Décès non responsable accident de la route

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

Profitez d'un rendez-vous gratuit pour recevoir un avis sur votre situation et une proposition d'intervention. Cliquez sur l'image pour en savoir plus.

❓ Décès non responsable : accident de la route — les 3 questions les plus posées

Loi BadinterAyants droit Préjudice d’affectionPréjudice économique FGAOProvision
1) Décès non responsable : qui indemnise les proches et sur quel fondement ?
Lorsque la victime décédée n’a commis aucune faute et qu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué, la loi Badinter s’applique :
• Les ayants droit (conjoint/partenaire, enfants, parents…) sont indemnisés pour leurs préjudices personnels ;
• La succession est indemnisée pour les préjudices subis par le défunt entre l’accident et le décès.

L’indemnisation provient de l’assureur du responsable. Si l’auteur est inconnu ou non assuré, saisine du FGAO. Les passagers sont indemnisables en toute hypothèse.
Principe : réparation intégrale — aucune perte pour les proches, sans profit injustifié.
2) Quelles démarches, preuves et délais pour obtenir vite une provision ?
• Retirer le PV police/gendarmerie (causes, témoins, alcoolémie, vitesses).
• Déclarer le sinistre à l’assureur responsable (et au vôtre pour défense-recours/garanties privées).
• Rassembler : acte de décès, livret de famille/Pacs, revenus du foyer (fiches de paie, avis d’imposition, bilans/CA), charges, factures d’obsèques, décomptes CPAM/mutuelle.
• Demander une provision (acompte) pour obsèques/charges ; en cas de blocage : référé-provision et/ou expertise judiciaire indépendante.

Délais Badinter : offre sous 8 mois après l’accident ; offre définitive sous 5 mois après la consolidation. En cas de retard, intérêts majorés jusqu’au paiement.
Plus : constitution de partie civile utile pour accéder au dossier pénal et solliciter une provision judiciaire.
3) Quels postes d’indemnisation chiffrer (méthode Dintilhac) et points sensibles ?
Succession (préjudices du défunt) : souffrances endurées, éventuelle angoisse de mort imminente, dépenses de santé, pertes de revenus jusqu’au décès.

Proches (victimes par ricochet) :
Préjudice d’affection ; préjudice d’accompagnement ;
Préjudice économique (perte de ressources du foyer, charges fixes) — chiffrage par capitalisation ou rente, en intégrant salaires, primes, indépendants (bénéfices/CA), pensions et carrières interrompues ;
Frais d’obsèques et frais divers (déplacements, démarches, garde d’enfants).

Points sensibles : prouver l’absence de faute du défunt, reconstituer le budget du foyer (avant/après), intégrer les besoins futurs (études des enfants, aide humaine), vérifier l’imputation des tiers payeurs (CPAM, mutuelles).
Bon réflexe : n’acceptez pas d’offre définitive avant un chiffrage complet & contradictoire ; faites-vous assister par un médecin-conseil de victimes et un avocat.

Essentiel : décès non responsable = indemnisation par l’assureur fautif (ou FGAO), provision rapide, puis chiffrage Dintilhac exhaustif (succession + proches) avant toute transaction.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Décès non responsable dans un accident de la route : droits des proches et démarches d’indemnisation

Lorsqu’un proche décède dans un accident de la route sans aucune faute de sa part (piéton, cycliste, passager, ou conducteur non fautif), le régime protecteur des victimes permet une réparation intégrale. Voici, étape par étape, comment faire valoir vos droits d’ayants droit et sécuriser l’indemnisation.

1) Qui est « non responsable » ?

Est considéré non responsable le défunt lorsqu’aucune faute de conduite ne lui est imputable (victime non conductrice ou conducteur respectant le code). Les proches bénéficient alors d’une protection renforcée pour l’indemnisation de leurs préjudices.

2) Réflexes immédiats après le drame

  • Obtenir l’acte de décès, le procès-verbal (police/gendarmerie) et les coordonnées de témoins.
  • Prévenir l’assureur (du véhicule en cause et/ou du défunt) et déclarer le sinistre par écrit.
  • Conserver toutes les pièces économiques (revenus, charges, factures d’obsèques) et d’état civil.

3) Enquête et responsabilités

Une enquête pénale détermine les causes (alcool, vitesse, refus de priorité…). Les proches peuvent déposer plainte et se constituer partie civile pour accéder au dossier et faire valoir leurs droits civils à indemnisation.

4) Assureur compétent et fonds d’indemnisation

  • Assureur du responsable : interlocuteur principal pour l’indemnisation des proches.
  • Auteur non assuré ou non identifié : saisine possible d’un fonds d’indemnisation selon les cas.
  • Demandez l’ouverture d’un dossier corporel décès et des provisions rapides.

5) Qui peut être indemnisé ?

  • Ayants droit : conjoint/partenaire, enfants, ascendants, parfois frères/sœurs (lien affectif prouvé).
  • Succession du défunt : préjudices entre l’accident et le décès (souffrances, DFT, frais médicaux).

6) Postes de préjudice indemnisables

  • Proches : préjudice d’affection, frais d’obsèques, perte de revenus du foyer (rente/capital), incidence économique, réorganisation (garde d’enfants, aide).
  • Victime (avant décès) : souffrances endurées, déficit fonctionnel temporaire, frais médicaux.

7) Délais et offres (provisionnelle / définitive)

L’assureur doit formuler rapidement une offre provisionnelle (pour obsèques et charges urgentes), puis une offre définitive après réception du dossier complet et des éléments médicaux. En cas de retard ou d’offre insuffisante, sollicitez des intérêts majorés et relancez par écrit.

8) Dossier à réunir pour chiffrer la perte économique

  • Revenus du défunt (salaires, bilans, prestations), part consacrée au foyer, charges (logement, prêts, garde d’enfants).
  • Âge des bénéficiaires et durée du soutien (enfants mineurs/étudiants).
  • Choix rente ou capital (taux de capitalisation).

9) Négociation, contestation et justice

  • Exigez une décomposition poste par poste de l’offre et vérifiez les bases de calcul.
  • Contestez toute offre manifestement insuffisante (aide humaine, pertes futures, agrément, etc.).
  • À défaut d’accord : référé pour provisions, expertise judiciaire, jugement au tribunal judiciaire.

10) Modèle bref de courrier (provisions et offre détaillée)

« Nous déclarons le décès non responsable de [Nom] survenu le [date] dans un accident de la route. Merci d’ouvrir un dossier corporel décès et de verser une provision destinée aux frais d’obsèques et aux charges du foyer. Vous trouverez ci-joint l’acte de décès, les premières pièces économiques et l’état civil des ayants droit. Nous sollicitons une offre détaillée poste par poste (affection, pertes de revenus, incidence économique, frais). »

Conclusion

En cas de décès non responsable, l’indemnisation des proches doit couvrir à la fois la douleur morale et la perte économique du foyer, ainsi que les préjudices subis par la victime avant son décès. Rassemblez des preuves complètes, demandez des provisions, analysez chaque poste de préjudice et, si nécessaire, engagez une contre-expertise ou une action en justice pour obtenir une réparation intégrale.

💡 Besoin d’aide ? Faites-vous assister par un avocat en dommage corporel pour chiffrer la perte de revenus du foyer et sécuriser les droits des enfants.

Accident route mortel

Mon fils est tragiquement décédé dans un accident de voiture. Le conducteur impliqué présentait plusieurs facteurs aggravants, dont la consommation d'alcool et de cocaïne, mais l'enquête a été entravée : preuves disparues, pas de prise de sang effectuée, véhicule non saisi et nettoyé par la famille de l'autre partie avant toute expertise. De plus, l'affaire semble être mal gérée par les autorités, avec des preuves médicales non incluses au procès et des anomalies dans le traitement de l'affaire. Je me sens impuissante face à une justice qui ne semble pas prendre en compte tous les éléments. Mon avocat actuel ne semble pas avancer, et je suis en attente de jugement. Est-il possible de demander la réouverture du dossier avec les nouvelles preuves que j'ai obtenues ?

Réponse de l'avocat :

Je suis sincèrement désolé pour la perte de votre fils et les circonstances particulièrement difficiles que vous décrivez. Face à cette situation complexe et aux irrégularités que vous mentionnez, il est crucial d'agir rapidement pour assurer que justice soit faite. En premier lieu, compte tenu des anomalies dans la gestion des preuves et des potentielles influences sur l'enquête, il serait approprié de revoir la stratégie légale avec un nouvel avocat en droit pénal et en cas de fautes graves de procédure. La réouverture du dossier pourrait être envisagée si de nouvelles preuves substantielles, comme le dossier médical que vous avez reçu, apportent un éclairage différent sur les faits ou révèlent des négligences dans l'enquête préliminaire. La loi Badinter sur l'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation pourrait également servir de cadre pour réclamer une indemnisation pour les préjudices subis, bien que la situation présente dépasse les questions de simple indemnisation. Il est impératif de documenter toutes les irrégularités et de les présenter à un avocat compétent qui pourrait intervenir efficacement, y compris en saisissant des instances supérieures de surveillance judiciaire si nécessaire. Ce professionnel du droit pourrait également demander à ce que les preuves soient réexaminées ou que l'affaire soit jugée dans un autre tribunal si l'impartialité est remise en question. N'hésitez pas à chercher un second avis juridique si vous ressentez que votre avocat actuel ne répond pas adéquatement à vos besoins. La recherche de la vérité et la lutte pour la justice dans le cas de votre fils exigent une représentation légale ferme et proactive.