
Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.
❓ Accident de vélo seul — les 3 questions les plus posées
1) Qui m’indemnise si je chute seul(e) à vélo (sans tiers identifié) ?
• Contrats privés : Garantie des Accidents de la Vie (GAV) (capital/rente selon barème contractuel), prévoyance (indemnités journalières, rente invalidité, capital), mutuelle (reste à charge des soins).
• Voirie défectueuse (nid-de-poule, plaque, gravillons non signalés…) : possible recours contre le gestionnaire de voirie pour défaut d’entretien normal — il faudra prouver le défaut et le lien avec la chute.
• Autres couvertures : assurance sport/scolaire, carte bancaire (assistances, rachat de franchise en location), assurance emprunteur (garanties ITT/IPT).
2) Quelles démarches et preuves pour être indemnisé(e) (et obtenir une provision) ?
Contrats privés : déclarez sous 5 jours ouvrés à la GAV, à la prévoyance et à la mutuelle. Envoyez : CMI, comptes rendus, ordonnances/kiné, arrêts + attestation employeur (ou bilans/CA), factures (soins, trajets, matériels), devis/factures vélo. Demandez une provision si le contrat la prévoit.
Recours voirie : LRAR au gestionnaire (mairie/département/État) avec photos géolocalisées, témoignages, reçu des soins, devis, journal des douleurs/limitations. À défaut d’accord, référé-expertise puis action au fond (TA/TJ selon voie publique/privée).
3) Que puis-je obtenir concrètement ? (postes de préjudice & vélo/équipement)
• Recours voirie (droit commun) : réparation intégrale poste par poste (référence Dintilhac) : souffrances (0/7), DFP/AIPP, esthétique, agrément, moral ; dépenses de santé, frais divers, aide humaine, pertes de revenus, incidence pro, appareillages/aménagements + renouvellements.
• Vélo/VAE & accessoires : dommages matériels indemnisables (cadre, roues, batterie VAE, casque, éclairage, antivol, siège enfant, remorque) sur devis/factures + photos (avant/après).
Essentiel : sans tiers, activez vos contrats privés ; si la voirie est en cause, constituez une preuve solide. Visez une provision quand c’est possible et chiffrer poste par poste, vélo & équipements inclus.
Accident de vélo seul : droits, preuves et indemnisation
Vous avez chuté sans implication d’un véhicule motorisé (nid-de-poule, bordure, rail, gravillons, obstacle, perte d’adhérence) ? En l’absence d’auto/moto, la loi Badinter ne s’applique pas. L’indemnisation repose alors sur la responsabilité d’un tiers gardien de l’ouvrage (commune/gestionnaire de voirie, aménageur, entreprise de travaux) ou sur vos assurances personnelles (GAV, individuelle accident, prévoyance).
1. Qui peut indemniser ?
- Commune / gestionnaire de voirie : si la chute résulte d’un défaut d’entretien normal (nid-de-poule profond, affaissement non signalé, plaque descellée, rail dangereux, chantier mal balisé).
- Entreprise de travaux / aménageur : signalisation insuffisante, dépose dangereuse, résidus de chantier.
- Organisateur d’événement sportif : faute d’organisation/sécurité sur une épreuve encadrée.
- Vos garanties personnelles : GAV / individuelle accident, prévoyance, assurance scolaire/pro, mutuelle (frais de santé), assurance vélo (dommages matériel).
2. Preuve du défaut et lien avec la chute
La clé du dossier est la preuve. Il faut établir : (1) un danger anormal ou une défaillance de signalisation, (2) le lien de causalité direct avec votre chute, (3) l’absence de faute de votre part (vitesse, trajectoire raisonnables).
- Photos/vidéos datées sous plusieurs angles, avec repère d’échelle (bouteille, clé, mètre).
- Témoins : noms, téléphones, mails, attestations écrites si possible.
- Plan de situation (panneaux, marquages, visibilité), météo et état du revêtement.
- Constat/rapport : police/PM si intervention, ou signalement immédiat à la mairie (mail + AR).
- Certificat médical initial, imageries, ordonnances, arrêts de travail.
3. Démarches contre la commune / gestionnaire
- Signalement : déclarez le danger dans les 48 h (mairie, gestionnaire, application dédiée si existante).
- Réclamation amiable : courrier recommandé exposant les faits, les preuves et vos dommages (médicaux, pertes de gains, matériel, déplacements).
- Expertise : sollicitez une expertise (contradictoire si possible) pour objectiver les lésions et besoins (rééducation, aide humaine).
- Contentieux : en cas de refus/silence, saisine du tribunal administratif (collectivité) ou judiciaire (entreprise privée/aménageur).
4. Vos assurances mobilisables
- GAV / individuelle accident : capitaux en cas d’IPP/DFP, forfaits, frais annexes selon conditions particulières.
- Prévoyance : indemnités journalières, rente invalidité.
- Mutuelle : compléments de frais de santé (hors responsabilité d’un tiers).
- Assurance vélo : dommages au cadre/équipements (devis, factures, photos), valeur de remplacement à neuf selon contrat.
- Protection juridique : prise en charge d’avocat/experts et des démarches.
5. Préjudices indemnisables (référentiel Dintilhac)
- Patrimoniaux : frais médicaux, rééducation, déplacements, pertes de gains actuels/futurs, aide humaine, aménagement du logement, matériel (vélo, casque, lunettes, textile, électronique).
- Extra-patrimoniaux : souffrances endurées, déficit fonctionnel (temporaire & permanent), préjudice esthétique, d’agrément, sexuel, préjudice moral des proches en cas de gravité exceptionnelle.
6. Réflexes immédiats après la chute
- Sécuriser : éloignez-vous du danger, alertez si la zone est risquée.
- Constater : photos, mesures du défaut, collecte de témoins, signalisation manquante.
- Soigner : certificat médical initial (urgences/médecin), gardez ordonnances, radios, kiné.
- Déclarer : signalement mairie/gestionnaire + déclaration à vos assurances (GAV/individuelle accident/assurance vélo).
- Conserver : tickets, factures, preuves de trajets (kilométrage, parkings), devis de réparation/substitution du vélo.
7. Exemple concret
Chute sur un nid-de-poule profond non signalé en sortie de rond-point. Fracture de clavicule, arrêt de travail 6 semaines, vélo et casque détruits. Photos datées avec mètre, trois témoins, signalement mairie le jour même. Après expertise, la commune est reconnue fautive (défaut d’entretien). Indemnisation obtenue : soins, pertes de gains, aide humaine temporaire, souffrances, DFP 5 %, préjudice d’agrément, remplacement vélo/casque.
8. Points de vigilance
- Défaut anormal vs. difficulté ordinaire : une petite irrégularité « normale » n’engage pas toujours la responsabilité.
- Signalisation : la présence d’un panneau peut atténuer la faute de la collectivité (mais n’exonère pas toujours).
- Délais : conservez les preuves et agissez vite (déclarations, réclamation écrite).
- Chiffrage : postes souvent minimisés (tierce personne, pertes de gains futurs, agrément) : documentez précis.
9. Le rôle de Maître Morin
En l’absence de véhicule motorisé, la bataille se joue sur la preuve du défaut et le chiffrage intégral. Maître Morin, avocat en dommage corporel à Paris, vous aide à :
- qualifier juridiquement le défaut d’entretien et identifier le responsable (commune, aménageur, entreprise),
- organiser l’expertise médicale et valoriser tous les postes Dintilhac,
- négocier avec l’assureur ou saisir la juridiction compétente en cas d’offre insuffisante,
- activer vos garanties GAV/prévoyance pour compléter la réparation.
Conclusion
En accident de vélo seul, l’indemnisation est possible si vous prouvez un défaut d’entretien ou la faute d’un tiers gardien, et/ou via vos assurances personnelles. Documentez la scène, établissez le lien avec le défaut, centralisez les justificatifs médicaux et financiers. L’accompagnement d’un avocat maximise vos chances d’obtenir une réparation intégrale.
💡 Cycliste blessé après une chute seule ? Contactez Maître Morin pour faire reconnaître la responsabilité et obtenir une indemnisation complète.
Indemnisation en Cas d'Accident de Vélo Sans Tiers Impliqué
Rappel
L'indemnisation après un accident de vélo survenu sans la présence d'un tiers dépend de plusieurs facteurs, notamment la nature de l'assurance souscrite par le cycliste. Voici les principaux points à considérer :
Assurance personnelle : Si vous possédez une assurance individuelle accident ou une assurance de prévoyance qui couvre les accidents personnels, vous pourriez être indemnisé pour vos blessures et les dommages matériels subis lors de l'accident. Ces assurances peuvent couvrir les frais médicaux, la perte de revenus si vous êtes incapable de travailler, ainsi que d'autres dépenses liées à l'accident.
Assurance responsabilité civile : Bien que principalement destinée à couvrir les dommages causés à des tiers, certaines polices de responsabilité civile peuvent offrir une protection en cas de dommages personnels ou matériels, même lorsque l'accident ne met en cause aucun autre parti. Il est important de vérifier les termes spécifiques de votre contrat.
Garanties spécifiques : Certaines assurances vélo spéciales peuvent inclure des garanties pour accidents, chute ou collision, même en l'absence d'un tiers. Ces garanties peuvent être activées selon les spécificités de la police.
Il est conseillé de consulter votre contrat d'assurance ou de parler à votre assureur pour comprendre l'étendue de votre couverture en cas d'accident de vélo impliquant uniquement vous-même. En cas de doute ou pour des situations complexes, l'assistance d'un avocat en droit des assurances peut être bénéfique.
Question 1 Accident de vélo seul
Mon conjoint a subi un accident de vélo, survenu lorsqu'il était seul, sans aucune implication d'un véhicule ou d'une autre personne. Cet accident l'a malheureusement laissé paraplégique. Nous n'avons pas d'assurance Garantie des Accidents de la Vie (GAV) et, selon notre assureur, nous ne sommes pas éligibles à une indemnisation. Les frais engendrés par le handicap de mon conjoint sont conséquents, et l'aide de la Sécurité sociale et de la MDPH ne couvre pas l'ensemble de nos besoins. Pourriez-vous m'assurer que nous n'avons pas omis une potentielle voie de recours ?
Réponse de l'avocat :
Tout d'abord, permettez-moi d'exprimer toute ma sympathie envers votre conjoint et vous-même face à cette épreuve. Comprendre les options d'indemnisation dans une situation aussi complexe et difficile est crucial. Bien que vous n'ayez pas souscrit d'assurance Garantie des Accidents de la Vie (GAV), il y a plusieurs éléments à considérer pour évaluer votre éligibilité à une potentielle indemnisation :
- Examen du Contrat d'Assurance : effectivement, seul un contrat de type GAV, c'est à dire une assurance individuelle, peut couvrir ce type d'accident seul.
- Recours à la Solidarité Nationale : La Sécurité sociale et la MDPH fournissent une aide pour les personnes handicapées, mais il est vrai que cette aide peut être insuffisante. Cependant, il est important de s'assurer que toutes les aides disponibles ont bien été demandées, y compris les aides spécifiques pour l'aménagement du logement, le véhicule, et l'assistance quotidienne.
Question 2 Accident de vélo seul et alcoolémie
Suite à un accident de vélo survenu durant la nuit, où j'ai perdu le contrôle de mon vélo et chuté, causant une perte de connaissance et des blessures significatives, je me trouve dans une situation compliquée avec mon assurance. Après avoir consommé deux bières lors d'un repas, j'ai eu un accident en rentrant. Aucun examen sanguin ni test d'alcoolémie n'a été effectué à l'hôpital, mais il a été noté que j'étais en état de légère ébriété basé uniquement sur ma déclaration. Mon assurance prévoyance stipule une exclusion de couverture en cas d'accident sous l'empire de l'alcool. Puis-je craindre un refus d'indemnisation basé sur les conclusions hospitalières, et si oui, quels recours ai-je?
Réponse de l'avocat :
Votre situation nécessite une analyse détaillée des faits et des dispositions contractuelles de votre assurance. Voici quelques éléments de réponse et actions possibles :
- Analyse des conclusions médicales : Il est important de souligner que l'absence de tests confirmant votre état d'ébriété joue en votre faveur. L'alcoolémie ne peut être légalement attestée sans des preuves concrètes comme un test sanguin ou un éthylotest. Les mentions de légère ébriété basées uniquement sur votre déclaration ne devraient pas constituer une preuve suffisante pour appliquer une clause d'exclusion de votre assurance.
- Consultation juridique détaillée : Il serait prudent de consulter un avocat en droit des assurances pour examiner précisément le libellé de votre contrat et la manière dont les exclusions pour ébriété sont formulées et interprétées juridiquement. Cela est crucial pour déterminer si l'assurance peut légitimement refuser de vous indemniser.
- Contestation d'une décision de refus : Si votre assurance refuse de vous indemniser sur la base de cet incident, vous avez le droit de contester cette décision. Vous pouvez demander une réévaluation de votre dossier et, si nécessaire, faire appel à la médiation de l'assurance ou porter l'affaire devant les tribunaux pour faire valoir vos droits.
- Recueil de preuves supplémentaires : Il serait utile de rassembler toute documentation ou témoignage supplémentaire qui pourrait aider à prouver que votre capacité à conduire n'était pas significativement affectée, notamment le faible nombre de bières consommées et le fait que vous ayez mangé, ce qui peut influencer l'absorption de l'alcool.
- Expertise médicale indépendante : Si possible, obtenir une expertise médicale indépendante pourrait aussi aider à prouver que vos blessures nécessitent une indemnisation, indépendamment des allégations concernant votre état d'ébriété.
