Quelle indemnisation préjudice moral ?

L’ indemnisation du préjudice corporel et son verbiage

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Indemnisation du préjudice moral : les 3 questions les plus posées

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1) Qu’est-ce que le préjudice moral et qui peut être indemnisé ?
Le préjudice moral répare les atteintes psychiques et la souffrance morale consécutives à un fait dommageable (accident, agression, erreur médicale, décès d’un proche). Il concerne :

• La victime directe (angoisse, troubles anxieux/dépressifs, stress post-traumatique, altération de la qualité de vie).
• Les proches en cas de décès ou d’atteinte grave (préjudice d’affection et/ou d’accompagnement).

À retenir : le préjudice moral est un poste extrapatrimonial autonome (nomenclature Dintilhac), distinct des souffrances endurées physiques et du préjudice d’établissement.
2) Quelles preuves produire et comment se fait l’évaluation ?
Expertise médicale (psy/psychiatre possible) : diagnostic, retentissement sur la vie personnelle/professionnelle, traitements (psychothérapie, psychotropes).
Pièces : certificats, ordonnances, comptes rendus, attestations de proches/employeur, journal des symptômes, arrêts de travail.
Chronologie : apparition des troubles, intensité, durée, évolution (consolidation ou persistance).
Proches (décès) : lien familial/stable, implication concrète, retentissement du deuil (accompagnement, charges).

Conseil : préparez un mémoire factuel (avant/après) et demandez que l’expertise cote séparément le moral, les souffrances physiques et les autres postes.
3) Comment est-il chiffré (référentiels, négociation, provisions) ?
• Le chiffrage s’appuie sur le rapport d’expertise et les référentiels des juridictions ; il est personnalisé (âge, intensité, durée, contexte).
• En cas de décès : le préjudice d’affection des proches est indemnisé individuellement ; le préjudice d’accompagnement peut s’y ajouter si justifié.
Négociation : exiger un détail poste par poste, contester les minimas, solliciter une provision en cours de procédure si besoin (soins, charges).
Aggravation : si le trouble s’aggrave après consolidation (rechute, PTSD persistant), demander une réouverture avec nouvelles pièces.

Bon réflexe : ne pas accepter d’offre globale ; faire valider l’offre par un avocat de victimes pour garantir une réparation intégrale sans double comptage ni oubli.

Essentiel : le préjudice moral indemnise la souffrance psychique de la victime (et des proches en cas de décès). Il se prouve par l’expertise et des pièces concordantes, puis se chiffre au regard des référentiels et de la situation personnelle.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Quelle indemnisation pour le préjudice moral ?

Le préjudice moral répare la souffrance psychique : chagrin, anxiété, stress post-traumatique, atteinte à la dignité ou au projet de vie. Il concerne la victime directe (accident, erreur médicale, agression) et, en cas de blessure grave ou de décès, ses proches (préjudice d’affection et parfois d’accompagnement). Voici comment les montants sont évalués et comment maximiser votre indemnisation avec l’appui de Maître Morin.

1. Qui peut être indemnisé ?

  • Victime directe : troubles anxieux, TSPT, dépression, angoisse d’anticipation, altération de l’image de soi, isolement social.
  • Proches (conjoint/partenaire, enfants, parents, fratrie, parfois proches très impliqués) : préjudice d’affection en cas de décès ou de séquelles très lourdes ; préjudice d’accompagnement pour la période de fin de vie ou de grande dépendance.

2. Comment les juges évaluent-ils le préjudice moral ?

L’évaluation est personnalisée, au regard de :

  • la gravité de l’atteinte et sa durée (aiguë, chronique),
  • le lien de causalité avec le fait dommageable (expertise médicale),
  • l’âge, la situation familiale et professionnelle,
  • le retentissement concret sur la vie (sommeil, travail, parentalité, loisirs).

Les juridictions s’appuient sur la nomenclature Dintilhac (architecture des postes) et sur des référentiels indemnitaires (dont le référentiel Mornet et les barèmes des Cours d’appel) pour situer les montants dans des fourchettes.

3. Préjudice moral de la victime directe vs préjudice d’affection des proches

  • Victime directe : le préjudice moral vient en plus des souffrances endurées (échelle 1/7→7/7) et du déficit fonctionnel (DFT/DFP). Il indemnisera, par exemple, une anxiété persistante, un TSPT, une honte sociale liée à des séquelles, une peur durable de conduire ou d’être réopéré.
  • Proches : le préjudice d’affection (deuil/choc moral) est évalué selon le lien (conjoint, enfant, parent, frère/sœur…) et l’intensité du vécu (cohabitation, proximité, dépendance affective). Un préjudice d’accompagnement peut s’ajouter pour la période d’assistance au malade avant le décès.

4. Preuves attendues (faites simple et solide)

  • Certificats et comptes rendus : médecin traitant, psychiatre/psychologue (diagnostic, durée, traitements).
  • Traçabilité du suivi : séances, ordonnances, hospitalisations, arrêts de travail motivés par l’état psychique.
  • Attestations (art. 202 CPC) des proches/collègues décrivant les changements observés.
  • Éléments de contexte : projets contrariés, responsabilités familiales, photos/écrits « avant/après ».

5. Méthode de chiffrage en pratique

On croise les pièces cliniques, l’expertise et les référentiels pour positionner le dossier dans une fourchette. Points clés :

  • Victime directe : si un TSPT est documenté, la fourchette est plus élevée que pour une anxiété brève sans suivi.
  • Proches : le conjoint et les enfants se situent en général plus haut que la fratrie, sauf particularités (cohabitation, dépendance).
  • Cumul : on évite les doublons avec les souffrances endurées (chaque poste doit rester distinct mais cohérent).

6. Exemples de situations (sans chiffrage figé)

  • Accident de la route : TSPT avec thérapie de 12 mois, évitements, attaques de panique → préjudice moral spécifique de la victime reconnu, en plus des souffrances 4/7.
  • Erreur médicale : angoisse d’anticipation de réintervention, troubles du sommeil persistants → préjudice moral retenu et renforcé par la durée du suivi psychologique.
  • Décès après soins : conjoint + deux enfants → préjudices d’affection différenciés selon l’âge et la proximité, avec possible préjudice d’accompagnement si hospitalisation longue.

7. Pièges fréquents

  • Se contenter d’un unique certificat sans suivi (montant souvent minoré).
  • Accepter un forfait moral non justifié par des pièces (exigez la motivation et comparez aux référentiels).
  • Confondre souffrances et préjudice moral (risque de dilution du dossier ou de refus de cumul).
  • Oublier le préjudice d’affection des proches ou le préjudice d’accompagnement en fin de vie.

8. Quand et où le revendiquer ?

  • À l’expertise : exprimer clairement les symptômes, fournir rapports psy et attestations.
  • En négociation avec l’assureur / l’ONIAM : contre-offre structurée avec pièces et références.
  • Devant le juge (tribunal judiciaire/administratif, voire pénal avec partie civile) si l’offre reste insuffisante.

9. Le rôle de Maître Morin

Maître Morin, avocat en indemnisation du dommage corporel à Paris, valorise votre préjudice moral en :

  • mettant en place une stratégie probatoire (psy, attestations, chronologie des troubles),
  • adossant le chiffrage aux référentiels pertinents (Mornet, jurisprudence locale) et à l’expertise,
  • présentant une contre-offre argumentée et en évitant les doublons avec les autres postes,
  • plaidant si besoin pour obtenir une réparation intégrale, adaptée à votre histoire.

Conclusion

L’indemnisation du préjudice moral n’est pas automatique : elle se gagne par la preuve clinique, la personnalisation et l’adossement à des référentiels cohérents. Victime directe ou proche, vous pouvez obtenir une réparation juste si votre dossier est structuré. Avec l’accompagnement de Maître Morin, vous alignez expertise, preuves et chiffrage pour atteindre un montant fidèle à votre réalité.

💡 Besoin d’un chiffrage crédible de votre préjudice moral ? Demandez à Maître Morin un audit poste par poste avant toute acceptation d’offre.

Réparation du Préjudice Moral

Top résumé sur le sujet

  1. Nature du Préjudice Moral : Le préjudice moral, également connu sous le nom de préjudice affectif, englobe la douleur et la souffrance émotionnelle vécues par les proches d'une victime d'accident, d'agression ou d'erreur médicale. Ce préjudice est distinct des dommages physiques et inclut le préjudice d'affection pour les proches d'une victime décédée et le préjudice d'accompagnement pour ceux qui vivent avec une personne gravement handicapée.
  2. Modalités d'Indemnisation : L'indemnisation du préjudice moral se décompose en deux catégories principales : le préjudice d'affection pour les proches d'une victime décédée, et le préjudice d'accompagnement, qui reconnait l'impact émotionnel et les changements dans la vie quotidienne des familles d'une victime survivante.
  3. Barèmes et Estimation : Les tribunaux utilisent des référentiels, tels que le Référentiel Mornet, pour proposer des fourchettes d'indemnisation basées sur la proximité relationnelle avec la victime. Ces barèmes servent de guide mais chaque cas est évalué individuellement pour assurer une compensation juste.
  4. Cas Spécifiques d'Indemnisation :
    • Proches Directs : Les parents, conjoints, et enfants de la victime peuvent généralement obtenir une indemnisation allant de 15 000 € à 30 000 €, en fonction de leur lien avec la victime.
    • Situation Conjugale et Familiale : La relation avec la victime, y compris le concubinage, peut influencer l'indemnisation, nécessitant des preuves de vie commune dans le cas des unions libres.
  5. Rôle de l'Avocat dans la Réparation : La défense des droits des victimes et de leurs proches dans le cadre du préjudice moral requiert une expertise juridique. Notre cabinet d'avocats s'engage à offrir une assistance personnalisée pour naviguer dans le processus d'indemnisation, refusant une approche forfaitaire et visant une indemnisation qui reflète fidèlement l'impact de la perte ou du handicap sur la vie des proches.

La réparation du préjudice affectif est un sujet sensible et complexe qui touche profondément les victimes d'accidents et leurs familles. Que ce soit suite à un accident de circulation, une agression, ou une faute médicale ayant entraîné des blessures graves ou le décès d'un proche, les répercussions émotionnelles sont souvent considérables.

Comprendre le Préjudice Affectif

Le préjudice affectif, aussi nommé préjudice moral, fait référence à la douleur et à la souffrance émotionnelle résultant de la perte ou de la blessure grave d'un proche. Il est reconnu et indemnisé séparément des dommages physiques (tel que le "pretium doloris") et concerne le "préjudice d'affection" pour les proches d'une victime décédée, ainsi que le "préjudice d'accompagnement" pour ceux confrontés à la survie handicapée d'un proche.

Modalités d'Indemnisation

  • Préjudice d'Affection : Ce dommage moral est destiné à compenser la souffrance liée à la disparition d'un être cher. La Nomenclature Dintilhac prévoit ce type de préjudice pour les proches éprouvant un choc émotionnel suite au décès.
  • Préjudice d'Accompagnement : Lorsqu'un proche survit avec un handicap sévère, le préjudice d'accompagnement reconnaît la détresse des familles face aux changements drastiques dans leur vie quotidienne.

Estimation et Barèmes d'Indemnisation

Bien que la vie humaine ne puisse se quantifier en termes monétaires, les juridictions tentent d'harmoniser les indemnisations selon la proximité relationnelle avec la victime. Des référentiels comme celui de Mornet fournissent des fourchettes indicatives, sans pour autant figer les montants d'indemnisation, encourageant une évaluation au cas par cas.

A titre indicatif exemple de barème :

Indemnisation Spécifique selon les Cas

  • Préjudice Moral des Proches : Les parents, conjoints, et enfants proches de la victime directe peuvent prétendre à une indemnisation presque automatique. Les montants varient selon la relation et les circonstances.
  • Situation des Conjoint et Concubin : La situation matrimoniale ou de concubinage peut influencer le montant d'indemnisation, avec des preuves de vie commune souvent requises pour les unions libres.
  • Préjudice Moral des Parents et Conjoints : Les proches les plus affectés, comme les époux, enfants, et parents, peuvent prétendre à une indemnisation variant généralement entre 15 000 € et 30 000 €, reflétant la perte immense et personnelle subie.
  • Préjudice d'Accompagnement : Dans le cas d'un proche gravement blessé, l'indemnisation pour le préjudice d'accompagnement peut atteindre des sommes similaires, reconnaissant les bouleversements profonds dans la vie quotidienne des proches.
  • Référentiel Mornet 2020 : Ce document guide les tribunaux et assureurs dans l'évaluation du préjudice moral, proposant des fourchettes d'indemnisation basées sur les liens familiaux et la cohabitation.

Référentiel Mornet 2020 et Autres

Le Référentiel Mornet 2020 est une référence largement utilisée, proposant des fourchettes d'indemnisation en fonction des liens familiaux et de la situation personnelle. Cependant, chaque cas étant unique, une approche personnalisée est essentielle.

Rôle de l'Avocat

Faire valoir le préjudice moral exige une expertise juridique pointue. Notre cabinet, dirigé par des avocats en dommage corporel, s'engage à une défense personnalisée et rigoureuse de vos droits. Nous refusons l'approche forfaitaire et œuvrons pour une indemnisation qui reflète fidèlement les liens unissant la victime à ses proches, en quête d'une réparation intégrale et juste.

Conclusion

La quête d'indemnisation pour préjudice affectif est un parcours empreint d'émotions et de défis juridiques. Notre cabinet est à votre disposition pour vous accompagner avec empathie et professionnalisme dans cette démarche, visant toujours la réparation intégrale de vos préjudices. Pour plus d'informations ou pour une consultation, n'hésitez pas à nous contacter.

Questions de victimes

Perte d'un Conjoint et Préjudice Moral

Question :
"Mon époux est décédé dans un accident de voiture l'année dernière. Nous étions mariés depuis 20 ans et avons deux enfants. Depuis son décès, je ressens un vide immense et mes enfants sont dévastés. Quel type d'indemnisation pour préjudice moral pouvons-nous espérer recevoir pour compenser cette perte affective profonde ?"

Réponse de Maître Morin avocat :
"Je vous présente mes sincères condoléances pour votre perte. Le préjudice moral suite à la perte d'un conjoint est reconnu par la loi. Chaque membre de votre famille peut prétendre à une indemnisation pour le préjudice d'affection subi. Les montants varient selon plusieurs critères, mais pour une perte aussi significative, les sommes peuvent être significatives. Il est crucial de documenter l'impact émotionnel de cette perte sur chaque membre de la famille. Je suis à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche et veiller à ce que vous et vos enfants receviez une juste compensation."

Préjudice d'Accompagnement

Question :
"Ma fille a été gravement blessée dans un accident et vit maintenant avec de lourds handicaps. En tant que parents, nous passons beaucoup de temps à l'hôpital et nous nous occupons d'elle à plein temps. Existe-t-il une forme d'indemnisation pour le préjudice moral que nous subissons à l'accompagner dans cette épreuve ?"

Réponse de Maître Morin avocat :
"Oui, le préjudice d'accompagnement est spécifiquement conçu pour indemniser les proches de victimes survivantes, gravement blessées, pour le temps et l'effort consacrés à leur soutien. Cela reconnaît les changements dans votre mode de vie et les difficultés émotionnelles associées. Je peux vous aider à évaluer et à formuler votre demande d'indemnisation pour garantir que vous receviez une compensation adéquate pour le préjudice d'accompagnement subi."

Délais pour Réclamer un Préjudice Moral

Question :
"Il y a trois ans, mon frère a été tué dans un accident de travail. À l'époque, nous étions tellement bouleversés que nous n'avons pas pensé à l'indemnisation. Est-il trop tard pour réclamer une compensation pour le préjudice moral ?"

Réponse de Maître Morin avocat :
"Je suis désolé d'apprendre la perte de votre frère. Le délai pour réclamer une indemnisation dépend de la juridiction, mais dans de nombreux cas, vous avez jusqu'à cinq ans après l'événement pour entamer une procédure d'indemnisation. Cependant, il est important d'agir rapidement. Je vous recommande de prendre contact avec un avocat dès que possible pour examiner les spécificités de votre cas et pour engager les démarches nécessaires sans délai."

Indemnisation pour les Grands-Parents

Question :
"Nous avons perdu notre petite-fille dans un accident de la circulation. Nous étions très proches d'elle, et sa perte a laissé un grand vide dans nos vies. En tant que grands-parents, avons-nous droit à une indemnisation pour préjudice moral ?"

Réponse de Maître Morin avocat :
"La perte d'une petite-fille est une épreuve déchirante, et je vous présente mes condoléances. Oui, en tant que grands-parents, vous pouvez prétendre à une indemnisation pour le préjudice moral subi. La relation étroite que vous décrivez avec votre petite-fille renforce votre demande. Il est essentiel de documenter la nature de votre lien avec elle pour soutenir votre dossier. Je suis à votre disposition pour discuter de votre situation et pour vous aider à obtenir la reconnaissance et l'indemnisation que vous méritez."

Concubin et Préjudice Moral

Question :
"Mon partenaire et moi n'étions pas mariés mais vivions ensemble depuis 15 ans avant qu'il ne soit tragiquement tué dans un accident de moto. En tant que concubin, ai-je droit à une indemnisation pour le préjudice moral ?"

Réponse de Maître Morin avocat :
"La perte de votre partenaire est profondément tragique. En tant que concubin, vous êtes éligible à demander une indemnisation pour le préjudice moral. Il est important de fournir des preuves de votre vie commune et de l'intensité de votre relation pour étayer votre demande. Je peux vous guider à travers ce processus complexe pour assurer que vos droits soient pleinement reconnus et que vous receviez une compensation juste pour la perte émotionnelle subie."

Comment évaluer le montant d'un préjudice moral ? Mathieu S.

L'évaluation du préjudice moral est une question complexe et délicate en droit. Elle nécessite une appréciation individualisée de chaque situation.

Top réponse résumée à la question:

  1. L'évaluation du préjudice moral dépend de la nature et de la gravité de l'événement, comme la perte d'un proche ou un traumatisme émotionnel important suite à un accident ou une agression.
  2. Elle prend en compte le degré de proximité et la nature de la relation avec la victime en cas de décès, ou l'impact émotionnel et psychologique subi par la victime directe.
  3. Les tribunaux et les assurances utilisent souvent des référentiels et des précédents juridiques pour fixer les montants, mais chaque cas est unique et requiert une évaluation individuelle.
  4. Des éléments comme des attestations, des correspondances et des preuves de l'impact émotionnel peuvent être utilisés pour justifier l'ampleur du préjudice moral.
  5. Faire appel à un avocat peut aider à évaluer correctement le préjudice moral et à obtenir une indemnisation juste et appropriée.

1. Définition du Préjudice Moral

  • Préjudice d'Affection: Il concerne la douleur liée à la perte d'un proche. La Nomenclature Dintilhac le définit comme le préjudice subi par les proches suite au décès de la victime. Ce préjudice est distinct des souffrances physiques (pretium doloris) et dépend des liens affectifs avec le défunt.
  • Préjudice d'Accompagnement: Il survient lorsque un proche est gravement handicapé. Cela inclut le bouleversement dans le quotidien des proches, la modification des conditions de vie, et la souffrance morale due à la situation du proche handicapé.

2. Facteurs Influant sur l'Indemnisation

  • Nature de l'Événement: Le préjudice moral diffère selon qu'il s'agit d'un vol, d'une agression, d'un accident de la route, etc.
  • Degré de Proximité avec le Défunt: L'indemnisation varie selon que la victime est le conjoint, l'enfant, le petit-enfant, etc.
  • Cas des Handicapés: Un préjudice moral distinct existe pour les personnes accompagnant un proche devenu handicapé suite à un accident.

3. Évaluation du Préjudice Moral

  • Jurisprudence et Référentiels: Les montants d'indemnisation sont souvent basés sur des décisions judiciaires antérieures et des référentiels indicatifs, comme le Référentiel Mornet.
  • Éléments de Justification: Des éléments comme des photos, des attestations ou des correspondances peuvent être utilisés pour justifier l'existence et l'ampleur du préjudice moral.

4. Facteurs Influant sur l'Indemnisation

L'indemnisation du préjudice moral n'est pas une démarche standardisée. Elle doit prendre en compte :

  • La nature de l'événement causant le préjudice.
  • Le degré de proximité et la nature de la relation avec la victime.
  • Les circonstances spécifiques de chaque cas, y compris les conditions de vie et les impacts émotionnels et psychologiques.

5. Exemples d'Indemnisation

  • Préjudice d'Affection: Un enfant mineur peut recevoir entre 25.000 € et 35.000 €, tandis qu'un parent pour la perte d'un enfant peut recevoir entre 20.000 € et 40.000 €.
  • Préjudice d'Accompagnement: Les parents d'un enfant devenu tétraplégique après un accident de la route peuvent obtenir 30.000 € chacun.

6. Rôle de l'Avocat

  • Un avocat peut aider à obtenir une indemnisation personnalisée, refusant les approches forfaitaires et défendant les liens uniques entre la victime et ses proches.

Conclusion

Chaque cas de préjudice moral est unique et doit être évalué en tenant compte de nombreux facteurs, notamment la relation avec la victime et les circonstances de l'événement. Les montants d'indemnisation varient et doivent être justifiés par des preuves tangibles. Un avocat peut jouer un rôle crucial dans la défense des droits des victimes et de leurs proches pour une indemnisation juste et appropriée.


Questions de victimes sur comment évaluer le préjudice moral ?

Victime d'un Accident de la Route avec un Proche Gravement Blessé

Bonjour, je me retrouve dans une situation où mon fils et sa copine ont été gravement blessés dans un accident de moto causé par un chauffard. Ils ont subi des interventions chirurgicales sérieuses et un long processus de rééducation s'annonce. Je suis perdue face aux démarches à entreprendre pour obtenir une indemnisation juste pour le préjudice moral, psychologique et matériel. Que dois-je faire pour assurer une réparation adéquate de tous ces préjudices ?

Jeune Victime d'un Accident de Scooter Contestant l'Offre d'Indemnisation

Bonjour, j'ai 20 ans et j'ai été victime d'un accident de scooter. L'offre d'indemnisation proposée par mon assureur me semble insuffisante compte tenu de mes préjudices physique et moral. De plus, j'ai maintenant des douleurs dans l'autre jambe, probablement en raison de la compensation. Comment puis-je faire reconnaître ces nouveaux symptômes dans mon dossier d'indemnisation ?

Piéton Âgé Renversé et Gravement Affecté

Bonjour, à 94 ans, j'ai été renversé sur un passage piéton et ai subi une opération de la hanche. Avant l'accident, j'étais complètement autonome, mais aujourd'hui, je ne peux plus sortir seul et ai besoin d'aide à domicile. J'ai perdu ma qualité de vie et je souhaite savoir comment obtenir une indemnisation juste pour mon préjudice physique et moral.

Famille Victime d'Agressions en Bande Organisée

Bonjour, ma famille et moi avons été victimes d'agressions en bande organisée. Mon fils et ma fille ont été blessés, et le père de mes enfants a dû subir une opération urgente. Nous sommes tous suivis psychologiquement et avons subi des pertes d'emploi et de revenus, sans compter le déménagement d'urgence. Les agresseurs sont toujours en liberté, et nous sommes perdus quant aux démarches à suivre pour faire valoir nos droits.

Parent d'une Victime Décédée dans un Accident de Moto

Bonjour, mon fils de 20 ans est décédé dans un accident de moto. Malgré son assurance corporelle, il semble que ni moi ni sa petite amie de deux ans n'ayons droit à une indemnisation. Je suis dévasté(e) et je me demande pourquoi le préjudice moral et d'affection n'est pas pris en compte dans notre situation.

Couple de Motards Victimes d'un Accident de la Route

Bonjour, mon épouse et moi avons été percutés par un automobiliste alors que nous étions en moto. Mon épouse a été amputée des orteils du pied gauche. Nous sommes tous les deux affectés moralement par cet événement, et je me demande quel montant d'indemnisation nous pouvons attendre, sachant que l'accident n'était pas de notre faute et a causé des dommages corporels importants.

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