Quelles sont les fautes médicales ?

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Erreurs médicales — définitions, typologie complète, preuves & voies d’indemnisation

Faute / défaut d’informationDiagnostic & retard Médicaments / iatrogénieChirurgie / anesthésie Infection nosocomialeObstétrique / néonat Radiologie / transfusionONIAM / CCI
1) Qu’appelle-t-on « erreur médicale » ? (périmètre & fondements)
Manquement fautif aux données acquises de la science/aux règles de l’art (diagnostic, soins, surveillance, coordination).
Défaut d’information sur risques/alternatives/consentement : responsabilité engagée même sans faute technique.
Infection nosocomiale : présomption à la charge de l’établissement (sauf cause étrangère).
Aléa thérapeutique (accident médical non fautif d’une particulière gravité) : solidarité nationale via ONIAM après avis CCI.
Selon le fondement : payeur = assureur RC (faute/infos/nosocomiale) ou ONIAM (aléa/iatrogénie grave non fautive).
2) Liste structurée des erreurs médicales fréquentes (exemples typiques)
  • Diagnostic : retard/manqué (AVC, infarctus, sepsis, péritonite), mauvaise interprétation d’imagerie/biologie, non-réalisation d’examen indispensable.
  • Prise en charge aux urgences : triage inadapté, surveillance insuffisante, retour à domicile prématuré.
  • Prescription/médicaments : posologie erronée, interactions, allergie connue ignorée, voie d’administration inadéquate, erreurs chimiothérapie, absence de conciliation médicamenteuse.
  • Anesthésie : évaluation pré-op insuffisante, intubation/ventilation problématique non anticipée, surveillance post-op défaillante.
  • Chirurgie : mauvais site/latéralité, geste non indiqué, oubli de compresse/objet, lésion d’organe/nerf évitable, absence de check-list.
  • Infections : nosocomiales (Staphylococcus aureus, germes multi-résistants), défaut d’hygiène/asepsie, antibioprophylaxie inadaptée.
  • Obstétrique/Néonatal : retard césarienne, souffrance fœtale non détectée, manœuvres traumatiques, défaut de prévention de la prématurité, erreurs d’oxygénothérapie néonat.
  • Radiologie : irradiation injustifiée, contraste contre-indiqué, défaut d’avis spécialisé, faux négatifs non raisonnables.
  • Transfusion : erreur d’identité, incompatibilité ABO/Rh, traçabilité défaillante.
  • Laboratoire : étiquetage/identito-vigilance, prélèvements contaminés, délais retardant un traitement vital.
  • Dispositifs médicaux : matériel défectueux, prothèse inadaptée, absence de matériovigilance.
  • Suivi/continuité : absence de coordination ville-hôpital, sortie sans plan de soins, rendez-vous critiques non planifiés.
  • Documentation/communication : dossier incomplet, erreurs d’identité, consentement non tracé, information lacunaire.
  • Psychiatrie/MH : évaluation du risque suicidaire insuffisante, mésusage de contentions, défaut de surveillance.
Cette typologie est indicative : l’expertise apprécie in concreto la conformité aux règles de l’art et le lien de causalité.
3) Quelles preuves & démarches pour faire reconnaître l’erreur ?
Dossier médical intégral (art. L1111-7 CSP) : comptes rendus, prescriptions, DICOM + CR d’imagerie, feuilles de surveillance, protocoles, traçabilité (antibiogrammes, matériels).
Chronologie heure par heure : symptômes, décisions, délais ; attestations (art. 202 CPC).
Expertise : saisine CCI (amiable) ou judiciaire ; présence d’un médecin-conseil de victimes ; « dires » ciblant faute, causalité, gravité.
Provisions : demandes d’acomptes (soins, pertes de gains, aide humaine). En cas de blocage : référé-expertise / référé-provision.
Check-list pièces Demande de dossier (PDF + DICOM) • Chronologie paginée • Attestations proches • Photos/vidéos utiles • Arrêts/mi-temps • Devis/factures (aide, appareillages, aménagements)
4) Quelles issues & comment est indemnisé le préjudice ?
Fondement & payeur : assureur RC (faute/défaut d’info/nosocomiale) ou ONIAM (aléa grave / certains dommages transfusion/iatrogénie).
Chiffrage selon Dintilhac : DFT, souffrances, DFP/AIPP, agrément, sexuel, établissement, esthétique/moral ; dépenses futures, tierce personne, PGPA/PGPF, incidence pro, appareillages & renouvellements, aménagement logement/véhicule.
Forme : capital (postes ponctuels) + rente indexée (aide humaine/soins récurrents) ; clause d’aggravation ; contrôle des tiers payeurs (CPAM, mutuelle, employeur).

Modèles express • Saisine CCI (objet, faits, pièces, demandes expertise/orientation assureur-ONIAM)
• LRAR « Demande de provision » (montant chiffré, pièces justificatives, délai)

Essentiel : la « liste » d’erreurs médicales couvre diagnostic/soins/médicaments/chirurgie/anesthésie/infections/obstétrique/etc. La preuve repose sur un dossier complet + expertise. L’indemnisation suit la méthode Dintilhac, via l’assureur RC ou l’ONIAM selon le fondement.

Article et FAQ rédigés par Maître Oscar Morin, avocat en droit du dommage corporel, inscrit au barreau de Paris.

Quelles sont les fautes médicales ?

Le droit de la santé reconnaît que tout acte médical comporte une part de risque. Mais lorsque le praticien ou l’établissement s’écarte des règles de l’art, on parle de faute médicale. Cette faute, qu’elle résulte d’un acte positif (mauvais geste, prescription erronée) ou d’une omission (retard de diagnostic, absence de surveillance), peut engager la responsabilité du soignant. Identifier ces fautes est indispensable pour que la victime puisse obtenir justice et une indemnisation intégrale de ses préjudices.

1. Définition de la faute médicale

La faute médicale désigne tout comportement d’un professionnel de santé qui ne respecte pas les standards attendus dans une situation donnée. Contrairement à l’aléa thérapeutique, qui relève d’un accident imprévisible malgré des soins conformes, la faute suppose un manquement. Pour être retenue juridiquement, elle doit être démontrée et avoir causé un dommage au patient.

2. Les principales catégories de fautes médicales

Les fautes médicales recouvrent plusieurs réalités. La jurisprudence et la pratique médicale distinguent généralement cinq grands types :

a) Faute de diagnostic

Le diagnostic est l’étape initiale et fondamentale de la prise en charge. Une faute peut résulter d’un retard, d’une mauvaise interprétation d’examens ou d’un refus injustifié de prescrire des analyses complémentaires.

  • Un médecin qui n’interprète pas correctement une radiographie montrant une lésion cancéreuse.
  • Un généraliste qui minimise des symptômes alarmants et tarde à orienter son patient.
  • Une confusion entre deux pathologies entraînant un traitement inadapté.

b) Faute de traitement

Elle concerne les erreurs dans la prescription ou l’exécution d’un traitement. En oncologie, les conséquences sont souvent lourdes car les traitements sont puissants et délicats à administrer.

  • Prescription d’un médicament contre-indiqué.
  • Erreur de dosage lors d’une chimiothérapie.
  • Radiothérapie mal ciblée causant des brûlures graves.
  • Chirurgie mal exécutée laissant des séquelles irréversibles.

c) Faute de surveillance

Après un geste médical ou un traitement, le patient doit être surveillé attentivement. Un défaut de surveillance peut avoir des conséquences dramatiques.

  • Absence de suivi postopératoire entraînant une infection non détectée.
  • Non-détection d’une complication après une transfusion ou une anesthésie.
  • Sortie prématurée d’un patient alors que son état nécessitait une observation prolongée.

d) Faute d’information

Tout patient a droit à une information claire, loyale et complète sur son état de santé, les risques encourus et les alternatives possibles. Le défaut d’information constitue une faute à lui seul, même si le geste médical a été techniquement bien exécuté.

  • Ne pas informer un patient des effets secondaires graves d’un traitement.
  • Ne pas recueillir un consentement éclairé avant une intervention chirurgicale.
  • Minimiser volontairement les risques pour inciter à accepter une opération.

e) Faute d’organisation

Les établissements de santé ont une obligation d’organisation et de moyens. Un dysfonctionnement collectif peut aussi constituer une faute.

  • Retard dans la prise en charge aux urgences faute de personnel disponible.
  • Mauvaise coordination entre services entraînant une perte de chance pour le patient.
  • Matériel médical défectueux non remplacé à temps.

3. Conséquences des fautes médicales

Les fautes médicales entraînent souvent des conséquences graves pour les victimes : aggravation de l’état de santé, séquelles physiques ou psychologiques, perte de chance de guérison, voire décès. Ces conséquences se traduisent en préjudices subis, qui doivent être évalués et indemnisés selon la nomenclature Dintilhac.

4. Comment prouver une faute médicale ?

La preuve passe par l’obtention du dossier médical, l’analyse par un médecin-conseil expert et la réalisation d’une expertise médicale. L’expertise contradictoire est la clé pour établir la faute, démontrer le lien de causalité et chiffrer les préjudices.

5. Le rôle de l’avocat expert

La reconnaissance d’une faute médicale ne peut se faire efficacement sans l’appui d’un avocat expert en dommage corporel. Son rôle est de constituer un dossier solide, d’organiser l’expertise, de contester les conclusions défavorables et de plaider en faveur d’une indemnisation intégrale.

À Paris, Maître Oscar Morin accompagne régulièrement des victimes de fautes médicales. Son expérience et son expertise lui permettent d’identifier les manquements, de collaborer avec des médecins-conseils indépendants et de défendre les victimes face aux établissements et aux assureurs. Grâce à son accompagnement, les victimes voient leurs souffrances traduites en arguments juridiques solides et obtiennent des indemnisations adaptées à la gravité des préjudices.

6. Conseils pratiques

  • Demandez rapidement une copie intégrale de votre dossier médical.
  • Notez vos symptômes, traitements et complications.
  • Conservez tous les justificatifs (frais, arrêts de travail, aménagements).
  • Consultez un médecin-conseil expert pour analyser le dossier.
  • Contactez un avocat expert comme Maître Oscar Morin pour engager les démarches.

Conclusion

Les fautes médicales recouvrent de nombreuses situations : diagnostic erroné, traitement inadapté, surveillance insuffisante, défaut d’information ou dysfonctionnement d’organisation. Elles peuvent avoir des conséquences dramatiques, mais leur reconnaissance et l’indemnisation qui en découle permettent aux victimes d’obtenir justice. Avec l’appui d’un médecin-conseil expert et d’un avocat expert comme Maître Oscar Morin, chaque victime peut faire valoir ses droits et obtenir une réparation intégrale de ses préjudices.

⚖️ Vous pensez avoir été victime d’une faute médicale ? Contactez Maître Oscar Morin, avocat expert, pour analyser votre dossier et défendre vos droits.

Quelles sont les différentes fautes médicales ? Antoine.L ?

En tant qu'avocat, il est important de fournir des informations claires et structurées à votre client concernant les différentes fautes médicales. Voici une explication simple et structurée :

  1. Faute de Diagnostic : Cela se produit lorsqu'un professionnel de santé échoue à diagnostiquer correctement une condition médicale, ce qui peut entraîner un retard de traitement ou un traitement inapproprié.
  2. Faute de Traitement : Cela implique des erreurs dans le traitement administré, telles que la prescription d'un mauvais médicament, une erreur chirurgicale, ou le mauvais dosage d'un médicament.
  3. Faute de Suivi : Cela survient lorsque le suivi post-traitement est insuffisant ou inapproprié, ce qui peut entraîner une aggravation de l'état du patient ou le non-dépistage de complications.
  4. Consentement Éclairé : Les professionnels de santé doivent obtenir le consentement éclairé du patient avant de procéder à un traitement. Une faute se produit si le patient n'a pas été correctement informé des risques et des alternatives, et qu'il n'a pas donné son consentement en toute connaissance de cause.
  5. Faute de Communication : Cette faute se produit lorsque le professionnel de santé ne communique pas correctement avec le patient, entraînant des malentendus ou des erreurs dans le traitement.
  6. Violation des Standards de Soins : Les professionnels de santé doivent suivre certaines normes et lignes directrices. Une faute médicale peut survenir si ces normes ne sont pas respectées.

Il est crucial pour votre client de comprendre que la preuve d'une faute médicale nécessite souvent l'expertise d'autres professionnels de santé qui peuvent attester d'une violation des standards de soins ou d'autres fautes. De plus, il est important de noter que toutes les erreurs médicales ne constituent pas nécessairement une faute médicale au regard de la loi.

Essentiel à retenir sur les différentes fautes médicales

  1. Fautes de Diagnostic : Cela comprend les erreurs dans l'identification de la maladie ou de la condition médicale du patient, comme un diagnostic tardif, incorrect, ou manqué. Ces erreurs peuvent retarder le traitement approprié et aggraver l'état de santé du patient.
  2. Fautes de Traitement : Ces fautes surviennent lorsqu'il y a des erreurs dans l'administration du traitement, telles que la prescription incorrecte de médicaments, des erreurs chirurgicales, ou le mauvais dosage de médicaments. Cela peut inclure aussi le fait de ne pas suivre les protocoles médicaux standard.
  3. Fautes de Suivi : Cela se produit lorsque le suivi post-traitement est inadéquat. Par exemple, ne pas surveiller les effets secondaires d'un traitement ou ne pas effectuer les contrôles nécessaires après une intervention chirurgicale.
  4. Consentement Éclairé : La faute se produit lorsque le professionnel de santé ne fournit pas toutes les informations nécessaires sur les risques, les avantages, et les alternatives d'un traitement, empêchant le patient de donner un consentement éclairé.
  5. Fautes de Communication : Ces fautes se produisent lorsque le professionnel de santé ne communique pas efficacement avec le patient, menant à des malentendus ou à une mauvaise gestion de la condition médicale du patient.
  6. Violation des Standards de Soins : Les professionnels de santé sont tenus de respecter des normes de soins reconnues. Une violation de ces standards, qui peut résulter d'un manque de compétence ou de négligence, constitue une faute médicale.

Questions posées à l’avocat de victimes

Exemples de questions de victimes sur le sujet quelles sont les différentes fautes médicales ?

  1. Erreur Médicale Dentaire "Bonjour, j'ai subi une pose d'implant dentaire qui s'est avérée problématique. L'implant a été mal posé, hors de l'axe, ce qui m'a causé des douleurs intermittentes et sévères. Après un scanner que j'ai dû initier moi-même, il a été décidé de faire une greffe osseuse, mais cela a échoué, aggravant ma douleur. Finalement, l'implant a été retiré, mais cela a entraîné une perte de graisse dans ma joue, nécessitant des interventions supplémentaires. La prothèse fournie par l'implantologue est inconfortable et peu esthétique. Comment puis-je gérer mes douleurs et quelles sont mes options pour remplacer la prothèse inadéquate ?"
  2. Négligence et Erreur Médicale dans la Pose d'un Stérilet "Bonjour, j'ai rencontré des problèmes sérieux suite à la pose d'un stérilet. Depuis, je souffre de douleurs pelviennes intenses. Finalement, j'ai été hospitalisée pour une grossesse extra-utérine et une salpingectomie a été nécessaire. La pose du stérilet et le suivi ont été réalisés par une stagiaire sans supervision adéquate. Comment puis-je obtenir justice pour cette négligence médicale et l'absence de responsabilité de la part du personnel médical impliqué ?"
  3. Erreur Médicale lors d'un Traitement à l'Hôpital "Bonjour, suite à un accident, j'ai été admise à l'hôpital où j'ai subi divers traitements sans que le personnel médical ne se rende compte de ma grossesse. Des médicaments et des examens potentiellement nocifs pour le bébé m'ont été administrés. Après avoir découvert ma grossesse, on m'a conseillé d'arrêter les médicaments prescrits. Je suis inquiète pour la santé de mon bébé et perdue quant à la suite des événements. Comment puis-je aborder cette situation où une erreur médicale a été commise et qui pourrait affecter ma grossesse ?"