisionnel de 500 € a été versé. Un deuxième acompte provisionnel de 2000 € a été versé. Suite à cet accident j’ai perdu mon emploi. Ma perte de salaire ainsi que ma perte de salaire prévisionnelle s’élèvent à plus de 200 000 €. ( tous les justificatifs ont été envoyés à l’assureur). Mon assureur ne répond plus à mes messages et ne m’a pas fait de proposition d’indemnisation. Que dois-je faire pour être indemnisé.

ACCIDENT VOITURE INDEMNISATION ASSURANCE en loi Badinter

Je vous sollicite dans le cadre d’un accident de voiture survenu il y a 4 mois, j’ai été blessé (non responsable) car percuté par un poids lourd. Je vous contacte car je suis surprise d’avoir reçu un appel téléphonique de mon assureur voiture qui me propose une avance sur mon indemnisation future et me communique les coordonnées d’un médecin expert. En effet je suis surprise car je suis toujours en soins (rééducation et intervention chirurgicale à venir) donc comment peut on chiffrer mon préjudice alors que je ne suis même pas consolidé ? Une amie m’a dit que c’était prévu dans la loi Badinter. Qu’en pensez-vous ?