Médecin expert de victimes

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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❓ Médecin expert de victimes — les 3 questions les plus posées

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1) Quel est le rôle du médecin expert de victimes ?
Le médecin expert de victimes (ou médecin-conseil de victimes) est un médecin indépendant qui assiste la personne blessée lors de l’expertise médicale. Il analyse le dossier, prépare la victime à l’examen, rédige des dires, contradit le rapport de l’assureur et veille à ce que chaque poste de préjudice soit correctement décrit et chiffré (réf. Dintilhac). Sa mission : garantir une évaluation juste, complète et contradictoire du dommage corporel.
Essentiel : le médecin expert de victimes n’est pas “contre” l’autre médecin, il défend la neutralité scientifique et l’intérêt de la victime.
2) Pourquoi est-il indispensable face au médecin de l’assurance ?
Le médecin mandaté par l’assureur agit dans le cadre de l’évaluation du dossier de son client, et tend à limiter les séquelles reconnues et les postes indemnisables. Sans accompagnement, la victime risque :
  • de ne pas faire valoir tous les préjudices (souffrances, agrément, pertes de gains, aide humaine, etc.) ;
  • d’accepter une offre globale non ventilée ;
  • de se voir attribuer un taux de DFP/AIPP minoré ;
  • d’oublier de réclamer les dépenses futures ou les renouvellements d’appareillages.
Le médecin expert de victimes assure une contre-analyse complète et veille à la cohérence entre les séquelles et l’indemnisation.
Clé pratique : le médecin-conseil de victimes rend la procédure vraiment contradictoire et fait souvent évoluer les conclusions de l’expertise.
3) Comment le choisir et à quel moment l’intervenir ?
Idéalement, le médecin expert de victimes intervient :
  • avant la première expertise médicale (pour préparer la victime) ;
  • pendant l’examen (présence active et notes techniques) ;
  • et après, pour rédiger des dires ou demander une contre-expertise si le rapport est incomplet.
Critères de choix : spécialisation en dommage corporel, expérience en expertise contradictoire, indépendance totale vis-à-vis des compagnies d’assurance. Ses honoraires sont souvent pris en charge dans le cadre d’une protection juridique ou remboursés par l’assureur en fin de procédure.
Conseil : optez pour un médecin habitué à travailler en binôme avec un avocat en droit du dommage corporel.

Essentiel : le médecin expert de victimes est le garant médical de votre indemnisation : il transforme votre dossier en argumentaire médical cohérent et opposable.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Le médecin expert de victimes : rôle, utilité et remboursement

En matière d’indemnisation du dommage corporel (accident de la route, erreur médicale, agression, accident de la vie), l’expertise médicale est la pierre angulaire du dossier. Pour rétablir l’équilibre face à l’assureur ou à l’établissement de santé, la victime peut être assistée par un médecin expert de victimes (souvent appelé médecin-conseil de victime). Voici comment il intervient, ce qu’il apporte concrètement, combien cela coûte et comment ses honoraires peuvent être remboursés, avec l’accompagnement de Maître Morin.

1) Qu’est-ce qu’un médecin expert de victimes ?

C’est un médecin indépendant, formé à l’évaluation médico-légale, qui assiste exclusivement la victime lors des expertises (amiables, judiciaires, CCI). Il ne soigne pas la victime : il analyse les pièces, prépare l’expertise, participe à la réunion, discute techniquement avec l’expert et rédige des observations.

2) En quoi se distingue-t-il de l’expert de l’assureur ?

  • Médecin expert de victimes : mandaté et rémunéré par la victime, il défend ses intérêts et la réalité quotidienne (douleurs, autonomie, besoins).
  • Médecin de l’assureur : missionné par l’assureur, il apprécie les séquelles au regard de ses critères internes et des pièces communiquées.

Avoir son propre médecin-conseil rétablit le contradictoire et évite les sous-évaluations.

3) Quand faut-il en prendre un ?

  • Dès qu’il y a hospitalisation, chirurgie ou séquelles persistantes.
  • Si l’on vous propose une expertise amiable organisée par l’assureur (auto, FGAO) ou une expertise CCI/ONIAM.
  • En cas de première offre d’indemnisation insuffisante ou de rapport incomplet.

4) Ce qu’il fait concrètement

  • Audit du dossier médical : hospitalisations, comptes rendus opératoires, imagerie, rééducation, traitements.
  • Préparation des doléances : description claire du quotidien (toilette, habillage, trajets, parentalité, loisirs, sommeil).
  • Réunion d’expertise : discussion des périodes de DFT (total/partiel), des souffrances endurées (1/7→7/7), du DFP en %, de l’aide humaine, de l’incidence professionnelle, des dépenses futures.
  • Observations écrites post-réunion (ou note critique sur projet de rapport) pour sécuriser les conclusions.

5) Impact direct sur l’indemnisation

  • Ventilation fine du DFT (jours totaux/partiels) ⇒ augmentation mécanique du montant.
  • Positionnement des souffrances dans la bonne fourchette et justification du DFP.
  • Besoins d’aide humaine (temporaire/durable), dépenses futures (renouvellements, appareillages) et incidence pro mieux documentés.
  • Préjudices distincts (esthétique, agrément, sexuel, moral, établissement) sans doublon.

6) Combien ça coûte et comment se faire rembourser ?

  • Honoraires sous forme de forfait (étude du dossier + réunion + observations) ou au temps passé (variables selon complexité/région).
  • Ils sont en pratique récupérables au titre des frais divers (poste patrimonial) s’ils sont utiles, nécessaires et justifiés (facture détaillée, preuve de présence, note d’observations).
  • Votre protection juridique ou certains contrats (GAV) peuvent en prendre une partie en charge (plafonds).

7) Comment le choisir ?

  • Indépendance et absence de conflits d’intérêts.
  • Pratique régulière de l’évaluation médico-légale et connaissance des barèmes/référentiels.
  • Spécialité adaptée à vos lésions (neuro, ortho, viscéral, douleur…).
  • Capacité à traduire vos difficultés en éléments mesurables pour l’expert et le juge.

8) Bien préparer la réunion d’expertise

  • Apporter un dossier complet : comptes rendus, imagerie, ordonnances, kiné/ergo, arrêts, justificatifs de frais.
  • Rédiger des doléances structurées (contexte → symptômes → retentissement → soins → évolution) avec des exemples datés.
  • Prévoir un journal des douleurs/limitations et des attestations (art. 202 CPC) de proches.
  • Demander la consignation écrite des périodes de DFT, des besoins et des préjudices distincts.

9) Après l’expertise : que vérifier ?

  • Dates et périodes DFT (total/partiel) correctement reportées.
  • Souffrances positionnées selon la réalité des soins (hospitalisations, gestes invasifs, rééducation).
  • DFP motivé par un barème adapté, avec corrélation lésion/symptôme.
  • Aide humaine (temps, durée) et dépenses futures (renouvellements) bien chiffrées.
  • Absence de doublons entre postes (agrément ≠ DFP, moral ≠ souffrances).

10) Erreurs fréquentes à éviter

  • Aller à l’expertise seul ou sans doléances écrites.
  • Fournir un dossier médical incomplet ou non actualisé.
  • Confondre DFT avec pertes de gains ou mélanger les postes extra-patrimoniaux.
  • Accepter une première offre globale sans chiffrage poste par poste.

11) Exemple express

Rapport initial : DFT partiel 4 sem., souffrances 2/7, DFP 5 %, pas d’aide humaine.
Avec médecin-conseil de victime : preuves de pansements quotidiens 3 sem., kiné 3×/sem., attestations d’aide.
Révision : DFT total 3 sem. + partiel 9 sem., souffrances 4/7, DFP 10 %, aide humaine 1 h/j pendant 6 sem. ⇒ Offre rehaussée sur tous les postes.

Le rôle de Maître Morin

La coordination juridique + médicale fait la différence. Maître Morin, avocat en indemnisation du dommage corporel à Paris, vous aide à :

  • sélectionner et missionner un médecin expert de victimes adapté à vos lésions,
  • préparer des doléances efficaces et un dossier complet,
  • défendre le contradictoire à l’expertise et obtenir une consignation précise des postes,
  • chiffrer chaque poste Dintilhac (présent/futur), récupérer les honoraires du médecin-conseil en frais divers, et négocier une réparation intégrale (ou plaider).

Conclusion

Le médecin expert de victimes transforme une expertise subie en une évaluation contradictoire, précise et utile pour l’indemnisation. Son intervention, coordonnée par Maître Morin, sécurise la ventilation du DFT, la fixation du DFP, les besoins d’aide et le chiffrage poste par poste. Résultat : une offre plus juste, fidèle à votre réalité quotidienne.

💡 Vous avez une expertise à venir ? Faites équipe avec un médecin expert de victimes et Maître Morin pour maximiser votre indemnisation.

Médecin expert de recours

Suite à un accident de la route, mon assurance a programmé une nouvelle expertise médicale pour évaluer une éventuelle aggravation de mon état. Je souhaite savoir comment être assisté d’un médecin conseil ou d’un expert en réparation du dommage corporel le jour de cette expertise, pour défendre mes intérêts face à l’expert mandaté par l’assurance.

Réponse de l'avocat :

Il est fortement conseillé de vous faire accompagner par un médecin conseil ou un expert médical en réparation du dommage corporel lors de votre expertise médicale. Ces professionnels sont formés pour évaluer avec précision l'impact des blessures et assurer que vos droits à compensation soient pleinement reconnus et défendus. Pour engager un tel expert, vous pouvez contacter des associations de victimes, qui pourront vous recommander des experts fiables et expérimentés dans votre région. Vous pouvez également consulter l’ordre des médecins pour trouver un spécialiste qualifié ou demander des recommandations à votre avocat. Concernant les démarches légales, la loi Badinter de 1985 sur l'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation offre un cadre robuste pour la protection de vos droits. Un avocat dans ce domaine peut intervenir pour vous assister dans la procédure d'expertise et s'assurer que l'évaluation soit effectuée équitablement. Il est également possible que votre avocat négocie directement avec l'assurance pour que l'expertise soit réalisée dans un cadre plus favorable à vos intérêts. Je vous encourage à prendre ces mesures pour garantir que vos préjudices soient correctement évalués et que votre indemnisation soit ajustée en conséquence. N'hésitez pas à engager ces discussions le plus tôt possible avant la date prévue pour l'expertise.