
Que faire suite à un accident mortel de la route ? Faut-il prendre un avocat ?
❓ Accident mortel de la route — les 3 questions les plus posées
1) Quelles sont les démarches urgentes après un accident mortel de la route ?
• Les forces de l’ordre (police ou gendarmerie) ouvrent une enquête pénale pour déterminer les responsabilités (alcool, vitesse, téléphone, refus de priorité, etc.).
• Les proches doivent obtenir le procès-verbal (PV) et les coordonnées de l’enquêteur référent.
• Contacter un avocat en droit du dommage corporel pour se constituer partie civile dans la procédure pénale (accès au dossier, assistance aux expertises).
• Informer l’assureur du défunt et, si possible, celui du conducteur responsable (ou le FGAO si auteur inconnu/non assuré).
2) Comment se déroule la procédure pénale et pourquoi se constituer partie civile ?
3) Quels dédommagements peuvent être obtenus par les proches du défunt ?
🔹 Pour la victime décédée (via sa succession) : souffrances endurées, angoisse de mort imminente, pertes de revenus jusqu’au décès, frais médicaux.
🔹 Pour les proches (victimes par ricochet) :
• Préjudice d’affection (douleur morale) ;
• Préjudice d’accompagnement (période entre accident et décès) ;
• Préjudice économique (perte de revenus du foyer, charges, éducation des enfants) ;
• Frais d’obsèques et frais divers (déplacements, démarches, cérémonies).
En cas de conducteur non assuré ou en fuite, le dossier est transmis au FGAO pour prise en charge.
Essentiel : après un accident mortel, les proches doivent à la fois suivre la procédure pénale et ouvrir un dossier d’indemnisation. Le FGAO ou l’assureur indemnise les ayants droit selon la loi Badinter et la méthode Dintilhac.
Que faire en cas d’accident mortel de la route ?
Un accident mortel de la route est un drame humain et juridique. Entre le choc émotionnel, les démarches administratives et les procédures d’indemnisation, les proches peuvent vite se sentir perdus. Voici les étapes essentielles pour protéger vos droits, obtenir une réparation intégrale et faire face à la situation dans les meilleures conditions possibles.
1) Les premières démarches après le drame
- Prévenir la famille et être accompagné psychologiquement (associations de victimes, cellule d’aide).
- Se rendre sur place si possible ou prendre contact avec les autorités (gendarmerie, police, parquet).
- Récupérer les documents officiels : procès-verbal, rapport de gendarmerie, constat, photos, coordonnées de témoins.
- Obtenir un certificat de décès auprès de la mairie du lieu de l’accident.
2) Ouverture de l’enquête
Tout accident mortel fait l’objet d’une enquête pénale. Celle-ci vise à déterminer les causes et les responsabilités : excès de vitesse, alcool, défaut de priorité, infrastructure défectueuse, etc.
- L’enquête est menée par les forces de l’ordre sous l’autorité du procureur de la République.
- Les familles peuvent se constituer partie civile dès le dépôt de plainte, pour avoir accès au dossier et participer à la procédure.
- En cas de responsabilité établie, le conducteur fautif sera jugé et une indemnisation civile pourra être réclamée.
3) Information et accompagnement des proches
- Le procureur peut désigner un référent famille pour informer les proches sur l’avancement de l’enquête.
- Les associations de victimes ou un avocat spécialisé peuvent assister la famille dès les premières heures.
- Les proches peuvent demander une autopsie ou un rapport médico-légal pour comprendre les circonstances exactes du décès.
4) Prise en charge des frais immédiats
Certains frais peuvent être avancés par l’assurance ou par des fonds publics :
- Frais d’obsèques et de cérémonie, sous réserve de justificatifs.
- Frais de transport du corps et de déplacement des proches.
- Aide psychologique prise en charge partielle par certaines assurances.
5) L’assureur à contacter
Identifiez rapidement l’assureur du véhicule en cause. Si l’auteur est non assuré ou non identifié, un fonds d’indemnisation pourra être saisi selon les cas.
- Adressez une déclaration de sinistre complète (date, lieu, victimes, circonstances).
- Joignez le certificat de décès et, plus tard, les justificatifs économiques du foyer.
- Demandez l’ouverture d’un dossier corporel décès et le versement de provisions.
6) Les ayants droit et leurs droits à indemnisation
- Ayants droit : conjoint(e), enfants, parents, voire frères/sœurs selon le lien affectif.
- Chaque proche peut obtenir un préjudice d’affection (douleur morale).
- Le foyer peut réclamer la perte de revenus du défunt, le préjudice économique et les frais d’obsèques.
- La succession peut demander l’indemnisation des souffrances endurées et du déficit fonctionnel du défunt avant son décès.
7) Délais imposés par la loi Badinter
L’assureur dispose d’un délai de 8 mois à compter de l’accident pour formuler une première offre d’indemnisation (provisionnelle). Puis d’un délai de 5 mois après la consolidation ou la réception du dossier complet pour proposer une offre définitive. En cas de retard, des intérêts majorés peuvent être dus.
8) La procédure d’indemnisation
- Transmission des pièces justificatives à l’assureur (revenus, charges, état civil, obsèques).
- Analyse par un expert médical pour les préjudices de la victime décédée avant son décès.
- Évaluation et chiffrage poste par poste (préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux).
- Négociation ou saisine du tribunal judiciaire en cas d’offre insuffisante.
9) Conseils pratiques pour les familles
- Ne signez jamais d’offre sans l’avis d’un avocat en dommage corporel.
- Conservez toutes les factures et justificatifs (frais, revenus, obsèques).
- Demandez des provisions régulières pour éviter les difficultés financières.
- Gardez une traçabilité complète de vos échanges avec l’assureur.
10) Exemple concret
Une famille perd le père dans un accident causé par un conducteur alcoolisé. L’enquête pénale établit la responsabilité du conducteur. L’assureur verse une provision immédiate pour les frais d’obsèques, puis une offre provisoire pour la perte de revenus. Après négociation et expertise, les ayants droit obtiennent une indemnisation complète pour les préjudices d’affection, économiques et moraux.
Conclusion
Après un accident mortel de la route, les proches doivent faire face à un double combat : humain et administratif. L’aide d’un avocat spécialisé en dommage corporel et d’un médecin-conseil est essentielle pour garantir une réparation intégrale. Agir dans les bons délais et avec les bons justificatifs, c’est protéger la mémoire du défunt et les droits de sa famille.
💡 Vous avez perdu un proche dans un accident de la route ? Faites-vous accompagner dès maintenant par un avocat en dommage corporel pour défendre les droits de la famille.
Que faire en cas d'accident mortel de la route ? Alexandre B
Résumé de la réponse à la question
- Dépôt de Plainte : Il est primordial pour les ayants droit de déposer une plainte pour officialiser l'accident et engager le processus juridique.
- Consultation d'un Avocat : Faire appel à un avocat en droit de la route pour guider les ayants droit dans les démarches d'indemnisation.
- Réclamation d'Indemnisation : Entamer le processus de réclamation d'indemnisation auprès des assurances et des responsables.
- Gestion des Formalités Administratives : S'occuper des formalités administratives liées à l'accident, telles que les certificats de décès et les rapports médicaux.
- Soutien Psychologique : Rechercher un soutien psychologique pour aider les ayants droit à gérer le deuil et le stress lié à l'accident.
Avis personnel : Lorsqu'un accident mortel vient de se produire, il est crucial pour les ayants droit de comprendre qu'il n'y a pas d'urgence immédiate. Cette prise de conscience permet d'éviter des décisions hâtives et regrettables, y compris dans le choix d'un avocat. Il est souvent préférable d'attendre un peu avant de prendre des décisions importantes. Le procès-verbal (PV) de police, par exemple, ne sera généralement disponible que dans les quatre mois suivants l'accident, ce qui indique qu'il n'y a pas d'urgence à agir immédiatement. Il est aussi conseillé de se méfier des inspecteurs d'assurances qui pourraient se présenter trop rapidement pour proposer une indemnisation. Accepter une offre d'indemnisation sans avoir pris le temps de réfléchir peut être préjudiciable. Il est important pour les ayants droit de prendre le temps nécessaire pour réfléchir et prendre du recul par rapport à l'événement. Cette démarche permettra de prendre des décisions plus éclairées et dans l'intérêt des ayants droit.
Que Faire en Cas d'Accident Mortel de la Route pour les Ayants Droit de la Victime ?
Introduction Lorsqu'une personne perd la vie dans un accident de la route, ses ayants droit sont confrontés à des démarches complexes. Il est essentiel de connaître les étapes pour obtenir une indemnisation juste et gérer les aspects légaux de la situation.
Dépôt de Plainte et Consultation Juridique
Les ayants droit doivent rapidement déposer une plainte pour formaliser l'accident. La consultation d'un avocat est cruciale pour naviguer dans les procédures d'indemnisation et défendre efficacement les droits de la victime.
Réclamation d'Indemnisation et Formalités Administratives
Les ayants droit doivent entreprendre le processus de réclamation d'indemnisation auprès des assurances et des responsables. Parallèlement, les formalités administratives, comme l'obtention des certificats de décès et les rapports médicaux, doivent être gérées.
Conclusion Les ayants droit d'une victime d'accident mortel de la route doivent agir pour s'assurer une indemnisation adéquate et gérer les aspects légaux et émotionnels de cette épreuve.
Question : Accident mortel de mon frère
Mon frère a été victime d'un accident de la route mortel. Il n'est pas responsable. Doit-on prendre un avocat ? L'assurance nous a dit que ca servait à rien de se constituer partie civile. Elle nous a dit qu'elle allait rapidement nous indemniser correctement. Nous avons bien entendu des doutes de ce que raconte cet assureur qui semble trop gentil pour que ce soit vrai.
Réponse :
En cas d'accident de la route mortel, se pose la question du pénal. L'auteur de l'accident, s'il est poursuivi devant le tribunal, devra répondre de ses actes devant la justice. Prendre un avocat est alors utile pour suivre votre dossier devant le tribunal si vous vous constituez partie civile. L'assureur vous dit que ce n'est pas utile. Il n'est pas à votre place. Vous avez parfaitement le droit de vouloir participer au procès et de voir comment la justice va être rendue. D'autre part va se poser la question de l'indemnisation : l'avocat peut vous permettre de négocier au mieux les indemnités et éviter d'être indemnisé au rabais.
Je propose mes services d'avocat pour accompagner les ayants droit dans ces démarches, en offrant un soutien juridique et administratif dans ce moment difficile.

Questions de victimes suite à un accident mortel
Accident de la route mortel
Mon oncle est décédé suite à un accident de la route. Il a été renversé par une voiture, sur un passage piéton, et est décédé des suites de ses blessures 3 jours plus tard. Après procédure auprès du tribunal il s'avère que les assurances ne verseront que 12.000 euros à ma tante (veuve). La somme attribuée nous semble vraiment faible mais nous ne connaissons pas les barèmes d'indemnisation dans une telle situation. Comment faire pour vérifier si cette offre suite à cet accident mortel est correcte ?
Accident mortel
Mon papa a eu un accident de moto et est décédé d'une cholécystite. Mon papa a été reconnu non responsable d'après mon assurance. Il y a eu une expertise qui n'a rien donné et ont demandé une expertise contradictoire amiable avec un chirurgien qui aura lieu. Au décès de mon père le docteur m'a annoncé que c'était du au choc de l'accident. A l'heure d'aujourd'hui aucune offre d'indemnisation est-ce normale ? Sachant que les 8 mois depuis l'accident sont passés.
ACCIDENT MORTEL DE LA ROUTE
Suite à un accident mortel de la route ayant coûté la vie de mon frère, nous sommes ma famille et moi toujours dans l'attente du procès verbal de police. Sachant que la personne qui l'a percuté sur sa moto était en état d'ébriété (résultat du test d'alcoolémie confirmé par la police en septembre). L'OPJ en charge de l'enquête nous fait comprendre que mon frère était en tort, il se serait déporté sur l'autre voie et n'aurait pas vu le véhicule arriver en face de lui. Or nous avons cherché à savoir ce qui ce serait passé et une vidéo de surveillance nous a permis de constater la réalité des choses, mon frère était bien dans sa voie. Nous en avons tout de suite informé le commissaire de police pour changer la direction de l'enquête. A ce jour nous n'avons plus aucune nouvelle de l'affaire. Nous avons peur qu'il n'y ait jamais de procès et que cet individu continue à vivre dans l'insouciance de ses actes.
Indemnisation suite décès de ma mère dans un accident de la route avec tiers responsable
Je suis la fille d'une victime d'un accident mortel. Ma mère a voulu tourner à gauche, une voiture est arrivée en face et lui est rentrée sur le flan droit. Elle est morte 2 jours plus tard des suites de ses blessures internes. Au départ, tout indiquait que ma mère avait grillé la priorité à droite mais après un an d'expertise diligentée par la gendarmerie, le rapport d'expertise démontre que l'accident est due à la vitesse excessive du conducteur qui lui est rentré dedans. Ma question concerne l'indemnisation de ses ayants droits qui se sont portés partie civile. On se demande à quoi on a droit en terme de dommages et intérêts ?
Accident mortel
Un accident a eu lieu il y a 3 jours. Les deux passagers sont morts. La voiture n’a pas été assurée par le conducteur qui venait d’obtenir son permis il y a deux semaines. Comment cela se passe pour la personne qui était côté passager ?
Accident routier mortel
Je me tourne vers vous car mon fils âgé de 17 ans a eu un accident de la route non responsable mais qui lui a coûté la vie et je ne sais pas où aller pour obtenir dommage et réparation (au moins frais d’obsèque).
Indemnisation accident de la route mortel
Mon frère aîné a été tué par un chauffard. Il était à vélo lorsque la voiture l'a percuté. Le procureur a décidé de poursuivre ce monsieur pour homicide involontaire. Son assurance, nous a proposés une somme de 7000 euros d'indemnisation pour mes frères et soeur. Nous sommes quatre. Nous avons refusé et ils nous ont proposés 8000 euros. Que pensez-vous de ce montant ?
Accident mortel de la route
Suite à l'accident mortel de la route de mon père au mois de février, je viens tout juste de recevoir des nouvelles des assurances me disant qu'il appliquait la déchéance de garantie (alcoolémie) Je voudrais m'entretenir avec vos services pour être au courant des éventuelles procédures qu'implique cette situation.
Accident mortel de mon fils
Mon fils est décédé d'un accident de la route. Les assurances prévoyance que mon fils avait contracté me disent à ce jour qu'ils n'ont toujours pas le procès verbal. J'ai contacté le gendarme qui s'est occupé de mon fils et m'a dit que le PV avait été transmis au tribunal de grande instance. À priori personnes n'a ce PV. Je ne l'ai pas et pas de moyens pour prendre un avocat. Comment faire ?
Accident mortel de moto
En rangeant des papiers j'ai trouvé l'assurance de mon mari. Je ne pouvais pas ouvrir après plusieurs années. Je constate que mon mari avait une assurance conducteur. A quoi cela correspond t il ? Une indemnisation a été versée à ma fille majeure mais pas à mon fils. Est-ce normal ? Pourquoi l'assureur ne nous a plus contacté pour le résultat de l'enquête. Ayant été blessée moi-même et psychologiquement touchée j' ai signé pour clôturer mon dossier. Tout ça je ne le vois que maintenant.
Renseignements suite décès accident de voiture
Mon petit frère est décédé suite à un accident de la route avec 2 amis. Les 3 personnes sont décédées, mon frère était passager. Le conducteur était alcoolisé. Étant donné que les 3 personnes sont décédées, l'affaire est soit disant fermée. Est-ce que nous devons porter plainte, et contre qui ?
