
Maître Morin vous présente ses domaines d’intervention en matière d’accident de la route. Il reste à votre disposition si vous avez des questions particulières. N’hésitez pas à le contacter via la messagerie.
❓ Conduite sous l’emprise de stupéfiants — risques, procédure, assurance & modèles utiles
1) Quels sont les risques juridiques si je conduis sous stupéfiants ?
• En récidive ou en cas de cumul alcool + stupéfiants : sanctions alourdies (peine de prison possible).
• En cas d’accident corporel : qualification aggravée (blessures/homicide involontaires), dommages-intérêts aux victimes, et conséquences d’assurance plus sévères.
2) Comment se déroule la procédure (contrôle & analyses) ?
• Rétention immédiate (jusqu’à 72 h) puis possible suspension préfectorale du permis en attendant l’issue pénale.
• Droits : vous pouvez contester (vice de procédure, chaîne de conservation, délais d’analyse), demander une contre-expertise toxicologique et être assisté d’un avocat dès la garde à vue/audition.
3) Quelles conséquences côté assurance et indemnisation en cas d’accident ?
• Pour le conducteur fautif positif : l’assureur peut indemniser les tiers puis exercer un recours contre lui (ou appliquer des exclusions contractuelles pour ses propres dommages). La garantie « conducteur » peut être réduite/exclue selon contrat.
• Si le conducteur adverse est positif aux stupéfiants et fautif, cela renforce la responsabilité et favorise votre indemnisation (poste par poste Dintilhac) après expertise médico-légale (DFT, DFP/AIPP, aide humaine, pertes de gains, dépenses futures, agrément, moral…).
4) Modèles express (contestation, assurance, victime)
Je sollicite la communication de l’intégralité des pièces (PV, références du kit, scellés, chaîne de conservation, résultats & délais d’analyse) et la désignation d’un expert toxicologue pour contre-expertise.
Je déclare le sinistre. Merci de m’indiquer les garanties mobilisées, les effets des exclusions éventuelles et d’organiser une expertise. Je sollicite une provision si garantie « conducteur » applicable.
Je vous mets en cause au titre de la responsabilité de votre assuré contrôlé positif. Je sollicite une provision de [montant] € (pièces : CMI, arrêts, justificatifs). Merci d’organiser une expertise contradictoire.
Essentiel : la conduite sous stupéfiants est un délit lourdement sanctionné. En cas d’accident, les victimes sont protégées ; le conducteur positif s’expose à des recours/exclusions d’assurance. Surveillez la procédure, conservez les preuves et, côté victime, chiffrez selon Dintilhac.
Conduite sous l’emprise de stupéfiants : comprendre, prouver et obtenir réparation
La conduite sous stupéfiants engage la responsabilité pénale du conducteur et peut entraîner des accidents graves. Cette page explique les règles, la preuve, les sanctions et la façon d’indemniser les victimes (cyclistes, piétons, autres conducteurs).
1) Qu’est-ce que la conduite sous stupéfiants ?
- Le fait de conduire avec la présence de substances illicites dans l’organisme (cannabis/THC, cocaïne, MDMA, amphétamines, etc.).
- Infraction délictuelle (tribunal correctionnel) aggravée en cas d’accident, de blessés ou de récidive.
- Peut se cumuler avec l’alcool au volant et d’autres infractions (vitesse, délit de fuite).
2) Grands types de situations rencontrées
- Contrôle routier positif sans accident : poursuites pénales, suspension/annulation du permis, amende, points retirés.
- Accident avec blessés : responsabilité pénale et civile aggravée, indemnisation intégrale des victimes.
- Récidive ou cumul alcool + stupéfiants : sanctions fortement augmentées, possibilité de peine de prison.
- Délit de fuite ou refus de se soumettre aux tests : infractions supplémentaires et peines autonomes.
3) Comment prouver la conduite sous stupéfiants ?
- Par dépistage salivaire et analyses (sang/salive) confirmatoires réalisées selon un protocole (traçabilité, délais, chaîne de custody).
- En rassemblant :
- Le procès-verbal, les résultats analytiques, les certificats médicaux, le compte rendu d’accident.
- Les témoignages, photos/vidéos, constat amiable.
- Les documents médicaux des victimes (certificat initial, imagerie, arrêts de travail).
- Le respect du protocole de test peut être contesté par la défense (vice de procédure).
4) Conséquences et préjudices indemnisables
- Pour les victimes : indemnisation de tous les postes Dintilhac (SE, DFP, pertes de gains, aide humaine, frais futurs, agrément, esthétique, préjudices des proches).
- Pour le conducteur fautif : prise en charge par l’assureur de la RC auto, avec possible recours ultérieur contre lui (franchise/augmentation/recours selon contrat et faute).
- En cas d’invalidité ou de décès, indemnisation renforcée des ayants droit (préjudices d’affection, pertes de revenus, frais).
5) Les voies de recours possibles
- Plainte pénale et constitution de partie civile pour les victimes (instruction possible).
- Action civile devant le tribunal ou via l’assureur du responsable (négociation/transaction).
- Référé-expertise pour figer les preuves médicales, techniques et chiffrer les préjudices.
- FGAO en cas de conducteur non assuré ou non identifié.
6) Rôle des assurances et du FGAO
- L’assureur RC du véhicule responsable indemnise les victimes, puis peut exercer un recours contre l’assuré fautif selon les clauses.
- Vos garanties GAV, prévoyance, mutuelle peuvent compléter (incapacité, aide humaine, capital).
- Le FGAO intervient si le responsable est inconnu/non assuré (conditions et délais stricts).
7) Délai pour agir
- 10 ans à compter de la consolidation pour le dommage corporel.
- 2 ans pour certaines actions contre l’assureur (délai biennal – Code des assurances).
- Déclaration d’accident à l’assureur dans les 5 jours.
- Les mineurs disposent du délai corporel à compter de la majorité.
8) Exemple concret
Conducteur positif au THC percute un cycliste. Victime : ITT 30 j, fracture, SE 3/7, DFP 8 %, besoin d’aide humaine temporaire. ➜ Plainte pénale + référé-expertise ; indemnisation via l’assureur RC du fautif (tous postes Dintilhac). Le parquet requiert suspension du permis et amende ; récidive évitée.
9) Conseils pratiques
- Victimes : faites établir un certificat médical initial, gardez tous les justificatifs, saisissez l’assureur et envisagez un référé-expertise.
- Mis en cause : faites-vous assister d’un avocat, vérifiez le protocole des tests et l’information sur vos droits.
- Toujours courriers RAR aux assureurs/parties, conservez les PV et échanges.
- Ne signez pas d’offre hâtive sans chiffrage complet (Dintilhac) et avis spécialisé.
10) Rôle de l’avocat
- Pour la victime : constitution de partie civile, expertise, chiffrage des préjudices, négociation/plaidoirie pour réparation intégrale.
- Pour le mis en cause : stratégie pénale, contestation des vices de procédure, aménagement des peines, gestion des conséquences assurantielles.
- Coordonne les tiers payeurs (CPAM, mutuelle, prévoyance) et sécurise les délais.
Conclusion
La conduite sous l’emprise de stupéfiants expose à de lourdes sanctions et à une responsabilité civile étendue. Les victimes peuvent obtenir une indemnisation complète de leurs préjudices en mobilisant l’assureur, le FGAO si besoin et une expertise rigoureuse. L’accompagnement par un avocat et, côté victimes, par un médecin-conseil, est déterminant.
💡 Besoin d’aide (victime ou conducteur) ? Faites analyser votre dossier par un avocat en dommage corporel et/ou en routier pénal pour protéger vos droits.
Conduite sous l’empire de stupéfiants
Top résumé
1. Un délit grave:
- Conduire sous l'influence de drogues est illégal et met en danger la vie d'autrui.
- Les sanctions pénales sont lourdes: jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 € d'amende en cas d'accident mortel.
2. Perte de points et confiscation du véhicule:
- 6 points sont retirés du permis de conduire en cas de conduite sous stupéfiants.
- Le véhicule peut être confisqué par la justice.
3. Non-prise en charge par l'assurance:
- L'assurance ne couvre pas la garantie dommage du véhicule et la garantie du conducteur suite à un accident causé par un conducteur sous l'influence de drogues.
4. Indemnisation des victimes:
- Les victimes d'un accident causé par un conducteur sous stupéfiants peuvent être indemnisées par l'assurance du véhicule incriminé ou par la FGAO Fonds d'indemnisation des victimes d'accidents de la route .
- Il est important de se faire accompagner d'un avocat et d'un médecin de recours pour obtenir une indemnisation juste et complète.
La conduite automobile sous l’effet de drogues illicites est strictement interdite et considérée comme un délit. Actuellement, les conducteurs pris en flagrant délit de conduite sous stupéfiants sont soumis à une amende de 4 500 €, mais cette sanction peut atteindre 7 ans de prison et une amende de 100 000 € en cas d’accident de la route causant des blessures. Dans le cas tragique d’un accident de la route entraînant la mort, les conducteurs sous l’emprise de stupéfiants peuvent être condamnés à 10 ans de prison et à une amende pouvant atteindre 150 000 €.
Ces derniers jours, l’actualité a mis en lumière une répression plus forte des conduites sous l’emprise de drogues illicites. Des débats sont en cours pour la suppression automatique du permis de conduire en cas d’infraction de ce type. Cette mesure est encore en phase de réflexion, mais actuellement, la conduite sous stupéfiants entraîne la perte de 6 points sur le permis de conduire, tout comme la conduite sous l’emprise de l’alcool. Les conducteurs dont le taux d’alcoolémie est égal ou supérieur à 0,50 gr/litre de sang ou 0,25 mg/litre d’air expiré sont également passibles de sanctions.
Délit de conduite sous stupéfiants
La conduite sous l’emprise de drogues est sévèrement punie par la loi, comme le précise l’article L.235-1 du Code de la route. Tout conducteur ayant consommé de la drogue et pris le volant est passible d’une amende et d’une peine d’emprisonnement, dont la gravité varie en fonction des circonstances, notamment en cas d’accident. En l’absence d’accident, conduire sous l’empire de stupéfiants est considéré comme un délit qui peut coûter jusqu’à 4 500 € d’amende et entraîner une peine de prison de deux ans. Le véhicule peut également être confisqué.
En cas de condamnation, six points sont retirés du permis de conduire. Pour déterminer si un conducteur est sous l’effet de stupéfiants, des tests salivaires sont couramment utilisés. Contrairement aux tests d’alcoolémie, il n’y a pas de seuil légal de tolérance et toute trace de drogue est passible de sanctions.
Garantie individuelle du conducteur
La garantie individuelle du conducteur et la conduite sous stupéfiants posent un problème majeur en matière d’assurance. En effet, si vous êtes responsable d’un accident sous l’emprise de la drogue ou de l’alcool, votre assurance ne couvrira pas les dommages corporels que vous pourriez subir. Cela signifie que si vous avez souscrit une garantie individuelle du conducteur, celle-ci ne sera pas valide dans ce cas. Il est donc essentiel de bien lire les clauses d’exclusion de votre contrat d’assurance avant de souscrire une telle garantie.
En revanche, si vous êtes victime d’un accident de la route impliquant un conducteur sous l’emprise de stupéfiants, vous serez indemnisé par l’assurance du responsable. Il est recommandé de se faire accompagner d’un avocat et d’un médecin de recours pour être certain d’obtenir une indemnisation juste et complète pour votre préjudice corporel.
Notre cabinet d'avocat intervient pour la défense des victimes d'un accident de la route et l'indemnisation du préjudice corporel qui en découle. Si vous vous posez des questions sur le thème Conduite sous l’empire de stupéfiants, n'hésitez pas à contacter notre cabinet d'avocat.

Voici des exemples de questions que des victimes ont posé après avoir été impliquées dans un accident de la route causé par un conducteur ayant pris des stupéfiants :
Comment puis-je obtenir une indemnisation pour mes blessures si le conducteur responsable avait consommé des drogues illicites avant l'accident ?
Réponse :
En cas d'accident causé par un conducteur sous l'influence de drogues illicites, vous avez plusieurs options pour obtenir une indemnisation pour vos blessures :
- Fonds d'indemnisation des victimes d'accidents de la route Le FGAO peut vous indemniser pour vos blessures si le conducteur responsable n'est pas assuré ou si son assurance ne couvre pas les dommages causés par sa consommation de drogue.
- Action en justice contre le conducteur responsable: Vous pouvez poursuivre le conducteur responsable en justice pour obtenir une indemnisation pour vos blessures, y compris les frais médicaux, les frais de réadaptation et les dommages et intérêts pour vos douleurs et souffrances.
- Assurance personnelle: Si vous avez une assurance accident corporelle, elle peut vous indemniser pour vos blessures, même si l'accident a été causé par un conducteur non-assuré ou sous l'influence de drogues.
Y a-t-il des ressources disponibles pour m'aider à couvrir les coûts médicaux et de réadaptation après l'accident, étant donné que l'assurance du conducteur responsable ne couvrira pas les dommages causés par sa consommation de drogue ?
Réponse :
Oui, pour les dommages corporels le FGAO peut intervenir en indemnisation de votre préjudice.
Puis-je poursuivre le conducteur responsable en justice pour les dommages causés à ma voiture, même s'il a été condamné pour conduite sous stupéfiants ?
Réponse :
Oui, vous pouvez poursuivre le conducteur responsable en justice pour les dommages causés à votre voiture, même s'il a été condamné pour conduite sous stupéfiants. Vous pouvez demander une indemnisation pour les frais de réparation de votre voiture, ainsi que pour la perte de valeur de votre véhicule.
