Appareil cardio-vasculaire et barème indicatif du concours médical

« Un avocat de confiance est un phare qui apporte la lumière et aide à garder le bon cap », Maître Michel Lamy, ancien Bâtonnier de Rouen 

Barème indicatif Appareil cardio-vasculaire AIPP

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Appareil cardio-vasculaire

Quelles que soient la nature et l’origine de la lésion cardiovasculaire, l’évaluation du déficit imputable doit se baser
d’abord sur les manifestations fonctionnelles dont il est possible de graduer l’importance en se référant à la classification NYHA (New York Heart Association). Ce bilan fonctionnel sera validé par un examen clinique et l’analyse de l’ensemble des examens paracliniques déjà pratiqués (ECG, échographie transthoracique voire transœsophagienne, Holter, Doppler, épreuve d’effort, cathétérisme, angiographie … ) ou que l’expert pourra demander ou réaliser s’ils ne sont pas invasifs. Il conviendra de tenir compte également de la contrainte
thérapeutique et de la surveillance qu’elle impose

1 – SÉQUELLES CARDIOLOGIQUES


• Pas de limitation fonctionnelle. Bonne tolérance à l’effort. Aucun signe de dysfonction myoca rdique ou d’ischémie à l’effort jusqu’à 5 %
• Idem, avec contraintes thérapeutiques et surveillance 5 à 8 %
• Limitation fonctionnelle alléguée pour des efforts substantiels (sport). Aucun signe de ·dysfonction ou d’ischémie myocardique. Contrainte thérapeutique, surveillance cardiologique régulière 8 à 15 %
• Limitation fonctionnelle alléguée pour des efforts patents. Signes de dysfonction myocardique (échodoppler, cathétérisme, .. . ). Contrainte thérapeutique, surveillance ca rdiologique rapprochée 15 à 25 %
• Limitation fonctionnelle alléguée pour des efforts ordinaires (2 étages) (classe fonctionnelle II), confirmée par l’ECG d’effort ou l’existence de signes de dysfonction myocardique. Contre-indication des efforts physiquement contraignants et contrainte thérapeutique avec surveillance cardiologique rapprochée 25 à 35 %
•Limitation fonctionnelle entravant l’activité ordinaire (marche rapide: classe fonctionnelle II + ou III), altération franche des paramètres échographiques ou échodoppler. Intolérance à l’effort avec anomalies à l’ECG d’effort 35 à 40 %
•Idem, avec contrainte thérapeutique importante (quadri-ou pentathérapie) et/ou troubles du rythme symptomatiques et documentés 40 à 50 %
•Limitation fonctionnelle pour les efforts modestes (classes fonctionnelles III et III +) associée à des manifestations
d’incompétence myocardique (œdème pulmonaire) ou à des complications vasculaires périphériques ou à des troubles du rythme complexes avec contrainte thérapeutique lourde et surveillance étroite 50 à 60 %
•Symptomatologie fonctionnelle majeure même au repos (classe fonctionnelle IV) confirmée par les données cliniques (déshabillage, examen clinique) et paracliniques. Contrainte thérapeutique majeure, hospitalisations fréquentes 60 % et plus

Les taux supérieurs à 60 % sont exceptionnels en cardiologie et résultent de complications notamment neuro-vasculaires.

Transplant
L’éventualité d’un transplant prend en compte la contrainte thérapeutique lourde et la surveillance particulièrement étroite de ces patients. Selon le résultat fonctionnel et la tolérance aux immune-suppresseurs 25 à 30 %

Il – SÉQUELLES VASCULAIRES

A. Séquelles artérielles
Les principes d’évaluation des séquelles sont identiques à ceux exposés au chapitre des séquelles cardiologiques prenant pour référence fonctionnelle le degré de claudication. Pour les amputations, se reporter au chapitre« appareil locomoteur. « 

B. Séquelles veineuses
Il s’agit de séquelles objectives de phlébite indisiotable et imputable qui doivent être appréciées en prenant en compte un éventuel état antérieur.
• Sensation de jambe lourde, pas de restriction de l’activité, œdème allégué en fin de journée. Pas de troubles trophiques objectifs jusqu’à 3%
•Gêne à la marche prolongée. Œdème permanent mesurable nécessitant de façon définitive le port d’un bas de contention. Dermite ocre 4à 10 %
• Idem avec ulcères récidivants et contrainte thérapeutique (traitement anticoagulant, filtre cave, … ) 10 à 15 %


En cas de séquelles permanentes et objectives d’embolie pulmonaire (scintigraphie pulmonaire de perfusion-ventilation, HTAP), prendre en considération l’impact sur la fonction respiratoire

Ill – LES PROTHÈSES

Les taux proposés en cas de prothèse vasulaire, valvulaire ou d’endoprothèse (stent, … ) doivent ressortir de la même analyse, la prothèse n’étant pas, par elle-même, motif d’ augmentation du taux. Il en va de même de l’éventualité d’un stimulateur ou d’un défibrillateur automatique implantable

IV – SÉQUELLES PARIÉTALES

• Séquelles pariétales douloureuses persistantes (thoracotomie, sternotomie) 0 à 5 %