Greffe de gencive ratée

 

« Un avocat de confiance est un phare qui apporte la lumière et aide à garder le bon cap », Maître Michel Lamy, ancien Bâtonnier de Rouen 

Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière de faute médicale et d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.

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Greffe de gencive ratée : recours, preuves & indemnisation

Chirurgie dentaireParodontologie Greffe gingivaleErreur médicale Infection / aléaCCI ONIAMIndemnisation
1) Quand une greffe de gencive « ratée » engage-t-elle la responsabilité du praticien ?
• Responsabilité possible en cas de manquement aux règles de l’art : mauvaise indication (greffe inutile/inadaptée), technique défaillante (prélèvement/positionnement/sutures), asepsie insuffisante, suivi post-opératoire défaillant, information/consentement incomplets.
• Échecs possibles sans faute (aléa) : nécrose du greffon, mauvaise prise malgré soins conformes, tabagisme/vascularisation défavorables, biotype fin
• Si infection post-opératoire documentée : examen d’une infection nosocomiale (selon contexte) ou d’un manquement aux protocoles d’asepsie.
L’expertise dentaire/parodontale distingue faute, aléa ou infection et oriente la voie d’indemnisation (assureur ou ONIAM).
2) Quels réflexes et documents rassembler ?
• Demandez votre dossier dentaire complet : devis et consentement, radios (retro-alvéolaires/CBCT), photos, compte-rendu opératoire, prescriptions, consignes écrites, RDV de contrôle.
• Faites établir un certificat médical décrivant douleurs, infections, rétractions, troubles esthétiques/phonation/déglutition.
• Conservez toutes les pièces : factures, arrêts de travail, soins correctifs, photos avant/après et témoignages.
Évitez de refaire une intervention lourde avant d’avoir figé la preuve (photos, radios) ou organisé une expertise contradictoire.
3) Quelles voies de recours (assureur, CCI, ONIAM, tribunal) ?
Faute médicale (indication/technique/suivi, défaut d’info) → indemnisation par l’assureur du chirurgien-dentiste/clinique (amiable ou judiciaire).
Aléa thérapeutique ou infection nosocomiale graveCCI (procédure amiable) qui peut orienter vers l’ONIAM si les critères de gravité sont atteints.
• Possibilité d’un référé-expertise judiciaire pour préserver rapidement les preuves et obtenir des provisions.
Le choix dépend des preuves et de la gravité : l’avocat bâtit la stratégie la plus rapide et la mieux indemnisée.
4) Comment se calcule l’indemnisation ?
• Base : expertise dentaire (parodontologie/chirurgie orale) qui fixe consolidation, séquelles (défaut de gencive attachée, récession, hypersensibilité, douleurs, atteinte esthétique/fonctionnelle) et besoins en soins futurs (greffe de reprise, implants, prothèses).
• Chiffrage selon la nomenclature Dintilhac :
  • Patrimoniaux : soins restés à charge/à venir, pertes de revenus, frais divers (déplacements, arrêts), éventuels aménagements (alimentation, orthèses).
  • Extrapatrimoniaux : souffrances endurées, déficit fonctionnel, préjudice esthétique (sourire, récession visible), d’agrément (alimentation/sport), moral.
• Les soins correctifs (re-greffe, greffon conjonctif, allogreffe, PRF, implant/prothèse) doivent être budgétisés et intégrés.
Des provisions peuvent être obtenues rapidement pour financer les soins de reprise.
5) Délais & conseils pratiques pour maximiser votre dossier
• Agissez vite : demande de dossier, photos/vidéos datées, radios, avis d’un expert indépendant (parodontologue/OMF).
Tabac, hygiène, bruxisme : documentez votre observance (consignes suivies) pour écarter les arguments d’imputabilité partielle.
• Ne signez aucune transaction sans avis : elle est définitive. Préférez provisions puis solde après consolidation.
• Pensez à vos garanties : protection juridique, mutuelle, prévoyance ; elles peuvent prendre en charge expertises et soins.
Un avocat en dommage corporel et un médecin-conseil de victimes sécurisent l’expertise et la réparation intégrale.

Essentiel : après une greffe gingivale ratée, l’expertise distingue faute, aléa ou infection. Selon le cas, l’indemnisation passe par l’assureur du praticien ou par l’ONIAM (via la CCI), avec un chiffrage poste par poste (Dintilhac).

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel (barreau de Paris).

Greffe de gencive ratée & indemnisation — Quels recours ?

Suites défavorables après une greffe gingivale (recul gingival persistant, nécrose du greffon, exposition de racine/implant, douleurs, infection, troubles esthétiques ou fonctionnels) : qui peut être responsable et comment être indemnisé ? En France, la responsabilité peut résulter d’une faute (indication inadaptée, geste non conforme aux règles de l’art, défaut d’asepsie, suivi insuffisant), d’un défaut d’information (risques, alternatives), d’une infection nosocomiale, d’un aléa thérapeutique (sans faute) ou d’un produit/dispositif défectueux (membrane, biomatériau, sutures). L’indemnisation passe par l’assureur RCP du chirurgien-dentiste/du parodontiste ou par l’ONIAM via la CCI selon les cas.

1) Cas de figure & interlocuteur compétent

  • 🦷 Faute technique (préparation du lit receveur, tension des lambeaux, suture, choix de technique/allogreffe) : mise en cause du praticien et de son assureur RCP (tribunal judiciaire).
  • 📋 Défaut d’information/consentement : indemnisation d’une perte de chance si les risques fréquents/graves, alternatives (greffe conjonctive, tunnel, membrane) ou limites esthétiques n’ont pas été expliqués.
  • 🦠 Infection post-opératoire (abcès, cellulite, suppuration) : responsabilité de l’établissement en cas de soins en clinique/cabinet selon les circonstances ; possible ONIAM si gravité/critères remplis.
  • 🧪 Dispositif/biomatériau défectueux (membrane résorbable, substitut osseux, fil) : responsabilité du fabricant et/ou du fournisseur (produit défectueux) ; expertise biomatériaux nécessaire.
  • 🧍 Aléa thérapeutique (échec sans faute prouvée malgré soins conformes) : saisine CCIONIAM possible si gravité suffisante.
  • 🧑‍⚖️ Infractions exceptionnelles (ex. : exercice illégal, falsification) : plainte pénale + action civile.

2) Démarches immédiates (check-list)

  • 📁 Demandez par LRAR la copie intégrale du dossier dentaire (bilan paro, photos, radios/CBCT, traçabilité des biomatériaux, consentement, compte-rendu opératoire, ordonnances, suivi).
  • 🏥 Consultez rapidement un OMF/parodontiste tiers pour un CMI détaillant lésions, soins requis et pronostic.
  • 🧑‍⚕️ Faites-vous assister d’un médecin-dentiste conseil de victimes avant toute expertise amiable/judiciaire.
  • 📸 Conservez photos (pré-/post-op), radiographies, factures, devis, échanges écrits, recommandations post-op, attestations.
  • 📝 Adressez une mise en cause au praticien (et son assureur RCP) ; saisissez la CCI pour expertise gratuite si besoin (ONIAM/RCP).
  • 🧬 En cas de biomatériau en cause : demandez la conservation de tout échantillon/lot et des étiquettes de traçabilité.

3) Vos assurances mobilisables

  • 🛡️ GAV / Individuelle accidents : indemnités contractuelles (capital/rente) selon DFP.
  • 💊 Mutuelle : prise en charge des soins correctifs non remboursés (dans les limites de garanties).
  • ⚖️ Protection juridique : prise en charge d’expert et d’avocat.
  • 🏦 Prévoyance : IJ, capital, assistance si arrêt de travail/retentissement pro.

4) ONIAM & fonds : dans quels cas ?

  • ONIAM (via CCI) : pour un accident médical non fautif d’une certaine gravité ou une infection nosocomiale grave, ou en cas d’insolvabilité de l’assureur RCP.
  • Produit défectueux : ONIAM peut intervenir à titre subsidiaire puis se retourner contre le fabricant.
  • FGTI/FGAO : non concernés sauf infraction volontaire (FGTI). Les litiges médicaux ne relèvent pas du FGAO.

5) Indemnisation des préjudices (méthode Dintilhac)

  1. Expertise odontologique contradictoire (état antérieur paro, indication, technique employée, hygiène/asepsie, suivi, pertes tissulaires, douleurs, défaut d’occlusion/phonation/esthétique).
  2. Droit à indemnisation : faute, perte de chance (information), infection nosocomiale, aléa (ONIAM), produit défectueux.
  3. Chiffrage poste par poste : souffrances endurées, préjudice esthétique (sourire/gingival), DFT, DFP %, pertes de gains, frais de soins correctifs (greffe de reprise, implant/prothèse), préjudice d’agrément, moral.
  4. Provisions si l’obligation d’indemniser n’est pas sérieusement contestable.

6) Points d’attention pratiques

  • 🕒 Prescriptions : surveillez les délais (civile/CCI). La saisine CCI interrompt souvent la prescription.
  • 🧾 Exigez les consentements signés, traçabilité (lot, DLU, fabricant), protocoles d’asepsie, photos per-op.
  • 🔁 Ne faites pas de réparation définitive avant d’avoir documenté l’échec (photos, radios, rapport tiers).
  • 💬 Évitez toute transaction prématurée sans avis médical/juridique indépendant.
  • 🪥 L’observance post-op (arrêt tabac, hygiène, bains de bouche) sera examinée : conservez les preuves de suivi.

7) Pièces utiles à réunir

  • Dossier dentaire : anamnèse, bilans parodontaux, radios/CBCT, photos, traçabilité biomatériaux (étiquettes), compte-rendu opératoire, prescriptions, rendez-vous de contrôle.
  • Preuves : photos avant/après, devis/factures, échanges mails/SMS, attestations.
  • Médical : CMI, comptes rendus de spécialistes, imagerie, ordonnances, rééducation/fonctionnel.
  • Financier : devis de reprise, frais de déplacement, arrêts de travail, pertes de revenus.
  • Assurances : contrats GAV/PJ, correspondances assureurs.

À retenir : Faute ou défaut d’information = RCP du praticien ; infection nosocomiale ou aléa grave = ONIAM (via CCI) ; dispositif/biomatériau défectueux = fabricant. Une expertise dentaire rigoureuse et un dossier complet sont essentiels pour une réparation intégrale.

Greffe de gencive ratée : Quel recours ?

Résumé de la réponse à la question

  • Identification de la faute : Déterminer si la procédure a été réalisée avec négligence ou si le standard de soin attendu n'a pas été respecté.
  • Collecte de preuves : Rassembler toutes les preuves médicales, photos avant et après, ainsi que les rapports d'experts.
  • Consultation avec un spécialiste : Obtenir une évaluation indépendante pour confirmer les dommages et l'impact de la greffe ratée.
  • Exploration des voies de recours : Considérer une résolution à l'amiable avec le praticien ou l'établissement, ou engager une procédure judiciaire.
  • Indemnisation potentielle : L'indemnisation peut inclure les frais de traitements correctifs, le préjudice moral, et d'autres formes de dommages.

Une greffe de gencive est une procédure dentaire qui vise à traiter la récession gingivale, une condition où la ligne des gencives se rétracte, exposant davantage la dent et sa racine. Cette exposition peut conduire à une sensibilité dentaire, à des caries radiculaires, et à un risque accru de perte de dent. La greffe consiste à prélever du tissu, souvent du palais du patient ou d'un matériau biocompatible, et à l'attacher à la zone affectée pour encourager la régénération de la gencive, couvrir les racines exposées, et restaurer la santé gingivale. L'objectif est de protéger les dents des dommages ultérieurs et d'améliorer l'esthétique du sourire.

Dans quels cas une greffe de gencive est-elle considérée comme ratée et pourquoi ?

Une greffe de gencive peut être considérée comme ratée pour plusieurs raisons. Les échecs sont souvent dus à une infection post-opératoire, à une mauvaise prise du greffon, ou à une cicatrisation insuffisante du tissu transplanté. L'infection peut survenir si les soins post-opératoires ne sont pas correctement suivis ou en raison de la présence de bactéries dans la zone opérée. Une mauvaise prise du greffon peut résulter d'un mouvement excessif de la zone greffée pendant le processus de cicatrisation ou d'une incompatibilité entre le tissu greffé et le site receveur. D'autres facteurs comme le tabagisme, une hygiène bucco-dentaire inadéquate, ou des maladies systémiques peuvent également compromettre le succès de la greffe. Identifier la cause spécifique de l'échec est crucial pour déterminer le meilleur cours d'action pour rectifier ou traiter la situation.

Identifier la faute

Il est essentiel de déterminer si l'échec de la greffe est dû à une faute du dentiste, comme une mauvaise évaluation du cas ou une technique inappropriée.

Documentation et preuves

Les victimes doivent collecter toutes les preuves possibles, y compris les documents médicaux et les photographies, pour soutenir leur cas.

Consultation avec un expert

Une évaluation par un expert en parodontie peut aider à confirmer les dommages subis et à établir un lien de causalité avec la procédure.

Voies de recours

Les patients ont le choix entre rechercher une indemnisation à l'amiable ou engager une action en justice pour obtenir réparation.

Conclusion

Comprendre les recours disponibles est essentiel pour les victimes d'une greffe de gencive ratée. Il est important d'agir rapidement et de se faire accompagner par un professionnel pour défendre efficacement ses droits.

Notre cabinet d'avocats dans le droit médical est prêt à vous assister dans votre démarche d'indemnisation suite à une greffe de gencive ratée. Nous offrons un accompagnement personnalisé pour vous aider à obtenir la réparation que vous méritez.
Questions de victimes

Questions de victimes suite à une greffe ratée de la gencive

"La greffe de gencive que j'ai subie il y a trois mois semble avoir complètement échoué, et je souffre maintenant d'une sensibilité accrue. Quels sont mes premiers pas vers un recours ?"

  • Il est recommandé de consulter un spécialiste pour évaluer les dommages et de contacter un avocat en droit médical pour discuter de vos options.

"Combien de temps après la greffe ratée ai-je pour entamer une procédure judiciaire ?"

  • Les délais varient selon les juridictions. Un avocat pourra vous informer des délais spécifiques et vous aider à préparer votre dossier.

"Mon dentiste reconnaît l'échec de la greffe mais n'offre pas de solution satisfaisante. Que puis-je faire ?"

  • Dans ce cas, il est judicieux de chercher l'avis d'un avocat pour évaluer la situation et envisager des actions légales pour obtenir une compensation adéquate.

"Quel type de compensation puis-je espérer après une greffe de gencive ratée ?"