Abdominoplastie

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Abdominoplastie & infection : les 3 questions les plus posées

Chirurgie esthétiqueAbdominoplastie InfectionNosocomiale Responsabilité médicaleCCI ONIAMDintilhac
1) Infection après abdominoplastie : qui peut indemniser ?
Selon l’origine et la prise en charge, plusieurs acteurs peuvent intervenir :

Établissement de santé (clinique/hôpital) : en cas d’infection nosocomiale, sa responsabilité est souvent engagée (sauf cause étrangère). Indemnisation via son assureur RC.
Chirurgien/anesthésiste : si une faute est retenue (manquement aux règles de l’art, information préopératoire insuffisante, défaut d’asepsie prouvé…).
Fabricant/dispositif (fils, drains, maillage) : si défaut de produit avéré → action en responsabilité du fait des produits défectueux.
ONIAM / CCI : si l’infection relève d’un aléa thérapeutique ou d’une infection nosocomiale grave selon critères de gravité (appréciés par expertise).

À noter : en chirurgie esthétique, l’obligation d’information est renforcée (risques, alternatives, cicatrices). Le non-respect peut ouvrir droit à indemnisation (préjudice d’impréparation).
2) Quelles preuves & démarches pour faire valoir vos droits (et obtenir une provision) ?
Dossier médical : demandez l’intégralité (opératoire, prescriptions, soins, résultats de cultures/antibiogrammes, courbes de température) — droit d’accès patient.
Suivi : CMI, comptes rendus, photos de la plaie, pansements, réinterventions, hospitalisations, traitements (ATB).
Retentissement : arrêts de travail, pertes de gains, aide humaine, frais (déplacements, pansements, soins d’infirmier·e), achats spécifiques (ceinture, vêtements larges).
Démarches : mise en cause amiable (LRAR) de la clinique et/ou du chirurgien, saisine de la CCI (ex-CRCI) pour expertise gratuite, selon le cas ONIAM ; en parallèle, demande de provision chiffrée avec pièces.
Expertise : amiable contradictoire ou judiciaire ; vous pouvez être assisté d’un avocat et d’un médecin de victimes pour défendre vos intérêts.

Checklist envoi : lettre LRAR + résumé chronologique, copies des preuves (cultures, photos datées), justificatifs de frais & pertes de gains, demande de provision (montant justifié) et de désignation d’expert.
3) Comment est calculée l’indemnisation ? (nomenclature Dintilhac & spécificités esthétique)
Réparation intégrale poste par poste après expertise :
Extra-patrimonial : souffrances endurées (0/7), DFP/AIPP, préjudice esthétique (cicatrices, irrégularités, nécrose), agrément (sport, intimité), moral, parfois d’établissement & sexuel.
Patrimonial : dépenses de santé actuelles et futures (soins locaux, ATB, réintervention, chirurgie réparatrice), frais divers (pansements, vêtements, déplacements), aide humaine, pertes de gains (avant/après consolidation), incidence pro.

Focus esthétique : prévoir les soins/retouches (cicatrisation dirigée, lipofilling, reprise cicatricielle), suivi psy si retentissement sur l’image corporelle, et la prise en charge des appareillages (ceinture abdominale, pansements prolongés).
Pratique : conservez des photos avant/après à étapes régulières. Évitez de transiger avant stabilisation des lésions (cicatrice “mûre”).

Essentiel : infection post-abdominoplastie = dossier médical complet, expertise pour trancher faute/aléa/nosocomiale, demande de provision, puis indemnisation Dintilhac (avec forte composante esthétique et retentissement).

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Abdominoplastie et infection : prise en charge, responsabilités et indemnisation

Après une abdominoplastie (plastie abdominale), une infection du site opératoire peut survenir : rougeur, douleur, fièvre, écoulement, désunion de cicatrice. Au-delà des soins, il faut sécuriser la preuve médicale et, le cas échéant, organiser une indemnisation si l’infection est nosocomiale ou liée à une faute (prise en charge tardive, défaut d’asepsie, matériel).

1) Comprendre l’infection post-opératoire

  • Superficielle : peau/sous-cutané, suintements, douleur locale.
  • Profonde : collection, nécrose du lambeau, atteinte fascia/ombilic.
  • Germes fréquents : staphylocoques, streptocoques, bacilles Gram-négatifs.

2) Signes d’alerte & conduite à tenir

  • Fièvre > 38°C, frissons, douleur croissante, rougeur diffuse, écoulement purulent.
  • Consulter immédiatement le chirurgien/urgences ; ne pas retirer soi-même les pansements profonds.
  • Photographier l’évolution (jour J, J+2, J+5…) pour documenter le dossier.

3) Examens & traitements

  • Prélèvements bactériologiques (écouvillon/aspiration) avec antibiogramme.
  • Antibiothérapie adaptée, soins locaux, éventuel drainage ou réintervention (parage, reprise de suture).
  • Surveillance du pansement, glycémie (si diabète), douleur, cicatrisation.

4) Nosocomiale, faute ou aléa : qui est responsable ?

  • Infection nosocomiale (acquise lors de la prise en charge) : la clinique/hôpital est en principe tenu d’indemniser sauf cause étrangère.
  • Faute prouvée : manquement à l’asepsie, retard de diagnostic/traitement, défaut d’information pré-opératoire.
  • Aléa/complication sans faute : possible prise en charge par un organisme d’indemnisation si gravité/anormalité suffisantes (seuils de séquelles).

5) Preuves indispensables à réunir

  • Dossier médical complet : consentement, check-list d’asepsie, compte-rendu opératoire, prescriptions, suivi infirmier.
  • Prélèvements et antibiogrammes, comptes-rendus d’urgences, d’hospitalisation, de réintervention.
  • Photos datées de la plaie et journal des symptômes (fièvre, douleurs, soins).
  • Factures (soins, pansements, transports), arrêts de travail, pertes de revenus.

6) Parcours indemnitaire

  • Plainte/recours amiable auprès de l’établissement et de son assureur (déclaration circonstanciée, pièces).
  • Saisine d’une commission spécialisée d’indemnisation/conciliation (dossier gratuit, expertise médicale).
  • À défaut d’accord : expertise judiciaire et action en responsabilité.

7) Évaluation médico-légale

  • Avant consolidation : frais de santé, déficit fonctionnel temporaire (DFT), souffrances endurées (SE/7), frais divers, pertes de gains.
  • Après consolidation : déficit fonctionnel permanent (DFP %), préjudice esthétique (cicatrices, ombilic), agrément, incidence professionnelle, soins futurs (retouches, lasers), aide humaine si besoin.
  • Points clés : désunions cicatricielles, nécrose de lambeau, réinterventions, retentissement psychologique (image corporelle).

8) Délais & stratégie

  • Agir vite pour les soins et la conservation des preuves (prélèvements, photos, dossier).
  • Les délais de prescription varient selon le régime (souvent appréciés à compter de la consolidation) : n’attendez pas.
  • Demandez des provisions (avances) si les dépenses/arrêts de travail s’accumulent.

9) Modèles brefs de courriers

« Objet : Déclaration d’infection post-opératoire – Abdominoplastie du [date].
Je vous déclare une infection du site opératoire apparue le [date], confirmée par prélèvement (germes : [..]). Merci d’ouvrir un dossier corporel et de verser une provision (frais/arrêts). Pièces jointes : CR opératoire, suivis, antibiogrammes, photos, arrêts, justificatifs de frais. »

« Objet : Demande d’expertise/indemnisation – Infection nosocomiale présumée.
À la suite d’une abdominoplastie le [date], j’ai présenté une infection documentée (prélèvements/antibiogrammes). Vous trouverez mon dossier médical complet. Je sollicite une expertise et l’indemnisation de mes préjudices (SE, DFT, DFP, esthétique, pertes de gains, soins futurs). »

10) Cas pratique

Abdominoplastie avec diastasis. J+6 : fièvre 38,7°C, écoulement. Écho : collection sous-cutanée → drainage + ATB ciblée (S. aureus). Deux reprises de suture, cicatrice élargie et ombilic rétracté. Arrêt 5 sem., 14 séances de pansements. À la consolidation : SE 4/7, DFP 5 %, préjudice esthétique 3/7, soins futurs (retouche cicatricielle) retenus. Accord amiable avec l’assureur de la clinique après expertise contradictoire et versement de provisions.

Conclusion

En cas d’infection après abdominoplastie, vos priorités : soins rapides, prélèvements documentés, récupération du dossier et expertise. Selon les circonstances (nosocomiale, faute, aléa), engagez la procédure d’indemnisation, chiffrée poste par poste (SE, DFT, DFP, esthétique, pertes de gains, soins futurs). Demandez des provisions et n’acceptez pas d’offre avant consolidation ou sans prise en compte des retouches esthétiques nécessaires.

💡 Astuce : réclamez votre dossier médical complet (opératoire, soins, prélèvements) et faites-vous assister par un médecin-conseil de victimes et un avocat en dommage corporel.

Abdominoplastie et infection

Je me suis fait opérer pour une abdominoplastie dans un hôpital. Le jour de ma sortie, j’ai dû y retourner en urgence pour une seconde opération à cause d’un hématome. Durant mon hospitalisation, je me suis plainte de douleurs au niveau du boîtier de mon anneau gastrique. Le médecin m’a prescrit des antibiotiques et je suis rentrée chez moi. Un mois plus tard, j’ai eu de grosses douleurs à l’estomac et suis partie aux urgences où on m’a expliqué que l’anneau était infecté et devait être retiré en urgence. J’ai donc été opérée une troisième fois dans le même hôpital. Pendant cette opération, mon poumon gauche a été touché, causant un épanchement pleural. Mon poumon écrasait mon cœur depuis une semaine et aucun médecin n’a écouté mes plaintes. Cela a été découvert le jour prévu de ma sortie car ma saturation n’était pas bonne. J’ai donc été en soins intensifs. Au total, j’ai été en arrêt pendant six mois entre la première intervention et ma reprise. J’ai vraiment été victime de négligence médicale et de manque d’écoute des médecins. Merci d’avance pour votre retour concernant la démarche à suivre.

Réponse de l'avocat

Je suis désolé d’apprendre les complications et les négligences médicales que vous avez subies. Votre situation nécessite une attention particulière et il est crucial que vos droits soient respectés. Voici les démarches que je vous propose de suivre pour obtenir réparation.

Étapes à Suivre :

  1. Rassemblement des Documents Médicaux :
    • Rassemblez tous les documents relatifs à vos opérations : rapports chirurgicaux, résultats d'examens, ordonnances, et toute correspondance avec l’hôpital.
  2. Consultation d’un Médecin Expert :
    • Il est essentiel de consulter un médecin expert indépendant si besoin pour évaluer les séquelles et déterminer si les complications sont dues à une faute médicale ou à une infection nosocomiale.
  3. Saisine de la CRCI (Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux) :

Notre Intervention :

  1. Évaluation et Conseil :
    • Nous analyserons votre dossier médical et les rapports d’expertise pour déterminer la meilleure stratégie à adopter. Nous vous conseillerons sur les démarches à suivre pour maximiser vos chances d'obtenir une indemnisation.
  2. Préparation et Dépôt du Dossier CRCI :
    • Nous nous occuperons de la rédaction et du dépôt de votre dossier auprès de la CRCI. Cela inclut la collecte de toutes les preuves nécessaires et la rédaction des arguments juridiques pour soutenir votre demande.
  3. Représentation et Suivi :
    • Nous vous représenterons lors des expertises médicales et des auditions avec la CRCI. Nous nous assurerons que vos droits soient respectés et que votre préjudice soit correctement évalué.
  4. Négociation et Indemnisation :
    • En cas de reconnaissance d’erreur médicale ou d’infection nosocomiale par la CRCI, nous négocierons avec les assureurs pour obtenir une indemnisation couvrant tous vos préjudices (douleurs, invalidité, perte de qualité de vie, etc.).