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❓ Stress post-traumatique & inaptitude : les 3 questions les plus posées
1) Le stress post-traumatique peut-il être indemnisé ? Par qui ?
• Accident de la route → indemnisation par l’assureur RC du responsable (loi Badinter).
• Accident médical → par l’assureur du praticien en cas de faute, ou par l’ONIAM via la CCI pour un dommage grave sans faute.
• Agression ou faute d’un tiers → responsabilité du tiers fautif ou fonds d’indemnisation (FGAO, CIVI).
2) Quelles preuves et expertises permettent d’établir le stress post-traumatique ?
• Comptes rendus médicaux : urgences, suivi psychiatrique/psychologique, prescriptions de traitements anxiolytiques ou antidépresseurs.
• Certificat médical initial mentionnant la composante psychique de l’accident.
• Expertise médicale contradictoire : menée par un psychiatre expert ou avec l’aide d’un sapiteur psychologue.
• Témoignages proches / employeur : troubles du sommeil, retrait social, irritabilité, difficultés professionnelles.
3) Que faire en cas d’inaptitude liée à un TSPT ? (indemnisation Dintilhac)
• Patrimoniaux : pertes de gains professionnels (avant/après consolidation), incidence professionnelle (reclassement, perte de carrière), aide humaine (si besoin d’accompagnement), soins futurs (psychothérapie, suivi psychiatrique).
• Extrapatrimoniaux : souffrances endurées, DFP/AIPP (séquelles psychiques), préjudice moral, d’agrément (renoncement aux loisirs), d’établissement (vie familiale compromise).
• En cas de licenciement pour inaptitude : indemnisation complémentaire possible du préjudice économique et du retentissement moral.
Essentiel : le stress post-traumatique est indemnisable s’il est médicalement établi. Il peut justifier des préjudices patrimoniaux (pertes, soins, inaptitude) et extrapatrimoniaux (souffrances, moral, agrément). L’assistance d’un médecin de victimes et d’un avocat spécialisé est fortement conseillée.
Stress post-traumatique (TSPT) & inaptitude : expertise & indemnisation
1) TSPT : repères cliniques & preuves
Critères usuels (DSM-5)
- Exposition à un événement traumatique (menace mortelle, blessure grave).
- Revécu (flashbacks, cauchemars), évitation.
- Altérations cognitives/humeur (culpabilité, anhédonie).
- Hypervigilance (sur-saut, irritabilité, troubles du sommeil).
- Durée > 1 mois, retentissement fonctionnel.
Pièces utiles
- Certificat médical initial, diagnostics (psychiatrie/psychologie clinique).
- Bilan psychométrique (échelles TSPT, anxiété, dépression), comptes rendus de thérapie.
- Ordonnances (antidépresseurs, anxiolytiques), arrêts de travail.
- Témoignages proches/collègues (changement de comportement, évitement), attestations employeur.
2) Inaptitude / restrictions : comprendre
- Éviter déclencheurs (bruit, foule, conduite, travail de nuit).
- Aménagements : temps partiel thérapeutique, tâches sans exposition, télétravail ponctuel.
- Décision médecin du travail (ou médecin conseil) en lien avec le trouble.
- Peut conduire à reclassement ou rupture, avec conséquences indemnitaires (PGF & incidence pro).
- Entretiens RH, fiches de poste, tentatives d’aménagements, refus d’affectation pour risque.
- Trajets déclencheurs (ex. conduite) → attestations + rapports thérapeutiques.
3) Expertise médico-légale : ce qui se joue
Rôle de l’expert
- Fixer la consolidation (stabilisation), décrire les séquelles psychiatriques.
- Noter SE/7, DFT, DFP % (psy), aide humaine (organisationnel), soins futurs.
- Dire l’imputabilité : lien direct accident ↔ TSPT ↔ inaptitude/restrictions.
Bien se préparer
- Être assisté d’un médecin-conseil de victime.
- Apporter journal des symptômes, comptes rendus thérapie, attestations pro, plan de traitement.
- Décrire les déclencheurs et la fatigabilité (trajets, horaires, bruit).
4) Postes indemnisables (nomenclature Dintilhac)
Patrimoniaux
- Avant : dépenses de santé restées à charge (psychothérapie), PGA, frais divers (déplacements soin).
- Après : soins futurs (thérapies prolongées), PGF (baisse durable), incidence professionnelle (pénibilité, reconversion, perte de chance), aide humaine organisationnelle, surcoûts vie.
Extrapatrimoniaux
- SE/7 (douleur psychique, hospitalisations), DFT.
- DFP % psychiatrique (anxiété, évitement, troubles du sommeil, concentration).
- Moral, agrément (loisirs abandonnés), établissement si projet familial impacté, sexuel si retentissement.
5) Chiffrage & formules
- PGA = Salaire net de réf. – (IJ + maintien) × durée.
- PGF = Écart de revenus projeté × durée (ou capitalisation en rente/capital).
- Incidence pro = pénibilité, perte d’opportunités de carrière, reclassement/formation (distinct des PGF).
- Aide humaine = heures/semaine (courses, démarches, gestion familiale) × taux × nb semaines.
- Moratoires :
Intérêts = Principal × Taux × (jours/365)— à part.
Points d’attention
- Tracer la continuité des soins (psychothérapie, médication).
- Documenter les échecs d’aménagement avant inaptitude.
- Ne pas confondre PGF et incidence pro ; valoriser les deux si justifié.
6) Tableau mémo (présentation poste par poste)
| Poste | Famille | Moment | Preuves utiles |
|---|---|---|---|
| Soins psychologiques/psychiatriques | Patrimonial | Avant/Après | Factures, prescriptions, comptes rendus |
| PGA / PGF | Patrimonial | Avant/Après | Paie/URSSAF, IJ, fiscal, projections |
| Incidence professionnelle | Patrimonial | Après | Avis médecin du travail, RH, bilans ergonomiques |
| Aide humaine (organisation, démarches) | Patrimonial | Avant/Après | Grilles horaires, attestations, certificats |
| Souffrances endurées (SE/7) | Extrapatrimonial | Avant | Expertise, hospitalisations, séances intensives |
| DFP % psychiatrique | Extrapatrimonial | Après | Rapport d’expertise (échelles, clinique) |
| Moral / Agrément / Établissement / Sexuel | Extrapatrimonial | Après | Témoignages, licences/loisirs, suivi psy |
7) Contextes & assurances
Accident de la route
Cadre Badinter. Non-conducteurs très protégés. Expertise contradictoire conseillée ; provisions possibles.
Vie / RC / Travail
Chute, agression, responsabilité d’un tiers ; au travail : déclarations et rôle du médecin du travail (aptitude/inaptitude).
GAV / Personnelles
GAV : indemnisation selon barème contractuel même sans responsable identifié (complémentaire au droit commun).
8) Exemples pédagogiques (indicatifs)
A. Conducteur victime – TSPT modéré
Psychothérapie 9 mois, reprise avec restrictions (pas de nuit, pas de conduite longue). SE 3/7, DFP psy 6 %. Incidence pro (pénibilité trajets) + PGF limitées (temps partiel 3 mois).
B. Agression – inaptitude au poste
TSPT sévère, échecs d’aménagement, inaptitude prononcée. SE 5/7, DFP psy 15 %, PGF importantes + incidence pro (reconversion). Soins futurs : thérapie prolongée, suivi psychiatrique.
9) Modèles courts
Demande d’ouverture & provision
« Suite à l’accident du [date], ayant entraîné un TSPT, je sollicite l’ouverture d’un dossier corporel et une provision (soins, pertes de revenus).
Merci d’organiser une expertise contradictoire. »
Observations – Inaptitude
« L’inaptitude au poste a été prononcée après échec des aménagements (pièces jointes).
Nous sollicitons la prise en compte des PGF, de l’incidence professionnelle et des soins futurs psychothérapeutiques. »
Liste de questions sur le stress post-traumatique
Rappel
Reconnaissance du stress post-traumatique SPT comme préjudice corporel :
Le stress post-traumatique est reconnu comme un préjudice corporel. Il peut résulter d'un accident de la route, affectant gravement la santé mentale et la qualité de vie de la victime.
Expertise médicale obligatoire :
Pour obtenir une indemnisation, une expertise médicale est indispensable. Un médecin expert évalue la gravité du stress post-traumatique SPT, son lien avec l'accident, et ses conséquences sur la vie quotidienne (troubles anxieux, insomnie, etc.).
Évaluation du préjudice :
Le préjudice est évalué en fonction de plusieurs critères, tels que la durée et l'intensité du stress post-traumatique SPT, ses impacts sur la vie sociale, professionnelle et personnelle. Cela peut inclure des périodes d'incapacité temporaire ou une incapacité permanente.
Indemnisation des préjudices matériels et moraux :
L'indemnisation couvre à la fois les préjudices moraux (souffrance psychique) et les pertes matérielles liées au stress post-traumatique SPT (pertes de revenus, soins médicaux, psychothérapies).
Accord à l'amiable ou procédure judiciaire :
L'indemnisation peut être négociée à l'amiable avec l'assureur ou via une procédure judiciaire. En cas de désaccord sur le montant proposé, la victime peut saisir un tribunal pour obtenir une indemnisation plus juste.
Question 1 Accident de la Route en Service et stress post-traumatique
Je suis ambulancière et j'ai été victime d'un accident de la route pendant mes heures de travail. Notre ambulance, en intervention pour une urgence, a été percutée par un véhicule, causant le renversement de l'ambulance. J'ai subi des blessures importantes, dont une plaie délabrante à l'avant-bras et une tendinopathie à l'épaule et au coude droit. Après l'accident, j'ai été secourue par les pompiers, et je suis en cours de rééducation physique et suivi psychiatrique pour un choc post-traumatique. La médecine du travail envisage une inaptitude à mon poste en raison de ma peur de remonter dans une ambulance. Le médecin conseil de l'assurance suit mon dossier, mais mon état n'est pas encore consolidé. Que me conseillez-vous ?
Réponse de l'avocat :
Face à cette situation difficile, il est primordial de connaître vos droits et les meilleures démarches à suivre pour garantir votre indemnisation et soutien après cet accident. Voici quelques éléments de réponse :
- Loi Badinter : En tant que victime d'un accident de la route survenu pendant l'exercice de votre profession, la loi Badinter vous offre une protection spécifique. Cette loi encadre l'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation et prévoit une indemnisation rapide et juste, indépendamment de la recherche de responsabilité, surtout lorsque la victime est un professionnel en intervention.
- Assurance Professionnelle : Votre statut d'ambulancière implique que votre employeur a souscrit à une assurance couvrant ce type de risque. Il est crucial de vérifier auprès de votre employeur les garanties prévues par cette assurance, notamment en ce qui concerne l'accident de travail et les dommages corporels.
- Indemnisation : Le médecin conseil de l'assurance joue un rôle important dans la détermination de votre indemnisation. Il est essentiel que ce suivi médical soit complété par un accompagnement juridique pour s'assurer que l'offre d'indemnisation correspondra à l'intégralité de vos préjudices, y compris votre souffrance physique, psychologique et votre inaptitude professionnelle. C'est surtout très important en cas d stress post-traumatique.
- Accompagnement : L'accompagnement d'un avocat en droit du dommage corporel et en droit des victimes d'accidents de la route est fortement recommandé pour une défense optimale de vos intérêts.
- Consolidation de votre état : Il est important de patienter jusqu'à la consolidation de votre état pour pouvoir évaluer de manière exhaustive tous vos préjudices et déterminer l'indemnisation appropriée.
N'hésitez pas à me contacter pour discuter de votre situation et explorer ensemble les options disponibles pour assurer la reconnaissance de vos droits et obtenir une indemnisation à la hauteur de votre préjudice.
Question 2 Conseils pour une Expertise Médicale après Accident pour un stress post-traumatique
Suite à un accident de voiture dont je n'étais pas responsable, j'ai prochainement un rendez-vous pour une consultation médicale à la demande de l'assurance. Bien que les douleurs diverses aient disparu, je souffre d'un stress post-traumatique qui me paralyse, notamment en ce qui concerne la conduite. Devrais-je solliciter de mon médecin généraliste une consolidation avec séquelles ? Quelles réparations ou pourcentage AIPP puis-je raisonnablement espérer obtenir ? Je vous remercie pour votre aide.
Réponse de l'Avocat :
Je comprends votre situation et la nécessité d'aborder l'expertise médicale avec précision pour assurer une indemnisation juste de vos préjudices. Voici quelques éléments de réponse à vos questions :
- Consultation Médicale : Il est essentiel que cette consultation reflète fidèlement l'étendue de vos préjudices. Même si vos douleurs physiques se sont atténuées, le stress post-traumatique est un préjudice moral important à ne pas négliger. Il est donc judicieux de discuter avec votre médecin généraliste de la possibilité d'établir un certificat médical détaillant non seulement les séquelles physiques mais également les répercussions psychologiques de l'accident sur votre quotidien.
- Consolidation avec Séquelles : La consolidation signifie que votre état de santé s'est stabilisé et que les séquelles sont désormais permanentes. Votre médecin peut effectivement mentionner cela dans son rapport, surtout si vos troubles psychologiques persistent et ont un impact significatif sur votre vie.
- AIPP et Réparations : Le pourcentage d'AIPP (Atteinte à l'Intégrité Physique et Psychique) dépendra de l'évaluation de l'expert médical mandaté par l'assurance. Cependant, il est crucial que cette évaluation soit juste et prenne en compte tous les aspects de votre préjudice. N'hésitez pas à être accompagné par un médecin-conseil de victime pour contester ou appuyer l'évaluation de l'AIPP si vous estimez qu'elle minimise vos séquelles.
- Accompagnement Juridique : Il peut être très bénéfique de vous faire accompagner par un avocat en droit du dommage corporel. Celui-ci pourra veiller à ce que l'ensemble de vos préjudices soient correctement évalués et indemnisés, y compris les aspects psychologiques comme le stress post-traumatique.
Je reste à votre disposition pour discuter plus avant de votre situation et vous assister dans la préparation de cette expertise médicale, ainsi que dans les démarches ultérieures pour sécuriser l'indemnisation qui vous est due.
