Qui est responsable en cas d’infection nosocomiale ?

Qui est responsable en cas de maladie nosocomiale ? Qui indemnise ?

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❓ Qui est responsable en cas d’infection nosocomiale ?

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1) Quel est le principe de responsabilité en cas d’infection nosocomiale ?
• Les établissements de santé (publics/privés) sont présumés responsables des infections nosocomiales survenues chez leurs patients.
• Ils ne s’exonèrent qu’en prouvant une cause étrangère (force majeure, fait d’un tiers, faute de la victime, contamination totalement externe).
• La responsabilité est donc objective : la victime n’a pas à démontrer une faute d’asepsie, seulement le caractère nosocomial et le lien avec les soins.
Conséquence : l’assureur RC de l’établissement indemnise, sauf cause étrangère démontrée.
2) Et pour les professionnels libéraux (cabinet, soins de ville) ?
• Hors établissement, la responsabilité du praticien libéral repose en principe sur la preuve d’une faute (asepsie, précautions, traçabilité).
• À défaut de faute prouvée mais en présence d’une atteinte grave (décès ou IPP ≥ 25 %), l’ONIAM peut indemniser au titre de la solidarité nationale après avis de la CCI.
En cas de faute avérée du libéral, son assureur RC est le payeur ; sinon, si gravité, ONIAM.
3) Et si l’infection vient d’un dispositif médical ou produit défectueux ?
• Quand l’infection est due à un produit défectueux (implant, DM, lot contaminé), la responsabilité peut incomber au producteur/fournisseur (régime spécial « produits défectueux »).
• La CCI peut orienter vers ce payeur et l’expertise précisera l’origine de la contamination (traçabilité, matériovigilance, rappels de lots).
Pratique : conservez étiquettes/numéros de lot, notices, comptes rendus opératoires et fiches de matériovigilance.
4) Comment faire reconnaître la responsabilité et obtenir l’indemnisation ?
• Réunir le dossier médical intégral (L1111-7 CSP), les analyses microbiologiques (germe, antibiogramme), et une chronologie montrant l’absence d’infection à l’admission et un délai compatible avec le soin.
Saisir la CCI pour une expertise contradictoire : l’avis désigne le payeur (assureur RC établissement / ONIAM si grave non fautif / producteur).
• Ensuite, une offre d’indemnisation est formulée et discutée poste par poste (méthode Dintilhac : DFP/AIPP, souffrances, pertes de gains, aide humaine, dépenses futures…).
Astuce Charge de la preuve d’une cause étrangère = à l’établissement. Pensez aux provisions et à l’assistance d’un médecin-conseil de victimes.

Essentiel : en cas d’infection nosocomiale, l’établissement est présumé responsable (assureur RC payeur) sauf cause étrangère. Hors établissement, il faut prouver une faute du libéral, ou, si atteinte grave sans faute, saisir l’ONIAM après avis CCI. Un produit défectueux engage la responsabilité du producteur.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Qui est responsable en cas d’infection nosocomiale ?

Une infection nosocomiale est une infection contractée au cours des soins, absente (ou non en incubation) à l’admission. La responsabilité dépend du lieu des soins et du statut du soignant, avec un rôle spécifique de l’ONIAM pour les cas graves ou en substitution.

1) Réponse courte

  • Établissement de santé (hôpital/clinique) : en principe responsable de plein droit de l’infection nosocomiale (sauf cause étrangère).
  • Professionnel libéral : responsable en cas de faute prouvée (asepsie, surveillance, technique).
  • ONIAM : indemnise au titre de la solidarité nationale les cas graves (DFP ≥ 25 % ou décès) sans faute, et se substitue en cas de défaillance d’assurance/insolvabilité.

2) Cadre juridique (idée-force)

  • Le patient prouve l’existence et le caractère nosocomial de l’infection (chronologie, dossier, bactériologie).
  • L’établissement ne s’exonère qu’en démontrant une cause étrangère (événement extérieur, imprévisible, irrésistible).
  • Le libéral engage sa RC en cas de faute (manquement aux règles de l’art/asepsie/suivi).

3) Hôpital public

  • Responsabilité sans faute : l’hôpital répond des infections nosocomiales, sauf cause étrangère dûment prouvée.
  • Contentieux devant le tribunal administratif ; assurance et/ou établissement règlent l’indemnisation.

4) Clinique privée / établissement privé

  • Responsabilité de plein droit de l’établissement (RC de l’exploitant) en cas d’infection nosocomiale.
  • Contentieux devant le tribunal judiciaire ; indemnisation via l’assureur RC de la clinique.

5) Cabinet / professionnel libéral

  • Responsabilité engagée si une faute est établie (asepsie, stérilisation, suivi, information, traçabilité).
  • À défaut de faute mais séquelles graves : ONIAM peut indemniser (solidarité nationale).

6) Rôle de l’ONIAM

  • Sans faute & atteinte grave (DFP ≥ 25 % / décès) : indemnisation intégrale par l’ONIAM.
  • Substitution : si le responsable est non assuré, insolvable ou si l’assureur refuse illégalement d’indemniser.
  • Intervient souvent après avis CCI ou expertise judiciaire objectivant la causalité et les préjudices.

7) Preuve & exonérations (pratique)

  • Pièces clés : dossier médical complet, microbiologie (antibiogrammes), imagerie, chronologie (≥ 48 h post-admission / ≤ 30 j post-op’ — 1 an si implant), traçabilité des soins.
  • Exonération rare : cause étrangère (externe, imprévisible, irrésistible) — pas une simple « malchance ».

8) Parcours recommandé

  • Saisine CCI (gratuite) : expertise contradictoire, avis sur responsabilité/gravité, orientation assureur ou ONIAM.
  • En parallèle ou à défaut : action devant la juridiction compétente (TA/TJ).

9) Préjudices indemnisables (nomenclature Dintilhac)

  • SE, DFT/DFP, aide humaine, frais futurs (soins/antibiothérapie/ablation de matériel), aménagements.
  • Pertes de gains, incidence professionnelle, préjudices esthétique/agrément/sexuel/moral ; préjudices des proches si décès.

10) À retenir

En cas d’infection nosocomiale, l’établissement est généralement responsable de plein droit (ou l’hôpital sans faute), le libéral en cas de faute. Les cas graves sans faute relèvent de l’ONIAM. Une expertise CCI et un chiffrage Dintilhac complet sont déterminants pour votre indemnisation.

💡 Besoin d’identifier le responsable (établissement, libéral, ONIAM) ? Faites analyser votre dossier par un médecin-conseil et un avocat en dommage corporel.

Qui est responsable en cas d'infection nosocomiale ? Philippe M.

Top réponse résumée à la question:

  1. En cas d'infection nosocomiale, la responsabilité peut incomber à l'établissement de santé où l'infection a été contractée, en vertu du principe de responsabilité pour risque. L'article L1142-1, alinéa 2 du Code de la santé publique établit une présomption de responsabilité des établissements de santé en cas d'infection nosocomiale.
  2. Toutefois, la responsabilité peut être partagée ou atténuée si le patient présente des facteurs de risque préexistants ou si l'infection résulte de circonstances exceptionnelles indépendantes des soins prodigués.
  3. Les établissements de santé sont tenus de suivre des protocoles stricts d'hygiène et de prévention des infections; un manquement à ces normes peut constituer une faute engageant leur responsabilité.
  4. Dans certains cas, la responsabilité peut également reposer sur des individus spécifiques, comme des médecins ou du personnel soignant, si une négligence ou une faute professionnelle est démontrée.
  5. La détermination de la responsabilité est souvent complexe et peut nécessiter une enquête approfondie et l'intervention d'experts médicaux ou juridiques.

Définition de l'Infection Nosocomiale :

Selon la circulaire du 29 décembre 2000, une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé, qu'il soit public ou privé. Cette définition englobe un large éventail de situations, comme celle de votre cas où, après une opération de prothèse de hanche, vous avez contracté un staphylocoque doré.

Responsabilité des Établissements de Santé :

L'article L1142-1, alinéa 2 du Code de la santé publique établit une présomption de responsabilité des établissements de santé en cas d'infection nosocomiale. Cependant, ils peuvent s'exonérer de cette responsabilité s'ils parviennent à prouver une cause étrangère, c'est-à-dire un élément imprévisible, irrésistible et extérieur à l'établissement.

Cas de votre Infection :

Dans votre situation, après avoir été opéré et revenu en centre de rééducation, vous avez développé une forte fièvre et par la suite, une nécrose importante a été détectée sur la prothèse. Les analyses ont confirmé une infection nosocomiale. Ici, l'établissement pourrait être tenu responsable, à moins qu'il ne prouve une cause étrangère.

Indemnisation du Dommage :

Si la responsabilité de l'établissement est établie, l'indemnisation est généralement prise en charge par l'assureur de l'établissement de santé pour un DFP (Degré de Perte Fonctionnelle) inférieur à 25%. Pour un DFP égal ou supérieur à 25%, ou en cas de décès, l'indemnisation est assurée par l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) au titre de la solidarité nationale.

Votre Droit à Indemnisation :

Dans votre cas, étant donné les graves répercussions de l'infection sur votre santé, il est probable que le seuil de gravité soit atteint pour une prise en charge par l'ONIAM ou l'assureur de l'établissement.

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Questions de victimes

Exemples de questions de victimes sur qui est responsable en cas d'infection nosocomiale

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