Comment Porter Plainte contre la Voirie ?

Sommaire

    Le cabinet vous accueille et vous présente son activité orientée vers l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, d’accidents de la vie et d’erreurs médicales.

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    ❓ Comment porter plainte / engager la responsabilité de la voirie ?

    VoirieDéfaut d’entretien normal CollectivitéTravaux publics Tribunal administratifRéféré expertise DintilhacIndemnisation
    1) Plainte, signalement ou recours administratif : quelle voie choisir ?
    Urgence & preuve : faites un signalement (police/gendarmerie/mairie) + photos/vidéos. Un procès-verbal ou un constat d’huissier peut figer l’état des lieux.
    Responsabilité de la voirie : on vise la collectivité gestionnaire (commune, département, État/DIR) pour défaut d’entretien normal (trou, nid-de-poule, affaissement, signalisation/éclairage défaillant, chantier mal sécurisé).
    Procédure : on engage d’abord un recours indemnitaire préalable (LRAR) auprès de la collectivité. En cas de refus/silence → Tribunal administratif (TA).
    Plainte pénale : utile seulement si infraction (mise en danger, blessures involontaires). Elle n’empêche pas l’action indemnitaire devant le TA.
    Régime “travaux publics” : l’usager de l’ouvrage est favorisé (responsabilité présumée, sauf force majeure ou faute de la victime prouvée). Le tiers doit prouver une faute de la personne publique.
    2) Démarches pas à pas + modèle de recours indemnitaire
    1. Identifier le gestionnaire : mairie (voie communale), département (RD), État/DIR (RN/autoroutes non concédées), syndicat/EPIC (parcs, ports). Demandez l’arrêté de voirie / rapports d’intervention.
    2. Prouver le défaut : photos datées (large + zoom + règle/objet), témoins, météo, heure, CMI 24–48 h, devis/réparations (véhicule, vélo, lunettes, téléphone), demandes de conservation des images (ville/commerces).
    3. Déclarer : à votre assureur (défense-recours, garantie conducteur/GAV) sous 5 jours ouvrés + LRAR à la collectivité (recours indemnitaire).
    4. Expertise : sollicitez un référé-expertise au TA (art. R.532-1 CJA) pour figer les preuves. Si la créance est évidente : référé-provision (art. R.541-1 CJA).
    5. Contentieux : en cas de rejet/silence (2 mois), requête indemnitaire devant le TA.

    Modèle bref — Recours indemnitaire (LRAR) Objet : Recours indemnitaire – défaut d’entretien normal de la voirie – [lieu/date]
    Madame/Monsieur le/la Maire/Président(e),
    Le [date] à [heure], sur [voie + n°], j’ai subi [accident/chute] causé par [décrire : nid-de-poule de xx cm, absence d’éclairage, grille descellée…].
    Pièces jointes : photos datées, témoignages, CMI, devis/réparations, rapport d’intervention si existant.
    En votre qualité de gestionnaire de la voirie, je vous demande l’indemnisation de mes préjudices (Dintilhac) pour un montant provisoire de [montant] € (détail en annexe).
    À défaut de réponse sous 2 mois, je saisirai le Tribunal administratif et solliciterai au besoin un référé-expertise/référé-provision.
    Veuillez agréer…
    [Signature] — [RIB] — [Liste numérotée des PJ]
    3) Comment chiffrer l’indemnisation ? (nomenclature Dintilhac)
    Réparation intégrale après expertise :
    Extra-patrimonial : souffrances endurées (0/7), DFT (avant consolidation), DFP/AIPP (après), esthétique, agrément, moral (ESPT possible).
    Patrimonial : dépenses de santé actuelles/futures (rééducation, chirurgie), frais divers (déplacements, aides, constat/huissier), aide humaine, pertes de gains (avant/après consolidation), incidence professionnelle, objets/vehicules (réparations/VRAD).

    Délais : créances contre les personnes publiques = prescription quadriennale (4 ans). Conservez tous les justificatifs et tenez un tableau chiffré (frais/soins/arrêts).

    Essentiel : documentez le défaut d’entretien, identifiez le gestionnaire, envoyez un recours indemnitaire chiffré (LRAR), puis — si besoin — référé-expertise/référé-provision et TA pour obtenir une réparation intégrale.

    Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

    Comment porter plainte / engager la responsabilité de la voirie ?

    Nid-de-poule, trottoir dégradé, absence de signalisation, plaque d’égout instable, chute sur verglas non traité… Pour obtenir une indemnisation, il faut viser le bon responsable, prouver un défaut d’entretien normal et suivre la procédure adaptée (amiable puis tribunal administratif si nécessaire).

    1) Identifier le bon interlocuteur

    • Commune : rues communales, trottoirs, places.
    • Département : routes départementales (RD).
    • État ou concessionnaire : nationales et autoroutes (selon gestion).
    • Chantier sur voie publique : maître d’ouvrage public + entreprise titulaire (signalisation, balisage).

    2) Fondement : « défaut d’entretien normal »

    La collectivité (ou le gestionnaire) est responsable si l’ouvrage public présente une anomalie ou un entretien insuffisant ayant causé directement votre dommage, en l’absence de faute de votre part.

    3) Preuves à réunir immédiatement

    • Photos/vidéos nettes du défaut (échelle/mesure, jour et heure), vue générale + gros plan.
    • Localisation précise (adresse, point GPS), sens de circulation, signalisation présente/absente.
    • Témoignages écrits (identité, téléphone, récit daté et signé).
    • Éléments contextuels : météo (neige/verglas), éclairage HS, travaux en cours.
    • En cas de blessure : certificat médical initial (CMI) sous 24–48 h + comptes rendus, ordonnances.
    • En cas de dégâts matériels : devis/réparations (vélo, voiture, téléphone), facture de remorquage.
    • Si possible : PV police/gendarmerie ou constat d’huissier.

    4) Démarche amiable préalable (indispensable)

    • Envoyer une réclamation indemnitaire écrite au gestionnaire (commune/département/État/concessionnaire) avec toutes les pièces.
    • Demander la conservation des enregistrements (vidéosurveillance) et des registres (interventions, salage, maintenance).
    • À défaut de réponse ou en cas de refus, vous pourrez saisir le tribunal administratif compétent.

    5) Ce qu’il faut démontrer

    • Anormalité de l’ouvrage : trou profond, marche cassée, plaque affleurante, absence de balisage.
    • Lien de causalité direct (photos, attestations, CMI, chrono des faits).
    • Votre comportement prudent (vitesse adaptée, chaussures/éclairage, pas de téléphone au moment des faits).

    6) Si la voie est en travaux 

    • Vérifier le balisage, les déviations, l’éclairage du chantier.
    • Mettre en cause le maître d’ouvrage et l’entreprise (défaut de signalisation = responsabilité).

    7) Indemnisation : postes de préjudice

    • Corporel (si blessure) : SE/7 (souffrances), DFT (incapacité temporaire), DFP % (séquelles), aide humaine, pertes de gains, soins futurs, agrément, esthétique.
    • Matériel : vélo/voiture/équipements (devis, factures), téléphone, lunettes, vêtements.
    • Frais divers : trajets médicaux, parking, garde d’enfants, assistance.

    8) Recours contentieux

    • Saisine du tribunal administratif après la phase amiable.
    • Possibilité de référé-expertise (faire nommer un expert rapidement) et/ou référé-provision (avance si droit non sérieusement contestable).
    • Se faire assister d’un avocat et, en cas de blessure, d’un médecin-conseil de victimes.

    9) Erreurs fréquentes à éviter

    • Partir sans photos ni témoins (le défaut peut être réparé le jour même).
    • Attendre pour le CMI : le lien avec la chute sera contesté.
    • Envoyer une réclamation vague (sans montants ni pièces) ou accepter une offre globale non détaillée.

    10) Modèles brefs de courriers

    « Objet : Réclamation indemnitaire – Défaut d’entretien de la voirie.
    Le [date] à [heure], au [lieu précis], j’ai subi [chute/collision] en raison de [défaut : nid-de-poule, marche cassée, absence de signalisation]. Pièces jointes : photos, témoins, CMI, devis/réparations, justificatifs de frais/arrêts. Je sollicite l’indemnisation poste par poste et la communication des registres d’intervention et, le cas échéant, des images de vidéosurveillance. »

    « Objet : Mise en cause – Chantier sur voie publique.
    À la suite de l’accident du [date] causé par une signalisation insuffisante au [lieu], nous mettons en cause le maître d’ouvrage et l’entreprise. Merci d’indiquer vos assureurs et de préserver les documents chantier (plan de balisage, main courante, rapports). »

    Cas pratique

    Cycliste chute de nuit sur trou non signalé (éclairage public défaillant). Photos, point GPS, témoin, CMI J1 (fracture scaphoïde), devis vélo + casque. Réclamation à la commune avec demande des registres d’éclairage/interventions. Référé-expertise : défaut d’entretien retenu. Indemnisation : SE 3/7, DFT 30 j, DFP 3 %, agrément (pause vélo 2 mois), matériel (vélo/casque), trajets médicaux, aide humaine 1 h/j × 10 j.

    Conclusion

    Pour engager la responsabilité de la voirie : ciblez le gestionnaire, fixez la preuve (photos, témoins, CMI), formez une réclamation préalable argumentée et chiffrée, puis, si besoin, saisissez le tribunal administratif (référé-expertise/provision). Présentez votre demande poste par poste pour une réparation intégrale.

    💡 Astuce : joignez un tableau récapitulatif (SE, DFT, DFP, pertes, aide, soins futurs, matériel) avec montants et justificatifs : c’est lisible et efficace.

    Comment Porter Plainte contre la Voirie ?

    Je souhaite savoir comment porter plainte suite à un accident survenu à cause d'une voirie mal entretenue, ayant entraîné des blessures sérieuses. Quelle est la procédure à suivre pour engager une action contre l'entité responsable de l'entretien de cette voirie ?

    Top résumé de la réponse

    1. Identification du Responsable : Avant de porter plainte, il est crucial d'identifier l'entité responsable de l'entretien de la voie où l'accident s'est produit, qui peut varier entre la commune, le département, ou l'État, selon la classification de la route.
    2. Expertise Médicale : La première étape de la procédure d'indemnisation implique la réalisation d'une expertise médicale pour constater objectivement les blessures et préjudices corporels subis.
    3. Recours Amiable : Avant d'engager des démarches judiciaires, une tentative de résolution amiable doit être faite en envoyant une lettre recommandée avec accusé de réception à l'entité responsable, accompagnée de tous les éléments de preuve pertinents.
    4. Recours Contentieux : En cas d'échec du recours amiable, un recours contentieux peut être initié devant le juge administratif dans un délai de 5 ans suivant l'accident, souvent avec l'aide d'un avocat.
    5. Rassemblement de Preuves et Consultation Juridique : Il est conseillé de rassembler soigneusement toutes les preuves (photos, témoignages, rapports médicaux) et de consulter un avocat pour maximiser les chances d'obtenir une indemnisation et pour naviguer efficacement dans le processus de plainte.

    Réponse de l'Avocat :

    Contexte de la Plainte :

    Vous avez subi un accident en raison d'une voirie mal entretenue, entraînant des blessures sérieuses. Vous cherchez à comprendre la procédure pour engager une action contre l'entité responsable de cet entretien.

    Réponse Détaillée de Maître Morin

    Identification du Responsable :

    L'étape initiale consiste à déterminer qui est responsable de l'entretien de la voie sur laquelle l'accident s'est produit. Ce responsable peut varier (commune, département, État) selon la classification de la route (communale, départementale, nationale). Il est crucial d'identifier correctement cette entité pour adresser vos réclamations au bon interlocuteur.

    Procédure d'Indemnisation :
    1. Expertise Médicale :
      Avant toute démarche, il est indispensable de faire constater vos blessures par un expert médical. Cette expertise fournira une évaluation objective de vos préjudices corporels.
    2. Recours Amiable :
      La première étape vers une indemnisation est la tentative de résolution amiable. Pour cela, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception à l'entité responsable, en y incluant tous les éléments de preuve à votre disposition (photos de la voirie, témoignages, rapport d'expertise médicale).
    3. Recours Contentieux :
      Si la démarche amiable échoue, vous pouvez engager un recours contentieux. Cette action se fait devant le juge administratif et doit être initiée dans les 5 ans suivant la date de l'accident. Ce recours implique souvent l'assistance d'un avocat en droit administratif ou en responsabilité civile.
    Présomption de Faute :

    La responsabilité de l'administration est généralement présumée dans le cas d'accidents liés à un défaut d'entretien des voies publiques. Toutefois, l'administration peut contester cette présomption en démontrant que le dommage était inévitable ou que les mesures d'entretien nécessaires avaient été prises.

    Conseils Pratiques :
    • Rassemblement de Preuves : Compilez minutieusement toutes les preuves pouvant étayer votre dossier, y compris des enregistrements photographiques et des témoignages.
    • Consultation Juridique : Il est fortement recommandé de consulter un avocat dans ce domaine pour vous guider à travers les étapes de la procédure et maximiser vos chances d'obtenir une indemnisation.

    Cette procédure peut s'avérer complexe et nécessite une préparation rigoureuse. L'accompagnement par un professionnel du droit est crucial pour naviguer efficacement dans le processus et défendre vos droits.

    Proposition de Services : En tant qu'avocat dans les accidents de voirie et les questions d'indemnisation, je vous propose mes services pour vous accompagner dans cette démarche. Je peux vous aider à rassembler les preuves nécessaires, rédiger la lettre de recours amiable, et vous représenter devant le juge administratif si nécessaire.
    
    N'hésitez pas à me contacter pour fixer un rendez-vous et discuter de votre cas plus en détail.
    Questions de victimes

    Questions de victimes sur comment porter plainte contre la voirie

    Accident de Voirie : Les Étapes pour Réclamer une Indemnisation question d'André

    Victime d’un accident de vélo causé par un défaut de voirie, j’ai rassemblé plusieurs éléments : un certificat médical des urgences, des photographies de ma dent cassée et du défaut de voirie prises peu après l’accident, ainsi qu’un devis des soins dentaires. Je m’inquiète aussi des éventuelles complications futures et du préjudice esthétique causé par la reconstruction partielle de ma dent. Faut-il obligatoirement faire appel à un expert pour évaluer le préjudice ou est-il possible de demander une indemnisation à la mairie sans préciser un montant exact ? Pouvez-vous me conseiller ou fournir un modèle de lettre pour cette démarche ?

    Réponse de l'avocat :

    Votre situation est tout à fait légitime, et je vous remercie de fournir des détails précis, ce qui facilitera votre démarche. Voici les étapes que je vous recommande :

    1. Constitution du dossier : Vous disposez déjà de documents essentiels (certificat médical, photographies, devis). Ces éléments sont cruciaux pour démontrer le lien entre le défaut de voirie et vos préjudices. Conservez également tous les justificatifs liés aux soins ou déplacements.
    2. Demande préalable auprès de la mairie : Vous pouvez adresser une lettre recommandée avec accusé de réception à la mairie responsable de la voirie, en expliquant les faits, en joignant les pièces justificatives, et en demandant une indemnisation. À ce stade, il n’est pas indispensable de préciser un montant exact, mais mentionnez les coûts déjà engagés et les préjudices (physiques, esthétiques, éventuelles complications).
    3. Expertise : Si la mairie conteste votre demande ou propose une indemnisation insuffisante, il sera judicieux de solliciter un expert pour évaluer précisément l’étendue de vos préjudices (esthétique, fonctionnel, psychologique). Une expertise peut renforcer votre dossier.
    4. Modèle de lettre : Je peux vous fournir un exemple de lettre de demande d’indemnisation. Voici une structure possible :
      • Présentez les faits (date, lieu, circonstances de l’accident).
      • Décrivez vos préjudices (physiques, financiers, esthétiques).
      • Demandez une indemnisation en restant ouvert à un dialogue sur le montant.
      • Joignez vos justificatifs.
    5. En cas de refus : Si la mairie rejette votre demande ou ne répond pas, vous pourrez envisager une action devant le tribunal administratif. Ce recours nécessite une argumentation solide, souvent appuyée par un avocat.

    Je reste à votre disposition pour vous accompagner dans ces démarches, y compris pour l’élaboration de la lettre ou lors d’éventuelles négociations.

    Question de Lucie, cycliste blessée :

    "En circulant à vélo, j'ai été déséquilibrée à cause d'un trou non signalé sur une piste cyclable et je me suis fracturée le poignet. Quels éléments dois-je rassembler pour prouver la négligence de l'entité en charge de l'entretien et engager une procédure efficace ?"

    Réponse de Maitre Morin Avocat :
    Pour prouver la négligence, il est crucial de rassembler des photos du lieu de l'accident montrant clairement le défaut d'entretien, des témoignages de personnes ayant assisté à l'accident ou connaissant l'état précaire de la piste cyclable, et un rapport médical détaillé de vos blessures. La preuve d'une tentative de signalisation du problème à l'entité responsable avant l'accident peut également renforcer votre dossier.

    Question de Damien, piéton victime :

    "En tombant à cause d'un trottoir mal entretenu, j'ai subi des blessures graves nécessitant plusieurs interventions chirurgicales. Comment puis-je identifier précisément l'entité responsable de cet entretien pour diriger ma plainte ?"

    Réponse de Maitre Morin Avocat :
    L'identification de l'entité responsable dépend de la localisation du trottoir. En général, l'entretien des trottoirs relève de la responsabilité de la municipalité. Je vous conseille de vous rapprocher de la mairie pour confirmer cette responsabilité. Vous pouvez également consulter le plan de voirie de la commune disponible en mairie ou sur son site internet.

    Question de Nathalie, dont le véhicule a été endommagé :

    "Ma voiture a subi des dommages importants après avoir roulé sur un objet tranchant laissé sur une route départementale. Existe-t-il une procédure spécifique pour les dommages matériels causés par un défaut de voirie ?"

    Réponse de Maitre Morin Avocat :
    La procédure pour les dommages matériels suit les mêmes principes que pour les dommages corporels. Il est essentiel de documenter le dommage par des photos et de recueillir tout témoignage utile. Vous devrez adresser votre demande d'indemnisation à l'entité responsable de l'entretien de la route, en l'occurrence le département pour une route départementale, avec un devis ou une facture des réparations nécessaires.

    Question de Marc, témoin d'un accident :

    "J'ai été témoin d'un accident causé par un éclairage public défectueux. En tant que témoin, comment puis-je aider la victime dans sa démarche de plainte contre la voirie ?"

    Réponse de Maitre Morin Avocat :
    Votre témoignage peut être crucial pour la victime. Vous pouvez rédiger une attestation décrivant précisément ce que vous avez vu, notamment l'état de l'éclairage public avant et au moment de l'accident. Votre attestation devra être datée, signée, et accompagnée d'une copie de votre pièce d'identité.

    Question de Julien, victime d'une chute :
    "Je suis tombé et me suis blessé à cause d'une grille d'évacuation des eaux pluviales cassée. L'accident s'est produit la nuit, dans une zone peu éclairée. Quels arguments puis-je utiliser pour renforcer ma plainte ?"

    Réponse de Maitre Morin Avocat :
    En plus des éléments habituels (photos, témoignages, rapport médical), vous pouvez souligner le manque d'éclairage comme facteur aggravant, qui a contribué à l'accident en rendant le danger moins visible. Si vous aviez signalé le problème avant l'accident sans que des mesures soient prises, mentionnez-le également, car cela démontre un manquement à l'obligation d'entretien et de sécurité.